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29/12/2013

Les Monty Python se reforment

 

Accueil >Arts et scènes >Les Monty Python se reforment : on était à la conférence de presse à Londres

Arts et scènes | La troupe la plus drôle d'Angleterre de nouveau réunie ! Les Monty Python, au grand complet moins un mort, tenaient une conférence de presse, pour annoncer qu'ils remontaient sur scène en juillet 2014, à Londres. Récit.

Le 21/11/2013 à 17h22- Mis à jour le 25/11/2013 à 14h55
Laurent Rigoulet

  Les Monty Python ( Michael Palin, Eric Idle, Terry Jones, Terry...

Les Monty Python ( Michael Palin, Eric Idle, Terry Jones, Terry Gilliam and John Cleese ) le 21/11/2013. © James Shaw / PHOTOSHOT / MAXPPP

 

A l'époque où les Monty Python fourbissaient leurs premières armes, à la fin des années 60, le Playhouse était un théâtre plutôt branché où la BBC diffusait des concerts qui faisaient courir le Tout-Londres. Les Beatles, Led Zeppelin et les Stones ont joué là, sous les tentures pourpres, les chérubins et les faux ors du XIXe siècle. L'endroit n'a plus le même cachet, on y donne des pièces de boulevard un peu émoussées à la mode du West End d'aujourd'hui : Footloose, Tintin et, depuis novembre dernier, une version de Monty Python's Spamalot, comédie musicale écrite par Eric Idle et « gentiment piquée à Sacrée Graal », qui a fait le tour du monde avant d'atterrir en douceur, au Playhouse, sur une avenue battue par les vents, en bordure de Tamise. Pas besoin d'aller chercher plus loin : l'endroit est central et délicieusement suranné, idéal pour venir annoncer au monde qu'après des années de retraite, et sans savoir vraiment pourquoi, la troupe la plus drôle d'Angleterre a décidé de se reformer. Pas pour le cinéma (« on aurait du mal à se supporter pendant quatre mois ») mais pour un spectacle d'un soir. Voire plus si affinités.

 

La conférence de presse est prévue à midi. Le rituel est parfaitement réglé. Les télévisions sont reçues les premières et, cinq minutes avant l'heure, la mélodie de Always look on the bright side of life fait passer un soupçon d'excitation parmi les rangs serrés du parterre. L'affiche de la tournée est tendue au fond de la scène. Etrange visuel gothique où l'on peut comprendre que les Monty Python ont plutôt un pied SUR la tombe. On s'interroge, on en discute entre correspondants espagnols et autrichiens, on commente le titre (One down, five to go) qui est un discret hommage au Monty Python disparu, Graham Chapman (« mais si Dieu existe, il nous rejoindra »). Un peu d'attente ne nuit pas à la surchauffe, mais à la dixième diffusion, le tube enjoué de La Vie de Brian commence à taper sur les nerfs, il est temps qu'ils entrent en scène. Ce qu'ils font non sans soigner leurs effets devant un public de journalistes qui applaudit comme au théâtre. Un gag à froid pour commencer : ils parlent ensemble, dans le plus grand désordre, avant qu'un nain n'intervienne pour leur demander de regagner leur places (et bien sûr, chacun s'assied derrière un nom qui n'est pas le sien). Après avoir tenté de parler dans un micro trop haut pour lui, le Monsieur Loyal du jour ouvre l'enveloppe où est dissimulé le nom de la ville qui « fait les plus grosses enchères » pour recevoir les Monty Python. « Le Qatar ! » Non, c'est une blague. Nouvelle enveloppe, nouveau suspense : « Meryl Streep ! » Rires. « C'est un township » précise Michael Palin. Une autre enveloppe : « Londres ! ». Nous y voilà. Le premier juillet 2014. Places en vente dans quelques jours. Elles coûteront entre 30 et 100 euros. « Soit 300 de moins que pour les Stones ! »

Le problème avec l'Australie

La conférence de presse peut commencer. On n'y apprend pas grand chose si ce n'est que les Monty Python – qui annoncent 357 ans à eux cinq – sont assez concernés par l'âge (deux blagues sur trois tournent autour du sujet) et que la meilleure explication à cette réunion c'est qu'après, « il aurait été trop tard ». « Nous jouerons des nouveaux sketches, dit John Cleese, il y aura aussi, bien sûr, des choses plus anciennes mais nous les retravaillerons pour leur donner un nouveau tour. »  Cleese parle aussi de sketches inédits qui n'ont encore jamais été interprétés et qu'ils sortiront des tiroirs pour l'occasion. « Avez-vous peur d'écorner votre mythe ? », leur demande un journaliste londonien. Ils s'en tirent par une ou deux blagues, mais John Cleese affirme qu'ils se sentent drôles à nouveau et que ses meilleurs souvenirs sont ceux de leur dernière représentation ensemble au Hollywood Bowl, en 1982. « C'est marrant, dit-il, quand on ne se voit pas, on ne s'aime pas, mais dès qu'on est ensemble, on s'apprécie à nouveau. » Feront-ils d'autres spectacles si celui-ci est un succès ? Pourquoi pas. Iront-ils à l'étranger ? Pourquoi pas. En Amérique ? « Oui, si c'est encore ouvert » En Australie ? Moins sûr. « Le problème avec l'Australie, remarque John Cleese, c'est qu'il y a des planètes plus proches... » Celle-ci n'était pas répétée. Ils sont au bord du fou rire. C'est reparti.

 

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