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28/06/2014

De Ben Laden a EI

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Cher lecteur,Bonjour !

  Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée

 

 

et plus la Divinité devient grande, plus l’humanité devient misérable. Voilà l’histoire de toutes les religions ;
voilà l’effet de toutes les inspirations et de toutes les législations divines.Le nom de Dieu est la terrible massue historique avec laquelle les hommes divinement inspirés ont abattu la liberté, la dignité, la raison et la prospérité des hommes....Le nom de Dieu est la terrible massue historique avec laquelle les hommes divinement inspirés ont abattu la liberté, la dignité, la raison et la prospérité des hommes.Bakounine  http://fr.wikisource.org/wiki/Bandit!Flores Magon

Monde et terrorisme: De Ben Laden à Daesh documentaire 2016 HD


 Leur calcul est le suivant: en tournant contre eux son pouvoir massif, l’ennemi, fou de rage, déclenchera une tempête militaire et politique bien plus violente que celle qu’eux-mêmes auraient jamais pu soulever Terrorisme, raison d'Etat (1/2) - ARTE - YouTube La « mère de toutes les bombes » larguée en Afghanistan par les Etats-Unis En utilisant cette arme contre des djihadistes de l’EI, Washington met en scène sa détermination. De Ben Laden a EILes terroristes ne peuvent pas prévoir exactement ce qui sortira de leur action de déstabilisation, mais ce qui est sûr, c’est que la pêche a plus de chance d’être bonne dans ces eaux troubles que dans une mer politique calme. 

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.

"... la décision d'envahir l'Irak en 2003 fut un désastre pour l'Amérique et pour le monde, dont nous payons encore la facture avec l'organisation Etat islamique "

"Les Etats-Unis ont dépensé au bas mot quelque 2.000 milliards de dollars, perdu et provoqué la mort de dizaines de milliers de vies humaines en intervenant en Irak sur la base d'un mensonge orchestré par le petit noyau idéologique néoconservateur de l'administration Bush.

Les dépenses militaires dans le monde se sont élevées pour la seule année 2015 à 1.676 milliards de dollars, à comparer avec le coût total du programme Apollo qui permit d'envoyer pour la première fois un homme sur la Lune : 163 milliards de dollars actuels, à peine 10% des budgets militaires mondiaux sur un an."

La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 Les années Obama (3/4) - ARTE
 En 2006, Obama arrive a la présidence américaine. L'enjeux : effacer l'héritage désastreux de la présidence Bush.

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien, Daech contrôle désormais un territoire grand comme la moitié de la France, sur lequel vivent quelque dix millions d'habitants. Contrairement à son aîné al-Qaida, dont la stratégie était d'emblée de porter le fer contre le grand Satan américain et ses affidés, la priorité affirmée de Daech, depuis le mitan des années 2000, est de construire un Etat. Comment s'est-il structuré ? Comment est-il parvenu à s'émanciper de tout financement extérieur ? Quelles sont ses visées expansionnistes ?

Daech, naissance d'un Etat terroriste - 04/02/2015 - YouTube


 

 

 

 

Sur la piste du terrorisme islamique

1 - La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans

Née en 1928 dans le contexte d'un retour au fondamentalisme religieux et du combat armé contre l'occupation occidentale, la Confrérie des Frères musulmans a développé une idéologie rigoriste. Longtemps traqués par les régimes dictatoriaux, laïcs ou nationalistes arabes, les Frères musulmans ont accédé au pouvoir en Egypte, en Tunisie, et partiellement au Maroc. Ils récoltent aujourd'hui les fruits de la révolution pour la démocratie, mais qu'en est-il réellement ? Prônent-ils, comme ils le prétendent, un islam modéré, en phase avec la modernité et compatible avec la démocratie ?

 

 

 

2 - d'Oussama Ben

 

L'exécution d'Oussama Ben Laden par les forces spéciales américaines en mai 2011 n'a pas mis fin aux exactions d'Al- Qaida. Paris et Washington ont aujourd'hui les yeux rivés sur l'Algérie, berceau de la dernière filiale d'Al-Qaida : Aqmi, Al-Qaida au Maghreb islamique. Active en Tunisie, au Maroc, en Lybie, au Mali, au Nigéria ou encore en Somalie, cette mouvance terroriste continue à appeler les populations à se mobiliser contre l'Occident, à multiplier les attentats et les prises d'otages. En compagnie d'analystes de la mouvance Al-Qaida, ce film tente de dénouer les fils d'une histoire complexe qui fait encore et toujours l'actualité.

 

 

 

 L'élimination d'Oussama

 L'élimination d'Oussama Ben Laden, en 2011, semblait signer la fin d'al-Qaida et de sa menace terroriste. Depuis, sa « cooccupation » du nord du Mali puis l'intervention française pour l'en déloger ont braqué les projecteurs sur al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), sans rien en dévoiler ou presque. Réalisée avant ces événements, l'enquête de Patrick Barbéris est plus que jamais bienvenue pour éclairer la généalogie de la mystérieuse organisation qui opère dans tous les pays du Sahel.

La facture classique (analyses de témoins et d'experts mêlées à des archives) se révèle adéquate pour suivre « la piste du terrorisme », tant elle est sinueuse, semée de paradoxes. Descendants du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), lui-même issu d'une scission au sein du GIA (Groupe islamique armé, de sinistre mémoire pour ses attentats et ses massacres de civils pendant la sanglante décennie 1990 en Algérie), les militants d'Aqmi ont reçu par deux fois le coup de pouce des Américains. Le premier quand ceux-ci soutinrent les djihadistes algériens venus combattre les Soviétiques en Afghanistan. Le second, involontaire, lors de l'invasion de l'Irak, qui eut pour effet de remobiliser des islamistes, alors en perte de vitesse, et déboucha sur l'affiliation du GSPC à al-Qaida. Dernier paradoxe, et pas des moindres : comment une « petite troupe hétéro­clite » plus ou moins réduite au banditisme parvient-elle à inquiéter de grandes puissances ? En donnant quelques réponses, Patrick Barbéris met en lumière l'intérêt stratégique d'une région au carrefour de trois mondes (Afrique, Europe, Orient), riche de ressources pétrolières, gazières et minières. —

 


Sur la piste du terrorisme islamique
 

 

A voir : Sur la piste du terrorisme islamique - YouTube, Une histoire du terrorisme 1 : Une histoire du terrorisme - Télévision - Télérama  : Une histoire du terrorisme : liste des épisodes

Acte 3 : les années jihad (1989-2011) - vendredi 15 février 2013
Acte 2 : les années de poudre (1970-1989) - vendredi 08 février 2013
Acte 1 : les années de libération (1945-1970) - vendredi 08 février 2013

 

Comment l'Etat instrumentalise le terrorisme | Rue89

 

Sanglante concurrence entre al-Qaida et Daech

Ce nouvel assassinat du groupe Ansar al-Islam s'inscrit dans un contexte de concurrence avec la branche locale de l'Etat islamique, qui multiplie également les exécutions ciblées.Les deux militants assassinés collaboraient au magazine Roopbaan. Qualifiée de «secte d'homosexuels» par le communiqué d'Ansar al-Islam, cette publication est l'unique organe de presse LGBT du Bangladesh  Il a déclaré la guerre à Al-Qaida, qui le jugeait trop violentAutrefois aux ordres d’Al-Qaida, Abou Bakr al-Baghdadi a bien grandi. L’Etat Islamique a récemment déclaré la guerre à l’organisation d’al-Zaouahiri. Al-Qaida lui reproche son extrême violence contre les chiites mais surtout sa tentative de contrôle du Front Al-Nosra en Syrie, aux ordres d’Al-Qaida.L’Etat Islamique est sans doute la plus grosse menace qui pèse actuellement sur Al-Qaida. Pour la première fois, l’ennemi cherche à truster la place de porte-étendard du jihad. Et il vient de l’intérieur.

Ce qui peut être aussi possible est une mise en concurrence entre les différents groupes djiadistes pour la suprémacie médiatique, politique et militaire. Alger craint l’influence grandissante de l’EIIL

An al-Qaeda breakaway group calls on Muslims throughout the world to swear allegiance.Inside Story Last updated: 30 Jun 2014 21:01LIRE AUSSI:Le "Calife" Abou Bakr Al-Baghdadi veut détrôner Al-Qaïda et Aymen Zawahiri dans la mouvance jihadiste


Selon Mathieu Slama, spécialiste de la communication de crise, la surenchère bat son plein entre les deux mouvements djihadistes rivaux: «al-Qaida et Daech sont en concurrence permanente», explique-t-il au Figaro. «Sur les réseaux sociaux, l'Etat islamique ridiculise régulièrement al-Qaida et son chef, le vieil Egyptien Ayman al-Zawahiri. De son côté, al-Qaida ne reconnaît pas la légitimité de Daech.» Les deux groupes sont également en conflit idéologique, la mouvance crée par Ben Laden ne défendant pas le califat proclamé par l'Etat islamique. «al-Qaida est en déclin par rapport à Daech, donc le groupe multiplie les attaques dans certaines zones pour bien marquer son territoire», décrypte Mathieu Slama. «Cette concurrence est également visible dans la propagande d'al-Qaida, qui a élevé ses standards et repris les codes de l'Etat islamique pour rétablir son niveau face à son rival». 

 

Les pays composants les deux coalitions internationales contre Daesch et le terrorisme islamistes ( qui a endeuillé les pays européens et fait monter les mouvements et partis d'extrême droite, le replis communautaires ) a tout misé sur la solution sécuritaire et militaires aux détriments d'autres solutions plus efficace. daesch profite des guerres confessionnelles instrumentalisées par des dictateurs cyniques et ses bailleurs de fond devant des occidentaux impuissants.  Un enieme  accord américano-russe prévoyant un arrêt des combats sur deux fronts en Syrie mais excluant la ville d'Alep, en proie à de violents combats, entrera en vigueur demain à l'aube, ont annoncé aujourd'hui des sources américaines, syriennes et russes. Un regain de violence aussi brutal que le symbole qu'il véhicule: l'assassinat, par Damas, des derniers espoirs nés de la fragile trêve entrée en vigueur le 27 février dernier. La situation en Syrie est à "plusieurs égards hors de contrôle", a déclaré lundi devant la presse à Genève le secrétaire d'Etat américain John Kerry. 

 IDÉO - A Raqqa, deux femmes ont filmé le quotidien en caméra cachée :

 

 Aujourd'hui, je vous propose cependant de nous intéresser à une autre matière première elle aussi au coeur de l'actualité... le pétrole. Alors que l'Irak s'enfonce dans la guerre civile et les troubles politiques et religieux, la question de l'approvisionnement en pétrole refait surface. Le pays est en effet un des principaux producteurs d'or noir au monde et alors que toutes les prévisions indiquent une augmentation de la demande et de la consommation mondiale, la moindre tension sur les approvisionnements se retrouve dans les cours. Allons-nous voir le cours du baril s'envoler ?

   A la tête de l'organisation l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un homme : Abou Bakr Al-Baghdadi, sacré "terroriste le plus puissant du monde" en décembre dernier par Time (article en anglais). L'homme est présenté comme un "extrémiste irakien ambitieux" par la New York Review of Books (article en anglais).  raconte Bruce Riedel (en anglais), ancien analyste de la CIA, aujourd'hui expert à la Brookings Institution, un think-tank américain. Le département d'Etat américain (en anglais) le surveille de près et a offert une prime de 10 millions de dollars pour toute information qui permettrait sa capture.

  

Le centre de l'Irak est lui aussi en grande partie sous la coupe de l'EIIL qui a pris Fallouja, une importante ville à 60 km à l'ouest de Bagdad (Faloudja, première ville à être tombée entre les mains des combattants de l'EIIL en janvier dernier). Et ce week-end, l'EIIL s'est emparé de 3 nouvelles villes. 

 

 

La montée en puissance d'un groupe comme l'EIIL (  l'Etat islamique en Irak et au Levant) trouve son origine  dans le maelstrom irakien, pays dans lequel les tensions religieuses (essentiellement entre sunnites et chiites) ont été attisées et soutenues par le régime de Saddam Hussein. Pendant des années, celui-ci a ouvertement favorisé les sunnites aux dépends des chiites.

 

Depuis sa chute, la situation s'est en grande partie renversée. Les sunnites se plaignent d'être exclus de la rente pétrolière. L'EIIL a ainsi rapidement progressé dans le nord de l'Irak, région dans laquelle il peut compter sur un important soutien de la population sunnite.

 

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A cela il faut ajouter une contagion de la guerre civile syrienne. En effet, l'EIIL, bien que né en Irak, a pu acquérir une couverture médiatique et une expérience des combats en Syrie où il est engagé dans la lutte contre le régime de Bashar Al-Assad. Il a d'ailleurs pris le contrôle d'une partie de la Syrie, près de la frontière irakienne, s'assurant ainsi une solide base arrière.  M. Kerry, qui tente de sauver la trêve en Syrie, s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec l'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

 

Des djihadistes inspirés par l'armée américaine

L'EIIL adopte aussi certaines méthodes de l'ennemi américain à l'instar du Hezbollah libanais, qui avait formé ses combattants au contact de l'armée israélienne pendant l'occupation du Sud-Liban dans les années 1990. Comme la guerre contre la drogue a contribué à la création d'empires mafieux, la guerre contre le terrorisme a créé à son tour un monstre d'une nouvelle dimension. L'idéologie djihadiste d'al-Qaida s'est nourrie en Irak de la vieille rivalité entre chiites et sunnites. L'occupation américaine a servi à recruter les combattants, et à leur donner une école de guérilla ; comme dans un processus darwinien, ceux qui ont survécu sont les plus adaptés. La guerre civile syrienne a fourni une expérience supplémentaire à des milliers de djihadistes. La perte de contrôle de Damas sur l'est de son territoire a enfin fourni au mouvement la base territoriale qui lui a permis de se lancer à l'attaque du nord de l'Irak.

 

 

Comprendre la guerre en Syrie en cinq minutes - Le Monde :

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :

 Syrie, dans l'enfer d'Alep (Ligne de Front) - YouTube :

 

 

 

 

 

De ce qui était autrefois le cœur économique du pays, il ne reste presque plus rien. De la vieille ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ne subsistent que des ruines. Méthodiquement, les chars, les mortiers et les hélicoptères de Bachar Al-Assad ont détruit des quartiers entiers.

Pour contrer l'effet de cette vidéo, le gouvernement irakien a diffusé un clip montrant un djihadiste jouant avec un serpent apprivoisé qui disparaît dans des flammes à l'arrivée d'un soldat irakien

Enfin, derrière la progression de l'EIIL se profile le conflit entre l'Arabie saoudite (sunnite) et l'Iran (chiite), la première étant clairement soupçonnée de financer l'organisation terroriste sunnite.

L'Iran, s'inquiétant du possible établissement d'un califat sunnite en Irak, envisage même une alliance avec son vieil ennemi les Etats-Unis pour tenter de stopper la progression de l'EIIL. Intervention conjointe à laquelle l'administration américaine ne semble pas opposée puisque, selon les sources diplomatiques officielles, de "brèves discussions" ont eu lieu entre les 2 pays.

Face à cette progression, l'ONU et les Etats-Unis semblent cependant hésitants quant à la conduite à suivre. Revenir en Irak est un pari dangereux pour Barack Obama, 2 ans à peine après avoir retiré ses troupes du pays.

La question du pétrole pourrait une nouvelle fois faire pencher la balance

Car tout ce que le monde compte de consommateurs de pétrole a les yeux braqués sur le pays... et ses ressources de pétrole, les 5e de la planète.

 

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande mondiale devrait augmenter de 1,3% par an d'ici 2019. Or l'Irak devait augmenter de près de 1,28 million de barils sa production journalière sur les 5 ans à venir. Avec ce doublement de sa production, l'Irak devait ainsi contribuer à plus de la moitié de l'offre supplémentaire de l'OPEP.

Mais cela, c'était avant la percée de l'EIIL. L'avancée des djihadistes dans le nord et le centre du pays menace une partie de ses réserves pétrolières, et tout particulièrement les champs du Kurdistan. Depuis mars, une partie de la production irakienne est ainsi au point mort.

 

La fébrilité des marchés est accentuée par la stagnation voire la baisse de la production dans certains pays comme producteurs, embourbés dans des crises politiques internes, comme la Libye ou le Nigéria.

 

La diplomatie américaine est manifestement à l’épreuve. On n’entend pas beaucoup les Etats-Unis quand l’Arabie, le Qatar, le Koweït ou la Turquie interviennent ouvertement dans les désordres de Syrie et d’Irak. Ou quand le Maréchal Sissi restaure en Égypte une dictature bien plus oppressive que le régime de Bashar el-Assad. Ou quand la Libye sombre dans "l’anarchie sanglante". Ou quand le Président Obama débloque 600 millions de dollars au profit de l’opposition syrienne (laquelle ?) comme il vient de le faire hier. C’est une position qui va être de plus en plus difficile à tenir à mesure que la situation dégénère en chaos régional et s’analyse en marche victorieuse des ennemis djihadistes de l’Occident et de l’Amérique.

 

 

 

Mercredi dernier, on apprenait que l'EIIL avait attaqué la principale raffinerie du pays, située à Baïji, à 200 km au nord de Bagdad. Mais là encore les conséquences devraient être réduites pour le pétrole : "L'attaque contre la principale raffinerie de Baïji peut constituer une source de pétrole pour l'EIIL et ses partisans (...). Mais elle ne fournit pas de pétrole hors d'Irak et l'impact de l'attaque est probablement moindre que ce que l'on craint", expliquait à l'AFP Rebecca O'Keeffe, analyste chez Interactive Investor.

En effet, les principales ressources pétrolières sont situées dans le sud du pays, loin du champ d'action actuel de l'EIIL.

Les djihadistes peuvent-ils progresser vers le sud et menacer une région d'où part 90% des exportations irakiennes ? C'est une possibilité mais plusieurs obstacles devraient ralentir la progression de l'EIIL.

Premièrement, les sunnites y sont moins nombreux et l'EIIL ne bénéficiera pas du même soutien plus ou moins actif de la population. Ensuite, ni le gouvernement irakien, ni les Etats-Unis, ni encore les pays voisins ne souhaitent voir la guerre civile progresser vers le sud et menacer ce qui constitue la principale richesse du pays.

 


Reste que sur le moyen/long terme, la progression de l'EIIL et la montée des périls en Irak n'est pas une bonne nouvelle pour le pays et sa production de pétrole.

 

L'instabilité politique ne devrait pas favoriser les investissements étrangers, indispensables au secteur pétrolier pour accroître sa production. "Il est important pour l'Irak qu'il y ait un processus politique qui normalise la façon dont le pays est géré, qui en fasse un bon endroit pour investir", notamment à partir de 2016, quand est prévue la prochaine grande vague d'investissements dans l'exploration, explique Hans Nijkamp, président pour l'Irak du groupe pétrolier britannique Shell, à l'AFP.

Certains investisseurs pourraient préférer des pays politiquement plus stables, comme le Brésil ou l'Amérique latine en général. . 


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/irak-sera-t-redemption...

 

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A synopsis of the various fighters in Iraq grouped by religion, culture, region, and political agendas. ( 27-Jun-2014 )

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