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08/03/2014

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation

 

 

 

 

 

 

Complexe et inévitable
Prenons par exemple le krach boursierde 1987. A l'été 1987, le marché boursier était devenu extrêmement suracheté et une correction était inévitable, peu importe à quel point l'avenir semblait prometteur. Entre le plus haut d'août 1987 et le plus bas d'octobre 1987, le Dow Jones a dévissé de 41%. Comme nous le savons tous, le Dow n'a cessé de monter les 20 années suivantes, pour atteindre un plus haut en octobre 2007 à 14 198.

Il n'y a pas de
hasard
une crise financière n'arrive pas par hasard mais après une longue période d'excès (politiques monétaires expansionnistes et/ou politiques budgétaires conduisant à une croissance excessive du crédit et à une spéculation excessive). Le problème réside dans l'établissement du moment de début de la crise. En général, comme c'était le cas en Asie dans les années 1990, les conditions macro-économiques se dégradent bien avant le début de la crise. Toutefois, les politiques monétaires expansionnistes et une croissance excessive de la dette peuvent allonger la durée du développement économique pendant une très longue période.Écrit par : L'indigné | 08/03/2014

 

 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.


 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.

 

 

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. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation - Source Les Echos - Aout 2001.

 

L'avènement de la net économie représente une véritable rupture en ce que la vitesse a laquelle se gèrent deésormais les sociétés High tech nécéssite des mécanismes organisation différents. Thierry Breton, le patron de Thomson Multimédia, dit ainsi qu'il ne fait plus de budget annuel car il n'a pas de visibilité à cet horizon. Il en fait deux par an. " Mon activité, elle dépend encore des hyphothèse macro économiques, ce qui me donne plus de stabilité. Mais, au qutidien, je n'ai pas de visibilité au delà de 24 à 48 heures" Ce qui exige d'avantage de flexibilité et nécessite des dirigeants qu'ils aient toujours plusieurs scénarios à disposition.

 

Grâce aux nouveaux outils - reporting, études markéting, e-mail, Internet,etc - plus efficaces, diriger une entreprise est plus facile, mais aussi plus complexe. Car le dirigeant doit avoir des lumières sur tout les aspects de la vie de l'entreprise, y ajoutant de surcroit un coefficient international. Les relations internationales sont de plus en plus compliquées à gérer, les clients de moins en moins fidèles, les marques durent de moins en moins longtemps, de nouveaux concurrents surgissent de partout. Enfin les clients sont de plus en plus exigeants et se manifestent quotidiennement ( ....)

 

Pourtant, la prévision n'a pas totalement disparu. Elle est reconfigurée à ses deux extrêmes, le très court terme et le très long terme, sous deux vocables " benchmarking" ( étalonnage) et vision. Au jour de l'mélioration des techniques, les outils de controle et des moyens d'information permettent aux dirigeants actuels de ne pas perdre des mouvements de la concurrence, des soubresauts du marché, de l'évolution du marché, de l'évolution des attentes des clients.... et de s'y adapter en conséquence.

 

Avec un risque, que deux professeurs américains , CK Pralahad et Gary Hamel, soulignaient en 1995 après que le marché sans en être en mesure de l'influencer. " A défaut de prévoir le futur, fabriquez le" Ce fut, par exemple, celle de Motorola qui, dés les années 60, envisagea l'avènement d'un monde sans fil qui devait donner naissance au téléphone mobile. Idée reprise aujourd'hui , coté prestatiare de service, par Orange. La prévision chez l'opérateur téléphonique britannique racheté par France Télécom? Elle est rebatisée Direction de la "stratégie, de l'imaginerring et de la futurologie".

 

Autre culture, autre langage, même idée . " La stratégie a eu tendance à se cantonner dans la réduction des charges et de l'adaptation à l'évolution du marché, confirme Armand Braun, prospective et PDG - fondateur de la société internationale des conseillers de synthèse. " Créer relève de la perspective". Le planning a moyen terme convient aux eaux calmes quand à l'avenir n'est que le prolongement du passé. Par temps d'orage et de ruptures, l'entreprise cherche avant tout a coller à la vague, à ses clients. Reste a trouver le capte. C'est là que les boussoles retrouvennt toute leur utilité. Les entreprises - depuis qu'elles se sont restructurées - en paraissent conscientes : " On commence aujourd'hui à assister à un retour des perspective", observe, optimiste Armand Braun.

 

BMC Software s'appuie ainsi sur deux perspectives sources d'information. "Nous réunissons deux fois par an une dizaine de directeurs informatiques, parmi nos clients les plus importants, afin de discuter de la manière dont ils voient, eux, leurs contraintes, le métier évoluer.", explique Edouard Fourcade. En outre, nous  avons montré avec Motorola, Cisco, Intel et Microsoft un consortium destiné à tenter d'anticiper les évolutions technologiques".

