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11/02/2014

2013, 4ème année la plus chaude

Chère camarades

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière – en particulier des hedge funds –, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.

 

 

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C,

 

 

les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables.

La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d’autres rapports sociaux. En leur absence, l’effondrement ne pourrait être évité qu’à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d’une économie de guerre. La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer. »

 

Météo Actualite > Actualité > 2013, 4ème année la plus chaude : l'analyse de La Chaîne Météo

Climat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

France

La NASA et la NOAA (organismes météorologiques et climatiques américains officiels) ont rendu publics leurs bilans climatiques de l’année 2013 pour l’ensemble de la planète. Il en ressort que l’année 2013 fut l’une des 10 plus chaudes observées depuis le début des relevés météorologiques fiables (généralement admis depuis 1880, époque « pré industrielle »), sur la base de la moyenne 1981 – 2010. La moyenne de la température planétaire s’élève à 14,52°C.

 



2013 serait la 4 ème ou la 7 ème année la plus chaude depuis 1880.


Le bilan 2013 présente cependant une légère différence entre les chiffres de la NASA et de la NOAA. Pour la NASA, 2013 serait à la 7ème position, ex æquo avec 2006 et 2009. Selon la NOAA, l’année 2013 serait à la 4ème place avec 2003. Ce petit écart, qui se joue à 0,04°C près, est du à de légères différences dans les traitements des données, notamment pour les zones Arctiques et Antarctiques, mais ne remet pas fondamentalement en cause le fait que sur les 10 années les plus chaudes, 9 ont été relevées depuis le début de ce 21ème siècle (2001 – 2013) ; auparavant, seule l’année 1998 aurait été aussi chaude.


Des conditions climatiques contrastées


Les précipitations sont restées plus ou moins proches des moyennes planétaires, à l’image de 2012, alors que les années 2010 et 2011 avaient été particulièrement humides.


Les évènements majeurs qui ont marqué cette année 2013 ont été en particulier :

- les fortes chaleurs en Australie (de juin à septembre), la saison cyclonique intense dans le nord-ouest du Pacifique (la plus active depuis 2004), par opposition à la saison la plus faible dans l’Atlantique nord depuis 1982; une extension record de la banquise antarctique (depuis le début des observations satellites en 1979), une anomalie froide notable sur l’Europe de l’ouest en mai (notamment en France) ; rappelons enfin que l’été 2013 a été le plus chaud jamais enregistré au Japon et en Corée du Sud

Etats-Unis

 Météo Actualite > Actualité > Neige aux USA : après Pax, deux autres tempêtes en prévision

 La tempête hivernale Pax paralyse l'est des Etats-Unis depuis mercredi. Les effets de cette nouvelle dépression sont encore présents ce samedi, avant l'arrivée d'autres tempêtes de neige attendues la semaine prochaine . Cet hiver 2013-2014 est exceptionnel par la fréquence et l'ampleur de ses tempêtes hivernales sur l'est des Etats-Unis. Il l'est aussi pour la localisation de ces intempéries neigeuses, lesquelles descendent particulièrement bas dans le sud. Des états comme la Géorgie, la Caroline du Sud, le sud du New Jersey ont été inhabituellement enneigés depuis le début de l'hiver. La faute à un jet stream puissant (courant en altitude) qui pousse de l'air froid sur les USA depuis la fin décembre de manière persistante. Associé au passage de multiples perturbations, cet air froid provoque un défilé de tempêtes de neige depuis le début de l'hiver.

Pluie - Vent - Tempête - Neige - Froid

Neige aux USA : après Pax, deux autres tempêtes en prévision 

 

 Tempête Ulla : la plus forte tempête de l'année, bilan Pas de répit pour les habitants de l’Ouest de la France depuis le début de l’hiver. Et les dégâts constatés notamment en Bretagne sont importants, avec des rafales qui ont ponctuellement atteint ou dépassé les 150 km/h vendredi soir

Tempête Ulla : la plus forte tempête de l'année, bilan 

Tokyo : nouvelle tempête de neige historique hier ! Une nouvelle tempête de neige s'est produite sur Tokyo hier, après celle survenue le week-end dernier. Une tempête de neige liée à un violent conflit de masses d'air entre l'air doux remontant de mer de Chine et de l'air très froid qui plonge de Sibérie vers le Japon, l'archipel nippon étant situé en plein coeur de ce conflit de masses d'air

La tendance au réchauffement se poursuit-elle ?


