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25/02/2014

Poutine pour toujours ?

 

Photo

 Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus

Le cauchemar climatisé...   Ce qui est étonnant, avec ces romans antitotalitaires inspirés non seulement par la sauvagerie du fascisme et du stalinisme, mais également par la folie du contrôle total dans les démocraties commerciales, c'est qu'ils continuent d'être remisés au second rayon. En 1953, lorsque Fahrenheit 451 a paru en feuilleton aux Etats-Unis, il faisait pourtant figure de roman très sérieux. Pourquoi cette relégation dans les banlieues de la littérature, dont le seul George Orwell a fini par être extrait ?

 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p. La description de l’économie de Globalia n’est guère précise. On apprend simplement qu’elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d’entreprises mondiales. L’influence qu’ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L’abstention lors des consultations électorales est généralisée. Comme l’avoue un député : « Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens » 

 

L'obsession sécuritaire

On a souvent évoqué le contexte du maccarthysme pour éclairer la genèse de Fahrenheit 451. Bradbury n'a jamais confirmé ou infirmé cette hypothèse. En revanche, certaines scènes du film de François Truffaut évoquent de toute évidence les autodafés nazis. Mais, autant que les folies du XXe siècle, ce sont les mutations présentes de la techno-science économique que le roman de Bradbury donne à mieux penser. Le bonheur obligatoire, avec abrutissement télévisé en flux continu, calmants et antidépresseurs, ça ne vous dit rien ? 
 

 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p 

Poutine pour toujours ?

Réalisé en 2014 par Jean-Michel Carré  
 
Date de sortie : 26 février 2014  

 

Les chefs


 

En 2007, «Le Système Poutine», diffusé dans plus de quarante pays, démontait l'inexorable montée au pouvoir de Vladimir Poutine, un obscur sous-lieutenant du KGB. Ce documentaire reprend l'histoire en 2011. Après des élections truquées, Vladimir Poutine est réélu président, pour douze ans peut-être. La répression à l'encontre de ses opposants est immédiate, accompagnée du vote systématique de lois liberticides : la Russie est désormais un Etat totalement asservi aux «services de forces». Poutine est le maître absolu et incontesté de la police, de l'armée et des renseignements. Jean-Michel Carré dresse un état des lieux de la Russie actuelle

Quatorze ans, bon sang ! Quatorze ans qu'il dirige la Russie d'une main de fer, et Poutine tel un tsar sur son trône impérial, semble déterminé à présider son pays pour toujours. Cette perspective révolte une partie de la population qui hurle désormais sa colère et sa soif de changement dans la rue, au risque de prendre des coups. Car Poutine réprime comme jamais - la libération des Poussy Riot et de l'oligarque Khodorkoski n'étant bien entendu que des concessions faite à l'occident pour échapper au boycott des Jeux de Sotchi.

Fort de ses victoires sur la scène internationale, le chef du Kremlin ne joue plus les apprenti démocrate. Il pose aujourd'hui clairement en chef absolu d'une Russie regorgeant de gaz et de pétrole, en gardien de valeurs morales (hautement conservatrices cela va de soi....) qui auraient déserté l'occident dépravé....

 

