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28/12/2013

les prix décernés demain § !

Chère camarades,

Prix Pinocchio : les prix décernés demain
Le vote pour les Prix Pinocchio 2013 vient de se terminer.

Les résultats restent secrets jusqu'à la cérémonie de demain soir mais... vous pouvez d'ores et déjà en savoir plus sur les vainqueurs potentiels en lisant les articles parus ces dernières semaines sur le site de l'Observatoire des multinationales et de Basta :
http://www.multinationales.org/

En décidant de quitter les négociations climat ce jeudi 21 novembre à Varsovie, les mouvements sociaux et ONG veulent faire dérailler le train-train de conférences qui nous mènent dans le mur.
Explications et détails dans ce post sur le blog d'Attac sur Médiapart (en accès libre) :

 

Ils sont puissants.
Nous sommes déterminés !

Climat : les mouvements et ONG quittent les négociations – Explications !

|  Par ATTAC FRANCE

En décidant de quitter les négociations climat ce jeudi 21 novembre à Varsovie, les mouvements sociaux et ONG veulent faire dérailler le train-train de conférences qui nous mènent dans le mur. Place aux véritables solutions portées par les populations !

Il serait tentant, mais beaucoup trop facile, d'accabler la présidence polonaise de la 19ème conférence de l'ONU sur le climat qui se déroule à Varsovie (11-22 nov). Au risque de laisser dans l'ombre ceux qui ont conduit ces négociations dans une impasse tragique

Varsovie, c'est à se demander si le climat et des objectifs ambitieux de réduction d'émissions de gaz à effets de serre n'ont tout simplement pas disparu des négociations. Place à la promotion des énergies fossiles et à la liquidation du reste. Dans son registre, la Pologne fait fort. En introduisant au cœur de la conférence, comme sponsors et comme négociatrices, quelques-unes des entreprises les plus polluantes de la planète, le gouvernement polonais contribue à étendre la mainmise des intérêts privés sur la conférence et le climat. Une présence tellement visible, jusque dans les annonces publiques diffusées en ville, qu'il est étonnant que la société civile n'ait pas mis sa participation dans la balance pour imposer leur retrait.

Mainmise du secteur privé sur le climat !

Mieux ! Le gouvernement polonais appuie un sommet mondial sur le charbon et le climat... Il promeut ainsi la plus polluante des énergies fossiles au moment où les rapports s'accumulent pour dire combien il est urgent de laisser dans le sol au minimum deux tiers des réserves prouvées d'énergies fossiles pour garder une chance de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement d'ici la fin du siècle.

L'ONU a donc laissé les murs de l'enceinte des négociations se couvrir des logos des sponsors climaticides : deux-tiers des émissions de gaz à effets de serre sont le fruit de 90 entreprises dans le monde. De l'autre côté, l'ONU contrôle hyper-strictement les actions de la société civile à l'intérieur de ces mêmes murs. Pire, elle n'hésite pas exclure des négociations de jeunes militants, dont Clémence, militante française de 23 ans, qui ont osé exprimé leur soutien aux Philippins victimes du typhon Haiyan. « Les négociations des Nations-Unies sur le climat sont-elles encore un lieu démocratique, où la société civile est la bienvenue, et les multinationales polluantes, dont le modèle économique est incompatible avec une action ambitieuse pour combattre le changement climatique, combattues » demande Clémence et, avec elle, l'ensemble des mouvements pour la justice climatique qui sont tolérés dans l'enceinte mais pas respectés ni écoutés ?

« No numbers, no roadmap, no finance »

Je demande leur libération !

 

 Cela fait plus de 30 jours que 28 militants de Greenpeace, ainsi qu’un cameraman et un photographe freelance, sont emprisonnés en Russie. Leur crime ? Défendre le climat.

Le 19 septembre, les gardes-côtes russes ont abordé illégalement l'Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace International. 30 personnes se trouvaient à son bord suite à une manifestation pacifique contre une plateforme pétrolière de Gazprom en Arctique. Rappelons que Gazprom profite de la fonte des glaces pour forer de nouvelles réserves de pétrole, contribuant ainsi au dérèglement climatique et à la fonte des glaces...

