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20/07/2014

Vol spécial Arte

 

 

 

 

 

 

Vol spécial Arte 2014 HD 

 

Une saison en enfer

 

Après « La forteresse » (Léopard d’or au Festival de Locarno), tourné en immersion dans un centre suisse d’accueil de demandeurs d'asile, Fernand Melgar a obtenu l'autorisation exceptionnelle d'entrer dans un centre de détention. Pendant neuf mois, il a partagé le quotidien des détenus, entourés par une équipe d'accueil soudée qui tente tant bien que mal d'adoucir des situations dramatiques. En filmant directement les confrontations, où les détenus renvoient sans cesse leurs gardiens à l'absurdité et à l'inhumanité de la politique qu'ils appliquent – jusqu'à l'apogée du "vol spécial" qui tourne mal –, Fernand Melgar parvient sans manichéisme à alerter violemment son spectateur sur un système administratif aveugle, hypocrite et indigne. Un film rendu encore plus nécessaire depuis que la limitation de l'immigration proposée par le leader populiste Christoph Blocher, a été votée en février dernier

 

 

 

 

http://ventlibertaire29.over-blog.com/article-31444668.html
L’emprisonnement est l’exclusion de la société, l’isolement est l’exclusion de l’espèce humaine, c’est une vengeance sournoise qui fait préférer le suicide à de nombreux jeunes que l’on retrouve pendus dans les cellules de cachot et d’isolement, immolés par le feu vidés de leur sang, empoisonnés ou asphyxiés par les fumées d’incendie. Les meurtres des matons suite aux agressions qu’ils exercent sur les personnes à leur charge sont maquillés fréquemment en suicide. Nombreux sont les pendus pleins de contusions sur le corps, comme il y a peu, au Mitard de la Centrale de Clairvaux. Pour la dignité humaine il faut abolir cette violence barbare, institutionnalisée, préméditée et orchestrée scientifiquement pour écraser l’individu.

Dans les prisons françaises on traite les humains comme des bêtes sauvages qu’annihile cette arène ignominieuse, grâce à l’opacité de ses murs. Pour dissimuler ce massacre de milliers et de milliers de jeunes on invoque la sécurité des établissements pour empêcher les médias de filmer librement afin de révéler aux français et au monde ce scandale. 

La personnification d’une justice élégante dissimule en fait une justice qui ensanglante. Les milliers de jeunes et de pères et mères acculés au suicide chaque année démontre que ce modèle archaïque a atteint ses limites.

Photo : http://ventlibertaire29.over-blog.com/article-31444668.html
L’emprisonnement est l’exclusion de la société, l’isolement est l’exclusion de l’espèce humaine, c’est une vengeance sournoise qui fait préférer le suicide à de nombreux jeunes que l’on retrouve pendus dans les cellules de cachot et d’isolement, immolés par le feu vidés de leur sang, empoisonnés ou asphyxiés par les fumées d’incendie. Les meurtres des matons suite aux agressions qu’ils exercent sur les personnes à leur charge sont maquillés fréquemment en suicide. Nombreux sont les pendus pleins de contusions sur le corps, comme il y a peu, au Mitard de la Centrale de Clairvaux. Pour la dignité humaine il faut abolir cette violence barbare, institutionnalisée, préméditée et orchestrée scientifiquement pour écraser l’individu.
Dans les prisons françaises on traite les humains comme des bêtes sauvages qu’annihile cette arène ignominieuse, grâce à l’opacité de ses murs. Pour dissimuler ce massacre de milliers et de milliers de jeunes on invoque la sécurité des établissements pour empêcher les médias de filmer librement afin de révéler aux français et au monde ce scandale. 
La personnification d’une justice élégante dissimule en fait une justice qui ensanglante. Les milliers de jeunes et de pères et mères acculés au suicide chaque année démontre que ce modèle archaïque a atteint ses limites.

 

Il y a de ça 10 ans. Photographie de la maison d'arrêt de BOIS D'ARCY dans les Yvelines où j'ai été incarcéré en avril 2004 pour 18 mois de taule (J'en rassure certains ; je n'ai commis aucun crime, aucun viol, aucun meurtre).

Peine confirmée par la Cour d'appel de Versailles en septembre 2004. Il faut dire que, manque de moyens, mon Avocat ne mettait pas trop de coeur à l'ouvrage dans ma défense.
J'ai connu la privation de liberté, la promiscuité forcée avec d’autres détenus avec qui tu dois t’entendre.
Dans un environnement plein de frustrations, une embrouille part vite. A deux dans une cellule de moins de 10 m², pas moyen de s’esquiver : ça finit donc parfois violemment (en 2004, nous étions un peu plus de 800 à être incarcérés à Bois d'Arcy alors que la capacité d'accueil est de 501 détenus).

J'ai demandé à bénéficier d'une cellule seule. En vain. De toute façon, cela peut vite te conduire au mitard.

J'ai vu des gamins, des malades mentaux qui n'avaient aucunement leur place dans ce lieu d'infamie. J'ai vu des matons frapper, violenter des compagnons de cellule qui se rebellaient. Ils viennent à 3 où à 4 dans une cellue. 2 maintiennent le détenu. Un maton attrape le bras du détenu et passe une lame de rasoir sur les veines saillantes du poignet et disant "on va t'apprendre à fermer ta gueule".

Tu n’es rien de plus qu’un numéro aux mains d’une administration toute puissante et ses matons-soldats dociles. Ils sont là pour t’écraser. Quand on te traite en chien, tu peux finir par le devenir... chien soumis ou chien enragé.

Quand éclate la folie, la rage, le désespoir, la rancune, c’est dommage que ce ne soit pas toujours à la gueule de nos véritables ennemis.

Je m'en suis sorti. Ils ont voulu me faire rentrer dans leur moule, dans leur monde d'exploitation, de soumission, d'oppression.

En vain, j'ai et je garderai cette rage contre l'Etat, sa justice au service de la propriété privée et de la bourgeoisie. Je n'oublierai jamais cette expérience où le bras droit de l'Etat s'est abbatu sur moi. Ils ont voulu me briser ma soif de liberté et mon combat contre toute forme d'oppression. C'était peine perdue.

Ne renoncé jamais. Accrochez-vous coûte que coûte à vos rêves. Faites les vivre.

QUE CREVE LA TAULE. FEU AUX PRISONS, LES MATONS AU MILIEU.

 

 Photo : Il y a de ça 10 ans. Photographie de la maison d'arrêt de BOIS D'ARCY dans les Yvelines où j'ai été incarcéré en avril 2004 pour 18 mois de taule (J'en rassure certains ; je n'ai commis aucun crime, aucun viol, aucun meurtre).
Peine confirmée par la Cour d'appel de Versailles en septembre 2004. Il faut dire que, manque de moyens, mon Avocat ne mettait pas trop de coeur à l'ouvrage dans ma défense.
J'ai connu la privation de liberté, la promiscuité forcée avec d’autres détenus avec qui tu dois t’entendre.
Dans un environnement plein de frustrations, une embrouille part vite. A deux dans une cellule de moins de 10 m², pas moyen de s’esquiver : ça finit donc parfois violemment (en 2004, nous étions un peu plus de 800 à être incarcérés à Bois d'Arcy alors que la capacité d'accueil est de 501 détenus).
J'ai demandé à bénéficier d'une cellule seule. En vain. De toute façon, cela peut vite te conduire au mitard.
J'ai vu des gamins, des malades mentaux qui n'avaient aucunement leur place dans ce lieu d'infamie. J'ai vu des matons frapper, violenter des compagnons de cellule qui se rebellaient. Ils viennent à 3 où à 4 dans une cellue. 2 maintiennent le détenu. Un maton attrape le bras du détenu et passe une lame de rasoir sur les veines saillantes du poignet et disant "on va t'apprendre à fermer ta gueule".
Tu n’es rien de plus qu’un numéro aux mains d’une administration toute puissante et ses matons-soldats dociles. Ils sont là pour t’écraser. Quand on te traite en chien, tu peux finir par le devenir... chien soumis ou chien enragé.
Quand éclate la folie, la rage, le désespoir, la rancune, c’est dommage que ce ne soit pas toujours à la gueule de nos véritables ennemis.
Je m'en suis sorti. Ils ont voulu me faire rentrer dans leur moule, dans leur monde d'exploitation, de soumission, d'oppression.
En vain, j'ai et je garderai cette rage contre l'Etat, sa justice au service de la propriété privée et de la bourgeoisie. Je n'oublierai jamais cette expérience où le bras droit de l'Etat s'est abbatu sur moi. Ils ont voulu me briser ma soif de liberté et mon combat contre toute forme d'oppression. C'était peine perdue.
Ne renoncé jamais. Accrochez-vous coûte que coûte à vos rêves. Faites les vivre.
QUE CREVE LA TAULE. FEU AUX PRISONS, LES MATONS AU MILIEU.

 

 

C'est en solidarité avec notre compagnon Damien Camélio, que nous avons décidé de rendre publique les mauvais traitements qu'il subit au Centre Pénitenciaire de Mont de Marsan. 
Voici un extrait de sa dernière lettre :

« Les ailes probatoires sont réputés pour être les pires. Tout le monde veut se barrer de ces ailes, les gars préfèrent même l'isolement. Tous les morts ou presque, sont mort dans nos ailes. Un gamin de 19ans est mort ici il y a peu, c'est le 5ème en 2 mois. J'ai vu un mec s'arracher les veines parce-qu'il n'a pas supporté le traitement qu'il a subit (la même chose que j'ai subit moi). Il y a un autre mec qui s'est coupé le doigt avec un couteau, il a fini de se l'arracher avec les dents pour l'envoyer au procureur pour qu'il bouge d'ici (…) La torture j'y ai eu droit il y a peu et de la torture en recherche d'informations (6 jours de torture blanche avec privatisation de sommeil, flash de lumière et alarme en cellule). »
Afin d'être isolé, Damien est seul prisonnier politique au milieu de droits communs. Toutes demandes de travail, de sport, d'étude, de régime ouvert lui sont refusées. Des pressions sont faites à ceux qui se rapprochent de lui. Un de ses compagnons s'est ainsi vu refuser au dernier moment une permission. Le père de celui-ci ayant fait 700km pour voir son fils, a eu pour seule réponse : « Permission annulée, votre fils choisira mieux ses amis la prochaine fois ».

Pour soutenir Damien vous pouvez faire connaître son cas et lui écrire: 
Damien Camélio, numéro 5057, 
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan 
BP 90629, 40000 MONT DE MARSAN CEDEX. 

En solidarité avec tous les prisonniers politiques que le "Pays des Droits de l'homme" tente de faire taire !

 —

Christophe Bxn
 

Vol spécial | ARTE :

A voir aussi :
L'enfer des prisons RMC Découverte :

 
Six mois au coeur d'une prison française Les caméras d'«Enquête d'action» ont pénétré plusieurs semaines dans cet univers à part où règne un climat particulièrement tendu du fait de la surpopulation carcérale. Des détenus mais aussi des surveillants de la prison d'Amiens ont accepté de se laisser ...
Six Mois Au Coeur D'une Prison Francaise : http://www.youtube.com/watch?v=C669bE-tuaE 

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