A la lecture des chiffres, on remarque que la décennie écoulée est la plus chaude depuis le début des relevés modernes, bien que, dans l’absolu, la période la plus chaude se situe en fait sur la période 1998 – 2010.

Malgré cette phase de plateau, les températures planétaires se maintiennent à un haut niveau, mais n’augmentent plus. Des explications sont avancées pour justifier ce plateau, notamment par le fait que les océans auraient peut-être une plus grande capacité d’absorption de la chaleur ; de même, la persistance d’une anomalie froide des températures de l’océan Pacifique oriental (phénomène appelée « La Nina », par opposition à son inverse : « El Nino ») a pu tempérer la tendance globale au réchauffement, ce qui laisse dire à certains climatologues que les températures mondiales « auraient pu être encore plus élevées sans la Nina ». Enfin, des causes externes sont désormais mises en avant (y compris par la NASA), telle que la baisse de l’activité solaire, qui pourrait stopper le réchauffement récent, voire même conduire la Planète vers un refroidissement dans les années à venir.


Vers le retour d’El Nino : nouveau coup de chaud sur la planète ?

La décennie actuelle, dont les températures restent à un niveau très élevé, est pourtant marquée par la fréquence du phénomène « La Nina », dont la principale conséquence est de refroidir le bassin Pacifique central et oriental. On peut mettre au crédit de La Nina le retour d’hivers plus rigoureux depuis 2003 (notamment dans l’hémisphère nord), ce qui n’a pas empêché de subir des étés caniculaires (Amérique du Nord, Australie, Japon). Quant à l’activité cyclonique très faible qu’a connu l’Atlantique nord cette année, elle peut s’expliquer – entre autre – par l’effet de fréquents vents secs, chargés de sable, soufflant de la zone sahélienne. Entre les années marquées par La Nina, des périodes « neutres » se sont intercalées, sans conséquence prédominante sur le climat mondial. Mais les prévisions climatiques à long terme envisagent la fin progressive de cette période neutre et le retour probable du phénomène El Nino dans les prochains mois, surtout pour cet été. On sait que les années « El Nino » sont marquées par un réchauffement supplémentaire à l’échelle planétaire, ce qui pourrait alors conduire à une nouvelle hausse des températures pour cette année 2014. Ainsi, le pic de chaleur de 1998 s’était inscrit au sein d’un des épisodes « El Nino » les plus forts du 20ème siècle.

La commission européenne a publié ce mercredi 22 janvier ses propositions pour le futur Paquet Energie Climat 2030 de l'UE, et ce qui sera de fait le mandat de l'UE pour la Conférence climat de 2015 à Paris.

Vous trouverez :
- en pièce jointe une note de décryptage assez fouillée ;

- pour information, ci-dessous le CP d'Attac France publié ce mercredi.

 

Bien cordialement

Maxime Combes


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Maxime COMBES
maxime.combes@gmail.com // Twitter : MaximCombes 
+33 6 24 51 29 44 // skype : maxime.combes

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Paquet climat-énergie 2030 : une contre-révolution énergétique

mercredi 22 janvier 2014, par Attac France


http://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/a...

Ce 22 janvier, la Commission européenne a rendu publiques une série de propositions portant sur le futur paquet-climat énergie 2030 de l’Union européenne (UE), le marché carbone européen et les hydrocarbures non conventionnels qui sapent toute possibilité de véritable transition énergétique. L’UE s’enferre dans un modèle énergétique insoutenable alors qu’elle devrait s’orienter vers une économie post-fossile et post-fissile.