Photo : L'affaire Jérôme Cahuzac révèle juste la face émergée de l'iceberg. On nous fait croire que le peuple est souverain, parce qu’il choisit son maître parmi quelques dirigeants possibles, tous plus assoiffés de pouvoir les uns que les autres 
> Cahuzac blanchi ? Après L'Obs, le JDD - Arrêt sur images
Bienfait des opérations du saint Esprit et de la télétransportation. Le blanchiment de Cahuzac qui allait bon train a déraillé
A droite, sur la photo, les reliefs de la ci-devant Lagarde encore sur la sellette dans l'affaire Tapie
État libéral dégénéré : « […] il n’y a pas plus de raisons d’assimiler le libéralisme à tout ce que des libéraux, ou des hommes supposés tels, ont à quelque moment proclamé comme un évangile. Ils peuvent très bien s’être trompés, et dans la mesure où ce qu’ils considéraient comme du libéralisme a eu des conséquences antilibérales, ils se sont certainement trompés. » L'argent sans foi ni loi 2 
10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire
" Il n'y a pas d'alternative " 21/07/2011
" Les réformistes acceptent l'économie de marché non seulement parce que l'on n'a pas le choix, mais aussi parce qu'elle est garante de libertés."
Rocard
" Il n'y a pas d'alternative "
Très bon article de Serge Halimi, surtout après le désarroi de la gauche ( PS) après le scandale de DSK. 10 mai 1981, triste anniversaire ( source monde diplomatique)
Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !
dimanche 11 mars 2012, par AnarSonore
L’effervescence médiatique prend de l’ampleur, et les parieurs pérorent devant le comptoir sur les chances de tel ou tel candidat. Pourtant, peu de surprise dans le scénario, car il y aura un vainqueur, quel qu’il soit, et la victoire du champion déchaînera la liesse de ses électeurs. Ceux-ci auront l’ivresse de l’après match, tandis que les adversaires battus iront au lit penauds. Ressourcé par l’alternance -ou pas-, le pays sera stable, entrant dans un état de grâce…, ou d’apathie pour les perdants.
Mais il subsiste une information qu’aucun journal ne délivrera, un fait majeur masqué par les feux de Bengale de la victoire ou de la consternation. L’État républicain restera debout, plus fort que jamais en ce lendemain de suffrage ! Réjouissez-vous, hommes d’ordre, policiers, juges, soldats et magistrats, car votre pouvoir sera assuré ; dormez sur vos deux oreilles, exploiteurs de tout poil, car la paix civile sera garantie par la nuée de petits bulletins comme autant de faire-part d’une défaite : celle des travailleurs et laissés-pour compte, toujours victimes de ce jeu de dupes.
Jadis, le roi était sacré, doté de pouvoirs magiques et oint d’une huile miraculeuse. Entrant dans les bonnes villes de France, honoré de bustes et de médailles, il régnait "sur ordre de Dieu". Mais Dieu est mort entre-temps, et une Révolution plus loin, il fallait trouver un moyen pour que l’Etat absolu que les rois avaient créé survive. Ce moyen, ce fut la souveraineté du peuple, vous savez : celui qu’on réduit en bouillie pendant les guerres, celui que l’on hypnotise au moyen de la télévision, celui à qui l’on vole le fruit de son travail en lui disant qu’il est moins intelligent que le patron qui le dirige !
Depuis, on nous fait croire que le peuple est souverain, parce qu’il choisit son maître parmi quelques dirigeants possibles, tous plus assoiffés de pouvoir les uns que les autres. Alors on organise une cérémonie pour l’occasion : on pavoise les villes un dimanche…, on convoque les gens avec solennité à passer dans des cabines où ils seront face-à-face avec leur destin, comme dans un photomaton. Puis, devant des témoins impassibles et sourcilleux, parce qu’on leur a dit depuis l’école qu’il n’y avait pas d’autre solution, ils votent Tartempion plutôt que Tartuffe.
Et Tartempion de faire sa sale besogne, sans vergogne aucune, car il considère qu’il est au-dessus de nous tous, que nous allons nous taire et qu’il a absolument tous les droits, car nous les lui aurions donnés par ce suffrage. Droit de faire la guerre, droit de mater les grèves, droit de protéger les riches et leur vol en bande organisée, droit d’empêcher les pauvres de manger la même chose que les autres, droit de la propriété qui laisse des logements vides en plein hiver. Il va le faire, parce qu’il est élu ! Ce jour-là, nombre de personnes honnêtes auront signé un chèque en blanc pour retourner ensuite à leur quotidien bien précaire. En réalité, elles n’avaient d’autre choix que de voter pour ce régime de représentation, quand elles avaient l’illusion d’un vote souverain.  ( cf voir posts sur  mario monti,  mario draghi : Mario Draghi ou le pompier pyromane,  françois hollande, La finance imaginaire : L'information judiciaire qui a fait tomber Cahuzac Mis à jour le 19/03/2013 ). 
Texte complet de la lettre « secrète » de Trichet à l’Italie : Thème de cet article : Crise de la zone euro : sortir de l’ambiguïté 
Texte complet de la lettre « secrète » de Trichet à l’Italie : privatisez et réduisez vos salaires pour sauver l’euro ( Facebook) : " 29 septembre 2011  – Le quotidien italien Corriere della Sera dévoile aujourd’hui le texte complet de la fameuse « lettre secrète » envoyée à Berlusconi le 5 août par le président sortant de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et son successeur Mario Draghi, ancien cadre de la banque Goldman Sachs
doc PDF intéressant a lire : ]  Mario Monti au Figaro :  «  Mon gouvernement peut tomber demain, nous ne sommes pas ici pour survivre, mais pour accomplir un un bon travail » propos recueilli par Richard Heuzé du 05/01/2012. 
Golman Sachs , Les Etats-Unis le terrorisme institutionnalisé - hensozu, Pourquoi je quitte Goldman Sachs", Tant qu'il y aura de l'argent...
Nous avons tous pourtant une autre possibilité, et nous ne parlons pas ici de la passivité futile ou de l’abandon de la souveraineté à un tyran. Nous parlons de dire ce que nous pensons, avec la conscience claire que nous avons autant de bon sens que ceux qui veulent nous diriger. Nous parlons aussi de refuser à quiconque le droit de parler en notre nom, de décider à notre place ou de prendre un mandat sans honorer ses engagements.
Nous avons en commun la décence d’oeuvrer chaque jour à la survie de la société, à l’avenir de nos enfants, à la solidarité nécessaire entre les hommes, quand les hommes de pouvoir n’oeuvrent qu’à leur indécence particulière. Ne servons pas leur intérêt bien compris par nos suffrages : il n’y a pas plus de saints que d’hommes providentiels ! Nous seuls pouvons et devons décider de nos propres vies, et ce faisant destituer les maîtres au lieu de les choisir.
Edito d’Anarchosyndicalisme ! n°128 - Mars-Avril 2012
Il importe de construire dès aujourd'hui les résistances à cette attaque et de se poser dès maintenant la question d'aller plus loin que la simple résistance à l'austérité...
Documents joints
Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer ! (MP3 – 3.2 Mo) 
Anarchosyndicalisme ! n°128 - Mars-Avril 2012 (PDF – 41.4 Mo) 
La bourgeoisie telle qu'en elle-même – ZEC plus Ultra, Zebre en cavale 
L'Europe va-t-elle couper les vivres à ses pauvres ? Manifestation à Paris « Annulons la dette », Lois et lobby financiers, DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTube, La BCE : polique monétaire
Chypre, symbole de l’Europe en difficulté ?- Antalya
a lire : http://zec.blogs.letelegramme.com/archive/2013/02/23/cahuzac-blanchiment.html , http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/archive/2013/03/20/les-maitres-ne-sont-pas-a-choisir-mais-a-destituer.html

