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14/02/2014

Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

 

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Sur les guerres qui s'annoncent

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Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

 Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher

 

RAPPEL PLAN

 

1648-1939

 

Le système européen. Les Traités de Westphalie (1648), l'avènement de Pierre Le Grand (1682), la Glorieuse Révolution (1688) et la création du Royaume de Prusse (1701) sont à la base d'un système européen complexe qui va fonctionner de manière instable durant plus de deux siècles avant de se briser sur les deux guerres mondiales.

Ce système repose sur la superposition de trois catégories d'enjeux et l'interaction permanente des Etats concernés par ces enjeux :

a) un enjeu inter-allemand : le contrôle du territoire allemand disputé entre la Prusse et l'Autriche. Cette lutte, qui connaîtra une alternance de crises et de répits se solde à Sadowa en 1866 par le triomphe militaire de la Prusse sur l'Autriche et l'alignement de Vienne sur Berlin, l'Autriche figurant désormais une sorte d'avant-poste danubien et balkanique d'une puissance allemande dominée par les Prussiens.

 

b) un enjeu continental : la lutte pour la suprématie sur le continent européen. Cette lutte qui opposera en permanence Français, Allemands  et Russes, prendra un tour paroxystique lors des guerres napoléoniennes et deviendra très difficilement gérable après l'unification allemande. Comme tout jeu à trois (Bismarck disait : « dans une alliance à trois, il faut être l'un des deux »), celui-ci se révélera particulièrement instable. Il donne lieu à trois types de combinaison possibles :

- L'alliance franco-russe destinée à prendre en tenaille la Prusse puis l'Allemagne. De Choiseul, premier ministre de Louis XV, à de Gaulle célébrant en 1944 « la belle et bonne alliance » entre la France et la Russie, en passant par Delcassé, ministre français des Affaires étrangères qui organisa, avant 1914, l'alliance militaire franco-russe dans la perspective d'un conflit avec l'Allemagne, il y a là une tentation récurrente de la diplomatie française.

- L'alliance germano-russe : souvent recherchée par les Allemands en vue de faire échec à la France sans avoir à se battre sur deux fronts, cette configuration est à la base de nombreux « moments difficiles » pour la France. C'est le retrait russe de la coalition anti-prussienne qui sauve Frédéric II à la fin de la guerre de Sept ans. C'est l'alliance d'Alexandre Ier et de Frédéric Guillaume III qui scelle le destin militaire de la grande armée entre 1813 et 1815. C'est la neutralité russe, contrepartie de la solidarité de la Prusse avec la Russie dans la répression de l'insurrection polonaise de 1863, qui permet à Bismarck de gagner la guerre contre la France en 1870. En 1939, enfin, c'est la signature du pacte germano-soviétique qui permettra à Hitler d'envahir la Pologne en narguant les Franco-britanniques.

- L'alliance franco-allemande. Dans le dessein de contenir l'Autriche (début du XVIIIème siècle) puis la Russie, la France cherche plus ou moins épisodiquement à restaurer une sorte d'entente carolingienne. C'est ce dernier cas de figure qui, malgré les tentations pro-soviétiques de la France au milieu des années soixante, domine la réalité européenne depuis 1950.

 

c) un enjeu mondial. Après la disqualification de l'Espagne comme acteur du théâtre européen, au milieu du XVIIème siècle, et avant que les Etats-Unis ne prennent à la faveur de la Seconde Guerre mondiale la relève des Britanniques, le combat pour la suprématie se joue entre trois puissances :

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La Guerre de Sept ans » met aux prises d’un côté la France, l’Autriche et la Russie et de l’autre la Prusse et l’Angleterre. C’est le conflit le plus important du XVIIIème siècle[1][1]. Il présente trois caractéristiques :

- il est la conséquence du « renversement des alliances » de la France au bénéfice de l’Autriche et au détriment de la Prusse..

- c’est une guerre continentale, qui, marquée par les déboires militaires français et la défection finale des Russes, va consacrer la Prusse du Grand Frédéric comme un acteur majeur du jeu européen.