Appelées à devenir la position de négociation de l’UE pour la conférence internationale sur le climat de Paris en décembre 2015, les propositions que la Commission européenne a rendues publiques ce 22 janvier hypothèquent gravement tout accord à la hauteur des enjeux en 2015. Inflexible, la Commission refuse de s’engager sur un objectif de réduction d’émissions plus ambitieux pour 2020 comme l’exigent pourtant les recommandations des scientifiques du climat, entérinant la perte de plusieurs années décisives dans la lutte contre les dérèglements climatiques. En se limitant à un objectif de 40 % de réductions d’émissions par rapport à 1990 et d’ici 2030, la Commission européenne repousse à l’après 2030 l’essentiel des efforts à réaliser d’ici à 2050 pour respecter l’objectif de 80 % à 95 % de réductions d’émissions et avoir une chance raisonnable de rester en deçà des 2 °C d’augmentation des températures mondiales d’ici la fin du siècle. Quitte à se demander si ce n’est pas tout simplement cet objectif maximal des 2 °C qui vient d’être abandonné.

Plus grave, les lobbies des énergies fossiles et nucléaires ont obtenu gain de cause par l’abandon de toute ambition significative d’amélioration de l’efficacité énergétique et du déploiement des énergies renouvelables en Europe. Sans clef de répartition nationale contraignante, le maigre objectif de 27 % d’énergies renouvelables en Europe d’ici 2030 laisse les mains libres au Royaume-Uni et à la Pologne sur les hydrocarbures de schiste et (avec la France) sur le nucléaire. Des pays qui n’ont pas limité leur lobbying en ce sens ces dernières semaines. En outre tout objectif d’efficacité énergétique et de renforcement de la directive sur la qualité des carburants est abandonné. La Commission obéit également aux desiderata des industriels des énergies fossiles qui avaient expressément exigé en octobre dernier une pause dans le développement des énergies renouvelables. De quoi encourager la baisse des investissements dans les énergies renouvelables constatées en 2013 (moins 12 % à l’échelle mondiale).

Les États pourront satisfaire leurs faibles objectifs de réduction d’émissions en augmentant la part du gaz et/ou du nucléaire dans leur mix énergétique et/ou en utilisant largement les largesses du marché européen du carbone et des mécanismes de compensation qui lui sont associés. En la matière, la « réforme structurelle » du marché du carbone annoncée par la Commission européenne se limite à des mesurettes qui ne seront pas effectives avant 2021 et qui ne s’attaquent à aucune des défaillances majeures de ce marché [1] : excédent de permis d’émission, absence d’un véritable prix plancher, distribution gratuite d’une part conséquente des permis [2] subventionnant les industries les plus polluantes, taux de réduction d’émissions trop faibles, etc. Le marché du carbone reste clairement une entrave à toute politique de transition énergétique alliant des objectifs de sobriété et d’efficacité énergétique aux objectifs de réduction d’émissions.

Pour couronner le tout, la Commission européenne abandonne tout objectif de directive contraignante encadrant et limitant l’extraction d’hydrocarbures non conventionnels sur le sol européen, au profit de bien trop faibles recommandations non contraignantes. Les exigences des lobbies industriels et de certains gouvernements auront été privilégiés au détriment des exigences des populations qui ne cessent d’exprimer leur rejet de tels mega-projets industriels [3].

C’est au sein de ces mobilisations citoyennes contre l’expansion de la frontière des énergies fossiles, et plus généralement au sein des luttes contre tous les grands projets inutiles et des expériences alternatives pour la transition écologique ancrées sur les territoires, que nous trouverons l’énergie citoyenne pour nous opposer à cet agenda climaticide et construire une alternative soutenable, juste et démocratique.

Conclusion

La forme barbare nous est déjà familière. Elle prévaut dans plusieurs régions d’Afrique, dominées par des chefs de guerre, par le pillage des ruines de la modernité, les mas - sacres et trafics d’êtres humains, sur fond de famine. Les trois Mad Max étaient des récits d’anticipation. Une forme civilisée de la sortie du capitalisme, en revanche, n’est que très rarement envisagée. L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire « changement de mentalité », mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie,d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production et modes de vie passe pour « irréaliste », comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable.

 

En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

 

 

 Pour aller plus loin :

 

 

Notes

 

[1] Voir notre campagne : Il est temps de mettre fin au marché carbone européen

 

[2] Ce même 22 janvier, la commission à autorisé l’allocation à titre gratuit de l’équivalent de 404,6 millions € de quotas d’émission de gaz à effet de serre au secteur industriel polonais - http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-61_fr.htm

 

[3Lettre aux institutions européennes signée par plus de 370 organisations de la société civile

  

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