Après avoir été inculpés de piraterie, les 30 de l'Arctique sont maintenant poursuivis pour hooliganisme, une accusation passible de 7 ans de prison en Russie. Mais nous ne sommes pas restés inactifs ! Près d’un million et demi de personnes dans le monde ont signé la pétition pour les faire libérer... Onze prix Nobel de la Paix ont demandé leur liberté... Des centaines de manifestations pacifistes ont été organisées dans le monde pour leur libération. 
 

le Parlement russe, la Douma, a inclus les 30 de l’Arctique dans sa loi d’amnistie.
Nos amis seront donc libérés, dès l’obtention de leurs visas

 

Nous sommes soulagés, mais l'Arctique a encore besoin de nous 

 

Après trois mois d’angoisses où chaque jour apportait son lot de nouvelles, d'inquiétudes et d'espoirs, quatre mois de soutien et de mobilisation de votre part, nous reprenons tous ensemble ce chemin que nous n’avons jamais quitté : celui de la défense de l’Arctique, comme bien commun de l’humanité

 

 

En 2014, nous poursuivrons notre travail de terrain. Pour que l’Arctique soit libéré des appétits des pétroliers

Il y fait particulièrement froid, d'ailleurs cette région est souvent définie comme celle "du nord du monde où il fait au maximum 10°C l'été", les phoques et les ours polaires s'y trouvent en tout cas très bien... et partagent le voisinage avec le Père Noël. Et pourtant, c'est un point chaud de la planète.

Cet endroit, c'est l'Arctique. Voilà à quoi cela ressemble :

Arctique 1
 

Et à cela :

Arctique 2
 

Aujourd'hui, ce territoire de 14 000 000 km2 est partagé entre huit pays : le Canada, la Russie, les Etats-Unis, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande. Huit pays qui forment le Conseil de l'Arctique, l'Artic Council. A ces membres permanents, il faut aussi ajouter les pays observateurs : nombre de pays européens (Allemagne, France, Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Pologne ou les Pays-Bas), mais aussi l'Inde, Singapour, la Corée du Sud, le Japon et, depuis mai dernier, la Chine. Mais aussi la Commission européenne, WWF et d'autres organisations internationales.

Guerres territoriales pour la possession du grand blanc
Un territoire très surveillé donc, mais très disputé aussi. La semaine dernière, le Canada a déposé un dossier auprès d'une commission spécialisée des Nations unies pour cartographier les fonds marins de l'Arctique.

Une procédure qui n'est que la dernière d'une très longue liste de revendications et expéditions pour la possession de l'Arctique. Car les huit pays du Conseil de l'Arctique cherchent chacun à étendre leur territoire arctique.

Aujourd'hui, c'est la bataille entre la Russie et le Canada qui fait la une de l'actualité mais au cours des dernières années, le Danemark, les Etats-Unis ou encore la Norvège ont aussi essayé de faire valoir leurs droits sur ce territoire fait d'eau et de glace.

Pour vous donner une idée des crispations qu'engendrent ce territoire, en 2009, après de nombreuses incursions d'avions militaires russes en Arctique, le ministre des Affaires étrangères canadien, Lawrence Cannon, a déclaré : "l'armée canadienne est préparée aux défis futurs et à répondre à toute urgence... Si c'est nécessaire, ce gouvernement n'hésitera pas à défendre la souveraineté canadienne dans l'Arctique". Bonne ambiance...

L'Arctique, nouvel Eldorado ?
Mais au fait pourquoi tant de passions pour 45 000 km2 de banquises ? Pas pour l'amour des phoques, des renards polaires (très mignons au demeurant), des rennes, les morses ou les bélugas.

Renard polaire
 

Mais parce que cette région contiendrait à elle seule un quart des ressources énergétiques mondiales non découvertes. Du gaz, du pétrole à profusion dans les profondeurs glacées. Selon une étude américaine, ces réserves se monteraient à 90 milliards de barils, soit trois ans de consommation mondiale de pétrole.

Et ce n'est pas tout, les fonds marins arctiques recèleraient aussi de l'or, des diamants ou encore de l'étain et des terres rares. A cela, il faut aussi ajouter le potentiel halieutique (la pêche) de ces eaux glacées. Ou encore évoquer les deux projets de nouvelles routes maritimes qui sont aujourd'hui à l'étude, qui permettraient de réduire significativement le fret entre l'Asie, la Russie ou les Etats-Unis.

La première de ces nouvelles routes longerait les côtes du Canada, et permettrait de raccourcir de 4 000 kilomètres aux navires se rendant de New York à Tokyo. Toutefois l'absence de balises, de cartes fiables et de chenaux profonds la rend pour l'instant trop dangereuse. La seconde route longerait les côtes russes, et réduirait de 40% la durée du trajet de l'Europe vers l'Asie.