- c’est une guerre mondiale, la première sans doute à mériter ce qualificatif puisque Français et Anglais se battent sur toutes les mers et sur plusieurs continents. Elle prendra fin avec le Traité de Paris qui en consacrant la perte du Canada et le renoncement aux Indes, marque la fin de la prépondérance française au profit du Royaume-Uni.

 

 

I-Les déchirures de l’Europe (1914-1945) :

 

II- Premières tentatives d’union :

III-1945-1954 : l’Europe, pupille des Etats-Unis :

 

A-Les débuts de la coopération

 

 

B-La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA

 

L’union européenne est née d’une réponse d’une « élite européenne » aux conflits incessants qui en jalonnais l’Europe, de la sortie de la première, seconde guerre mondiale et de la guerre froide. La menace du nazisme et du communisme  de l’URSS on façonnait  et influençait la construction européenne

Déclaration de Robert Schuman, ministre des affaires étrangères mai 1950 (extraits) (appelant la création d’un pool européen du charbon et de l’acier.)

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objectif essentiel de servir la paix.

L’Europe n’a pas été faite : nous avons eu la guerre.

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée.

L’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

Dans ce but le gouvernement français propose immédiatement l’action sur un point limité, mais décisif :Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays de l’Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible.

L’établissement de cette unité puissante de production, ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu’elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

Cette production sera offerte à l’ensemble du monde sans distinction ni exclusion, pour continuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des oeuvres de paix.

L’Europe pourra avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l’une des ses tâches essentielles : le développement du continent africain.

Ainsi, sera réalisée simplement et rapidement la fusion d’intérêts indispensable à l’établissement d’une communauté économique et introduit le ferment d’une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisons sanglantes.

Par la mise en commun de la production de base, l’institution d’une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l’Allemagne, et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalise les premières assises concrètes d’une fédération européenne indispensable à la préservation de la paix … »

 La reprise en édition de poche du livre de Jean-Christophe Rufin invite à lire ou à relire cet ouvrage plutôt ambitieux, à mi-chemin entre fiction futuriste et analyse sans concession des sociétés démocratiques modernes.

 En effet l’artifice romanesque qui situe l’action dans un futur pas si lointain, où la planète serait organisée en une vaste fédération mondiale entrecoupée par des zones de non-droit, ne parvient pas à dissimuler la méditation sur notre monde contemporain, le propos véritable de l’auteur (prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil). Ce n’est pas par hasard que JCR cite Tocqueville dans sa postface, la filiation avec l’auteur de la Démocratie en Amérique ne faisant aucun doute.

 On peut s’arrêter sur le tableau de la civilisation du futur tel qu’il est brossé par JCR. Son procédé consiste à extrapoler les tendances ou les potentialités actuelles. Ce qui, en retour, a pour effet de mettre en relief les travers de notre temps, tantôt par l’exagération des conséquences de nos préjugés, tantôt au contraire par leur inversion dans cet avenir de fiction.

La description de l’économie de Globalia n’est guère précise. On apprend simplement qu’elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d’entreprises mondiales. L’influence qu’ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L’abstention lors des consultations électorales est généralisée. Comme l’avoue un député : « Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens » ! Bien que la pauvreté stricto sensu ait été éradiquée, d’importantes inégalités subsistent. La politique démographique de « mortalité zéro, fécondité zéro » n’a pas mis fin à la surpopulation et les Globaliens sont le plus souvent fort étroitement logés. Par ailleurs les progrès continus de la technique, l’automatisation industrielle ont raréfié les emplois productifs et, au nom toujours de l’épanouissement personnel, les Globaliens sont vivement encouragés à « se consacrer à des activités de leur choix » plutôt qu’à chercher un travail. Ils sont alors rémunérés au même titre que s’ils remplissaient un « emploi courant », mais ce revenu garanti, s’il permet de vivre et de bénéficier de nombre des raffinements de la modernité, n’apporte pas une véritable abondance à ses titulaires. 

