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27/05/2014

Massacre à la tronçonneuse

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Massacre à la tronçonneuse” : 8 raisons de revoir ce chef-d’œuvre de l’horreur

Festival de Cannes 2014 | Il y a quarante ans, le réalisateur Tobe Hooper inventait un nouveau genre de film d'horreur, le “slasher”. A Cannes, la Quinzaine des réalisateurs a eu la bonne idée de fêter cet anniversaire en projetant une version restaurée du cultissime et éprouvant “Massacre à la tronçonneuse”, en attendant une ressortie en salles en octobre.

Le 22/05/2014 à 19h59- Mis à jour le 23/05/2014 à 17h32
Jérémie Couston

 

C'est sans doute le plus grand film d'horreur de l'histoire du cinéma. Et le plus controversé. Une oeuvre profonde et viscérale pour les uns, un film gore et nauséabond pour les autres. Quarante ans après, l'expérience est toujours aussi éprouvante et les spectateurs de Massacre à la tronçonneuse, irréconciliables. Le réalisateur danois Nicolas Winding Refn, qui l'a découvert à 14 ans, ne s'en est jamais remis : « J'ai eu un choc esthétique comparable à celui qu'ont connu mes parents devant A bout de souffle, en 1960. Pour la première fois, un film m'apparaissait comme une véritable œuvre d'art. » nous disait-il en 2010. Pourquoi cette histoire de jeunes gens tombés dans les griffes d'une famille de cannibales texans continue-t-elle de fasciner autant les cinéphiles ? Qu'est-ce qui différencie ce film d'épouvante des centaines d'autres tournés avant et après lui ? Voici huit raisons pour expliquer le culte.

Un calvaire inspiré de faits réels

« Le film que vous allez voir relate la tragédie que vécut un groupe de cinq jeunes gens, en particulier Sally Hardesty et son frère invalide Franklin. (…) Pour eux, une balade par un après-midi d'été idyllique devint un cauchemar. Les événements de cette journée devaient mener à la découverte de l'un des crimes les plus bizarres des annales de l'histoire américaine, The Texas Chainsaw Massacre. » Le film de Tobe Hooper s'ouvre par ce carton qui prétend que le calvaire vécu par Sally Hardesty et ses amis est bien réel. Ce qui deviendra par la suite une convention dans le genre, pour foutre encore plus les jetons. En réalité, le personnage de Leatherface s'inspire d'Ed Gein, « le boucher du Wisconsin », profanateur de tombes et meurtrier de femmes, arrêté en 1957, qui décorait sa maison des restes de ses victimes. Ce tueur en série servit aussi de modèle à d'autres cinéastes, notamment à Hitchcock pour Psychose et à Jonathan Demme pour Le Silence des agneaux.

Un tournage infernal

« C'est malsain. Nous travaillons sur un film malsain et nous devenons malades. Nous avons tous un sentiment de dégoût par rapport à nous-mêmes. » Dottie Pearl, la maquilleuse, a été, comme toute l'équipe, traumatisée par les six éprouvantes semaines de tournage. Dans la ferme isolée près de la ville de Round Rock, Texas, au plus chaud de l'été 1973, les températures dépassent les 40 degrés tous les jours, avec 98 % d'humidité. Un soleil brûlant, des insectes, des moustiques, des fourmis, un seul WC pour quarante personnes... Faute d'argent, une douzaine de techniciens effectuent le travail de cinquante. Avec parfois des journées de vingt-deux heures de tournage d'affilée et un seul repas. Sans parler de la puanteur des os et des peaux en décomposition qui décoraient la maison du tueur. Les relations entre les acteurs furent exécrables. Gunnar Hansen, qui interprète Leatherface, avait décidé de ne jamais adresser la parole aux autres afin de conserver son aura. Pour conditionner les acteurs et entretenir cette atmosphère de violence et de peur, Tobe Hooper hurlait entre les prises, brisait des objets comme sous l'emprise d'une colère permanente. Couverte de plaies, l'actrice principale a frôlé la dépression. Et ne retournera quasiment plus aucun film.

Extrait : Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper :

 

 

Le parrain des slashers

Même si certains font démarrer le genre en 1960 avec Psychose, c'est véritablement le film de Tobe Hooper qui donnera à ce sous-genre du film d'horreur ses lettres de noblesse. Dans un slasher (to slash : taillader), un tueur psychopathe réduit à néant le casting à l'aide d'une arme tranchante : couteau, machette, ciseau à bois ou tronçonneuse. Et sa dernière victime est souvent une jeune femme à moitié nue. Les bases du slasher sont donc posées par Massacre, avant d'être copiées, parodiées et finalement épuisées par des générations de cinéastes plus ou moins doués. Wes Craven (Freddy, Scream) et John Carpenter (Halloween) font également partie des pionniers. HORREUR] - Slashers - Film entier [VF (2001)] - YouTube :

La touche expérimentale sous la série B

Jeune diplômé de l'Université du Texas, Tobe Hooper n'a que 28 ans lorsqu'il entreprend le tournage de Massacre à la tronçonneuse. Mais déjà dix ans d'expérience de monteur et de chef opérateur pour la télévision et un film expérimental à son actif, Eggshells, succession d'effets visuels psychédéliques simulant un trip sous LSD. C'est donc un excellent technicien doublé d'un grand cinéphile (il apprécie aussi bien Minnelli que Stan Brakhage) qui, face à l'échec de son premier long métrage, décide de réaliser un film de genre mais ultra travaillé. De façon à séduire le public mais sans renier son style. La scène d'ouverture, alternance de gros plans tantôt lumineux tantôt charbonneux sur des cadavres en lambeaux affiche d'emblée une ambition inhabituelle dans un film d'horreur.


 

Une sortie chamboulée par des aléas de production et la censure

Après avoir essuyé de nombreux refus de la part de distributeurs effrayés par la violence malsaine du film, la production vend les droits de Massacre au richissime producteur de Gorge Profonde. Ce qui permet d'enfin payer les techniciens et les acteurs. Le film sort en 1974 et engrangera 600 000 dollars de recettes en quatre jours et vingt millions de dollars en deux ans. Mais le producteur s'évanouit dans la nature avec l'argent. Une guerre judiciaire de plusieurs années s'engage. Ce n'est qu'en 1981 que le film rapportera enfin de l'argent à ceux qui l'ont conçu. Bien qu'il ait obtenu le prix de la critique au Festival du film fantastique d'Avoriaz en 1976, Massacre, jugé trop sadique par la commission de contrôle, ne sortira définitivement en France qu'en mai 1982, avec une interdiction aux moins de 18 ans. D'autres pays se montrent encore plus sévères avec le film, qui ne sort en Finlande qu'en 1996 et trois ans plus tard au Royaume-Uni.

Un western dégénéré

Avec sa musique country, son shérif à chapeau de cowboy, ses abattoirs fermés, ses adolescents transformés en bétail, sa maison abandonnée et le Texas pour décor, Massacre est hanté par le souvenir de l'Amérique des pionniers. On imagine très bien les ancêtres de Leatherface convoyant les troupeaux et marquant au fer leurs bêtes. Sally, l'héroïne kidnappée par les rednecks cannibales renvoie à Debbie, la jeune fille enlevée par les Indiens dans La Prisonnière du désert, de John Ford. Sauf que John Wayne n'est plus là pour venir la sauver.

 

 

 

Une critique sévère de l'Amérique des années 70

Leatherface, le rejeton tronçonneur d'une famille de bouchers texans au chômage a été perçu, en 1974, comme le symbole d'une société malade qui envoyait sa jeunesse se faire massacrer au Vietnam. Comme la plupart des grands films de cette prolifique décennie, Massacre expose l'envers du rêve américain et dénonce le pourrissement des institutions, qui a commencé avec les assassinats politiques des années 60 (Kennedy, King) et s'achève par le scandale du Watergate. Dans la première scène, on y déterre des cadavres au cimetière : c'est le passé génocidaire de l'Amérique qui ressurgit. Film d'horreur ou pas, Massacre est à ranger du Délivrance, de Boorman ou du Taxi Driver, de Scorsese.

Tobe Hooper, l'homme d'un seul film

La créateur de Massacre ne s'est jamais vraiment remis du succès de son chef-d'oeuvre. Aucun de ses films suivants ne lui arrive à la rotule. En 1976, avec la même équipe, il tourne Le Crocodile de la mort, variation gore sur le Psychose d'Hitchcock avec motel, propriétaire toqué et crocodile pour faire disparaître les clients imprudents. En 1982, Spielberg co-écrit et produit son décevant Poltergeist. Dans les années 80, sous contrat avec la Cannon Films, Hooper se spécialise dans les remakes et les suites de films d'exploitation sans grand intérêt (dont Massacre à la tronçonneuse 2). Aujourd'hui âgé de 71 ans, il continue à réaliser des films d'horreur. Sans trop y croire. Et il voyage dans le monde entier pour présenter Massacre, qui ressortira en France en version restaurée le 30 octobre.

Source : Une expérience américaine du chaos, de Jean-Baptiste Thoret, éd. Dreamland

Massacre à la Tronçonneuse: L'Horreur dans la Peau


Massacre à la Tronçonneuse: L'Effroyable Vérité

The Texas Chain Saw Massacre 1974 Movie - Marilyn Burns & Edwin Neal

 

LA MASACRE DE TEXAS - PELÍCULA COMPLETA EN ESPAÑOL

 

5 escenas The Texas Chainsaw Massacre Original 1974

True Hollywood Texas Chainsaw Massacre Story - Video Dailymotion :

Cannes jour 9 : rencontre avec Tobe Hooper (anglais) - Olivier Père - ARTE :

Massacre a la tronçonneuse 4 - The Next Generation ... - YouTube :  

Friday the 13th all trailers from part 1 to 8 - YouTube :

 

Freddy Krueger - Les Griffes de la nuit  part 1 , part 2 - Vidéo Dailymotion :

 

Souviens toi de l'été dernier - YouTube : 

Halloween - La Nuit des Masques - Partie 1/5 - Vidéo Dailymotion ;

Halloween - La Nuit des Masques - Partie 1/5 - Vidéo Dailymotion ;

 

Halloween] Film entier - YouTube :

 

http://www.youtube.com/watch?v=rScmcmr4uIg 

 

Halloween 1 / Film Complet (horreur)

 

Halloween] Film entier - YouTube :

 

“Massacre à la tronçonneuse” : 8 raisons de revoir ce chef-d'œuvre de l'horreur – L’indigné révolté

  HalloweenFilm entier - YouTube :

 

“Massacre à la tronçonneuse” : 8 raisons de revoir ce chef-d'œuvre de l'horreur Créé le samedi 24 mai 2014

 

 

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