L'Arctique est donc plein de promesses. De quoi attiser les convoitises des pays membres du Conseil de l'Arctique mais aussi du reste de la planète. Comment expliquer autrement l'intérêt passionné de la Chine pour ce territoire glacé ? Officiellement, c'est pour "contribuer à la recherche scientifique et promouvoir son ouverture sur le monde". Mais bon, si Pékin, pouvait aussi mettre la main sur une partie des richesses naturelles de l'Arctique, cela ne serait certainement pas refus.

La Russie, maître de la glace
Pour le moment, l'accès aux ressources arctiques est limité à cinq pays, la Russie, les Etats-Unis, le Canada, la Norvège, et le Danemark. Les Etats-Unis militent d'ailleurs assez ouvertement pour l'indépendance du Groenland (danois), indépendance qui offrirait de nouvelles opportunités aux majors américaines dans la région.

Pour le moment, c'est la Russie qui est la plus avancée dans l'exploitation des richesses arctiques. Vous vous souvenez certainement de l'arrestation d'une trentaine de membres de l'organisation Greenpeace sur une plateforme de Gazprom, le géant gazier russe, en septembre dernier. Derrière le fait divers (les membres viennent d'ailleurs d'être amnistiés par Moscou) se cache l'exploitation du gaz arctique et de ses conséquences écologistes. Nombre d'organisations écologistes soulignent en effet la fragilité de l'écosystème arctique et le danger que font peser sur lui la multiplication des projets de forage.

La Russie compte beaucoup sur l'Arctique pour maintenir sa place sur le podium des principaux producteurs de gaz et de pétrole de la planète. Mais se heurte aujourd'hui à un os. Les réserves conventionnelles de gaz et de pétrole situées dans les zones russes sont en déclin. Il faut donc pour Moscou à la fois étendre le territoire sous contrôle russe et exploiter des ressources qui n'avaient jusque-là pas été exploitées, comme les immenses réserves de gaz et de pétrole de schiste arctique. Or les compagnies russes maîtrisent peu ou mal l'exploitation de ces énergies non conventionnelles.

La solution choisie par Moscou est l'alliance avec des compagnies étrangères qui ont une solide expérience en matière d'énergies de schiste. En avril dernier, Vladimir Poutine a fait le déplacement au Pays-Bas pour superviser, entre autres, la signature d'un partenariat entre le Néerlandais Shell et Gazprom pour exploiter les réserves d'hydrocarbures de schistes russes. Ce n'est pas le seul partenariat qui été conclu ces derniers mois. Le Russe Rosneft a ainsi signé des accords BP (Royaume-Uni/Pays-Bas, Exxon Mobil (Etats-Unis), Statoil (Norvège) et Eni (Italie).

Total a annoncé cette semaine le lancement de l'exploitation du champ gazier de Yamal dans l'Arctique russe en partenariat avec la compagnie russe Novatek. Un gisement d'importance puisque les réserves de GNL y sont estimées à environ 5 milliards de barils équivalent pétrole et devrait produire 16,5 millions de tonnes de gaz par an. Dans la prochaine Quotidienne, nous nous verrons qu'un nouvel acteur -- la Chine -- est aujourd'hui en train de bouleverser la donne mais aussi que l'exploitation des richesses de l'Arctique est loin d'être un long fleuve tranquille...

Les alternaties aux gouvernements et multinationales

 

L’immense succès d'Alternatiba, le Village des Alternatives organisé à Bayonne le 6 octobre dernier. Pourquoi ne pas encourager et soutenir financièrement les milliers d'associations, de collectivités locales, d'individus qui inventent, expérimentent un large éventail d'alternatives concrètes, donnant à voir ce que pourrait être la transition écologique et sociale dont nous avons besoin ? Ces alternatives, loin d'être dérisoires ou secondaires, rendent visibles des activités créatrices d'emplois, un sens du travail retrouvé, une inventivité pour aller vers des sociétés conviviales, justes, solidaires et réconciliées avec la nature. Elles opposent à l'inertie politique leur détermination à affronter concrètement les intérêts des lobbies et des transnationales qui ont décidé de ne rien changer, comme le prouve leur emprise sur la COP19 à Varsovie.

Nous avons les solutions – Créons 10, 100, 1000 Alternatiba !

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

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