Du sexe: En veux tu, en voilà...L hyper sexualisation de la société. Là où on pose nos yeux, du sexe et rien que du sexe et notre mental qui n est jamais tranquille pour penser à l essentiel.

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Apocalypse Now Redux , Apocalypse Now Redux - FULL MOVIE - YouTube , 

L’insatisfaction du consommateur, les efforts sans cesse voués à l’échec « to keep up with the Jones », comme disent les Américains, créent des comportements stéréotypés et confortent l’ordre social en même temps que l’ordre marchand. Néanmoins les inégalités demeurent importantes entre la masse du peuple et ceux qui sont pourvus des emplois les plus rémunérateurs. La frustration qui en résulte risque d’avoir des effets destructeurs. C’est pourquoi la société a besoin d’une autre base que la consommation pour subsister : Ce sera la peur !

 

Pression sociale et mal être.

Aussi la propagande insiste-t-elle sans relâche sur trois dangers qui menacent les Globaliens : les risques écologiques, la paupérisation et le terrorisme. Les premiers sont illustrés par les gigantesques bulles de verre qui protègent toutes les régions civilisées de la planète ; la seconde par l’état des pauvres hères qui peuplent les zones de non-droit ; quant au troisième il est le ressort du roman : Si les attentats qui surgissent spontanément ne constituent pas une menace suffisamment crédible, rien n’empêche en effet d’inventer une conspiration plus convaincante ! Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu.

Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :

 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. » 

Etats-Unis : le gouvernement réclame à Facebook des données d'opposants - Trumpistan. L'association américaine de défense des libertés ACLU a présenté hier un recours pour empêcher la Maison Blanche d'obtenir des données privées concernant potentiellement des milliers d'utilisateurs de Facebook hostiles au président américain Donald Trump. Conflit autour d'une usine à Montreuil : deux manifestants toujours en garde à vue , L'opposant russe Navalny interpellé à Moscou , Twitter révèle à son tour des contenus promotionnels financés depuis la Russie Les réseaux sociaux sont sous le feu des critiques depuis plusieurs mois, accusés d'avoir malgré eux servis de plateforme de propagande venue de Russie pendant la campagne électorale qui a mené à la victoire du républicain Donald Trump

19:28 Loi antiterroriste : l'Assemblée vote l'extension des contrôles d'identité près des frontières Sécurité.Les députés ont voté ce jeudi soir l'élargissement des possibilités de contrôles d'identité à proximité des frontières, dernier article très controversé du projet de loi antiterroriste débattu depuis lundi. Le texte prévoit de rendre les contrôles d'identité possibles «aux abords des gares» (et non plus à l'intérieur seulement) ainsi que «dans un rayon maximal de vingt kilomètres autour des ports et aéroports» internationaux les plus sensibles. Il prévoit aussi de faire passer de six à douze heures la durée maximale du contrôle.

Amnesty International France a ajouté une vidéo : Non, une nouvelle loi antiterroriste n'est pas la solution ! 25 septembre, 18:30 ·Non, une nouvelle loi antiterroriste n'est pas la solution !

Traité de Lisbonne, le droit de tuer. ( Treaty of Lisbon, the right to kill.) cf post FB, Seulement un mauvais rêve ?:, citoyen volontaire, une milice au service de la police ( source blog CAC 69), Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit ! ,  La vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits , Forces et limites de la manifestation , Globalia de J.C Ruffin

People are voluntarily surrendering their privacy.

Dans l Les médias et la politique  - citoyen actif « Les médias ont un sens étrange de la hiérarchie de l’information ( Les "Nouveaux chiens de garde" / Les 10 premières minutes, Serge Halimi - Les Nouveaux Chiens de Garde [HD] - YouTube ( 53 min), les nouveaux chiens de garde de gilles : citoyen actif. C’est exactement ce que je me suis dit vendredi en en regardant les Journaux télévisés (sauf ARTE et France 5) des grandes  chaînes  publiques. Le premier robinet ( les médias) ne servent plus qu'a alimenter les second ( les politiques et le patronat). Ce système est bien décrit dans le livre de Globalia de Jean Christophe...

