Avertir le modérateur

04/04/2015

les nouveaux foyers de conflit

Téhéran à la reconquête de son empire

AnalyseL’accord sur son programme nucléaire redonne à l’Iran une forte influence politique, religieuse et culturelle sur une large partie du Moyen-Orient, de Bagdad à Sanaa.

 

 

 Flores Magon 

 

L’avancée iranienne d’un bout à l’autre du Proche et Moyen-Orient, le chef druze libanais Walid Joumblatt l’appelle «la revanche de Cyrus le Grand». La comparaison n’est pas fortuite. Cyrus, roi des Perses et des Mèdes, s’était emparé de l’incomparable Babylone, en 539 avant Jésus-Christ, et de la Mésopotamie, fondant ainsi le premier empire à vocation universelle de l’histoire.

Que se passe-t-il ?

Aujourd’hui, dans la perception de bien des dirigeants arabes, l’impression est d’assister au retour des Perses au premier rang de la scène orientale. «Cyrus le Grand et ses légions avancent en Mésopotamie, contrôlent la Syrie, sont bien retranchés au Liban, envahissent le Yémen et sont prêts à bloquer le détroit d’Ormuz», écrivait dernièrement le leader druze dans une correspondance. «Et les soldats de dieu sont aux portes d’Israël», ajoutait-il, faisant référence à la volonté des combattants chiites libanais de conquérir la partie syrienne du plateau du Golan.

iranien ? Vidéo 13

Le drapeau iranien, devant les locaux de l'ONU où se sont tenus les pourparlers sur le dossier nucléaire à Vienne, le 18 juin.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif acclamé par la foule à Téhéran après l'accord sur le nucléaire. (Photo Borna Ghasemi. AFP)

 

ne économie plombée par trente-cinq ans de sanctions Par Vittorio De Filippis

Le président Hassan Rohani en position de force Par Jean-Pierre Perrin

Pour Barack Obama, une victoire «historique» mais chère payée Par Jean-Pierre Perrin

Décryptage Nucléaire iranien : un accord ambigu et des craintes Par Blaise Gauquelin

 

Aussi le programme nucléaire iranien est-il suivi avec la plus grande attention par le monde arabe, au point de provoquer un certain nombre de bouleversements stratégiques, dont une alliance de facto entre l’Arabie Saoudite, les Etats arabes du golfe Persique et Israël. L’arrivée de Téhéran au seuil de l’arme nucléaire, parce qu’elle renforcerait la puissance iranienne déjà considérée comme alarmante, serait donc considérée par ces pays comme un désastre absolu.

Gloire. C’est sous le président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani que la République islamique s’est réconciliée avec le passé impérial de l’Iran. Avant lui, Ali Khamenei, qui fut président avant d’être Guide suprême, considérait certes Persépolis comme une merveille de l’humanité mais aussi comme le symbole de l’impérialisme perse, sa face noire, ce qu’il appelait «la cruelle grandeur» de ses empereurs. Avec Rafsandjani, la perception change. En avril 1991, il est le premier dignitaire religieux issu de la révolution islamique à se rendre à Persépolis. Il dira alors : «Au milieu de ces ruines plusieurs fois millénaires, j’ai ressenti combien la dignité de la nation était fondamentale et qu’elle devait être renforcée. Notre peuple doit savoir qu’il n’est pas sans histoire.» Ce ne sont plus les mots d’un religieux, mais ceux d’un homme d’Etat cherchant à faire revivre la gloire de la Perse antique, comme le chah avant lui. Cyrus, Darius, Xerxès réintègrent l’histoire nationale.

Cette tragédie culturelle résonne - à l’heure où l’offensive des milices chiites et de l’armée irakienne pour reprendre Tikrit à l’Etat islamique se poursuit, avec le général iranien Kacem Soleimani pour diriger la bataille - dans les récentes déclarations d’Ali Younsi, ancien ministre iranien des Renseignements et conseiller du président, Hassan Rohani : «Nous défendrons tous les peuples de la région car nous les considérons comme faisant partie de l’Iran ; nous ferons face à l’extrémisme islamiste, aux takfiris, aux athées, aux néo-Ottomans, aux wahhabites, aux Occidentaux et aux sionistes.»

Faisant référence précisément à l’empire sassanide, il ajoutait, cité par le site Al-Khaleej Online, à l’occasion d’un forum sur l’identité iranienne : «L’Iran est devenu un empire, comme il l’a toujours été au cours de l’histoire. Bagdad est sa capitale actuelle et elle représente, comme par le passé, le centre de notre civilisation, de notre culture et de notre identité.» Même si les autorités ont ensuite estimé que ses propos avaient été «déformés», ils n’ont pas été vraiment démentis.

«Adjoint». Aujourd’hui, Téhéran est donc au centre du jeu dans quatre pays arabes. En Irak, son engagement à la fois direct -….. En Syrie - où les milices du Hezbollah et des officiers iraniens empêchent l’effondrement du régime de Bachar al-Assad -, un officier des gardiens de la révolution, le général Hossein Hamedani, a déclaré en mai, sur le site de l’agence Fars, que «Bachar al-Assad fait la guerre en Syrie comme notre adjoint». Une façon de laisser entendre que ce sont les Iraniens qui décident des opérations. L’Iran est par ailleurs présent au Liban, où ce même Hezbollah paralyse actuellement le jeu politique, empêchant les élections parlementaires et la nomination d’un gouvernement…

 

 Origine et ampleur de la mobilisation chiite en Syrie

 

Lorsque les Syriens commencent à se soulever, en mars 2011, l'Iran est solidement implanté en Syrie.. Entre 2000 et 2010, profitant de l'inexpérience et des erreurs d'appréciation de Bachar al-Assad, les Iraniens sont en effet parvenus à passer du statut d'alliés stratégiques dans lequel Hafez al-Assad les avait confinés, à celui de tuteurs ou de parrains de son successeuré, ils sont au courant des petits et des grands secrets du régime. Ils sont donc en mesure de peser sur nombre de ses choix dans de multiples domaines.

 

Le recrutement de mercenaires chiites pour la Syrie (Caricature d'Ali Farzat)

 

L'Iran, la Syrie et les mercenaires chiites
(Caricature d'Ali Farzat)

Déjà présents dans le pays, des experts du corps des Gardiens de la Révolution islamique (Pasdaran) conseillent l'état-major et encadrent sur le terrain les troupes immédiatement chargées de réprimer les manifestations. Avec le début, puis l'accélération des désertions d'officiers dans les rangs de l'armée gouvernementales, le régime se voit contraint de faire appel à eux pour d'autres missions. Des tireurs d'élite iraniens sont signalés en juin 2011,

 

 

Les milices plus haut répertoriées, dont la liste encore une fois ne prétend pas à l'exhaustivité, rassemblaient à l'été 2014, selon l'étude de l'ICDHRF, quelque 20 à 25 000 hommes. Mais, selon des estimations plus récentes, auxquelles ne se risque pas le rapport de SN4HR, il y a, en ce moment en Syrie entre 35 et 40 000 djihadistes chiites. Selon Philipp Smyth, auteur d'un rapport très documenté sur "Le djihad chiite en Syrie et ses effets régionaux", ils sont "des dizaines de milliers", soit plus nombreux - peut-être deux fois plus nombreux - que les étrangers ayant rejoint les différents groupes sunnites en Syrie, lesquels sont évalués pour leur part à environ 20 000 hommes. Et, surtout, ils les ont précédés en Syrie, confirmant que le régime syrien voulait dès le départ donner une coloration confessionnelle à l'affrontement qu'il recherchait avec sa population.

Atout. Même s’il le combat avec détermination en Irak, en Syrie et au Yémen à travers les milices houthis, la déferlante de l’Etat islamique se sera révélée in fine un atout dans le jeu iranien. A cause de sa barbarie et de son entreprise de déstabilisation de la région, l’organisation djihadistes est devenue l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis, remplaçant le régime islamique dans ce rôle. Profite aussi à Téhéran la méfiance que Washington éprouve désormais envers son partenaire saoudien, dont il ne peut plus ignorer que l’idéologie officielle, le wahhabisme, a eu une influence accablante sur la montée en puissance des groupes islamistes les plus radicaux à travers tout le monde musulman.

 Mais restent quelques ombres au tableau : un mois après le début de l’offensive, Tikrit est toujours tenu par l’Etat islamique. En Syrie, l’allié Bachar al-Assad continue à perdre du terrain avec son importante défaite samedi, à Idlib.Dans l'article du monde intitulé "L'EI s'empare de l'essentiel du camp de Yarmouk, aux portes de Damas 7 : " Depuis mercredi, l'EI, allié au front Al-Nosra, attaque ce camp de réfugiés palestiniens en Syrie, affrontant notamment des milices, dont celle d'Aknaf Baït Al-Makdis, un groupe de combattants anti-Assad".  Les Nations unies se disent extrêmement préoccupées pour la sécurité et la protection des quelque 18 000 civils, syriens et palestiniens, qui y vivent encore. « La situation à Yarmouk est un affront à notre humanité à tous, une source de honte universelle », a déclaré Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « Yarmouk est un test, un défi pour la communauté internationale. Nous ne devons pas échouer. La crédibilité du système international lui-même est en jeu », a-t-il dit. Au Liban, le deuxième exil des Palestiniens de Syrie 8 Les réfugiés vivent dans le dénuement le plus complet et ne rêvent que de partir pour l’Europe.

 

50 % des enfants déscolarisés
82 % de pauvres 

Le phénomène touche particulièrement les régions déchirées par les combats, telles celles de Rakka, d'Idlib et de Deir ez-Zor. Mais même dans les zones moins mal loties, telles que Lattaquié ou Damas, la majorité des habitants dispose du minimum pour survivre.

En 2014, quatre Syriens sur cinq vivaient en situation de pauvreté.

Evolution des situations de pauvreté en fonction des régions entre 2013 et 2014

 

Lire aussi : Les Syriens ont perdu 20 ans d’espérance de vie en quatre années de guerre

 

Après des combats entre rebelles syriens et militaires dans le camp de Yarmouk, en 2012.

Et Riyad a réussi à fédérer une large partie du monde sunnite, dont le Pakistan - ce dont les Américains étaient incapables -, pour intervenir au Yémen et, d’une façon plus générale, contrer ce que Walid Joumblatt appelle désormais «la Perse islamique».  Guerre du pétrole : les nouveaux foyers de conflit

Riyad met en cause le soutien de Téhéran à la rébellion houtiste pour justifier les frappes aériennes menées sur le territoire yéménite par les puissances sunnites.

L’idée de répandre la révolution islamique a vécu, tempère François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. Ce sont des querelles d’Etat. Les Iraniens s’emparent des opportunités et s’installent dans le chaos existant. »

 


 

Risques d’escalade

 « La guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran a glissé vers une guerre de plus en plus ouverte depuis le conflit syrien. Aucun ne veut faire du Golfe un champ de bataille mais, comme pour la guerre de 14-18, il y a des logiques d’alliance qui peuvent échapper aux acteurs », estime le spécialiste Olivier Roy. Paris, qui profite de la crise de confiance entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, reste sceptique face aux engagements de Téhéran Alors que les sujets de discorde ne cessent de s’accumuler entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, la France avance résolument ses pions et cherche à combler le vide – relatif – laissé par la puissance américaine, lassée par une décennie d’aventure guerrière au Moyen-Orient. Pour la troisième fois depuis qu’il dirige la diplomatie française, Laurent Fabius était le dimanche 12 avril à Riyad

Autre exemple de ce jeu d'alliance : la livraison d'arme par Vladimir Poutine : Conséquence de l'accord sur le nucléaire iranien, Vladimir Poutine a levé l'interdiction de livraison qui courait depuis 2010.Début 2015, Moscou et Téhéran avaient également amorcé un rapprochement, en signant un protocole d'accord pour renforcer la « coopération militaire bilatérale en raison des intérêts communs », à l'occasion d'une visite dans la capitale iranienne du ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou. La Russie avait alors proposé à Téhéran de lui fournir des Anteï-2500, une nouvelle version des missiles perfectionnés S-300. Les deux pays se sont également rapprochés ces dernières années dans le domaine économique, et soutiennent le régime du président syrien Bachar Al-Assad.

Lundi, l'Iran s'est félicité de l'initiative russe. D'après le ministre de la défense iranien Hossein Dehghan, cité par l'agence officielle Irna :« Le développement de la coopération bilatérale (avec la Russie) et avec les pays voisins dans des domaines variés peuvent être très efficaces pour la stabilité et la sécurité durable de la région. »

Le ministre a, en effet, insisté sur les «menaces extrarégionales et (au) développement des activités terroristes », qui grandissent dans la région.

L'instrumentalisation des tensions entre chiites et sunnites par l'Arabie saoudite et l'Iran

Le Monde.fr | 27.03.2015 à 12h00 • Mis à jour le 27.03.2015 à 16h15 | Par Flavie Holzinger et Véronique Malécot

image:


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/infographie/2015/03/27/le-proche-orient-dechire-entre-chiites-et-sunnites_4602729_3218.html#g1OEfHPP2jHEiTZM.99

Israël et le Pentagone critiquent la décision

Israël a immédiatement critiqué la décision du Kremlin,  lundi, la qualifiant de « résultat direct de la légitimité accordée à l'Iran avec l'accord en cours de préparation, et la preuve que la croissance économique qui suivra la levée des sanctions (internationales) sera exploitée par l'Iran pour s'armer et non pas pour assurer le bien-être du peuple iranien ». Dimanche, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a de nouveau critiqué l'accord sur le nucléaire iranien et qualifié l'Iran d'« Etat terroriste le plus dangereux au monde ».

Quelques heures plus tard, le Pentagone a également dénoncé le geste russe. « Notre opposition à ces ventes est ancienne et publique. Nous pensons que ces ventes n'aident en rien », a estimé le colonel Steven Warren, porte-parole du département de la défense américain.

 

Le pétrole et la géopolitique ont toujours fait un cocktail explosif... mais aujourd'hui, les foyers de tensions semblent se multiplier. C'est particulièrement vrai du côté du Yémen -- et les répercussions pourraient être notables sur le cours de l'or noir.

▪ La situation est de plus en plus explosive au Yémen. A présent que l'Arabie Saoudite s'est engagée dans la guerre -- en bombardant et en massant des troupes à la frontière -- nous ne pouvons savoir dans quels sensira  le prix du pétrole .

 dernier champ de bataille

l'Arabie Saoudite de "dernier champ de bataille". Voici la carte que j'avais utilisée, agrémentée de la légende ci-dessous, mot pour mot :


Le sentiment de l'ennemi mortel de l'Iran, l'Arabie Saoudite, est cernée --
des millions de Chiites .

Ainsi, de Bagdad à Sanaa, une large partie du Moyen-Orient vit aujourd’hui à l’heure iranienne.

Le scénario des Guerres du pétrole était basé sur un fait stratégique : l'Iran a un plan long terme pour encercler les Saoudiens. C'est une question purement géographique : l'Iran se situe au nord-est de l'Arabie Saoudite. En outre, il est bien implanté en Syrie et au Liban, deux pays au nord de l'Arabie Saoudite.

Ces dernières années, l'Iran est entré en Irak, après le retrait des forces américaines. Depuis ces derniers mois, nous avons assisté au renforcement de l'influence iranienne au Yémen, au sud de l'Arabie Saoudite. Comme le montre la carte ci-dessus, les Saoudiens sont cernés.

 « La principale motivation des Saoudiens à faire baisser les prix du pétrole en novembre dernier était de pénaliser l'Iran. En d'autres termes, les Saoudiens voulaient assécher les comptes en banque des mollahs à Téhéran »

A présent, nous assistons à la réponse iranienne. Les rebelles soutenus par les Iraniens ont fait tomber l'ancien gouvernement yéménite, allié à la fois de l'Arabie Saoudite et des Etats-Unis. A leur frontière sud, les Saoudiens mènent une guerre religieuse contre des opposants totalement soutenus par l'Iran.