Jean- Michel Carré reprend donc Poutine là ou il l'avait laissé, en 2007, dans son passionnant Système Poutine. Quelques mois plus tard, en 2008, contraint de raccrocher son costume de président ( la constitution ne tolère que deux mandats consécutifs) Poutine forment un coup diabolique : il fait élire une marionnette Dimitri Medvedev, qui le nomme Premier Ministre. Entremélant témoignages - d'historiens, d'opposants et de soutiens à Poutine - et d'archives de qualité, puisées jusque dans les émissions de variétés, Poutine pour toujours? révèle la vraie nature du Kremlin. Et esquive son grand dessein, la constitution d'une Union soviétique

 

«  

Photo : Avant tout, je dois dire que les gouvernements me répugnent. je suis fermement convaincu qu'il n'y a pas, qu'il n'y aura jamais de bon gouvernement. 
Tous sont mauvais, qu'ils s'appellent monarchies absolues ou républiques constitutionnelles. Le gouvernement c'est la tyrannie parce qu'il limite la libre initiative des individus et sert seulement à soutenir un état social impropre au développement intégral de l'être humain. Les gouvernements sont les gardiens des intérêts des classes riches et éduquées.
ricardo flores magon

« La menace du syndrome ukrainien »

Les réunions du G20 sont aussi instructives par les silences ou les blancs concernant les grands sujets du moment et là, il est difficile de ne pas remarquer l'absence de toute référence à l'Ukraine. Un sujet particulièrement embarrassant puisque comme l'expliquait ce dimanche Olexandre Tourtchinov, le nouveau chef du Parlement ukrainien et chef de l'Etat par interim, l'Ukraine "est en train de glisser vers le précipice d'un défaut de paiement".