Loi du 29 juillet 1881 modifiée sur la liberté de la presse

Quand la liberté se meut en perte de repères - L'Express

TV5MONDE : Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

 

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Liberté de la presse : quand la crise joue les prédateurs

L'œil de la rédaction

liberte presse europe juillet 2010

Sans journalisme, pas de démocratie. C'est le mot d'ordre des journalistes espagnols ce jeudi à l'occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse. Comme les autres secteurs, la presse espagnole est lourdement frappée par la crise.

 

El Pais est le journal le plus diffusé en Espagne. Il pourrait annoncer prochainement un vaste plan social.

03.05.2012Par Matthieu Vendrely

 

Asuncion Serena en a bien conscience : elle est une privilégiée. Correspondante à Paris depuis quinze ans pour la 2è radio espagnole, Cadena Cope, elle n'a dû consentir qu'une petite perte de salaire, 8% tout de même. Ses collègues en Espagne n'ont pas tous eu cette chance. Pour éviter un plan social, leur direction leur a demandé des sacrifices beaucoup plus importants : certains travaillent moins et gagnent moins (jusqu'à 10%), d'autres gagnent moins (15%) en travaillant toujours autant mais ont obtenu la promesse d'un remboursement du manque à gagner... "quand la crise sera terminée".

 

A l'image de l'ensemble de l'économie espagnole, le secteur de l'information s'effondre littéralement. Depuis 2008, plus de 6000 journalistes espagnols ont perdu leur emploi. 57 médias ont mis la clé sous la porte. 23 plans sociaux ont été mis en place. 

Les journaux les plus prestigieux n'ont pas été épargnés. El Mundo a dores et déjà annoncé 195 suppressions de postes de journalistes. Un tiers de la rédaction va disparaitre. El Pais n'a pas encore révélé l'ampleur de son plan social, mais il devrait être du même ordre.

 

La presse espagnole est réputée pour son grand nombre de titres

 

Informer plus, informer moins bien

 

La presse espagnole - réputée pour son nombre très important de titres - n'a pas attendu la crise pour entrer dans sa zone de turbulence. En 2010, la direction de Cadena Cope demande à Asuncion de faire un geste : du jour au lendemain, elle devient gratuitement, et en plus de son travail habituel, la correspondante d'une autre radio, spécialisée dans l'économie. Puis l'accord entre les deux radios prend fin

 

. Place à l'austérité. 

 

Une fois encore, Asuncion souligne son statut privilégié : "le bureau de Paris est important et stratégique. A priori on n'y touchera pas". Dans d'autres régions du monde, les correspondants permanents sont devenus pigistes, c'est à dire payés à la tache. Asuncion, elle, ne compte pas les heures. Chaque mois, elle envoie à Madrid environ 80 papiers, autour de trois pas jour. Cette quantité de travail, dont Asuncion ne se plaint pas, soulève toutefois, selon elle, un grave problème. Informer plus signifie bien souvent informer moins bien. De plus en plus, on demande aux journalistes d'enquêter à domicile ; en clair d'aller chercher les informations sur internet. Quant à recouper les sources d'informations pour s'assurer que l'on ne raconte pas n'importe quoi, c'est presque devenu un luxe.

 

La publicité en berne

 

Asuncion Serena le reconnaît, "la rigueur journalistique, ça a un prix". Mais les revenus publicitaires sont en chute libre. 22% de baisse pour la presse écrite depuis le début de l'année. 17% de chute pour la télévision. La radio est le média qui s'en sort le moins mal avec une baisse de 11%. 

 

En Espagne, à l'appel de la principale fédération de journalistes (la FAPE), cette journée pour la défense de la liberté de la presse aura donc pour thème "sans journalisme, pas de démocratie". Dans une quarantaine de villes du pays, les journalistes sont appelés à manifester. 

La population espagnole, très durement frappée par la crise économique, sera-t-elle sensible à ce message ?

 

Mise à jour : Ce lundi 7 mai, corrections sur recommandation d'Asuncion Serena. Elles concernent l'importance de la baisse de salaire demandée aux journalistes, la date de l'accord conclu par Cadena COPE avec la radio économique et le passage de journalistes permanents au statut de pigistes.

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La carte RSF des prédateurs de la liberté de la presse

 

Nos archives sur la liberté de la presse

L'Espagne en crise : notre dossier

 

 Les choses pourraient aller très vite...

Et ce n'est pas tout,. Il y a plus inquiétant encore :

"
Les tenants du keynésianisme et du néolibéralisme rétorquent 'sans, c'eût été pire'. Mais pas du tout. C'est grave, car on a pris notre argent du futur pour l'investir en pure perte. Les autorités ont encore appauvri notre futur ! 'Le capitalisme sans la faillite, c'est comme le christianisme sans l'enfer', ".

En lire plus dessus : la privatisation de la guerre, privatisation, surveillance, l'idéologie sécuritaire, alain bauer, les marchands de la peur, obama, mercenaires, sociétés militaires privées, globalia, jc ruffin, La Guerre de l'ombre , Quand Valls nous fait danser !, GO ON, WATCH ME ! , : finance, économie, société, la financiarisation de l'économie mondiale, «noire finance», déréglementation, hedge funds, les produits dérivés, vladimir poutine, rex tillerson, le patron d'exxonmobille gazier russe, gazprom, lobby pétroliers, la finance imaginaire, serge halimi, le grand bond en arrièrenéolibéralisme, nuit au bien être, histoire, l'industrie pétrolière

 

Commentaires

La description de l'économie de Globalia n'est guère précise. On apprend simplement qu'elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d'entreprises mondiales. L'influence qu'ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L'abstention lors des consultations électorales est généralisée. Comme l'avoue un député : « Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens » ! Bien que la pauvreté stricto sensuait été éradiquée, d'importantes inégalités subsistent. La politique démographique de « mortalité zéro, fécondité zéro » n'a pas mis fin à la surpopulation et les Globaliens sont le plus souvent fort étroitement logés. Par ailleurs les progrès continus de la technique, l'automatisation industrielle ont raréfié les emplois productifs et, au nom toujours de l'épanouissement personnel, les Globaliens sont vivement encouragés à « se consacrer à des activités de leur choix » plutôt qu'à chercher un travail. Ils sont alors rémunérés au même titre que s'ils remplissaient un « emploi courant », mais ce revenu garanti, s'il permet de vivre et de bénéficier de nombre des raffinements de la modernité, n'apporte pas une véritable abondance à ses titulaires.

Très bon livre en effet qui ésume bien l'état de nos" Démocraties". L'exemple le plus flagrant ( la face émergée de l'iceberg) sont Mosanto et Globalia. Mais beaucoup d'autres eemples favoriser par Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu'il a pris en l'espace d'un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d'abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s'est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination des produits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l'offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins

Aller voir sur mon blog "GOLDMAN SACHS VOUS REMERCIE"

Mais après tout, pourquoi pas ? Quand on est l'une des cinq plus grosses banques des Etats-Unis... Qu'on compte, comme nous le verrons dans quelques lignes, des amis dans les principaux gouvernements et autorités financières de la planète... Qu'on a le pouvoir de gonfler des bulles mondiales puis de les faire exploser -- et de s'en mettre plein les poches dans les deux sens...Quand on prétend -- avec le plus grand sérieux -- faire "le travail de Dieu"...

Écrit par : L'Indigné Révolté | 19/02/2014

Merci pour ce commentaire très intéressant. J'ai lu aussi ce livre et je le trouve aussi très intéressant a plus d'un titre sur la escription dans un futur proche de nos " démocraties", des rapports nords sud ainsi que Nord Nord, de la politique sécuritaire. Un des points les plus intéressant est la description des mouvements sociaux. Ce livre est assez sociologique et ouvre une réflexion sur nos modes de réflexion,de lutte. Les deux exemples cités ( Goldman Sachs et Mosanto sont des bons exemples parmis d'autre que l'on pourrait faire entre le bouquin et la réalité). Une dénonciation de nos soit disant "démocratie" et de la servitude moderne ( pauvreté controlé, élites politiques et patronales ( les mêmes) à l'origine du système, gant de fer ( société de controle) dans un gant de velours ( liberté par la consommation)

Dans un autre registre, 1984 d'Orwells décrivait un autre période ( secode guerre mondiale et guerre froide) avec la stratégie des bloc ( bloc de l'ouest contre bloc de l'est et le régime nazis au milieu. Il décrit n monde ou les forces en présences des sperpuissances a défaut de pouvoir se détruire , s'annulent et servent donc davantage a controler la population.C'est une dénonciation féroce du communiste autoritaire russe ( Lenine et Staline principalement), mais aussi avec Animal Farm, de toutes les dérives liés a la prise de pouvoir par un groupe au nom des"meilleures" idées. Un parallèle actuellement intéressant avec la Chine.

Farenheit 451, Le meilleure des Monde.... Même s'ils sont moins d'actualité actuellement ( cela peut changer ) , n'en demeurent pas moins de bon livres a lire.

Tout ces livres d'anticipations sont intéressants pour développer notre esprit critique et éviter de se faire avoir par une "propagande" qui changent au grés des périodes, mais ne disparait pas

Écrit par : Citoyenactif | 19/02/2014

Très bon article, dont j'ai repris des références pour écrire le miens qui s'intitulent " Fahrenheit 451 : le cauchemar climatisé continue " . Je rejoins sur de nombreux points. Soixante ans après sa parution, le génial roman d’anticipation de Ray Bradbury semble plus actuel que jamais. Il continue d’inspirer de jeunes romanciers qui inventent la SF d’aujourd’hui. Raymond Douglas Bradbury s’est éteint le 5 juin 2012, à l’âge de 91 ans, après d’écriture bien remplie, mais Guy Montag, le pompier pyromane de Fahrenheit 451, chemine toujours avec nous.

Des utopies négatives

1929 :

Publication à Paris, dans la collection «Jeunes Russes» chez Gallimard, de Nous autres, du dissident soviétique Eugène Zamiatine. Ecrit au début des années 20, le livre ne sera autorisé en URSS qu’en 1988.

1932 :

Publication à Londres de Brave New World (le Meilleur des mondes), de l’écrivain britannique Aldous Huxley (traduction française, Plon, 1933).

1949 :

Publication à Londres de Nineteen Eighty-Four (1984), de l’écrivain britannique George Orwell (traduction française, Gallimard, 1950).

1953 :

Publication à New York de Fahrenheit 451, du romancier américain Ray Bradbury (traduction française, Denoël, 1955).

2004 :

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

En intitulant son film-documentaire récompensé à Cannes en 2004 Fahrenheit 9/11, le cinéaste américain Michael Moore a clairement indiqué que le livre de Bradbury permettait de comprendre certaines évolutions de la société nord-américaine au lendemain du 11 septembre 2001 : obsession sécuritaire, fichage étendu des individus, espionnage by Pricora » > , dénonciation paranoïaque des «déviants» et des

Ce qui m’intéressait, c’était d’essayer de montrer comment un système fondé sur la liberté pouvait devenir totalitaire. Les totalitarismes récents, comme le communisme, étaient fondés sur la norme, la contrainte, l’interdiction. Mais notre période de prospérité et de liberté pourrait bien aboutir elle aussi à la soumission totale et surtout à l’aliénation totale : aucun dirigeant globalien n’a de prise sur le destin de son pays, sauf le petit groupe de très grands patrons qui détient les vrais pouvoirs. Voir : La guerre de l’eau, L’Europe des lobbies, , ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde, Libéralisation selon Monti , Le capitalisme en crise?, Dans la tête de la finance , Confession d’un trader , Edward Bernays, le père de…, Les Yes Men refont le monde , Les raisons de la colère , Qui sont les milliardaires…derrière les tea party, Enquête sur un scénario…, Les vrais maîtres du monde ??? (Durée : 30 min )

Écrit par : Antalya | 20/02/2014

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