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04/07/2014

Bussiness des drones

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God - John Lennon - YouTube : Imagine all the people living life in peace. You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one. I hope someday you'll join us, and the world will be as one”

 Petite leçon d'Europe par Jean Gabin dans "Le président"

 

14-18
« On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels »

 

 

sur le site investig'action - Michel Collon

 

Et pendant que l'Europe se penche sur les sanctions possibles contre Moscou, la France prévoit de livrer des nouveaux appareils à Moscou, en l'occurrence des Mistrals pour une valeur d' 1,2 milliards d'euros. Hasard du calendrier, 400 marin russes sont arrivés hier à St Nazaire pour se familiariser avec leurs nouveaux matériels

 

 Petite leçon d'Europe par Jean Gabin dans "Le président"

 

 La pauvreté est la pire forme de violence. j'aime

 

·                     Vaincre la pauvreté ce n'est pas un geste de charité, c'est un acte de justice. j'aime

 

·                     La pauvreté est le parent de la révolution et du crime. j'aime

 

·                     Si la pauvreté était une banque, il n'y aurait pas de pauvreté. j'aime

 

·                     La pauvreté s'encombre rarement de principes et surtout de contingences. j'aime

 

 

 

Des armes pour le monde Arte 2014 02 04 20 50 

 

Les autorités ont-elles encore une chance dans la lutte contre le trafic d'armes international ?
Diffusé sur Arte le mardi 4 février 2014 à 20:50 - Durée : 1 h 29 :
En dépit des contrôles, les zones de conflit sont inondées d'armes importées illégalement, notamment de l'Allemagne. Cette passionnante enquête nous mène du Mexique au Darfour en passant par la Bosnie-Herzégovine. Ventes record

 

  

 L'UE « Nobel de la guerre »: record de vente d'armes pour les pays de l'Union européenne en 2011  

la guerre mondiale fut essentiellement l'œuvre des hommes d'argent; que ce sont les hauts industriels des différents États de l'Europe qui, tout d'abord la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en elle leur fortune, en tirèrent d'immenses bénéfices et s'y livrèrent avec tant d'ardeur, qu'ils ruinèrent l'Europe, se ruinèrent eux-mêmes et disloquèrent le monde."

Mais aujourd'hui, j'aimerai vous emmener dans un monde qui n'est plus de la science-fiction que cela. Celui des drones.  


Une question qui est au coeur de l'actualité puisque plusieurs pays européens -- le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie -- ont décidé d'intégrer les revenus de la prostitution, la vente d'arme (  Des armes pour le monde Arte  , Ventes record ) et de la drogue dans le calcul du PIB. cf 
Quand le vice les rend plus riches , L'Allemagne et les Drones d'attaques : L'Indigné L'ère des robots traders est arrivée ,

 

 

Alors que David Cameron

 

Il vient d'abandonner sa proposition d'armer les rebelles syriens, le Royaume-Uni a-t-il livré des composants permettant de fabriquer des armes chimiques au régime de Bachar el-Assad Un rapport parlementaire révèle l'exportation par le pays de 12,3 milliards de livres (14 milliards d'euros) d'armement à 25 nations figurant sur sa propre liste de régimes sensibles.

Selon le comité de contrôle des exportations d'armesd e la Chambre des communes, du fluorure de sodium, qui peut servir à la fabrication d'armes chimiques, a été exporté vers la Syrie ces deux dernières années. source : le Figaro du 18/07/2013 

 

A Damas, Assad rejette les propositions de négociations.
- "Négocier, mais pourquoi ?! Tout est sous contrôle".
Sur les panneaux : Bureaux du président ; examens oculaires ; on demande de l'aide.  Ophtalmo et aveugle  

 
Lord of War Bande Annonce VF - YouTube :


Des drones américains armés de missiles s

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”

 « Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. » Victor Hugo

  « Un homme ça s’empêche : il se définit pas simplement par ses prouesses ou ses droits, il se définit aussi par ce que la honte ou le scrupule le retienne de faire. L’homme qui se révolte est aussi un homme qui se résiste » - Albert Camus

 Survolent Bagdad, mais uniquement pour «protéger» le cas échéant les militaires et diplomates américains présents, a indiqué à l’AFP un diplomate américain

 Rapport sur la sécurité intérieur : La menace djihadistes pèse aussi sur l'Europe. Dans un rapport, l'agence de sécurité allemande est particulièrement inquiète face à la montée des islamistes qui gagnent du terrain Le point en Allemagne :

 L'Allemagne et les Drones d'attaques L'Indigné

Ifweweresyrians

 

 

Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ? Post de blog Si la France était la Syrie, les habitants d'Avignon et de Cannes seraient tous morts, selon les calculs du projet « If we were Syrian ».

 
Voilà ce qu'a annoncé Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, dimanche dernier : le projet Amazon Prime Air.

Ce qui se cache derrière, ce sont des mini-drones qui remplaceraient les livreurs traditionnels. Principal atout de ces drones : la livraison de votre colis une demi-heure après votre commande. De quoi donner à Amazon un avantage de poids dans la compétition que mènent les sites de commerce électronique pour livrer leurs clients au plus vite. Amazon avait déjà lancé un service Premium (payant) assurant une livraison sous les 24h.

Jeff Bezos en a dévoilé un peu plus sur ce fameux drone, l'Octocopters : équipé de 8 hélices, il sera capable de porter des colis pesant jusqu'à 2,3 kg, ce qui représente 86% des commandes passées sur Amazon. L'Octocopters devrait en outre pouvoir se passer de l'intervention humaine, du moins dans sa phase de vol. Les coordonnées GPS du client permettront au drone de se diriger automatiquement à bon port.

Avouons-le, l'annonce de Bezos tombe à point nommé car lundi dernier était le Cyber Monday, jour pendant lesquels les sites d'ecommerce américains offrent d'attractives réductions à leurs clients. Difficile d'imaginer que le fondateur d'Amazon a choisi le jour précédent cette grande frénésie e-consommatrice par hasard. Les drones d'Amazon ont fait grand bruit et le géant du commerce en ligne s'est offert une publicité gratuite.

Faut-il y voir un lien de cause à effet, en tout cas, les ventes en ligne ont augmenté de 19% par rapport au même jour l'année dernière, et ce sont Amazon et eBay qui en ont le plus profité.

Enorme coup de pub ou pas, l'annonce de Bezos a au moins eu l'avantage de mettre en avant une tendance Ingrid Labuzan .

La robotique en France, et tout particulièrement à la volonté affichée du gouvernement de favoriser la robotique de service. Vous pouvez retrouver ces articles ici et .

Aujourd'hui, je vous propose donc de nous intéresser à cette branche particulière que sont les drones.


Des armées de drones
Le marché des robots de service est depuis des années dominé par le domaine de la défense et de l'exploration. En 2012, les robots de défense représentaient 40% des ventes de robots de services à usage professionnel.

Le point commun à ces deux secteurs : des environnements hostiles. Car c'est un des points forts des robots : leur capacité à intervenir dans des domaines qui sont inaccessibles ou dangereux pour l'homme. Un robot n'a pas besoin d'atmosphère viable ; il peut, s'il est conçu pour cela, résister à des températures extrêmes, à la pression, à la radioactivité ou à toutes autres sortes de pollution. Il ne se ressent pas la peur, obéit au doigt et à l'oeil et, quel que soit son coût, il a moins de valeur qu'une vie humaine.

Les robots se sont donc très rapidement fait une place dans le domaine de la défense. Apparus au cours de la Seconde Guerre mondiale, le premier robot à usage militaire, le Goliath, était utilisé pour transporter des explosifs et les diriger vers les troupes ennemies. Il faut bien reconnaître que l'efficacité de ces premiers robots était vraiment réduite : utilisés sur les plages du débarquement par les Allemands, ils n'ont fait que peu de victimes parmi les alliés.

Robot Goliath
 

Depuis, l'amélioration des capacités d'analyse, de réactivité, d'adaptabilité et de communication, de leur capacité à travailler avec des humains ou d'autres robots leur ont permis de se faire une place de choix dans les armées modernes. Surveillance, repérage, déminage, sécurisation, communication mais aussi attaque, les robots de défense moderne tendent à de plus en plus remplacer et suppléer les forces armées humaines.

Aujourd'hui, voici donc à quoi le Goliath pourrait ressembler : le SnakeBot, un robot serpent développé par l'armée israélienne dont chaque élément peut soit travailler en collaboration avec les autres soit se détacher et agir de manière indépendante. Le SnakeBot est utilisé pour des missions de reconnaissance et d'espionnage ainsi que pour transporter des explosifs.

Robot SnakeBot
 

Les robots sont aujourd'hui présents sur les principaux terrains d'opération. Leur utilisation s'est accélérée ces dernières années, initiée par les armées israélienne et américaine. Les Américains en ont fait un usage très important en Irak et en Afghanistan. Selon le sénateur américain Lindsey Graham, entre 2008 et 2013, les drones de combat américains auraient abattu 4 700 personnes. En une dizaine d'années, la fréquence des frappes menées par des drones américains est passée d'une tous les 40 jours à une tous les 3 jours.

Ce qui laisse entrevoir une refonte en profondeur de la composition des principales armées de la planète... vers la robotisation. Les chiffres précis sont évidemment secret défense mais on estime par exemple que l'armée américaine dispose déjà de 8 000 drones et de 12 000 robots terrestres. Et les robots devraient être de plus en plus présents dans ses rangs : ils représenteront un tiers de ses effectifs d'ici 2020. Ainsi le nombre de drones devrait atteindre les 20 000 unités d'ici là.

En Europe, un des projets de drones militaires le plus avancé est le projet Neuron, mené par la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse en collaboration avec Dassault Aviation. Son objectif : doter l'Europe d'un drone de combat furtif -- un avion piloté à partir du sol -- capable de mener des attaques au sol et même des combats aériens.

Evidemment, l'utilisation de plus en plus généralisée des drones pose toute une série de questions, en particulier éthiques, qui devront être résolues dans les années à venir mais aussi techniques puisque comme l'explique à Challenges Patrick Ky, directeur exécutif de l'Agence de sécurité aérienne européenne (AESA) : " Nous avons analysé une soixantaine d'accidents de drones dont les données ont été transmises par l'OTAN et l'US Air Force : 85% ont eu lieu à cause de la perte de contrôle du drone". Tout le comme le mythe de des attaques "chirurgicales", l'utilisation de drone ne signifie en aucun cas la disparition de ce que l'on appelle les pudiquement les "dommages collatéraux".

L'exploration et la surveillance : nouveau terrain de jeu des drones ?
Il y a un autre domaine dans lequel l'utilisation des robots est lui aussi en pleine explosion -- et beaucoup moins controversé : celui de l'exploration.

Pensez au robot Curiosity qui explore la planète Mars depuis 2012. Plus proche de nous, des robots sont ainsi utilisés au coeur de la centrale de Fukushima aux travaux de d'exploration, de sécurisation et de décontamination, à des niveaux de radioactivité mortels pour l'homme.

L'exploration des domaines inconnus -- que ce soit les profondeurs extrêmes des océans ou encore les planètes du système solaire -- passe maintenant par les robots.

En matière de civil, l'exploration, la surveillance et la cartographie sont des domaines dans lesquels les drones ont le plus de chance de rapidement devenir indispensables. Un exemple : la SNCF teste depuis novembre dernier la surveillance de son réseau entre le Gard et le Vaucluse grâce à des drones. Le dispositif pourrait être étendu au reste du territoire dans les années qui viennent.

Ces nouveaux domaines d'application pour les drones civils, et aux sociétés qui vont en profiter.

 

Amazon l'a tout récemment remis sous le feu des projecteurs par la voix de son fondateur Jeff Bezos qui a annoncé travailler sur un projet de livraison de vos colis, par drone, 30 minutes après votre commande. Comme je vous le disais hier, cette annonce constitue un joli coup de pub pour le géant du commerce électronique mais aussi pour les drones civils.

Ces robots avaient déjà conquis le domaine de la défense et qu'ils s'apprêtaient à s'emparer de celui de la surveillance.

Les exemples se multiplient depuis quelques mois. La SNCF a lancé un test grandeur nature de surveillance de son réseau par des drones. Une mission qui était jusque-là accomplie de nuit, par des agents. Le drone a ainsi repéré des microfissures sur le viaduc ferroviaire de Roquemaure emprunté par le TGV Paris-Marseille. Outre la surveillance technique de son réseau, la SNCF compte aussi utiliser ces drones pour lutter contre les vols croissants de câbles.

Si la SNCF s'est lancée dans un tel projet, c'est que, contrairement aux Etats-Unis, la France a autorisé dès 2012 l'accès de son espace aérien aux drones civils. Ne nous emballons pas : leur utilisation est cependant très contrôlée, pas de risque que vous en surpreniez un en train de vous espionnez pendant que vous prenez votre bain -- du moins dans les années qui viennent.

Des drones multifonctions
De l'autre côté de l'Atlantique, les drones civils doivent, pour le moment, rester au sol. Ce qui limite d'autant le projet d'Amazon puisque son projet de drone livreur est tout simplement interdit. Cependant, fin 2015, l'agence de sécurité aérienne américaine pourrait autoriser ces vols aux entreprises souhaitant livrer leurs clients.

Les missions de surveillance et de repérage pourraient rapidement devenir le quotidien des drones dans nombre de pays de la planète. Il suffit d'aller faire un rapide tour sur les sites spécialisées pour découvrir une liste longue comme le bras de missions et de services que pourraient rapidement nous rendre ces petits engins automatiques : surveillances des foules, des forêts, de la météo (non seulement au quotidien mais aussi pour repérer les phénomènes climatiques comme orages, tempêtes et ouragans), surveillance et lutte contre les incendies, des réseaux routiers, de la circulation.

Quelques exemples -- plus ou moins effrayants ou utiles d'ailleurs -- de ces utilisations possibles. Au Brésil, les forces de l'ordre devrait recourir de manière massive aux drones Hermes pour surveiller la foule et les stades pendant la prochaine coupe du monde de football. Evidemment, certains imaginent déjà des drones policiers capables de tirer des balles en caoutchouc ou d'immobiliser des personnes.

C'est dans un autre tout autre domaine que l'ONG allemande Definetz s'est illustrée. Elle a mis au point un drone qui parachute un défibrillateur près des victimes accidents cardiaques. Des chercheurs espagnols utilisent quant à eux des drones pour photographier et cartographier des champs. Objectif : repérer les rangs qui ont besoin d'herbicides pour réduire jusqu'à 70% le volume de produits utilisés.

Et puis il y a les projets de robots livreurs de tacos, burritos, sushis, livres, etc. etc.

Un marché global qui est estimé à 2 milliards d'euros d'ici 2015.

France, nouvelle patrie des drones ?
Et la France dans tout cela ?, vous demandez-vous peut-être. Bonne question, cher lecteur. Eh bien, figurez-vous que nous ne sommes pas si mal situés que cela. Ou du moins que nous avons de grandes ambitions (ce qui est souvent le cas). Il faut dire que l'orgueil national a été titillé par un raté (semi)complet : celui des robots et drones de défense. Heureusement qu'il y a le projet Neuron dont je vous parlais hier pour nous permettre de sauver la face. Même raté avec les robots industriels (qui ont fait l'objet d'une précédente Quotidienne).

Le drone intéresse les entreprises
Qu'à ne cela tienne : la France a décidé de se rattraper avec les robots de service ainsi qu'avec les drones civils. Un pari qui pourrait réussir, du moins pour les drones civils. Premièrement, les entreprises et les équipes de recherche s'intéressent au sujet. L'Hexagone compte ainsi 20 constructeurs homologués de drones et 277 opérateurs autorisés. Parmi elles, des micro-sociétés mais aussi de grands noms comme Parrot ou Thalès. Parmi elles, 80% environ se consacrent à l'audiovisuel. Les prises de vues aériennes du Tour de France ou les survols des sites historiques des émissions culturelles sont déjà filmées grâce à des drones.

Le secteur est d'ailleurs en pleine mutation et réorganisation. Outre la création en 2011 de la Fédération professionnelle des drones civils (FPDC), le secteur se structure progressivement, comme l'expliquait en début de mois Emmanuel de Maistre co-fondateur de l'opérateur Redbird et président de la FPDC au Parisien : "Les constructeurs se structurent et rachètent d'autres PME. Parmi les opérateurs, il y a beaucoup de petites entreprises nées grâce à des indemnités chômage mais bientôt il faudra faire du chiffre d'affaires et tout le monde ne passera pas ce cap. Il y aura aussi des alliances entre opérateurs et des gens qui voudront vendre à des plus gros".

Un coup de pouce réglementaire
Autre atout des drones en France : une législation qui, comme nous l'avons vu, est une des premières à avoir autorisé le vol des drones civils. "L'absence de réglementation freinait le décollage des drones civils et son adoption en avril 2012 a ouvert de nouveaux horizons", confirme Jean-Marc Masenelli, directeur de Survey Copter, une filiale du groupe EADS, à Challenges.

Certes, les drones sont très encadrés. Quatre scénarios d'utilisation de drones ont été définis, dont des vols à moins de 50 m au-dessus du sol et dans un rayon de 1 kilomètre au maximum, hors d'une zone peuplée. De manière générale, aucun drone n'est autorisé à voler au-dessus de 150 m. Et seuls les appareils de petite taille ont été autorisés (25 kg maximum pour les drones pilotés et uniquement 2 kg pour ceux volant de manière complètement autonome). Enfin, les autorisations de vols sont délivrées par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Au niveau européen, une législation est attendue pour 2015-2016, et devrait normalement réglementer le vol des drones supérieurs à 25 kg et le vol en plus haute altitude.

Tout le monde veut son drone
Dernière carte à jouer pour le secteur français : un marché en demande, aussi bien dans l'Hexagone qu'à l'international. Parmi les200 nouvelles autorisations délivrées à des opérateurs par la DGAC, 37% concernent des projets d'observation terrestre et de cartographie, 12% de surveillance d'incendies et 13% de surveillance des frontières.

 

Les exemples d'utilisation des drones dans ces domaines se multiplient en effet. En 2012, les pompiers des Landes ont été aidés dans leur lutte contre les incendies par les drones de la société Fly-n-Sense qui leur fournissait des cartes en temps réel de l'avancée des flammes. La société française Delta Drone a été chargée par la station de l'Alpe d'Huez d'effectuer des missions d'inspection du relief. Le partenariat entre plusieurs grandes entreprises et des sociétés spécialisées dans les drones leur a fourni une couverture médiatique supplémentaire. Nous avons vu que la SNCF faisait appel à des drones pour surveiller son réseau. Un exemple que devrait rapidement suivre ERDF avec un projet pilote de surveillance de ses lignes électriques en Rhône-Alpes, grâce aux drones de Delta Drone et en Midi-Pyrénées avec Delair Tech.

Dans les années à venir, plusieurs secteurs devraient tirer la demande. Selon une étude de l'Association internationale pour les systèmes de véhicule sans pilote (Auvsi) sur le marché des drones civils aux Etats-Unis, les deux marchés prometteurs sont l'agriculture et la sécurité publique. Emmanuel de Maistre citait quant à lui, à l'international, la topographie de l'Afrique ou de la surveillance des réseaux d'énergie en Amérique du Sud dans son interview au Parisien.

Ajoutons à cela le marché pas si négligeable des loisirs. La société Parrot a ainsi lance en 2010 son AR Drone, un drone environ 30 cm, piloté par iPhone.

Drone de Parrot
 

Le potentiel est donc là, le marché en pleine mutation et la demande prête à décoller... Reste à savoir comment en profiter.

Plusieurs sociétés françaises se sont déjà fait un nom dans le domaine des drones. EADS bien sûr, ou encore Thalès. Du côté des pure players, Delair Tech (qui devrait afficher un chiffre d'affaires de 700 000 euros cette année et vise plusieurs millions l'année prochaine), Fly-n-Sense, PARROT et DELTA DRONE -- ces deux dernières étant cotées.

Outre ses drones jouets, PARROT vient aussi de se lancer dans les drones à destination des professionnels et a obtenu l'autorisation de la DGAC. Du point de vue des résultats, la société, en pleine transition et diversification, devrait afficher un chiffre d'affaires et une rentabilité en baisse cette année, résultats qui ont déjà bien été intégrés en Bourse, l'action perdant 30% depuis le début de l'année. Pourtant le potentiel est là... et la reprise pourrait se faire d'ici 2015. Un pari sur le long terme donc.

Delta Drone, un fabricant grenoblois de drones, a fait son entrée en Bourse en juin dernier. La société a remporté d'importants contrats ces derniers mois. Le chiffre d'affaires devrait atteindre 400 000 euros et les perspectives sont encourageantes. D'un point de vue boursier, Delta Drone est une micro-capitalisation, avec les dangers que cela comporte. Le titre fait le Yo-Yo depuis son introduction en Bourse. Pour investisseurs ayant le coeur vraiment très bien accroché.

Les leaders du secteur de la robotique, qui peut s'appuyer sur des produits diversifiées : robots de défense, robots domestiques mais aussi, et c'est une nouveauté, des robots médicaux.

 

Des armées de drones Mercredi 04 décembre 2013 Cécile Chevré

La machine à broyer le monde : patronnat,... - ZEC plus Ultra, Zebre en cavale, business du drone youtube

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