▪ Qu'arrivera-t-il par la suite ?
Nous sommes au beau milieu d'un effondrement historique des Etats-nations du Moyen-Orient. Les frontières nées de la Première Guerre mondiale -- dessinées par la Grande-Bretagne et la France après la chute de l'Empire ottoman -- sont en train de s'effacer. Pour l'instant, la notion moderne d'Etat-nation n'est plus pertinente. Le tribalisme triomphe.
Selon une récente analyse publiée dans le New York Times :

"Les autocraties arabes corrompues et dysfonctionnelles qui ont perduré pendant un demi-siècle dans des pays comme l'Egypte, la Syrie, l'Irak, le Yémen et la Libye ont perdu toute crédibilité parce qu'elles n'ont pas su répondre aux besoins de leurs citoyens.

Mais aucun nouveau modèle (politique) n'est apparu ; à la place, toute une série d'acteurs locaux et de puissances régionales se disputent pour établir un nouvel ordre ou du moins y accroître leur emprise".

Un des acteurs clés est l'Iran, qui travaille à devenir puissance régionale, conforté par le retrait des Etats-Unis. D'une certaine façon, cela explique également l'effort majeur de l'Iran pour construire des capacités nucléaires -- la course à la bombe atomique perse, en dépit des négociations actuelles pour retarder ou remettre l'évènement.

Naturellement, cela déclenchera  une hausse des tensions géopolitiques dont les civiles seront les premiers touchés ( Le Conseil de sécurité va se réunir au sujet du Yémen  )L'ONU et les organisations humanitaires s'inquiètent du nombre croissant de victimes civiles dans les combats et bombardements dans le pays.

 -- Al Qaida et l'EI profite du chaos au Yemen pour gagner du terrain Al-Qaida gagne du terrain au Yémen Profitant du chaos ambiant, les partisans du mouvement islamiste ont progressé dans la ville de Moukalla, au sud-est du pays.

L’Iran a fait le pari de l’enlisement des monarchies sunnites au Yémen. L’Arabie saoudite, a averti le dirigeant suprême iranien, ne sortira pas victorieuse de ce conflit. L’incapacité de la coalition arabe à endiguer l’avancée houthiste et l’expansion d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique, à rallier les alliés sunnites sur le terrain et à épargner les populations civiles joue en faveur des houthistes et de Téhéran

Déception après la conférence des donateurs pour l’aide humanitaire en Syrie  Après une réunion organisée au Koweït, mardi, les comptes n’y sont pas alors que le nombre de réfugiés augmente, quatre ans après le début de la guerre civile syrienne.

Globalement, la politique américaine au Moyen-Orient est totalement confuse, folle, incohérente et sans ligne directrice. Rien ne semble logique. D'un côté les Etats-Unis combattent l'EI en Irak -- en "aidant" même les forces iraniennes sur place par des frappes aériennes. .

D'un autre côté, les navires de guerre iraniens défient les navires américains en mer. En outre, l'Iran travaille à déstabiliser le Yémen, qui était un allié des Etats-Unis et une base pour les forces américaines. Et puis, il y a cet "accord" nucléaire avec l'Iran, qui devrait être trouvé d'ici fin juin.

 Où est la cohérence stratégique de Washington ? , je dirais que cela est complexe et que le monde fait ses choix.Elle hérite de la politique mis en place par le "pouvoir de l'ère Bush" qui dans son grand plan d'aligner le monde arabe sur la vision des néoconservateurs de l'époque ainsi que l'erreur d'Obama de sanctioner le pouvoir de Bachar Al Assad après le crime de guerre dans la région de la Gouta a provoqué l'émergeance des djiadistes, ( EI et Front Al Nosra) et la montée en puissance de l'Iran

Ne desepérons pas faisons confiance a nos dirigeants pour provoquer une guerre a large échelle, comme celle de la seconde guerre mondiale qui aurait la capacité de faire baisser ainsi la population mondiale  Nous porrions assister à ce que vivent les syriens : des divers fronts avec des alliances de circonstances entre grandes puissances, les djiadistes, dictatures....

Téhéran à la reconquête de son empire

Jean-Pierre PERRIN3 avril 2015 à 20:36

Les djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (1/3)

  Un oeil sur la SyrieLes djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (2/3) L’Iran accusé d’ingérence au Yémen 5La France, meilleure alliée des puissances sunnites 7Poutine lève l'interdiction de livrer à l'Iran des missiles S-300 12 , Les nouveaux Boat people :  Le calvaire des Palestiniens en Syrie 

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu