Avertir le modérateur

31/03/2014

L'ouvrier et la machine

 

le 33 rue des vignoles,chronqiue,daniel mermet,foi d’anar,maurice joyeux,mikhail bakunin,documentaires,cnt ait,fai,ifa–

 

Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIstes qui, notamment, tiennent une posture pour le moins

SOCHAUX , CADENCES EN CHAINES .

n

UN PENDU EN PLUS, UN...

 

Suicides : le document qui accuse France Telecom Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides. 

20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

Suicide d’un salarié de Nutréa-Triskalia

http://www.congrespesticides.org/

" Depuis, quelques années, le sujet des pesticides

Les nouveaux esclaves des temps modernes - AgoraVox le média ...

 « Quand on gueule, on est des fous ! »,
 un ouvrier revient sur la lutte à PSA-Aulnay (0h33, mars 2014).
Retour sur la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay avec un ancien gréviste aujourd’hui au chômage. Politique syndicale, pression de la direction,répression étatique, liste noire patronale, chômage et nécessité d’agir collectivement sont les questions abordées. Dans ce court documentaire, Samir, un ouvrier de longue date et actif dans la grève, revient sur les conditions de travail imposées par PSA, sur sa double condition de prolétaire et d’enfant d’immigrés, sur le rôle des syndicats dans la lutte, les moyens d’actions... « Eux, PSA, ont repris l’ancienne politique de Michelin : "Tu travailles, tu fermes ta gueule. T’es pas content, tu prends tes affaires et tu dégages". Et ça c’est hors de question avec les
enfants d’immigrés ». cf Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !

Quand on gueule, on est des fous! Retour sur la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay avec un ancien gréviste aujourd'hui au chômage.
Site internet : acontrechamp.net

acontrechamp

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video - YouTube

L'ouvrier et la machine

9 janvier 2014, 10:11

"Maudite machine!" peste l'ouvrier, suant à grosse gouttes, las et découragé. "Maudite machine qui m'obliges à suivre ton rythme infernal, comme si, moi aussi, j'étais fait d'acier et entraîné par un moteur! Je te hais, engin de malheur, car faisant le travail de dix, vingt ou trente ouvriers, tu m'ôtes le pain de la bouche — et tu me condamnes, ainsi que ma femme et mes enfants, à crever de faim."

La machine geint sous les coups du moteur, paraissant ainsi partager la fatigue de son compagnon de sang et de muscles. Toutes les pièces qui la composent sont en mouvement, ne s'arrêtant jamais. Certaines glissent, d'autres tressaillent. Celles-ci oscillent, celles-là pivotent, suintant l'huile noirâtre, couinant, trépidant, fatiguant la vue de l'esclave de chair et d'os qui doit suivre attentivement tous leurs mouvements et résister à l'abrutissement qu'ils provoquent pour ne pas se laisser prendre un doigt par un de ces rouages d'acier, ou perdre une main, un bras, voire la vie…

 

"Machines infernales! Vous devez toutes disparaître, suppôts de Satan! Joli travail que vous faîtes! En un jour, sans autre dépense que quelques seaux de charbon pour alimenter le moteur, et avec un seul ouvrier, vous abattez chacune davantage d'ouvrage que ne le fait un seul homme en un mois, de sorte qu'un travailleur, qui pourrait avoir du labeur pour trente jours, le voit réduit en un seul à cause de vous… Si nous crevons de faim, cela t'est indifférent! Sans toi, vingt familles de prolétaires auraient leur pain quotidien assuré."

Les milles et une pièces de la machine sont en action. Elles tournent, glissent dans tous les sens, se rejoignent et s'écartent, suant d'infectes graisses, trépidant et couinant jusqu'à en avoir le vertige… La sombre machine n'offre pas un moment de répit. Elle respire bruyamment comme si elle était vivante. Elle semble épier la moindre seconde d'inattention de l'esclave humain pour lui mordre un doigt, lui arracher un bras, ou la vie…

À travers un soupirail pénètre une pâle lueur carcérale et sinistre. Le soleil lui-même se refuse à éclairer cet antre de misère, d'angoisse et de fatigue où se sacrifient de laborieuses existences au profit de vies stériles. Des bruits de pas viennent de l'extérieur -c'est le troupeau qui est en marche! Des miasmes sont à l'affût dans chaque recoin de l'atelier. L'ouvrier tousse… tousse! La machine geint… geint!

"Cela fait sept heures que je suis à tes côtés et il m'en reste encore trois à tirer. J'ai le vertige mais je dois résister. J'ai la tête lourde, mais gare au moindre moment d'inattention! Je dois suivre tes mouvements si je ne veux pas que tes dents d'acier me mordre et que tes doigts de fer m'emprisonnent… Encore trois longues heures! Mes oreilles bourdonnent, une soif terrible me dévore, j'ai de la fièvre, ma tête va éclater."

Des sons joyeux parviennent du dehors : ce sont des enfants qui passent, espiègles. Leurs rires, gracieux et innocents, effacent un instant la grisaille environnante, engendrant une sensation de fraîcheur semblable à celle que procure le chant d'un oiseau dans un moment d'abattement. L'émotion s'empare de l'ouvrier. Ses propres enfants gazouillent de même! C'est ainsi qu'ils rient! Et tout en regardant le mouvement des mécanismes, il se met à gamberger. Son esprit rejoint le fruit de ses amours, qui l'attend chez lui. Il frissonne à l'idée qu'un jour ses enfants devront eux aussi venir crever pour une machine dans la pénombre d'un atelier où les microbes pullulent.

"Maudite machine, je te hais!" 

La machine se met à trépider avec plus de vigueur, elle a cessé de geindre. De tous ses tendons de fer, de toutes ses vertèbres d'acier, des dures dents de ses rouages, de ses centaines de pièces infatigable, sort un son rauque plein de colère qui, traduit en langage humain, signifie :

"Tais-toi, misérable! Cesse de te plaindre, espèce de lâche! Moi je ne suis qu'une machine, entraînée par un moteur, mais toi, tu as un cerveau et tu ne te révoltes pas, malheureux! Arrête de te lamenter sans cesse, imbécile! C'est ta lâcheté qui est cause de ton malheur, pas moi. Empare-toi de moi, arrache-moi des griffes de ce vampire qui te suce le sang, et travaille pour toi et les tiens, crétin! En elles-mêmes, les machines sont un bienfait. Nous épargnons des efforts à l'homme, mais vous autres travailleurs, êtes si stupides que vous nous laissez aux mains de vos bourreaux, alors que vous nous avez fabriquées. Comment concevoir plus grande bêtise? Tais-toi, ne dis plus un mot! Si tu n'as pas le courage de rompre tes chaînes, alors cesse de te plaindre! Allons, il est l'heure de sortir. Déguerpis et réfléchis!"

Les paroles salutaires de la machine, associées à l'air frais de la rue, provoquèrent une prise de conscience chez l'ouvrier. Il sentit qu'un monde s'écroulait dans son esprit : celui des préjugés, des interdits, du respect de l'ordre établi, des lois et des traditions et, le poing levé, il s'écria :

"Je suis anarchiste! Terre et liberté!"

 

Ricardo Flores Magon

Regeneraciòn, n° 226, 12 février 1916.

 
Bande annonce - Nous ouvriers
Dans les années 1960 au début des années 1980 : espoirs révolutionnaires, vagues de licenciements, crise énergétique, chômage... Et " enfin" Mitterrand
 
Deuxième épisode de cette saga de la France  industrielle. Des témoignages et analyses dessinent une période d'avancée sociales et retours de balanciers.

"Nous, ouvriers"Créé le mercredi 06 juillet

L’image contient peut-être : 1 personne, texte

Le chômage a une histoire 1981 2001 Gilles Balbastre 2 de 2 Le ..., Le chomage a une histoire - YouTube , La crise au pays des merveilles : Docs ad Hoc : La crise au pays des merveilles - Vidéo Dailymotion, Le chômage explose, le capitalisme en a besoin, C'est les Grecs qu'on assassine...., Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !, Manager de transition, un bien joli métier, Situation du travail en France , Europe : l’insurrection qui vient ? Tous rebelles?

 

08/03/2014

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation

 

 

 

 

 

 

Complexe et inévitable
Prenons par exemple le krach boursierde 1987. A l'été 1987, le marché boursier était devenu extrêmement suracheté et une correction était inévitable, peu importe à quel point l'avenir semblait prometteur. Entre le plus haut d'août 1987 et le plus bas d'octobre 1987, le Dow Jones a dévissé de 41%. Comme nous le savons tous, le Dow n'a cessé de monter les 20 années suivantes, pour atteindre un plus haut en octobre 2007 à 14 198.

Il n'y a pas de
hasard
une crise financière n'arrive pas par hasard mais après une longue période d'excès (politiques monétaires expansionnistes et/ou politiques budgétaires conduisant à une croissance excessive du crédit et à une spéculation excessive). Le problème réside dans l'établissement du moment de début de la crise. En général, comme c'était le cas en Asie dans les années 1990, les conditions macro-économiques se dégradent bien avant le début de la crise. Toutefois, les politiques monétaires expansionnistes et une croissance excessive de la dette peuvent allonger la durée du développement économique pendant une très longue période.Écrit par : L'indigné | 08/03/2014

 

 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.


 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.

 

 

humour 94.jpg

 

. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation - Source Les Echos - Aout 2001.

 

L'avènement de la net économie représente une véritable rupture en ce que la vitesse a laquelle se gèrent deésormais les sociétés High tech nécéssite des mécanismes organisation différents. Thierry Breton, le patron de Thomson Multimédia, dit ainsi qu'il ne fait plus de budget annuel car il n'a pas de visibilité à cet horizon. Il en fait deux par an. " Mon activité, elle dépend encore des hyphothèse macro économiques, ce qui me donne plus de stabilité. Mais, au qutidien, je n'ai pas de visibilité au delà de 24 à 48 heures" Ce qui exige d'avantage de flexibilité et nécessite des dirigeants qu'ils aient toujours plusieurs scénarios à disposition.

 

Grâce aux nouveaux outils - reporting, études markéting, e-mail, Internet,etc - plus efficaces, diriger une entreprise est plus facile, mais aussi plus complexe. Car le dirigeant doit avoir des lumières sur tout les aspects de la vie de l'entreprise, y ajoutant de surcroit un coefficient international. Les relations internationales sont de plus en plus compliquées à gérer, les clients de moins en moins fidèles, les marques durent de moins en moins longtemps, de nouveaux concurrents surgissent de partout. Enfin les clients sont de plus en plus exigeants et se manifestent quotidiennement ( ....)

 

Pourtant, la prévision n'a pas totalement disparu. Elle est reconfigurée à ses deux extrêmes, le très court terme et le très long terme, sous deux vocables " benchmarking" ( étalonnage) et vision. Au jour de l'mélioration des techniques, les outils de controle et des moyens d'information permettent aux dirigeants actuels de ne pas perdre des mouvements de la concurrence, des soubresauts du marché, de l'évolution du marché, de l'évolution des attentes des clients.... et de s'y adapter en conséquence.

 

Avec un risque, que deux professeurs américains , CK Pralahad et Gary Hamel, soulignaient en 1995 après que le marché sans en être en mesure de l'influencer. " A défaut de prévoir le futur, fabriquez le" Ce fut, par exemple, celle de Motorola qui, dés les années 60, envisagea l'avènement d'un monde sans fil qui devait donner naissance au téléphone mobile. Idée reprise aujourd'hui , coté prestatiare de service, par Orange. La prévision chez l'opérateur téléphonique britannique racheté par France Télécom? Elle est rebatisée Direction de la "stratégie, de l'imaginerring et de la futurologie".

 

Autre culture, autre langage, même idée . " La stratégie a eu tendance à se cantonner dans la réduction des charges et de l'adaptation à l'évolution du marché, confirme Armand Braun, prospective et PDG - fondateur de la société internationale des conseillers de synthèse. " Créer relève de la perspective". Le planning a moyen terme convient aux eaux calmes quand à l'avenir n'est que le prolongement du passé. Par temps d'orage et de ruptures, l'entreprise cherche avant tout a coller à la vague, à ses clients. Reste a trouver le capte. C'est là que les boussoles retrouvennt toute leur utilité. Les entreprises - depuis qu'elles se sont restructurées - en paraissent conscientes : " On commence aujourd'hui à assister à un retour des perspective", observe, optimiste Armand Braun.

 

BMC Software s'appuie ainsi sur deux perspectives sources d'information. "Nous réunissons deux fois par an une dizaine de directeurs informatiques, parmi nos clients les plus importants, afin de discuter de la manière dont ils voient, eux, leurs contraintes, le métier évoluer.", explique Edouard Fourcade. En outre, nous  avons montré avec Motorola, Cisco, Intel et Microsoft un consortium destiné à tenter d'anticiper les évolutions technologiques".

 

De leur coté, Michelin, Schlumberger et Shell font plancher des étudiants : le premier qur la mobilité en 2020 et le pneu qui idéalement, l'accompagnerait; les deux autres sur le travail en 2015 et l'organisation qui serait la mieux adaptée....

 

Un tel exercice nécessite cependant une véritable révolution des esprits, car il constitue une nouvelle manière de penser, d'appréhender le futur, expliquaient les prospectivistes. En outre, il suppose du courage de l'audace et un réelle talent pour motiver les hommes. Pas facile de rallier ses troupes autour d'un projet à quize ou vingt ans. cf source - La conquête du futur, InterEditions, 1995

Les Enjeux - Aout 2001

 

 

  1. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

Et quelle meilleure preuve de l’état de dégradation des monnaies fiduciaires que la bulle bitcoins ? Les bitcoins ?, vous demandez-vous sûrement, mais qu’est-ce donc ? Une monnaie de Monopoly ?

 

le bitcoin, son origine, son fonctionnement, .
Pas tout à fait. Les bitcoins sont une nouvelle monnaie… qui déchaîne les passions. A la base, les bitcoins ont été inventés en 2008 par Satoshi Nakamoto, illustre inconnu qui, selon les nombreuses spéculations sur son identité, pourrait cacher un ou plusieurs développeurs.

Le principe de base de bitcoins, reposent sur un algorithme particulièrement compliqué. Mais doté d’un très puissant ordinateur, et de solides capacités d’informaticien, vous pouvez résoudre des problèmes mathématiques et devenir un “mineur” de bitcoins. Les algorithmes à résoudre deviennent automatiquement de plus en plus complexes, ce qui permet de maîtriser la quantité et le rythme de mise sur le marché des bitcoins.

En effet, et contrairement aux autres monnaies fiduciaires, le nombre de bitcoins qui sera à terme mis en circulation est déjà fixé à 21 millions. Cette limite devrait normalement être atteinte en 2140 alors qu’il existe déjà aujourd’hui environ 11 millions de bitcoins en circulation. On est donc très loin du dollar par exemple qui est créé au rythme de 85 milliards supplémentaires chaque mois pour satisfaire les besoins de la Fed.

Cette création monétaire échappe donc à toute banque centrale mais présente tout de même quelques inconvénients, dont le premier d’entre eux est la sécurité. Chaque bitcoin est accompagné d’un cryptage qui doit assurer son authenticité. Or, avec le succès des bitcoins, les attaques de ceux que l’on pourrait qualifier de faussaires se multiplient. En août 2010, un mineur a ainsi créé des millions de bitcoins échappant à toute validation.

Une fois que le “mineur” a obtenu des bitcoins, il peut l’échanger sur une place de marché réservée à cet usage – il en existe environ une vingtaine.

Une monnaie virtuelle, mais pourquoi ?
A l’origine, l’objectif du (ou des) créateur(s) des bitcoins était de proposer une monnaie “libertarienne” échappant à tout contrôle des Etats et permettant des échanges et des transactions à bas coût.

Les bitcoins ont deux principaux usages :
un protocole d’échange entre monnaies : vous avez des euros, vous voulez des dollars. Vous pouvez convertir vos euros en bitcoins puis convertir ces mêmes bitcoins en dollars. Et vous voilà avec des billets verts échangés en dehors du système de conversion classique.

- une monnaie virtuelle : vous pouvez acheter des produits directement en bitcoins auprès de ceux qui l’acceptent comme monnaie. Par exemple, vous allez sur un site Internet, vous repérez les chaussures de vos rêves, dont le prix est indiqué en euros et en bitcoins. Riche de votre monnaie virtuelle, vous décidez de vous offrir ces petites merveilles en bitcoins. Avantage non négligeable : vous n’avez pas eu besoin de vous servir de votre carte bancaire. Adieu donc Visa, Mastercard et autres fournisseurs de ce genre de services.

Et c’est cet usage qui rencontre le plus de succès…

Alerte à la bulle ?
Tant de succès même, que le cours du bitcoins’envole et que certains crient à la bulle. A son lancement, un bitcoin ne valait que quelques cents (de dollars). Début avril, 1 bitcoin équivalait à 40 dollars. Et aujourd’hui, il en vaut plus de 140. Aux dernières nouvelles, les 11 millions de bitcoins qui sont actuellement en circulation vaudraient donc 1,5 milliard de dollars.

Comment expliquer une telle flambée ? Première raison à cela, bitcoins est devenu le jouet favori de geeks et surtout de traders qui y voient un outil de spéculation comme un autre. Rare, comme l’or, le bitcoinvoit sa valeur augmenter au rythme de la demande.

Le lien entre la monnaie virtuelle et le métal jaune est clairement fait selon Gonzague Grandval, président-directeur général de Paymium, société propriétaire de Bitcoin-Central, dans Les Echos : “Le bitcoin est comparable à un lingot d’or numérique : c’est une réserve de valeur“

Deuxième raison, la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. La récente envolée du cours du bitcoincoïncide avec la crise chypriote. La taxation imposée sur certains comptes bancaires ainsi que le contrôle des changes et des transferts ont donné du grain à moudre à tous ceux qui n’accordaient pas une grande confiance aux banques. Stocker une partie de son argent en dehors du système bancaire classique ne paraît plus si idiot que cela.

. La spéculation fait rage. Ce qui ne veut pas dire que les bitcoins ne peuvent pas s’imposer comme un moyen d’échange dans les années qui viennent. En attendant, l’or me paraît bien plus sûr, et tangible, pour stocker de la valeur et comme protection contre l’inflation. Les banques centrales – des pays émergents essentiellement – ne s’y trompent pas en maintenant leurs achats d’or en ce début d’année.

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

350 millions de dollars qui s'évaporent en fumée de pixel en quelques instants. Soit 750 000 bitcoins.

C'est ce qui s'est volatilisé dans la nature avec la fermeture, mardi dernier, du site MtGox, une des plus importantes plateformes d'échange de bitcoins au monde.


Un peu d'histoire
A l'origine, la société MtGox n'était pas dédiée au bitcoin, loin de là. Le site a été créé en 2009 Jed McCaleb comme lieu d'échange de cartes à jouer Magic : l'assemblée (en anglais, Magic : The Gathering). Si vous vous demandiez d'où venait le nom de MtGox, voilà votre réponse : Magic The Gathering Online eXchange.

Juillet 2010, Jed McCaleb découvre le bitcoin et a une idée lumineuse que j'imagine pas mal d'entre nous auraient souhaité avoir : celle de créer un site dédié aux échanges de bitcoins. Après tout, passer de l'échange de cartes de jeu à celui de monnaie virtuelle, pourquoi pas...

McCaleb ayant été assez précurseur en la matière, son site s'est rapidement imposé comme une plateforme de référence concentrant à elle seule, et au sommet de sa gloire, près de 70% des échanges de bitcoins. Depuis, les concurrents se sont multipliés, MtGox a perdu sa position dominante mais est resté une des plateformes qui comptent dans la sphère bitcoin.

En mars 2011, McCaleb revend son site à une société japonaise, Tibanne.

Malgré la reconnaissance dont MtGox jouissait, les états de fait du site n'étaient pas des plus rassurants.

En juin 2011, sa base de données est attaquée et 60 000 noms d'utilisateurs et de mots de passe sont compromis. Quelques jours plus tard, 600 titulaires de comptes MyBitcoin avaient vu leur compte vidé de leurs bitcoins.

2011 à nouveau : nouveau piratage de MtGox. Des milliers de faux ordres de vente sont passés sur la plateforme provoquant un krach du cours de la monnaie, qui passe de 17,50 $ à 0,01 $ avant que la situation soit rétablie.

En mai 2013, MtGox doit cette fois se confronter au gouvernement américain qui lui reproche d'émettre illégalement de la monnaie. Bilan : 5 millions de dollars en bitcoins sont saisis...

Juin 2013 : suspension pendant plusieurs jours des retraits en dollars américains.

Depuis le début de l'année, le site avait plusieurs fois arrêté puis repris les transactions. L'inquiétude était alors montée d'un cran si bien que le bitcoin échangé MtGox cotait en moyenne 4 fois moins que celui échangé sur d'autres plateformes. Mais mardi 25 février, c'est une page blanche qui accueille les utilisateurs du site. Puis un message indiquant que les transactions sont temporairement suspendues.

Un flou artistique flotte sur les raisons de ce plantage. Problème informatique ? Piratage ? Quoi qu'il en soit, ce sont environ 750 000 bitcoins qui sont pour le moment (?) inaccessibles à leurs légitimes propriétaires. Soit environ 35 millions de dollars au cours officiel du bitcoin.

La fermeture de MtGox n'a pas que des conséquences que pour ses pauvres utilisateurs. Dans la foulée, le cours du bitcoin s'effondrait.

Les derniers jours du bitcoin ?
Un coup rude pour la monnaie virtuelle. D'autant plus qu'il n'est que le dernier d'une longue série. Plusieurs membres de la Fondation Bitcoin, une association américaine dont l'objectif est de promouvoir et de défendre la monnaie virtuelle, ont été arrêtés pour blanchiment d'argent. Pas de quoi donner une bonne image de marque au bitcoin.

Outre des problèmes récurrents de sécurité (le bitcoin est régulièrement victime de tentatives ratées ou réussies de piratage et de manipulation) ainsi que les questions de confiance s'est dernière ajoutée une nouvelle menace : celle des Etats.

La Russie et la Chine viennent ainsi de déclarer la guerre au bitcoin.

Début février, le Procureur général de la Russie a déclaré que "l'introduction sur le territoire de Russie d'autres monnaies est interdite". En gros, le bitcoin est interdit en Russie, aussi bien pour les particuliers que les entreprises. Une ligne dure...

La Chine, en janvier, avait elle aussi limité l'utilisation de la monnaie virtuelle en interdisant aux banques de proposer des services liés à elle -- les particuliers étant toujours libres de l'utiliser. Certains sites, comme Baidu, avaient alors décidé de bannir le bitcoin. Des décisions qui avaient provoqué un krach du bitcoin en yuan.

Est-ce pour autant la fin du bitcoin ? Des pays comme les Etats-Unis ont reconnu son potentiel et son utilité, l'Allemagne l'a même reconnu officiellement. La France et l'Union européenne gardent quant à elles des positions mitigées, soulignant les dangers de cette monnaie. Mais pas d'interdiction en vue pour le moment.

Dans Atlantico, l'étude du profil type des utilisateurs de bitcoins s'avère en fait plutôt rassurant :

"88% des détenteurs de bitcoins les gardent, 8% les convertissent pour les dépenser. Une étude avait récemment montré que 80% des bitcoins ne circulent pas, c'est-à-dire sont thésaurisés. Cela pose des problèmes de liquidité, et donc de volatilité, mais indique aussi la forte confiance des utilisateurs dans l'avenir de cette monnaie".

Le principal avantage de cette monnaie, c'est qu'elle permet d'éviter les frais de change, :

Les Etats et la finance détestent le bitcoin car c'est une épine dans le pied du monopole étatique de la monnaie et des juteuses taxes et commissions que cela rapporte.

Supposez que vous vouliez transférez 1 000 euros à votre fils en Australie. Vous achetez pour 1 000 euros de bitcoins (0 euro de commission bancaire et frais de change).

Vous les lui transférez par Internet (0 euro de timbre + 0 euro de frais de transfert). Il les change en dollars australiens (0 $ de commission bancaire et frais de change). Vous voyez comme le bitcoin est horrible et nuisible.

- Le bitcoin n'est pas, du moins selon moi, un instrument de spéculation..

Tout comme l'or, le bitcoin est aussi un moyen de vous protéger contre la manipulation des monnaies fiduciaires. .

Par contre, comme moyen d'échange en dehors du circuit traditionnel, le bitcoin s'avère un bon outil. Pas de frais de change, pas d'intermédiaire bancaire, le rêve dans un monde dans le lequel les transferts d'argents internationaux sont la norme. Un petit conseil, ne stockez tout de même pas trop longtemps votre argent en bitcoin vu l'importance des fluctuations actuelles sur son cours. Et n'oubliez pas Paypal.

Les plateformes d'échange dont l'historique est moins sujet à caution que des sites tels que MtGox. Parmi elles : Bitstamp, Bitpay, Coinbase ou Bittylicious. Soyez prudent, encore plus que vous devez l'être pour vos dépôts bancaires (qui eux, sont, dans une certaine mesure du moins, protégés par le Fonds de garantie des dépôts. Pour résumer, il faut bien séparer l'idée de la réalité. Aussi intéressante que puisse être l'idée d'une monnaie qui échappe au contrôle et aux manipulations des banques centrales ou qui vous évitent les frais de change et autres commissions, ce n'est pas parce que le bitcoin répond à ces deux critères qu'il est, concrètement et actuellement, le meilleur outil. Mais peut-être gagnera-t-il en crédibilité dans les années qui viennent...

 

Pour conclure, je dirais que les marchés d'aujourd'hui ne sont plus qu'une sorte de rêverie numérique permanente, un paradis artificiel sous perfusion monétaire. Le plus angoissant, c'est que la plupart de ceux qui le commentent ou en vivent ne sont même plus capables de le reconnaître comme tel.



 La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

 

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

 

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 

La crise actuelle pourrait bien sûr être résolue par des moyens déjà utilisés historiquement par ce système dans des contextes comparables: guerre(s), destruction massive des moyens de production et de la force de travail. Elle pourrait aussi durer longtemps dans un processus continu d’appauvrissement pour la plupart d’entre nous, secoué par des explosions sans issue, voire des conflits de tous contre tous (concurrence entre groupes, racisme…).

 

Mais on peut aussi penser que, pendant une crise grave prolongée, les automatismes sociaux, les habitudes, s’affaiblissent et disparaissent. Beaucoup de personnes pourraient remettre en question ce qu’elles considéraient auparavant comme naturel, inévitable. Et c’est bien pour cela que les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer.

 

La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.

_________________________

[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris

 

Posted in Texts | Tagged Crise, finance, lutte des classes, Paris, Pourquoi parler de crise ?, RISC | Leave a comment

06/03/2014

Le nouveau capitalisme

 

Bonjour à toutes et à tous!

 Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ».Comme il avait raison.
 

La crise. Quelle crise ?
la photo de Denis BeauchampLa crise. Quelle crise ?Pourquoi parler de crise ? 
La crise. Quelle crise ?

Posted on 22 avril 2012 by risc , Merde in France (english) Textes en Français

 

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme . Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

 "La social-démocratie, c'est le projet d'un capitalisme régulé dans l'équilibre des intérêts entre salariés et patrons. C'est cette idée que producteurs et entrepreneurs jouent un rôle complémentaire, et que la lutte de classe ne doit jamais franchir la ligne jaune de « l'intérêt général ». Un intérêt général qui se révèle systématiquement être l'intérêt du capital.
Selon cette acception, le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) et les Verts sont les trois principaux p artis sociaux-démocrates en France. Avec des nuances dans la radicalité et dans le degré d'intégration au système mais avec, in fine, une vision et un objectif commun."

La social-démocratie est un courant socialiste réformiste aujourd’hui non-marxiste, incarné en particulier par les socialismes allemand et scandinave. Les partis sociaux-démocrates sont étroitement liés aux organisations syndicales, ce qui explique la préférence et la pratique de la négociation, de la concertation pour réformer la société, plutôt que les luttes sociales.

La social-démocratie est peu à peu convertie au « social-libéralisme » et a intégré les thèses du libéralisme : économie de marché, liberté d’entreprendre, limitation du rôle de l’Etat aux périodes de crise.

Un sentiment d’exaspération traverse les sociétés occidentales. Le crédit des partis traditionnels est entamé ; les promesses d’un avenir meilleur après des années de rigueur sont démenties par la persistance du chômage et par l’approche d’une nouvelle bourrasque économique (lire « Le temps des colères »). Une vague migratoire, des lois sécuritaires et la peur du terrorisme complètent le tableau. La réponse des partis de gouvernement classés à gauche hésite entre la réaffirmation des utopies technologiques de la Silicon Valley (lire « Les démocrates américains envoûtés par la Silicon Valley ») et le recours à une « stratégie du choc » qui, au prétexte de libérer l’entreprise et l’individu, s’en prend frontalement au droit du travail. Mais sortir de la nasse imposerait peut-être au contraire de rehausser ses ambitions (lire « Pour la république sociale »)

Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ».Comme il avait raison.

François Hollande sur le pacte de responsabilité

: « il ne s'agit pas de changer de chemin, mais d'aller plus vite »… pour faire des cadeaux au patronat ? cf voir la finance imaginaire

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit.

 

. l. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système.

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

A lire La crise. Quelle crise ?

PENSER CRITIQUE
Kit de survie* éthique et politique

Pour situations de crise[s]

Les agents économiques ne produisent plus, eux mêmes, ce dont ils ont besoin ; ils acquierent des biens et des services sur des services et des marchés.

 

 

La semaine passée aura encore été une semaine d'absence relative de résultats. Du coup, elle aura été marquée par les orientations de politique économique. Ainsi, autant la semaine d'avant avait été marquée par la FED et la BCE, autant la semaine dernière a été marquée par le discours de François Hollande. Un discours qui a pris les marchés, les journalistes et les politiques à contre-pied, car axé sur une politique de l'offre : "Il ne peut y avoir de création d'emplois dans la durée sans les entreprises. Il nous faut produire plus, il nous faut produire mieux. C'est donc sur l'offre qui faut agir. Sur l'offre ! Ce n'est pas contradictoire avec la demande. L'offre crée même la demande". Les économistes reconnaitront là une inspiration néo-classique, qui est une première pour un socialiste. Hollande s'en défend, mais le libéralisme est totalement hérité de la pensée néo-classique! Il profite de l'inculture économique ambiante pour s'en défendre.  La culture économique de Mr Hollande tranche avec l'inculture économique de son prédécesseur.

Opération séduction de François Hollande auprès des investisseurs mondiaux

Le président français reçoit aujourd'hui des patrons de poids lourds de l'industrie mondiale mais aussi des responsables de fonds koweïtien, qatari et chinois. Lire

 

 

Aujourd'hui, il y a une économie d'échanges fondée sur la division du travail, au plan mondial. Cela a provoqué une forte spécialisation des économies nationales en fonction de leurs avantages respectifs ( cf voir les Théorie explicative du commerce mondial : la théorie de l'avantage absolu d'Adams Smith, l'avantage relative de David Ricardo)

 

Une société fonctionnement sur l'endettement, le crédit, la consommation et la course aux profits :

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme pur des livres I et II, nous sommes montés dans l’échelle des fictions pour arriver enfin à la dernière d’entre elles, celle qui garantit toutes les autres : l’endettement de l’Etat. L’endettement de l’Etat est « purement fictif » (Capital, vol. III, p. 465). C’est son existence qui donne au capital la dimension d’un rapport social et politique. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

Faut-il dire adieu à la croissance  ? Durant deux jours seront déclinés rencontres, animations, débats et projections consacrés aux grandes questions économiques et sociales du moment / Should we say goodbye to the growth? During two days will be declined meetings, events, debates and projections on the broad economic and social issues of the day

 

Sans croissance, point de salut ! répètent à l'envi les gouvernements européens. Mais à long terme, faut-il réellement faire de l'augmentation du PIB l'alpha et l'oméga du progrès humain ? Aujourd'hui, le PIB comme instrument de mesure de la richesse est de plus en plus contesté, nous obligeant à imaginer de nouveaux indicateurs et à nous interroger plus profondément sur le contenu même de la richesse Pourquoi parler de crise ? /

 

 

 « Spectacle à tous les étages ! | Page d'accueil | Les croûtes de Bush »  vendredi, 28 février 2014Farce tranquille du capitalisme patient - zebre plus ultra

 

 

Les "capitalistes patients" embaucheront quand la conjoncture sera meilleure. D'ici là nous sommes priés de les croire sur parole et le gouvernement est sommé de leur accorder  les royales baisses des charges qu'ils exigent. Elles se feront par un effort supplémentaire de 50 milliards d'euros d'économie. Sur le dos de qui se feront ces économies et qui paiera la note ? C'est si peu un mystère que le gouvernement est incapable d'oser le dire.

 

Quant au  Pacte de responsabilité : présenté comme un "donnant-donnant de Hollande aux entreprises", c'est un miroir aux alouettes où les pigeons donnent tête baissée.

 

Ce en quoi il rejoint le gouvernement PS qui se garde de chiffrer les créations d’emplois attendues.

Comme le démontre Frédéric Lordon : "Les entreprises ne créent pas l’emploi : elles « opèrent » l’emploi déterminé par la conjoncture. Si l’on veut de l’emploi, c’est à la conjoncture qu’il faut s’intéresser, pas aux entreprises."

« la conjoncture est un processus qui, dans une certaine mesure se laisse piloter. C’est précisément l’objet de cette action qu’on appelle la politique macroéconomique. Mais, de cela, le gouvernement " socialiste " a manifestement abdiqué toute velléité : ligoté par les contraintes européennes qui ont si bien neutralisé toute possibilité de politique économique active, et ayant renoncé par avance à tout effort de retrouver quelque marge de manœuvre en cette matière, il ne lui est plus resté qu’à dévaler avec tout le monde la pente de l’idéologie libérale-entrepreneuriale pour former le puissant raisonnement que si ce sont les entreprises qui créent les emplois, alors il faut être très gentil avec les entreprises. »

Les entreprises ne créent pas l’emploi  par Frédéric Lordon - La pompe à phynance - 26 02 2014

Sauve qui peut !, Ce soir Enfants forçats, Le chomage a une histoire, Andre Gorz, Laboratoire et cobayes, Le poison grec, Hollande, vrai changement?, Les "marchands de doute" ? L'Europe au bord du suicide !, ‘Les Vivants et les Morts’

 

 

 

.Les différentes structures du système capitaliste

 

-------------------

Le nouveau capitalisme

 

« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c’est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l’après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (…)

 

La crise du capitalisme « fordiste » de l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux Etats-Unis et en Europe. Ce nouveau « régime de croissance », qualifié de « fordiste » par l’école de la Régulation, repose sur 4 piliers principaux :

·         Le rapport salarial « fordiste », organisant le partage des gains de productivité issus des principes tayloriens de l’organisation scientifique du travail sur la base d’un compromis capital/travail. Ce compromis est le fruit de négociations entre patronat et syndicats au niveau des branches et des entreprises. Il a permis une hausse rapide des salaires ;

·         Des politiques économiques actives, budgétaires et monétaires, dont l’objectif est d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises ;

·         L’Etat-providence, c’est-à-dire un système de protection sociale fondé sur la solidarité entre les classes sociales et entre les générations ;

·         Des systèmes financiers administrés, destinés à assurer le financement de l’accumulation du capital productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles et contrôlés par les autorités monétaires.

Cet environnement institutionnel a contribué à créer un contexte économique et social d’une grande stabilité, particulièrement favorable à l’accumulation du capital industriel et à la croissance de la production : c’est la période des Trente glorieuses. La croissance est alors soutenue par la progression de la demande (…) et surtout par la progression du pouvoir d’achat des salaires découlant de leur indexation sur les gains de productivité et sur les prix. Enfin, la fixation administrative des taux d’intérêt garantit aux entreprises un coût du capital stable et bas, ce qui stimule l’investissement.

Ce régime de croissance rapide s’est essoufflé à partir des années 1970 avec le ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation. La décélération des gains de productivité a été un facteur décisif et est allée de pair avec une baisse des profits des entreprises. Cette évolution résulte de la perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail ainsi que de la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus, conflits qui créent des tensions inflationnistes. Les événements de 1968 et l’échec des accords de Grenelle en France en sont l’illustration.

La crise du capitalisme fordiste résulte aussi de la déstabilisation du Système monétaire international (SMI). Les rythmes d’inflation différant selon les pays, le régime de changes fixes – qui assurait la stabilité des monnaies entre elles dans le cadre du SMI de Bretton Woods – est remplacé par un système de changes flexibles en 1973. Cette crise du SMI vient fragiliser (…) les économies [qui] deviennent de plus en plus interdépendantes. C’est le début du processus de mondialisation. (…)

 

 

Les débuts du « capitalisme actionnarial »

A partir de la fin des années 1970, en réaction à la crise du régime fordiste, les politiques économiques changent de cap dans les principaux pays industrialisés. Ces politiquent prennent place dans trois domaines principaux : une nouvelle régulation macroéconomiques, la libéralisation du système financier et, en France, la privatisation de la quasi-totalité des grandes entreprises industrielles et financières.

 

Les principaux piliers du régime fordiste sont remis en cause. Les politiques de rigueur salariale déconnectent l’évolution des salaires de celle des gains de productivité, les politiques de libéralisation et de privatisation font reculer la régulation publique et les réformes financières  bouleversent la logique du système financier : l’économie d’endettement administrée fait place à une économie de marchés financiers libéralisée. A la suite de ces choix politiques et idéologiques, un nouveau régime de croissance se met progressivement en place : le « capitalisme actionnarial », dans lequel la finance de marché joue un rôle central. La création de richesse financière par les entreprises en constitue le cœur. (…) Ses principales caractéristiques sont : (…) le rôle primordial des marchés d’actions et des investisseurs (…), la prépondérance de la logique actionnariale induisant de nouvelles formes de gouvernement d’entreprise ; (…) la perte d’autonomie des politiques économiques face aux marchés financiers (…) »

 

Extraits de D. Plihon (2003), Le nouveau capitalisme, Paris, La Découverte, coll. Repères, pp. 48-

 

 

 

Politique budgétaire :relance de l’économie par la hausse des dépenses publiques. L’état peut par exemple décider de financer des mesures de réduction d’impôt afin de relancer la consommation.

 

Politique monétaire :relance de l’économie par la hausse de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie. Auparavant, les états pouvaient contrôler la quantité de monnaie en circulation dans leur économie en jouant sur les taux d’intérêt. De nos jours, une baisse des taux directeur de la banque centale peut entraîner une baisse des taux d'intérêt d’emprunt et donc une hausse de la demande de la part des ménages, puisqu'il diminue ainsi le coût des emprunts et donc augmente les achats à crédit des ménages, tout en assurant aux entreprises des possibilités d'investissement à bas coûts leur permettant ainsi de répondre à cette accélération de la demande tout en évitant l'inflation.

 

Politiques permettant d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises :  voir ci-dessus.

 

Système financier administré : Le capitalisme fordiste des 30 glorieuses repose sur un système financier administré fondé sur le financement bancaire.

 

Le capitalisme du XIXe siècle est atomisé et concurrentiel. Puis après la Seconde guerre mondial, apparaît le capitalisme dit « fordiste »par l’école de la régulation. Une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux USA et Europe. Il repose sur 4 piliers institutionnels :

  • le rapport salarial « fordiste » : organise le partage de gains de productivité issus du système taylorien.
  • Politiques économiques actives, budgétaires et monétaires.
  • L’État-Providence : système de protection social.
  • Des systèmes financiers administrés (assurer le fin de l’accumulation du K productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles contrôlés par les autorités monétaires.
Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard
 

1)      Suite au régime fordiste, quel nouveau régime s’est progressivement mis en place ?

L’essoufflement de la croissance dans les années 1970 avec ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation provoque une baisse des gains de productivité et des profits des entreprises. La perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail entraîne la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus. Le capitalisme va devenir un capitalisme actionnarial.

On assiste à un vaste processus de transformations économiques, sociales, politiques à l’échelle mondiale. C’est l’émergence d’un nouveau capitalisme mondialisé sous l’effet de deux grandes forces : les nouvelles technologies et la globalisation financière. Ainsi s’opère une transition vers une nouvelle forme de capitalisme dominé par la finance et le savoir. Le nouvel état de l’économie porte plusieurs noms : le new age : âge d’or illustré par le modèle américain = croissance économique forte et durable (grâce aux nouvelles technologies et l’économie de marché) ou encore la nouvelle économie qui est l’ensemble des entreprises appartenant au secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication et dont le développement économique est fondé sur internet dans un nombre toujours plus grand d’activités).

 

2)      Qu’est-ce que la libéralisation des marchés financiers ? A quoi servent les marchés financiers ?

 

Les vingt dernières années ont été témoin de la libéralisation du secteur financier dans la plupartdes pays de l’OCDE. L’objectif premier était d’accroître l’efficacité du système financier, mais les implications macro-économiques ont sans doute été au-delà de cet objectif, affectant les fluctuationsdu cycle et les mécanismes de transmission des politiques monétaires et fiscales. Plus précisément, la déréglementation financière, avec une compétition accrue dans le secteur des services financier, devrait avoir relaxé les contraintes de liquidité des ménages, grâce à l’extension des crédits, et permettre ainsi un niveau de consommation plus élevé.

Un marché financier, comme tout marché, est un lieu de rencontre au sein duquel des acheteurs et des vendeurs achètent et vendent. Comme dans n'importe quel marché, le prix de vente et d'achat est déterminé par le niveau de l'offre et de la demande. Les marchés financiers assure un rôle de financement. Les agents économiques qui ont des besoins de financement peuvent trouver en face d’eux des agents disposés à avancer des fonds excédentaires en contrepartie d’une rémunération appropriée pour des financements à long terme et le marché monétaire par des financements à court terme.

 La tendance à la préouverture
Préouverture Paris : vers une cinquième semaine consécutive de hausse ?
Transgène : une augmentation de capital de 45,5 millions d'euros à 10 euros l'action

Interview de la semaine
Sébastien Korchia, Directeur Général de Meeschaert Asset Management

Le marché financier se présente donc comme une composante du marché de capitaux qui permet le financement de l’économie. C’est le lieu d’émission et d’échange des valeurs mobilières, principalement les actions et les obligations.  

La baisse tendancielle du taux de profit est un concept central du marxisme, qui affirme que le taux de profit dans une économie capitaliste est condamné à chuter tendanciellement, en raison de l’augmentation de l’intensité capitalistique au détriment du travail

Karl Marx, Semer des dragons !

 la grèce,néolibéralisme

Ce point de vue n' est du toutt erroné car il existe bel et bien une baisse tendancielle du taux de profit inhérente au capitalisme. Dit autrement, et si rien n’est fait, le système capitaliste se consume et voit son taux de profit diminuer inexorablement. Face à cette tendance, Marx souligne qu’il existe des contre-tendances. Il n’y a donc rien de contradictoire à parler d’une baisse tendancielle du taux de profit et de reconnaître avec Nicholas Kaldor que ce taux est resté stable sur deux décennies. Car s’il est resté stable, ce n’est qu’au prix de devoir injecter régulièrement dans le système, lors de crises, des contres-tendances qui lui redonnent du souffle.

Citons quelques contres-tendances :

  • une économie de guerre ;
  • une expansion des marchés (impérialisme et colonialisme) ; accentuée par la chute du système stalinien (maoïste…) lors de la guerre froide
  • l’innovation technologique ;
  • le marketing consumériste inventé par Edward Burnays

La crise permanente : La chute de la Grèce ferait office, comme Lehman en son temps, de déclencheur d'une nouvelle dépression des marchés. C’est bien l'analyse que font nombre d'investisseurs, alors que l'étau se resserre autour d'Athènes.

 humour 61.jpg

La mort de la classe populaire et moyenne ?

 

Peut-on avoir une classe moyenne sans un secteur manufacturier ?

 

La façon dont on répond à cette question repose sur la manière dont on traite la question suivante : les pays ont-ils ou devraient-ils avoir de nos jours des "intérêts nationaux ?" Du point de vue du consommateur, il importe certainement peu que les objets soient fabriqués dans le pays lui-même. Aujourd'hui, on peut obtenir ce qu'on veut, en provenance de n'importe quel coin du monde.

 

Mais le système mondialisé actuel -- une chaîne d'approvisionnement diversifiée et mondiale, une logistique en flux tendu, de l'énergie bon marché et de grands conteneurs maritimes -- est encore tout jeune et peut-être pas si solide qu'on le croit lorsque les désaccords entre pays s'exacerbent.

 

En d'autres termes, veut-on être dépendant de technologies clés ou d'articles disponibles sur les marchés libres et ouverts ? Après tout, la pratiquent le libre-échange n'empèche pas l'état d'intervenir pour protéger les " fleuront français" comme les entreprises du CAC 40. Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme. Chacun protège son propre marché, que ce soit pour des raisons de chômage ou parce qu'il considère les technologies clés comme quelque chose qui ne devrait pas être confié à des étrangers.

 

Au 21ème siècle, avons-nous besoin d'une base industrielle pour avoir une économie en bonne santé ? Peut-être pas.

 La Grèce fait le tour du monde
Les investisseurs sont particulièrement inquiets car la sortie de la Grèce commence sérieusement à se matérialiser. Après le Bank run (bank run )  , la fuite des capitaux, le vote du 17 juin pourrait sonner le glas de l'intégration européenne de la Grèce. Cf Panique bancaire - Wikipédia, Source: Lesechos via Realinfos, BankRun du 15 Septembre | Facebook, Bankrun expliqué , l'argent dette + Cantona - YouTube,

Un rôle majeur tout au long de l'histoire
Toutefois, l'histoire montre que le secteur manufacturier a joué un rôle important pour faire accéder un grand nombre de personnes à la classe moyenne. C'est le travail qualifié qui a permis d'employer des millions de personnes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

 

Le revenu par habitant a alors augmenté, tout comme le PIB et les salaires en valeur réelle. L'assiette de l'impôt a augmenté elle aussi. Les années 1950 et 1960 représentent l'âge d'or des Etats-Unis, l'époque où General Motors régnait sur le monde.