Les premiers chiffres des besoins en capitaux du pays par la nouvelle équipe au pouvoir avoisinent 35 milliards de dollars sur les deux prochaines (tiens, c'est précisément le montant de la facture des Jeux Olympiques de Sotchi pour la Russie) ; à part le FMI, personne n'est capable de mettre sur la table une telle somme.

L'Ukraine, enjeu géostratégique pour la Russie

Quelle serait la réaction du Kremlin s'il se trouvait confronté à une sorte d'OPA amicale de puissances occidentales sur l'un de ses alliés historiques les plus stratégiques ?

Mais surtout, en imaginant que l'Europe décide de mobiliser tous ses moyens et que la BCE ouvre les vannes monétaires (façon QE-infinity comme la Banque centrale du Japon)... quelle serait la réaction du Kremlin s'il se trouvait confronté à une sorte d'OPA amicale – ou pire, une "odieuse mise sous tutelle financière" – de puissances occidentales sur l'un de ses alliés historiques les plus stratégiques ? Car l'Ukraine procure à la Russie des ports et des bases militaires ouvrant sur la mer Noire et le flanc est de l'Europe, des approvisionnements vitaux en céréales... et c'est l'un des principaux clients pour l'industrie de l'armement russe, quel que soit l'état des finances du pays. Vous voyez l'idée.

Chacun comprendra dans ces conditions la prudence de l'Europe qui doit en plus traiter avec Poutine de l'épineuse question Syrienne – un autre cas de régime allié infréquentable mais qui constitue pour Moscou une pièce essentielle sur l'échiquier géostratégique global.

En contraignant Poutine, qui s'efforce de ne jamais s'impliquer dans une cause perdue, à confier à ses principaux lieutenants (dont le Premier Ministre D. Medvedev) la tâche ingrate de soutenir jusqu'au bout Victor Ianoukovitch, l'Europe est peut-être parvenue pour une fois à s'imposer comme une entité diplomatique crédible. Et c'est maintenant le maître du Kremlin qui se retrouve en situation délicate. Non pas qu'il doive redouter de voir l'Ukraine faire sécession et "passer à l'ouest" (ce qui déclencherait une guerre civile dont même l'administration Obama ne voudrait pas endosser la responsabilité), mais l'exemple d'un régime corrompu et violent renversé par la rue risque d'inspirer d'autres mouvements de révoltes dans d'ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, au demeurant beaucoup plus prospères que l'Ukraine qui, finalement, constitue un boulet financier pour Moscou depuis 10 ans.

Il s'agit le plus souvent de simili-pétromonarchies inféodées à Moscou et soumises à des dictatures autocratiques ubuesques (avec Président à vie élu avec 98% des suffrages).

Alors faute de promettre de sauver l'Ukraine, le G20 a opté pour une annonce spectaculaire : le décret d'une croissance additionnelle de +2% d'ici 2020. De quoi occuper un peu le microcosme journalistique et financier.

La "menace" du syndrome ukrainien

Car chacun sait qu'avec quelques mesures adéquates – et ne parlons même pas de quelques malheureux milliers de milliards de billets de Monopoly imprimés par les banques centrales –, il n'y a qu'à claquer des doigts pour que la croissance s'aligne sur les objectifs des puissants de ce monde...

Or quelqu'un semble s'être aperçu que ça ne marche pas à tous les coups.

Heureusement, en même temps qu'il identifiait le problème, il découvrait la solution – c'est à cela que l'on reconnait un cerveau supérieur et c'est pourquoi l'élite mondiale manipule légitimement les leviers de l'économie et pas nous. Ce pur génie n'est autre que Joe Hockey, un ministre australien étiqueté "conservateur", qui déclarait en préambule du sommet du G20 à Sidney (il jouait à domicile, cela autorise toutes les audaces intellectuelles) "qu'il fallait assouplir toutes les régulations car elles font obstacle à une allocation efficiente des ressources".

Si nous persistons à vouloir réguler contre toute logique économique le capitalisme sauvage (euh pardon, libre et parfait), imparablement, c'est le syndrome ukrainien qui nous attend au bout du chemin.

Du pur Adam Smith au premier degré, une apologie de l'utopie ultralibérale la plus naïve (ou la plus cynique) qui consiste à laisser la "main invisible" continuer de nous conduire dans la joie et la bonne humeur vers un monde de prospérité, de richesse partagée et de démocratie ! Sous-entendu : si nous persistons à vouloir réguler contre toute logique économique le capitalisme sauvage (euh pardon, libre et parfait), nous nous dirigerons vers l'instauration d'un étatisme planificateur à la soviétique et, imparablement, c'est le syndrome ukrainien qui nous attend au bout du chemin.

Car il ne fait aucun doute que le modèle de développement européen (austérité, chômage de masse, croissance nulle, dumping salarial et fiscal intra-UE) est exactement ce à quoi le peuple ukrainien

UKRAINE Le cauchemar des "casques noirs"

02.12.2013 | Courrier international

La violente répression des manifestants qui dénonçaient le refus du président Ianoukovitch de signer l'accord d'association avec l'Union européenne a marqué le mouvement de contestation qui, désormais, réclame la chute du gouvernement.

 

VU DE POLOGNE Ukraine : entre solidarité et déception l ne faut pas laisser tomber l'Ukraine, affirment les médias polonais. Mais, pour ce faire, il faut peut-être revoir la politique européenne envers ce pays

 

RUSSIE - ARMÉNIE

Moscou renforce sa coopération militaire avec Erevan

03.12.2013 | Courrier international

Au lendemain du sommet de Vilnius qui s'est conclu par un échec européen, l'Ukraine ayant refusé de signer l'accord d'association, Moscou progresse sur la voie de l'intégration des pays ex-soviétiques.

 

 

UKRAINE

"Ianoukovitch choisit la force"

10.12.2013 | Courrier international

L'écrivain ukrainien Iouri Androukhovytch lance un appel désespéré : les forces de l'ordre ont commencé à faire le ménage sur la place de l'Indépendance et à s'en prendre aux sièges de l'opposition.

 

UKRAINE

Visite de John McCain à Kiev : une vengeance contre la Russie ?

16.12.2013 | Courrier international

Le sénateur américain partisan d'une politique de fermeté à l'égard de Moscou a rendu visite le 15 décembre aux manifestants de Kiev. Pour le quotidien prorusse Kievski Telegraf, il s'agit d'une "vengeance" contre la Russie pour son rôle dans le conflit syrien.

 

UKRAINE

L'empire russe attendra

16.12.2013 | Oukraïnsky Tyjden

Kiev a besoin de l'UE : en ne signant pas l’accord d’association, Viktor Ianoukovitch n'a fait que retarder un rapprochement inévitable.

 

UKRAINE

La Révolution de l'expérience

18.12.2013 | Oukraïnsky Tyjden

Les événements de Maïdan prouvent-ils effectivement que les "révolutions sont faites par la jeunesse" ? Analyse sociologique du mouvement ukrainien.

 

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vendredi, 21 février 2014

L'extrême droite en Ukraine

Des groupes néo-nazis ukrainiens sont regroupés dans la formation nationaliste d’extrême droite Pravy Sektor (Secteur de droite) qui est à l'intiative des violences lors des manifestations pro-UE "EuroMaïden". Pour Jean-Marie Chauvier, ceux qu'on appelle  par euphémisme les jeunes " volontaires de l’autodéfense" sont en fait de véritables commandos levés par l’extrême droite dans son bastion de Galicie.

 

svoboda

On retrouve dans Pravy Sektor : Svoboda, Trizouba, l'UNA-Unso (Assemblée Nationale Ukrainienne – Autodéfense Nationale Ukrainienne), Trident ou encore Patriotes qui ont tous en commun d'être xénophobes, antisémites, homophobes et russophobes.

Svoboda, liberté ?!

En 2004, le Parti national-socialiste d’Ukraine, fondé en 1995, change de dénomination pour celle moins effrayante de Svoboda (Liberté). Depuis il continue de se réclamer de ses racines historiques et tout particulièrement de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) dont la branche armée collabora activement avec les nazis et participa au génocide. Le président ukrainien sortant, Victor Iouchtchenko, avait d'ailleurs accordé à titre posthume le titre de "héros national de l'Ukraine " à Stepan Bandera le chef de cette organisation.

"Le 30 juin 1941, l’OUN-b proclame un État ukrainien, dont le gouvernement est dirigé par Iaroslav Stetsko. « Gloire à l’armée allemande et au Führer Adolf Hitler ! », dit une de ses proclamations . Berlin refuse ce nouvel Etat, Bandera et Stetsko sont internés. La politique de l’occupant contredit les rêves des indépendantistes ukrainiens, considérés par les nazis comme des Untermenschen (sous-hommes), à l’instar de tous les Slaves." (J.-M Chauvier)

Le parti Svoboda est principalement implanté dans l'ouest de l'ukraine où il a remporté 30 à 40 % des suffrages au élections du 28 octobre 2012. C'est la 5ème force politique du pays.

 

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"Svoboda s'est également illustré en protestant contre l'organisation d'une gay pride à Kiev et s'est indigné qu'une artiste au teint mat représente l'Ukraine au concours de l'Eurovision. L'an passé [2011], le parti avait organisé une manifestation contre le pèlerinage dans la petite ville d'Ouman de Juifs hassidiques sur la tombe de Nahman de Bratslav, charismatique rabbin décédé en 1810. À plusieurs reprises, Oleh Tyahnybok, le chef de Svoboda, a qualifié le régime du président Ianoukovitch de «mafia judéo-moscovite». Plus récemment, un militant de Svoboda s'est offusqué que l'on fasse état des origines ukrainiennes de l'actrice américaine Mila Kunis, soulignant qu'elle était en réalité «juive». " (Figaro 2012)

 

Le 1 janvier 2014, à l'appel de Svoboda,  une manifestation de 25.000  manifestants à Kiev pour célébrer le chef de guerre fasciste Stepan Bandera dont on reconnait le portrait ici et là. L' emblème de ce parti est omniprésent : trois doigts de la main couleur or - version du trident ukrainien -  sur une bannière azur. On voit aussi le drapeau rouge et noir de l’OUN-b.

Comme chaque année, Svoboda commémorera le 28 avril la création en 1943 de la division Waffen SS "Galitchina" (Galicie) dont elle soutient la réhabilitation. Cette division SS était en partie composée de volontaires ukrainiens sous l’occupation nazie.

 

Tradition : le portrait de Stepan Bandera et un militant qui porte le symbole de la rune wolfsangel, celui de Svoboda quand il était le parti national-socialiste d'ukraine. C'est aussi le symbole de la 2° division SS Das Reich : ayant perpétrés en France les massacres de Tulle, de Combeauvert, d'Argenton-sur-Creuse, d'Oradour-sur-Glane...*

Quelques informations sur les élections d'octobre 2012 par  Annie Lacroix-Riz

Le élections qui ont eu lieu le 28 octobre 2012 étaient les élections parlementaires. 450 députés ont été élus en un seul tour, la moitié par scrutin uninominal majoritaire, l'autre moitié par scrutin proportionnel.

Un minimum de 5% des voix est nécessaire pour être représenté au Parlement ukrainien (Rada suprême). Cinq partis ont franchi ce seuil en 2012 :

1.      Le Parti des Régions : 30%, 187 sièges. Formation de l'actuel président Viktor Ianoukovitch, réputé pro-russe en Occident. Sa base électorale se trouve essentiellement dans les régions de l’Est et du Sud, largement russophones.

2.      Batkivchtchina : 25,54%, 105 sièges. Coalition de l’opposition dont la figure majeure est Ioulia Timochenko, égérie de la Révolution orange, actuellement en prison. Batkivchtchina a sa base électorale dans les régions de l’Ouest et du Nord de l'Ukraine, plus tournées vers l'Occident et berceau du nationalisme ukrainien.

3.      UDAR : 13,96%, 39 sièges. Parti d’opposition de droite récemment créé par le boxeurVitali Klitchko.

4.      Le Parti communiste : 13,18%, 32 sièges. Partidirigé par Piotr Simonenko, réputé de tradition soviétique, dont la remontée s’observe surtout dans les fiefs ouvriers traditionnels de l’Est, du Sud et de Crimée. Une analyse de son succès électoral a été faite sur le blog Solidarité Internationale du PCF.

5.      Svoboda : 10,44%, 37 sièges. Cette formation d'extrême droite n'est autre que l’ancien Parti social-national réputé néonazi, antisémite et russophobe. Elle est dirigée par Oleh Tiahnibok, autre figure marquante de la Révolution orange.

 

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>Les ultranationalistes forcent le passage de Maïdan, par Sergueï Sidorenko, Elena Tchernenko  - Courrier International,

 > L'extrême droite ukrainienne infiltre le mouvement pro-européen à Kiev,  p

Le poids de l'extrême-droite en Ukraine, Par Pierre Magnan - Geopolis

 > Les puissances occidentales fomentent un coup d’intestat néo-nazi en Ukraine; Sur le site Solidarité et progrès ; Un document élaboré par une équipe de journalistes d’enquête de l’Executive Intelligence Review (EIR).

 >Ukraine et la renaissance du fascisme en Europe, par Eric Draitser - Counterpunch, traduit sur le site investig'action

 > Ukraine: quand les nazis mènent le bal par Geoffroy Gérard legros

 >

 

Manifestation de Svoboda.

« Bandera, Choukhevitch, nos héros, ils se sont battus pour nous. »

 

La schizophrénie européenne
Les années d'austérité forcenée imposées à nombre de pays de la zone euro ont abouti à l'inverse de l'effet recherché et mis l'économie française en difficulté.

 

DÉBAT

L'Europe décalée - L’UE face à sa seconde refondation

04.12.2013 | presseurop.eu

La crise économique et financière de ces 5 dernières années a laissé une trace profonde dans l’UE, aggravant la méfiance entre Etats membres et affaiblissant le sentiment de destin commun. Il est temps de rénover le leadership de l’Union et d’agir concrètement, estime El País.

 

La Une du moment

Ceux qui voient l’Ukraine avec les lunettes de la guerre froide

Jean-Louis Borloo: «le choc s(c)eptique»

Cornillac brillant en médiocre

Edward Bernays, le père de…,, Les Yes Men refont le monde , Les raisons de la colère , Qui sont les milliardairesderrière les tea party, Enquête sur un scénario…, Les vrais maîtres du monde ??? (Durée : 30 min )

 

Les chefs

Commentaires

Toutes les rébellions ne sont pas des révolutions »



« Là-bas si j’y suis » : mars 2014 – jeudi 6 mars 2014

Lundi 3 mars, dans « Là-bas si j’y suis », à 15 heures, sur France Inter, Daniel Mermet s’entretenait avec l’équipe du Monde diplomatique autour du numéro de mars.





« Là-bas si j’y suis » : mars 2014

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Serge Halimi s’en prend à l’accord de partenariat transatlantique, un autre de ses terrains d’enquête : l’Ukraine, et le mouvement social hétéroclite qui enflamme Kiev et la Crimée, où l’extrême droite joue un rôle.

Écrit par : Antalya | 01/04/2014

Née à la fin des années 70, la Guerre froide n’est, pour moi, qu’un chapitre dans mes manuels d’Histoire. J’ai certes des souvenirs de la chute du mur de Berlin et de la fin de l’URSS mais je n’ai pas grandi dans un monde dans lequel la menace d’une nouvelle guerre nucléaire était imminente.

Écrit par : Antalya | 01/04/2014

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