 

De leur coté, Michelin, Schlumberger et Shell font plancher des étudiants : le premier qur la mobilité en 2020 et le pneu qui idéalement, l'accompagnerait; les deux autres sur le travail en 2015 et l'organisation qui serait la mieux adaptée....

 

Un tel exercice nécessite cependant une véritable révolution des esprits, car il constitue une nouvelle manière de penser, d'appréhender le futur, expliquaient les prospectivistes. En outre, il suppose du courage de l'audace et un réelle talent pour motiver les hommes. Pas facile de rallier ses troupes autour d'un projet à quize ou vingt ans. cf source - La conquête du futur, InterEditions, 1995

Les Enjeux - Aout 2001

 

 

  1. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

Et quelle meilleure preuve de l’état de dégradation des monnaies fiduciaires que la bulle bitcoins ? Les bitcoins ?, vous demandez-vous sûrement, mais qu’est-ce donc ? Une monnaie de Monopoly ?

 

le bitcoin, son origine, son fonctionnement, .
Pas tout à fait. Les bitcoins sont une nouvelle monnaie… qui déchaîne les passions. A la base, les bitcoins ont été inventés en 2008 par Satoshi Nakamoto, illustre inconnu qui, selon les nombreuses spéculations sur son identité, pourrait cacher un ou plusieurs développeurs.

Le principe de base de bitcoins, reposent sur un algorithme particulièrement compliqué. Mais doté d’un très puissant ordinateur, et de solides capacités d’informaticien, vous pouvez résoudre des problèmes mathématiques et devenir un “mineur” de bitcoins. Les algorithmes à résoudre deviennent automatiquement de plus en plus complexes, ce qui permet de maîtriser la quantité et le rythme de mise sur le marché des bitcoins.

En effet, et contrairement aux autres monnaies fiduciaires, le nombre de bitcoins qui sera à terme mis en circulation est déjà fixé à 21 millions. Cette limite devrait normalement être atteinte en 2140 alors qu’il existe déjà aujourd’hui environ 11 millions de bitcoins en circulation. On est donc très loin du dollar par exemple qui est créé au rythme de 85 milliards supplémentaires chaque mois pour satisfaire les besoins de la Fed.

Cette création monétaire échappe donc à toute banque centrale mais présente tout de même quelques inconvénients, dont le premier d’entre eux est la sécurité. Chaque bitcoin est accompagné d’un cryptage qui doit assurer son authenticité. Or, avec le succès des bitcoins, les attaques de ceux que l’on pourrait qualifier de faussaires se multiplient. En août 2010, un mineur a ainsi créé des millions de bitcoins échappant à toute validation.

Une fois que le “mineur” a obtenu des bitcoins, il peut l’échanger sur une place de marché réservée à cet usage – il en existe environ une vingtaine.

Une monnaie virtuelle, mais pourquoi ?
A l’origine, l’objectif du (ou des) créateur(s) des bitcoins était de proposer une monnaie “libertarienne” échappant à tout contrôle des Etats et permettant des échanges et des transactions à bas coût.

Les bitcoins ont deux principaux usages :
un protocole d’échange entre monnaies : vous avez des euros, vous voulez des dollars. Vous pouvez convertir vos euros en bitcoins puis convertir ces mêmes bitcoins en dollars. Et vous voilà avec des billets verts échangés en dehors du système de conversion classique.

- une monnaie virtuelle : vous pouvez acheter des produits directement en bitcoins auprès de ceux qui l’acceptent comme monnaie. Par exemple, vous allez sur un site Internet, vous repérez les chaussures de vos rêves, dont le prix est indiqué en euros et en bitcoins. Riche de votre monnaie virtuelle, vous décidez de vous offrir ces petites merveilles en bitcoins. Avantage non négligeable : vous n’avez pas eu besoin de vous servir de votre carte bancaire. Adieu donc Visa, Mastercard et autres fournisseurs de ce genre de services.

Et c’est cet usage qui rencontre le plus de succès…

Alerte à la bulle ?
Tant de succès même, que le cours du bitcoins’envole et que certains crient à la bulle. A son lancement, un bitcoin ne valait que quelques cents (de dollars). Début avril, 1 bitcoin équivalait à 40 dollars. Et aujourd’hui, il en vaut plus de 140. Aux dernières nouvelles, les 11 millions de bitcoins qui sont actuellement en circulation vaudraient donc 1,5 milliard de dollars.

Comment expliquer une telle flambée ? Première raison à cela, bitcoins est devenu le jouet favori de geeks et surtout de traders qui y voient un outil de spéculation comme un autre. Rare, comme l’or, le bitcoinvoit sa valeur augmenter au rythme de la demande.

Le lien entre la monnaie virtuelle et le métal jaune est clairement fait selon Gonzague Grandval, président-directeur général de Paymium, société propriétaire de Bitcoin-Central, dans Les Echos : “Le bitcoin est comparable à un lingot d’or numérique : c’est une réserve de valeur“

Deuxième raison, la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. La récente envolée du cours du bitcoincoïncide avec la crise chypriote. La taxation imposée sur certains comptes bancaires ainsi que le contrôle des changes et des transferts ont donné du grain à moudre à tous ceux qui n’accordaient pas une grande confiance aux banques. Stocker une partie de son argent en dehors du système bancaire classique ne paraît plus si idiot que cela.

. La spéculation fait rage. Ce qui ne veut pas dire que les bitcoins ne peuvent pas s’imposer comme un moyen d’échange dans les années qui viennent. En attendant, l’or me paraît bien plus sûr, et tangible, pour stocker de la valeur et comme protection contre l’inflation. Les banques centrales – des pays émergents essentiellement – ne s’y trompent pas en maintenant leurs achats d’or en ce début d’année.

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

350 millions de dollars qui s'évaporent en fumée de pixel en quelques instants. Soit 750 000 bitcoins.

C'est ce qui s'est volatilisé dans la nature avec la fermeture, mardi dernier, du site MtGox, une des plus importantes plateformes d'échange de bitcoins au monde.


Un peu d'histoire
A l'origine, la société MtGox n'était pas dédiée au bitcoin, loin de là. Le site a été créé en 2009 Jed McCaleb comme lieu d'échange de cartes à jouer Magic : l'assemblée (en anglais, Magic : The Gathering). Si vous vous demandiez d'où venait le nom de MtGox, voilà votre réponse : Magic The Gathering Online eXchange.

Juillet 2010, Jed McCaleb découvre le bitcoin et a une idée lumineuse que j'imagine pas mal d'entre nous auraient souhaité avoir : celle de créer un site dédié aux échanges de bitcoins. Après tout, passer de l'échange de cartes de jeu à celui de monnaie virtuelle, pourquoi pas...

McCaleb ayant été assez précurseur en la matière, son site s'est rapidement imposé comme une plateforme de référence concentrant à elle seule, et au sommet de sa gloire, près de 70% des échanges de bitcoins. Depuis, les concurrents se sont multipliés, MtGox a perdu sa position dominante mais est resté une des plateformes qui comptent dans la sphère bitcoin.

En mars 2011, McCaleb revend son site à une société japonaise, Tibanne.

Malgré la reconnaissance dont MtGox jouissait, les états de fait du site n'étaient pas des plus rassurants.

En juin 2011, sa base de données est attaquée et 60 000 noms d'utilisateurs et de mots de passe sont compromis. Quelques jours plus tard, 600 titulaires de comptes MyBitcoin avaient vu leur compte vidé de leurs bitcoins.

2011 à nouveau : nouveau piratage de MtGox. Des milliers de faux ordres de vente sont passés sur la plateforme provoquant un krach du cours de la monnaie, qui passe de 17,50 $ à 0,01 $ avant que la situation soit rétablie.

En mai 2013, MtGox doit cette fois se confronter au gouvernement américain qui lui reproche d'émettre illégalement de la monnaie. Bilan : 5 millions de dollars en bitcoins sont saisis...

Juin 2013 : suspension pendant plusieurs jours des retraits en dollars américains.

Depuis le début de l'année, le site avait plusieurs fois arrêté puis repris les transactions. L'inquiétude était alors montée d'un cran si bien que le bitcoin échangé MtGox cotait en moyenne 4 fois moins que celui échangé sur d'autres plateformes. Mais mardi 25 février, c'est une page blanche qui accueille les utilisateurs du site. Puis un message indiquant que les transactions sont temporairement suspendues.

Un flou artistique flotte sur les raisons de ce plantage. Problème informatique ? Piratage ? Quoi qu'il en soit, ce sont environ 750 000 bitcoins qui sont pour le moment (?) inaccessibles à leurs légitimes propriétaires. Soit environ 35 millions de dollars au cours officiel du bitcoin.

La fermeture de MtGox n'a pas que des conséquences que pour ses pauvres utilisateurs. Dans la foulée, le cours du bitcoin s'effondrait.

Les derniers jours du bitcoin ?
Un coup rude pour la monnaie virtuelle. D'autant plus qu'il n'est que le dernier d'une longue série. Plusieurs membres de la Fondation Bitcoin, une association américaine dont l'objectif est de promouvoir et de défendre la monnaie virtuelle, ont été arrêtés pour blanchiment d'argent. Pas de quoi donner une bonne image de marque au bitcoin.

Outre des problèmes récurrents de sécurité (le bitcoin est régulièrement victime de tentatives ratées ou réussies de piratage et de manipulation) ainsi que les questions de confiance s'est dernière ajoutée une nouvelle menace : celle des Etats.

La Russie et la Chine viennent ainsi de déclarer la guerre au bitcoin.

Début février, le Procureur général de la Russie a déclaré que "l'introduction sur le territoire de Russie d'autres monnaies est interdite". En gros, le bitcoin est interdit en Russie, aussi bien pour les particuliers que les entreprises. Une ligne dure...

La Chine, en janvier, avait elle aussi limité l'utilisation de la monnaie virtuelle en interdisant aux banques de proposer des services liés à elle -- les particuliers étant toujours libres de l'utiliser. Certains sites, comme Baidu, avaient alors décidé de bannir le bitcoin. Des décisions qui avaient provoqué un krach du bitcoin en yuan.

Est-ce pour autant la fin du bitcoin ? Des pays comme les Etats-Unis ont reconnu son potentiel et son utilité, l'Allemagne l'a même reconnu officiellement. La France et l'Union européenne gardent quant à elles des positions mitigées, soulignant les dangers de cette monnaie. Mais pas d'interdiction en vue pour le moment.

Dans Atlantico, l'étude du profil type des utilisateurs de bitcoins s'avère en fait plutôt rassurant :

"88% des détenteurs de bitcoins les gardent, 8% les convertissent pour les dépenser. Une étude avait récemment montré que 80% des bitcoins ne circulent pas, c'est-à-dire sont thésaurisés. Cela pose des problèmes de liquidité, et donc de volatilité, mais indique aussi la forte confiance des utilisateurs dans l'avenir de cette monnaie".

Le principal avantage de cette monnaie, c'est qu'elle permet d'éviter les frais de change, :

Les Etats et la finance détestent le bitcoin car c'est une épine dans le pied du monopole étatique de la monnaie et des juteuses taxes et commissions que cela rapporte.

Supposez que vous vouliez transférez 1 000 euros à votre fils en Australie. Vous achetez pour 1 000 euros de bitcoins (0 euro de commission bancaire et frais de change).

Vous les lui transférez par Internet (0 euro de timbre + 0 euro de frais de transfert). Il les change en dollars australiens (0 $ de commission bancaire et frais de change). Vous voyez comme le bitcoin est horrible et nuisible.

- Le bitcoin n'est pas, du moins selon moi, un instrument de spéculation..

Tout comme l'or, le bitcoin est aussi un moyen de vous protéger contre la manipulation des monnaies fiduciaires. .

Par contre, comme moyen d'échange en dehors du circuit traditionnel, le bitcoin s'avère un bon outil. Pas de frais de change, pas d'intermédiaire bancaire, le rêve dans un monde dans le lequel les transferts d'argents internationaux sont la norme. Un petit conseil, ne stockez tout de même pas trop longtemps votre argent en bitcoin vu l'importance des fluctuations actuelles sur son cours. Et n'oubliez pas Paypal.

Les plateformes d'échange dont l'historique est moins sujet à caution que des sites tels que MtGox. Parmi elles : Bitstamp, Bitpay, Coinbase ou Bittylicious. Soyez prudent, encore plus que vous devez l'être pour vos dépôts bancaires (qui eux, sont, dans une certaine mesure du moins, protégés par le Fonds de garantie des dépôts. Pour résumer, il faut bien séparer l'idée de la réalité. Aussi intéressante que puisse être l'idée d'une monnaie qui échappe au contrôle et aux manipulations des banques centrales ou qui vous évitent les frais de change et autres commissions, ce n'est pas parce que le bitcoin répond à ces deux critères qu'il est, concrètement et actuellement, le meilleur outil. Mais peut-être gagnera-t-il en crédibilité dans les années qui viennent...

 

Pour conclure, je dirais que les marchés d'aujourd'hui ne sont plus qu'une sorte de rêverie numérique permanente, un paradis artificiel sous perfusion monétaire. Le plus angoissant, c'est que la plupart de ceux qui le commentent ou en vivent ne sont même plus capables de le reconnaître comme tel.



 La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

 

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

 

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 

La crise actuelle pourrait bien sûr être résolue par des moyens déjà utilisés historiquement par ce système dans des contextes comparables: guerre(s), destruction massive des moyens de production et de la force de travail. Elle pourrait aussi durer longtemps dans un processus continu d’appauvrissement pour la plupart d’entre nous, secoué par des explosions sans issue, voire des conflits de tous contre tous (concurrence entre groupes, racisme…).

 

Mais on peut aussi penser que, pendant une crise grave prolongée, les automatismes sociaux, les habitudes, s’affaiblissent et disparaissent. Beaucoup de personnes pourraient remettre en question ce qu’elles considéraient auparavant comme naturel, inévitable. Et c’est bien pour cela que les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer.

 

La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.

_________________________

[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris

 

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