 

 Le passage à une économie "basée sur les services" est qualifiée par la majorité à la fois d'inévitable et de bénéfique. Mais l'est-elle réellement ? Si vous n'avez pas la somme des connaissances et les capitaux nécessaires pour fabriquer des biens -- et comment pouvez-vous les fabriquer de manière compétitive, en quantités massives, avec une main-d'oeuvre mondialisée ? -- alors il ne fait aucun doute que cela change la nature de votre marché intérieur de l'emploi.

 

 Aux Etats-Unis, le déclin de l'industrie s'est traduit par plus de travail à temps partiel, à des salaires réels plus bas, pour plus de monde. Et sans doute, cela a également signifié un travail moins satisfaisant pour les employés, un travail dont ils ne pouvaient plus être fiers et grâce auquel fonder une famille.

 

 . On a également assisté à un déclin structurel du taux de participation de la main-d'oeuvre, avec moins de personnes qui recherchent du travail et plus de gens qui sont licenciés et pointent au chômage.

 

Avec un libre échange, les prix des produits manufacturés sont certes plus bas mais les salaires ont eux aussi baissé. Qu'est-ce que vous pensez que cela signifie pour la qualité de vie ? Vous avez accès au crédit pour acheter des biens et des services moins chers mais votre salaire réel baisse, de même que la satisfaction que vous tirez de votre travail. Est-ce une bonne affaire ? Est-ce équitable ?

 

La désindustrialisation n'est pas la même pour tous
Les cités-Etats (comme Singapour) et les Etats-nations (comme la Suisse) sont en bien meilleure position pour dé-industrialiser ou se spécialiser (technologie de dessalement à Singapour, horlogerie en Suisse, par exemple). Mais cela ne fonctionne pas toujours aussi bien.

 

Regardez comment la finance et la City dominent l'économie du Royaume-Uni. La classe populaire et moyenne a été balayée. Les prix de l'immobilier dans les grandes villes grimpent en flèche. Il y a les gens très très riches... et les autres.

 

Le documentaire : Ainsi squattent-ils , un documentaire de Marie Maffre 2013 – 90' illustre bien cette problématique :

Dans nos villes, des milliers de mètres carrés sont vides. Au pied de ces immeubles, sur les trottoirs dorment les sans-abris. De jeunes militants refusent cette aberration sociale et décident, collectivement, de faire revivre ces maisons abandonnées. Elles deviennent des lieux de vie, de partage où s’inventent de nouvelles façons de lutter pour favoriser le vivre ensemble, l’ouverture à l’autre, le mélange social. En s’ancrant dans les immeubles occupés par le collectif Jeudi Noir, ce film explore les complexités de leur militantisme

 

Même chose en Amérique, même si le phénomène est plus ou moins atténué par le boom du gaz de schiste, grâce auquel l'énergie bon marché a ramené certains types d'usines sur les terres américaines. Mais alors même que l'économie passe des services pour les masses à la finance pour les élites, combien de gens peuvent devenir trader en obligations ou agents immobiliers dans un pays de 300 millions d'habitants ?

 

Au 20ème siècle, la fabrication de masse est allée de pair avec la création d'une classe moyenne solide.

 

Dans le monde occidental, la classe populaire et  moyenne est sous la pression des coûts de main-d'oeuvre plus bas sur les marchés émergents  et de la part "des élites". La révolution technologique n'arrivera pas suffisamment à l'avance parce que la guerre est déjà là... et elle est pour vous. 

 

MANIFESTE CNT-AIT 71

27 juin 2013, 11:48

Constatant que la situation sociale et économique ne cesse de s'aggraver, La CNT-AIT 71 syndicat anarchiste ré-affirme ses principes :
-que le consensus et la collaboration au pouvoir des organisations politiques ou syndicales n'entrainent qu une accélération de la destruction de nos conditions de vie.

De ce fait nous refusons toute alliance avec des partis, des syndicats ou associations réformistes, électoralistes etou dictatoriaux.


-que la seule solution est la lutte par la base que ce soit sur les lieux de travail comme dans le reste de la société par le biais de comités de lutte et de conseil libre.

-que l'anarcho-syndicalisme est le meilleur outil théorique-pratique pour faire face à la situation actuelle.


Son projet est l'instauration du communisme anarchiste soit :


-le refus et l'abolition du capitalisme ( propriété privée ou étatique)
-le refus et l'abolition du principe d autorité sous quelque forme que ce soit :Etat, hiérarchie religieuse , patronale ou autres.

et donc :
– pour l'émancipation économique et sociale
– pour une gestion collective par la base et fédéraliste.
 

 

"Tant qu'il n'y aura pas d'égalité économique et sociale, l'égalité politique sera un mensonge."
(Michel Bakounine)

 

Un vent glacial venu de l'Est

Homs, chronique d'une révolte

Homs, chronique d'une révolte

Le nouveau capitalisme

 

Faites le deuil du monde d'hier, Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer ! 

 

 DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTube, Crise aux pays des merveilles, Lien entre capitalisme et l’endettement - Antalya, La Finance imaginaire - Hensozu

 

BA Les Infiltres Vendredi Prochain 22H50 Sur France 2 [ Inédit ] Pôle Emploi entretien #1 - YouTube :  

Reportage "Ils luttent contre le chômage" - YouTube :57 min Enquête : "Pôle emploi : Peugeot-Sochaux, Cadences en Chaîne - YouTube : 53 min , Pôle emploi au coeur de la crise :Nouveau Parti d'Emmanuel...Recul du Front de gauche,...Comprendre le capitalisme...

 

 n A lire État libéral dégénéré , Grande Bretagne : Un contrat Ultralibéral - L’indigné Révolté

  Suivez jour après jour les évènements marquant de la crise de la zone euro grâce à cet « article évolutif ».    13 septembre :   Agitations autour d’un éventuel 3e plan d’aide grec  Hausses d'impôts et croissance : la mise en garde des économistes   Sur le même sujet impôt sur le revenu : le gel du barème pénalisera 16 millions de foyers l'an prochain, Par Lucie Robequain : « Nous créons de toutes pièces une crise artificielle », Par Frederic Schaeffer : A gauche, le ton de Hollande rassure, le tour de vis inquiète, Par Elsa Freyssenet : La droite cherche le bon angle d'attaque, Par Isabelle Ficek : « Il manque encore un grand dessein, un grand récit », Par Pierre-Alain Furbury : Le Pen dénonce le « tournant de la rigueur » Par Isabelle Ficek

 "L'Equipe" lance un plan d'économies, avec 46 départs volontaires à la clé
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu