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26/04/2015

Les raisons de la colère

 

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Après chaque élection nous revoyons surgir les mêmes questionnements : pourquoi voter dans un système de gouvernance qui ne correspond plus aux grands enjeux que posent pour les générations futures notre planète pour une co habitation des peuples dans un environnement sain pour un "bien vivre ensemble".

 

Selon le PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS

(A.G. res. 2200A, XXI, 21 U.N. GAOR Supp. No. 16, à 49, U.N. Doc. A/6316,1966, 993 U.N.T.S. 3, entrée en vigueur le 3 janvier 1976) PRÉAMBULE

 

Les Etats parties au présent Pacte, : Considérant que, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,

 

Reconnaissant que ces droits découlent de la dignité inhérente à la personne humaine, Reconnaissant que, conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'idéal de l'être humain libre, libéré de la crainte et de la misère, ne peut être réalisé que si des conditions permettant à chacun de jouir de ses droits économiques, sociaux et culturels, aussi bien que de ses droits civils et politiques, sont créées, Considérant que la Charte des Nations Unies impose aux Etats l'obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits et des libertés de l'homme, Prenant en considération le fait que l'individu a des devoirs envers autrui et envers la collectivité à laquelle il appartient et est tenu de s'efforcer de promouvoir et de respecter les droits reconnus dans le présent Pacte

 

 

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Art 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs 

 

▪ Les deux mandats de l’Etat
La dépendance à une dette en expansion constante. Il voit la catastrophe qui arrivera quand cette expansion prendra fin.

 

“Les gouvernements peuvent encore emprunter… et développer le crédit. D'une manière ou d’une autre, ils vont tenter de maintenir l’expansion du crédit

 

La nature du gouvernement et son  souci premier c   :“L’Etat a deux mandats clé : mettre en place des quasi-monopoles et des cartels pour les capitaux privés, et satisfaire assez de demandes de la part des citoyens pour maintenir la stabilité sociale”.

 

Si l’Etat échoue à maintenir des cartels monopolistiques, les marges plongent et le capital ne peut plus maintenir ses dépenses d’investissement et de main-d’œuvre. En deux mots, l’économie coule alors que les profits, l’investissement et la croissance stagnent. Le ralentissement de l'immobilier en France et en Chine ainsi que l'économie américaine vont dans ce sens

 

Colère et frustration

Emeutes en banlieue : la mécanique infernale 

Si l’Etat échoue à répondre aux demandes de ses citoyens, il risque l’instabilité sociale..  : CLIQUEZ ICI .Les raisons de la colère - vidéo dailymotion :

 

Que ce soit Etats Unis, en Afrique du Sud, en France, dans le monde arabe ( "révolution arabe") en Turquie et j'en passe : la contestation peut prendre différentes formes ( social, racistes....) , elle a très ( trop) souvent les mêmes origines. Discrimination social et politique de la part d'un pouvoir central suite a une bavure ou a des déclarations provocantes de la part d'un de ces membres. Elles servent ensuite de prétexte a celui ci pour mettre en place des couvre feux, une répression " au nom de la sécurité, c'est la liberté" ou à certains émeutiers comme en Afrique du Sud pour s'en prendre aux " étrangers" vivant et travaillant sur place.

 

En Afrique du Sud : C’est une triste image que la « Nation Arc-en-Ciel » donne d’elle-même ces jours-ci. Voilà plus de trois semaines que Durban, Johannesburg, et d’autres grands foyers d’immigration africaine s’enflamment au rythme d’affrontements et de pillages xénophobes. 

 

Mais où toute cette histoire a-t-elle commencé ? On aura beaucoup pointé du doigt la supposée responsabilité de Goodwill Zwelithini, roi des Zoulous, plus haute autorité traditionnelle de la province du KwaZulu-Natal, dans l’émergence de ces violences. Il y a évidemment quelque chose de suspect dans cette volonté d’un certain nombre de médias de faire de cet enchaînement Evènements une explication suffisante de ces attaques. 

 

Pretoria fait preuve de beaucoup plus de complaisance à l’égard des investisseurs russes et chinois qui viennent s’implanter sur le territoire national. Les deux mandats du président Zuma se seront bien plus caractérisés par la poursuite de politiques toujours plus libérales, au service des grandes compagnies étrangères et des fortunes nationales , que par la réduction de la pauvreté et du creusement des inégalités - les véritables sources des violences d’aujourd’hui.

 

L’ANC entretient la division et la désorganisation au sein des classes laborieuses (qui regroupent autant migrants que nationaux), sachant qu’elles auraient tout à gagner à s’unir et à s’organiser politiquement. A la suite des tensions xénophobes de janvier, seule une minorité de personnes arrêtées avait été condamnées ; tandis que la police, organe toujours bien problématique dans l’Afrique du Sud post-Apartheid, ne masque guère son inimitié à l’égard des populations étrangères. Personne n’a oublié ces images horribles de février 2013,

 

 

 

 
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Le gouvernement actuel, qui vient d’ailleurs d’annoncer l’envoi des troupes pour mettre un terme aux violences, semble bien incapable de, pour ne pas dire réticent à, protéger les étrangers présents sur son territoire. Ces derniers sont aujourd’hui les victimes, autant d’années de stigmatisations officielles, que de la fatigue de gens dont la condition n’en finit pas de rester la même - et qui, bien découragés d’aller chercher ailleurs, ne vont pas trouver les fautifs plus loin qu’au bout de leur nez

 

 En Turquie : . Sans précédent depuis l'arrivée du gouvernement islamo-conservateur au pouvoir en 2002, ce mouvement de contestation avait débuté fin mai 2013 par la mobilisation d'une poignée de militants écologistes opposés à la destruction du désormais fameux parc Gezi, en lisière de l'emblématique place Taksim d'Istanbul ( manifestations qui ont fait vaciller le gouvernement islamo-conservateur turc en juin 2013 ) Après une violente intervention des forces de l'ordre le 31 mai, ce combat s'est mué en une vague de contestation politique sans précédent contre la dérive jugée autoritaire et islamiste du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, aujourd'hui président.


Pendant trois semaines, plus de 3,5 millions de Turcs ont défilé dans une centaine de villes du pays, lors de manifestations sévèrement réprimées par les forces de l'ordre . 

 

Regarder le documentaire canal Emeutes en banlieue : la mécanique infernale  ! entre les mensonges de la police relayés sans filtre par des médias à la solde de Sarkozy,ministre de l'intérieur et pompier pyromane de ces émeutes!!! d'ailleurs,il aura "en terme" d'exploitation d'un sujet ou fait divers très bien géré cette crise,il est grimpé en fléché ds les SONDAGES et élu président moins de 2 ans âpres! 10 après YouTube :

 

 

Au Etats Unis : Le 3 décembre 2014, à Los Angeles, des manifestants défilent après l'annonce de la non inculpation du policier impliqué dans la mort d'Eric Garner. Sur le panneau : "Arrêtez de nous tuer" - AFP/David McNew/Getty Images Norht America Baltimore : nouveaux affrontements après les funérailles d'un jeune Noir

 

Lire aussi : La police de Baltimore reconnaît une bavure après la mort d'un homme interpellé

Lire aussi : Heurts en marge d'une manifestation à Baltimore après la mort d'un jeune Noir

 

 

Samedi 25 avril, plus d'un millier de personnes avaient déjà manifesté à Baltimore pour marquer leur colère et leur frustration après la mort de Freddie Gray.courrier International :  La presse américaine s’alarme du fossé grandissant entre les forces de l’ordre et les habitants.

 

“Baltimore plonge dans le chaos, la violence et les pillages”, titre le site du Baltimore Sun le 28 avril. .Mais “la violence de lundi était bien plus profonde et dévastatrice”,estimeThe New York Times. A. Le gouverneur du Maryland a déclaré l'état d'urgence dans la ville et a activé la garde nationale.

 

“Cela ne peut plus continuer”

“Cela ne peut plus continuer”, proclamait le 25 avril l’éditorial du Baltimore Sun, le principal quotidien de la ville. “Des milliers de personnes sont en ce moment dans la rue pour demander justice au nom de Freddie Gray, et nous espérons que justice sera faite.”
 

Six policiers suspendus à Baltimore après une nouvelle bavure


Le même jour, un commandant de police de Baltimore appelait ses collègues à se comporter moins comme des guerriers et davantage comme des gardiens de la paix, écrit The Guardian. Un changement nécessaire pour réparer “une relation brisée” entre la police et les habitants.

Freddie Gray a été arrêté après avoir fui lors d'une rencontre avec la police. D’après les récits rapportés par la presse, il ne faisait rien de mal lorsque les forces de l’ordre sont arrivées. Auparavant, il avait été arrêté à plusieurs reprises pour des faits mineurs. Une histoire “typique dans un quartier où une pauvreté terrible depuis des générations et la guerre contre la drogue ont contribué à priver des milliers de jeunes comme lui de toute véritable opportunité”, note The Baltimore Sun.

 

 

Lire aussi : Aux Etats-Unis, la longue histoire des brutalités policières . L reconstituer les 45 minutes q.La police de Baltimore a aussi  reconnu que Freddie Gray aurait dû recevoir une assistance médicale aussitôt après son arrestation .

 

Selon les statistiques officielles, 461 homicides ont été commis par la police américaine en 2013. Un chiffre largement sous-évalué, souligne le chroniqueur Eugene Robinson, qui dénonce l’usage de la force létale par les policiers et le manque de transparence des forces de l’ordre.

La mort de l'adolescent noir Michael Brown à Ferguson s'inscrit dans une réalité tragique
et inacceptable : les policiers aux Etats-Unis tuent des civils à un rythme préoccupant. Combien de victimes chaque année ? Personne ne peut le dire précisément, car les départements de police préfèrent visiblement ne pas en parler.

Selon le rapport annuel du FBI intitulé Uniform Crime Report, il y a eu, en 2013, 461 “homicides légitimes”, définis ainsi : “action d'un représentant de l'ordre dans l'exercice de ses fonctions ayant entraîné la mort d'un criminel”. Et ces 461 personnes, sauf trois, ont été tuées par balles.

 

Les vrais chiffres sont probablement beaucoup plus élevés, car de nombreux services de police ne communiquent pas toujours leurs données au FBI. Des journalistes ont réussi à compiler des données plus complètes notamment grâce aux informations locales. Selon eux, ces chiffres seraient de l'ordre de 1 000 morts par an. Impossible de savoir combien de victimes, comme Michael
Brown, ne portaient même pas d'arme.

 

Abus de pouvoir A titre de comparaison, l'année dernière au Royaume-Uni, la
police n'a pas fait une seule victime. Pas une seule. En Allemagne, huit personnes ont été tuées par la police ces deux dernières années. Au Canada, pays qui a également un certain goût pour les armes à feu, on COMPTE une dizaine de bavures policières par an.

 

Les progressistes comme les conservateurs devraient être scandalisés par ce recours trop fréquent de la police à la force létale. Il n'y a pas de plus grand pouvoir que nous puissions déléguer à l'Etat que ce permis de tuer. Or l'abus de ce pouvoir va à l'encontre de toute notion de gouvernement limité.

 

Selon le rapport du FBI. Il est si facile dans notre pays de se procurer une arme à feu que les policiers américains, contrairement à leurs homologues du Royaume-Uni, du Japon et d'autres pays où le port d'arme est strictement encadré, ne peuvent ignorer que le moindre suspect est susceptible de faire feu à tout moment.

 

Mais quoi qu'il en soit, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. La formation des policiers est peut-être en cause. Les procédures mises en place ne sont peut-être pas bonnes. Une certaine mentalité d'assiégés prévaut peut-être dans certains commissariats de police.

.

Au-delà de la question raciale Ce qui m'amène à la question raciale. Le quotidien USA Today a épluché les statistiques du FBI sur les “homicides légitimes” de ces dernières années. Il en ressort que dans presque un cas sur quatre, il s'agissait d'un policier blanc qui avait tiré sur un Noir.

 

Les efforts musclés de l'administration Obama pour inciter les municipalités avec des taux de bavures monstrueusement élevés, comme la ville d'Albuquerque (Nouveau-Mexique), à mettre en place des réformes sont certes louables, mais elles ne résoudront rien tant que l'ampleur du problème n'aura pas été mise en lumière.

 

Le cas de Michael Brown va bien au-delà de la question raciale. La police a tué un adolescent non armé. Et, qu'il soit noir ou blanc, c'est très grave.

 

 


En savoir plus sur  : L'Indigé révolté ,  
états-unis. Combien de bavures passées sous silence ? 

AMÉRIQUESÉTATS-UNIS THE WASHINGTON POST - WASHINGTON Publié le 04/12/2014 - 17:02

 

Dans les prisons ouvertes finlandaises, les détenus ont les clés

Jukka Tiihonen a purgé les dernières années de sa peine pour meurtre dans une prison ouverte de l’île de Suomenlinna (Rae Ellen Bichell, via Global Voices)

 

(De Kerava, Finlande) Pour trouver les détenus de la prison de Kerava, en Finlande, il faut simplement remonter une allée bordée d’arbres et ouvrir la porte d’une serre.

 

« C’est vraiment reposant d’être ici », dit Hannu Kallio, condamné pour trafic de drogue. « Nous avons des lapins. »

Les 70 détenus de cet établissement vont travailler tous les jours dans la serre. Aujourd’hui, ils mettent des jeunes plants en pot en vue d’une importante vente de printemps. Et oui, il y a un enclos à lapins à caresser et avec qui passer du temps. Il y a aussi des moutons.

« Vous êtes mieux ici »

Mais il n’y a ni porte, ni serrure, ni uniforme : c’est une prison ouverte. Tous ont postulé pour y être. Ils gagnent environ 7,40 euros de l’heure, ont des téléphones portables, font leurs courses en ville et obtiennent trois jours de vacances tous les deux mois. Ils paient un loyer à la prison. S’ils choisissent d’étudier pour un diplôme universitaire en ville au lieu de travailler, ils reçoivent une subvention. Parfois, ils partent en séjour surveillé de camping et pêche.

 

Ces détenus savent qu’il ne serait pas difficile de s’évader. Kallio dit :

 

« Vous pouvez partir si vous voulez. Mais si vous vous évadez, vous retournez en prison. Vous êtes mieux ici. »

 

En Finlande, il y a des prisons ouvertes depuis les années 30. A cette époque, elles ressemblaient plutôt à des camps de travail. Maintenant, elles sont la dernière étape d’une peine de prison, avant que les détenus ne retournent à une vie normale. Tapio Lappi-Seppälä, responsable de l’Institut de criminologie de l’université de Helsinki, explique :

« Il n’y a pas l’idée que nous enfermons les gens pour le restant de leur vie, parce que si c’était le cas, il faudrait vraiment investir et s’assurer qu’il existe une possibilité de réhabilitation. »

 

Ça n’a pas toujours été ainsi. Il y a quelques dizaines d’années, la Finlande avait l’un des taux d’emprisonnement les plus élevés d’Europe. Puis, dans les années 60, des chercheurs scandinaves ont commencé à examiner l’efficacité de la punition sur la réduction de la criminalité. Conclusion : cette efficacité est nulle.

 

« L’emprisonnement ne sert à rien »

Tapio Lappi-Seppälä dit :

« Ce fut la première fois qu’une recherche aussi cruciale eut lieu et qu’elle montra que l’emprisonnement ne sert à rien. »

Pendant les trente années qui ont suivi, la Finlande a remodelé sa politique pénale petit à petit. A la fin de cette période de « décarcération », la Finlande avait le taux d’emprisonnement le plus bas du continent. Lappi-Seppälä indique que la criminalité n’a pas augmenté en conséquence :

« La leçon finlandaise est qu’il est parfaitement possible de diminuer le recours à l’emprisonnement [de deux tiers], sans influencer la courbe de criminalité du pays. »

 

En revanche, ce qui a fonctionné fut une réintroduction graduelle à la vie normale, comme ce qu’offrent les prisons ouvertes. Environ un tiers des détenus finlandais vivent dans des prisons ouvertes, et selon l’Agence pour les sanctions criminelles de Finlande, ceux-ci sont moins susceptibles d’être à nouveau arrêtés. Le taux de récidive chute d’environ 20%.

Les prisons ouvertes sont également moins chères. Esa Vesterbacka, responsable de l’Agence pour les sanctions criminelles, explique que le coût par individu diminue d’un tiers en éliminant les besoins en personnel et systèmes de sécurité, ainsi qu’en logeant les détenus dans des dortoirs. :

« Ce n’est pas la raison principale pour créer ce type de prison, mais bien entendu, de nos jours, ce n’est pas plus mal de pouvoir faire moins cher. »

Il y a même une prison ouverte dans l’attraction touristique majeure de Helsinki, l’île de Suomenlinna. L’île est un site classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et dans lequel les touristes affluent chaque été. Pourtant, seule une clôture jaune sépare la prison d’une zone résidentielle et des musées.

Les dortoirs bleus des détenus de la prison ouverte de Suomenlinna (Agence pour les sanctions criminelles de Finlande)

Un système imaginable aux Etats-Unis ?

Lappi-Seppälä indique :

« On ne se rend vraiment pas compte qu’on se promène au milieu d’une prison ouverte. Personne n’y pense. Mais je ne crois pas que les touristes, même les Américains, trouvent cela effrayant. »

 

Il est tentant de se demander si un tel système pourrait fonctionner dans d’autres pays, notamment aux Etats-Unis, pays qui incarcère le plus de gens au monde.

 

Heather Thompson est professeure d’histoire à la Temple University : elle étudie l’incarcération de masse et les populations carcérales, et explique que c’est difficile à dire car les Etats-Unis n’abordent pas ce sujet.

 

« Nous en arrivons tout juste à reconnaître que nous incarcérons bien trop de gens. Nous n’avons pas encore eu de débat sur les conditions de détention, sur ce que les gens vivent vraiment en prison, pour qu’ils en sortent comme des êtres humains entiers. »

 

Nous refusons de participer plus longtemps aux jeux de dupes que sont les élections, épiphénomène dans le cadre de cette « démocratie représentative » érigée en modèle universel, imposé aux peuples du monde entier par la pensée hégémonique de l’Occident au nom d’une soi-disant Raison.

 

Lorsque cette « raison » n’entend plus battre le cœur de l’humanité et se croit au-dessus de toutes les limites, elle devientt vide de sens et n’est rien d’autre qu’une nouvelle religion.

 

La seconde raison de notre refus, parce qu’elle ne peut pas, ne doit pas, être séparée de la première, porte sur ce qu’apporte dans ses valises cette « démocratie représentative » : son mode de vie fondé sur le mal avoir (après l’esclavage, les colonisations dont celle de l’imaginaire, le pillage des ressources, des terres et des forets jusqu’à l’immigration « choisie », après la main d’œuvre, lorsque l’Occident manquait de bras, est venu le temps de piller les cerveaux), et son mode d’organisation de « société » fondée sur la sacralisation de la propriété et de la liberté individuelle (« seul(e) au monde je fais ce que je veux ; les autres et ce qui nous entoure n’existent pas à mes yeux »), sur la consécration d’une nouvelle divinité, l’argent, et le primat de l’économique, sa financiarisation et le régime de la dette illimitée. … Après le processus de dématérialisation de la monnaie que représentent aujourd’hui les stocks d’or par rapport à la circulation monétaire dans le monde ?

 

En suivant ce « modèle » nous avons, ici, abandonné nos devenirs aux mains de différents professionnel(le)s dans le cadre des institutions de la République ; institutions que ces professionnels se sont taillés sur mesure et à la tête desquelles plastronnent de soi-disant décideurs devenus, avec leur consentement, les rouages de la méga machine ; aujourd’hui, par leurs pantalonnades, ils servent de paravent à ce « modèle » de démocratie tout en obéissant à leur maitre suprême, la finance.

 

Les différentes castes institutionnelles partisanes, syndicales, associatives,… se répartissent les rôles pour nous fair

 

La mise en scène est assurée par les médias bien-pensants et les experts en tout genre qui ressassent à longueur d’ondes et à travers les différents écrans la même antienne.

 

Hier le roi montait sur le trône de droit divin ; aujourd’hui nous élisons rois, reines et roitelets...

 

Une de mes sources cet article de Rue 89 Cet article"Dans les prisons ouvertes finlandaises, les détenus ont les clés GLOBAL VOICES ONLINE" , ainsi que le reportage de Rae Ellen Bichell pour The World, ont à l’origine été publiés sur PRI.org le 15 avril 2015, et sont reproduits ici dans le cadre d’un accord de partage de contenu avec notre partenaire Global Voices Online.

 

Public Radio International, traduit par Gwenaëlle Lefeuvre

24/04/2015

« La sécurité est la première des libertés. "

 

 

« La sécurité est la première des libertés. »

 

Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes.
 

sa photo.
 

"Pensez ! Mais vous ne pouvez pas penser, parce que vous avez des administrateurs à élire, parce que vous avez des ministres à introniser, parce que vous avez besoin de parlements, parce que vous ne pouvez pas vivre sans gouvernement, parce que vous ne pouvez pas vivre sans chefs.
...
Pensez ! Vous n'avez besoin de rien d'autre.
Laissez d'un cœur apaisé et insouciant s'effondrer la vie économique; elle ne m'a pas apporté le bonheur et elle ne vous l'apportera pas non plus."

B. TRAVEN

 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499  

« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ

Terrorisme d'État - Wikipédia : Le terrorisme d'État consiste en l'exercice illégitime par l'État de son monopole de la violence à partir du moment où cette violence est d'une part en contradiction avec le contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel l'individu accepte d'abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l'État et qu'elle ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives. Le terrorisme d'État est donc un enjeu taxinomique puisqu'il met en cause non seulement l'image protectrice de l'État mais aussi la nature des rapports que l'État entretient avec la violence

 Invasion Los Angeles part 1 - vidéo Dailymotion Invasion Los Angeles (They Live) est un film américain de science-fiction réalisé par John Carpenter, sorti en 1988. Il s'inspire de la nouvelle Les Fascinateurs(Eight O'Clock in the Morning1) de Ray Faraday NelsonThey Live 1988 | Full Movie - YouTube 

Errant dans Los Angeles à la recherche d'un travail, John Nada, ouvrier au chômage, découvre un étonnant trafic de lunettes. Une fois posées sur le nez, elles permettent de détecter d'épouvantables extraterrestres décidés à prendre le contrôle de la planète.  LAND OF THE DEAD - Bande annonce - VF - YouTube, THE LIVING DEAD Full Movie LIKE WALKING DEAD & ZOMBIELAND .Il faut surtout voir cela comme une métaphore de notre société. C'est le même genre que They Live) avec une critique a travers les lignes de la société capitaliste et consumériste


 
  

 , Land of the Dead (2005) FRENCH Film Complet en Francais

 
 Il faut surtout voir cela comme une métaphore de notre société.
 
 

« La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?Actualités > Rue89 > Politique > « La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?

« La sécurité est la première des libertés », a répété Manuel Valls ce jeudi 19 novembre à l’Assemblée nationale. Et de compléter : « C’est pourquoi d’autres libertés pourront être limitées. »

 

...stupid society...Vals.... de gauche ?... Démocrate ?...... pour la liberté d'expression ? ....

Avec les 1er, 8 mai et Noël tombant un week-end et un jour ouvré supplémentaire, cette nouvelle année est propice à l'activité.
Ainsi, l'Insee anticipe un impact positif sur le PIB de l'ordre de 0,11%.
Pour lire l'article, cliquez ici.
 
pas besoin de complot ,quand les intérêts convergent .Ces gens ont été dans les memes universités ,vont dans les mêmes conseils d administration, dans les meme clubs, ils ont des intérêts communs ils n ont pas besoin de se réunir pour savoir ce qui est bon pour eux.
Georges Carlin
 
 
 
    NOTE: (1) Inspiré du livre de J.M.Piotte : " Les Grands Penseurs du monde occidental " . Chez FIDES 2005.
 

Décryptage“La sécurité est la première des libertés” : de Le Pen à Valls, la formule s'est imposée dans le débat politique : L'actu Médias / NetAttentats du 13 novembrelibertés publiquesManuel Vallspolitiqueterrorisme

En 1981, quand Alain Peyrefitte faisait de la sécurité la première des libertés, Pierre Mauroy inversait la proposition. Depuis, la gauche, à commencer par Manuel Valls, a adopté cette posture hier affichée par le FN.

De la bouche d’un gaulliste à celle d’un Premier ministre socialiste. En passant par une affiche de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen dans les bras, pour les régionales en Paca, en 1992. « La sécurité, première des libertés » est une formule qui a fait du chemin, avant d’être reprise par Manuel Valls le 13 avril, dans l’hémicycle, pour défendre le controversé projet de loi sur le renseignement.

 L'affiche du Front national en 1992

L’affiche du Front national en 1992 (FranceTVinfo.fr)

Associée à la droite et l’extrême droite jusqu’aux années 90, l’expression n’est aujourd’hui plus du tout discriminante et constitue, comme le notait Libération en 2013 après une sortie d’Estrosi sur le sujet, « un poncif du débat public » depuis vingt ans. Il n’y a qu’à voir sa fréquence dans les débats parlementaires et les questions écrites (dédicace à toi, Eric Ciotti). Il faut dire que le sujet se prête particulièrement bien aux finasseries dialectiques. C’est d’ailleurs un classique du bac philo.

Du temps de Pierre Mauroy

L’image (caricaturée) d’une gauche, défenseur des libertés publiques et rétive à l’autorité, qui fait face à une droite partisane de l’ordre, de la propriété et de la sécurité, n’est aujourd’hui plus aussi claire. Elle l’a pourtant été : ainsi, au gaulliste Alain Peyrefitte, qui répète que « la sécurité est la première des libertés » lors de l’examen de sa loi « Sécurité et Liberté », le socialiste Pierre Mauroy rétorque, en mars 1981 :

« Pour la droite, la première liberté, c’est la sécurité. Nous inversons la proposition : pour nous, la première sécurité est la liberté. »

La loi portée par Peyrefitte, alors garde des Sceaux, comprenait, selon ses détracteurs, 95 fois le mot « sécurité » et 5 fois le mot « liberté ». Ce débat – passionné – est généralement utilisé pour dater le début du débat « sécuritaire ». Ce mot entre d’ailleurs dans le vocabulaire au début des années 80. A l’époque, la gauche, vent debout contre la droite « liberticide », demande son abrogation lorsqu’elle arrive au pouvoir. C’était un engagement de campagne de Mitterrand (n° 52).

A l’époque, Peyrefitte réussit (page 15 du PDF) déjà l’exploit de la synthèse. Non, liberté et sécurité ne sont pas antagonistes :

« Certains feignent de penser que tout renforcement de la sécurité se fait aux dépens de la liberté ; et qu’en revanche, il faut se résoudre à payer toute extension des libertés par une croissance de l’insécurité. Dieu merci, il n’en est rien ! Le gouvernement ne vous propose pas de résoudre la quadrature du cercle. Liberté et sécurité sont solidaires : voilà le vrai. La sécurité est la première des libertés. »

 

Jospinade

Là, comme dans tant d’autres domaines, la frontière entre la droite et les socialistes va tendre à s’estomper.

C’est en 1997 qu’au Parti socialiste, le tournant sécuritaire a pris forme. A l’époque, l’insécurité est un thème à la mode. Lors d’un colloque organisé par le gouvernement de Lionel Jospin, à Villepinte, le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, s’efforce de démonter l’équation supposée entre « gauche » et « laxisme » avec des formules chocs tels que « dur avec le crime, dur avec les causes du crime » (page 5 du PDF).

Le « Che » est connu pour son amour de l’ordre républicain, mais il s’appuie en l’occurrence sur la déclaration de politique générale de Jospin, qui le 19 juin de la même année, affirmait (page 2 du PDF) :

« La sécurité, garante de la liberté, est un droit fondamental de la personne humaine. »

C’est même une priorité de son gouvernement (derrière le chômage, quand même). La formule ne quittera plus le PS, comme en 2009, dans la bouche du maire de Lyon, Gérard Collomb – proche de la ligne Valls.

Retour en 1789

Pour justifier cette pirouette sémantique, la gauche fait appel à la fameuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, texte révolutionnaire s’il en est, qui fait figurer la « sûreté » parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme dans son article 2 :

« Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

Mais sécurité n’est pas sûreté. L’ancien ministre de la Justice socialiste Robert Badinter le rappelle dans un entretien au Monde, en janvier 2004 :

« Ce qui est consacré dans la Déclaration des droits de l’homme, c’est la sûreté, c’est-à-dire l’assurance, pour le citoyen, que le pouvoir de l’Etat ne s’exercera pas sur lui de façon arbitraire et excessive. Le droit à la sûreté, c’est la garantie des libertés individuelles du citoyen. »

Le célèbre avocat-blogueur Maitre Eolas ne dit pas autre chose lorsqu’il invite à « relire la notice » – la DDHC.

« La première des libertés » sert de figure rhétorique pour demander toujours plus :

  • LOPSI  : « La sécurité, première des libertés » est le slogan de ce projet de loi, dès sa sortie du Conseil des ministres, en juillet 2002 (présidence Chirac).
  • LOPPSI : « La sécurité représente la première des libertés. Ce projet de loi a pour ambition de permettre l’application pleine et entière de ce droit légitimement revendiqué par les Français. » (Eric Ciotti, rapporteur, en décembre 2010, présidence Sarkozy).
  • Responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants : « Parce que le droit à la sûreté proclamé par la Déclaration de 1789 est la première des libertés, il nous appartient d’adapter notre législation pénale sur la responsabilité parentale, conscients que la répression est une composante essentielle de la prévention. » (proposition de loi de députés UMP, en avril 2000)

Qui a dit ?

Bref, pas très malin pour les socialistes. D’ailleurs, les meilleures critiques de la formule, ce sont eux-mêmes, les socialistes. Ainsi, Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois, a un jour (lointain) écrit sur son blog :

« C’est l’occasion pour moi de dire que je ne comprends pas le slogan répété à satiété selon lequel “la sécurité serait la première des libertés”. [...] Si je suis de gauche, c’est d’abord parce que je veux vivre dans un pays libre ! [...] Et s’il faut conjuguer la sécurité avec notre devise républicaine, alors affirmons que “ la sécurité est la garantie de l’égalité ”. Voilà le combat historique de la gauche ! »

Et Moscovici, qui n’est pas à une contradiction près (il a été le « dépensier » ministre des Finances français avant de devenir l’« austère » commissaire européen), s’enflamme dans son livre « Défaite interdite » (Flammarion, mai 2011) :

« [...] La gauche [doit] assumer son approche particulière de la sécurité, faite d’un balancement équilibré entre prévention et sanction. Il nous faudra pour cela mettre le doigt sur les errements sécuritaires de la droite, dénoncer l’idée que “la sécurité est la première des libertés”, comme le répète sans cesse Nicolas Sarkozy. Non, la première des libertés , en vérité, c’est bien la liberté elle-même : un Etat démocratique ne saurait accepter que les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité soient attentatoires aux libertés. »

Manuel Valls lui-même, dans son livre « Sécurité : la gauche peut tout changer » (éditions du Moment), sorti en avril 2011, écrivait que « l’opposition affichée systématiquement entre sécurité et liberté [lui paraissait] toujours un peu creuse. » Tout en moquant :

« Ceux qui tentent d’échapper à ce piège idéologique en affirmant, rapidement, que la sécurité est la première des libertés. »

Il n’en conclut pas moins :

« L’institution policière [...] a favorisé l’émancipation de l’individu. »

Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d’une « infraction reposant sur des faisceaux d’indices concordants » afin de mettre « hors d’état de nuire, les individus soupçonnés d’être de potentiels terroristes avant qu’ils ne passent à l’action. »

l n'en conclut pas moins :


« L'institution policière [...] a favorisé l'émancipation de l'individu. »


Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d'une « infraction reposant sur des faisceaux d'indices concordants » afin de mettre « hors d'état de nuire, les individus soupçonnés d'être de potentiels terroristes avant qu'ils ne passent à l'action. »

 

MINORITY REPORT -

 

Bande-annonce - Minority Report 2002  -  cf  : La loi de Santé : un passage en force dès le 19 novembre - Actusoins 


On n'est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est COMPLÈTEMENT nié. Bye, bye la liberté.
“La sécurité est la première des libertés” : de Le Pen à Valls, la ...

Transmise de génération en génération comme une chanson de geste politique, ballotée dans tous les coins de l'échiquier politique, la-sécurité-première-des-libertés est en réalité une grossière erreur d’appréciation. Présentée comme un héritage direct de la Révolution française, elle ressemble surtout à un contre-sens historique. En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme le droit inaliénable à la sûreté, qui protège le citoyen de l’arbitraire de l’Etat, et l’immunise contre les arrestations ou les emprisonnement arbitraires. En 2015, la sécurité, son glissement sémantique, c’est précisément l’inverse. Et c'est inquiétant.

24/04/2015 « La sécurité est la première des libertés. "

"C'est une décision très difficile mais, à mon grand regret, nous n'avons pas le choix", faute d'aide de la part du ministère, a déclaré Nir Barkat, cité par le communiqué de ses services.
Il a précisé que 170 employés dans le nettoyage avaient déjà reçu leurs lettres de licenciement. Les secteurs de la culture, de la protection sociale, de l'éducation et de la sécurité seront aussi touchés.
 
Cette annonce vient contredire une autre Israël: aide conséquente pour les Arabes israéliens
 
 

Interpellation,
Je pensais que la sagesse devait me conduire à m’exprimer sur la déchéance de la nationalité au lendemain de l’expression du Président de la République du 31 décembre. Mais la publication, ce jour, d’un sondage tendant à prouver que près de 9 Français sur 10 seraient favorables à inscrire la déchéance de la nationalité dans la révision constitutionnelle me conduit maintenant, à dire, combien un tel choix, non seulement m’apparait à ... Lire la suite

 A lire Actualités > Rue89 > Politique > « La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?

Terrorisme d’Etat : Europol, la gauche et les anarchistes - source non- Fides  le lundi 29 avril 2013

- Pour la France, les bureaucrates ont décidé de mentionner à cette rubrique "un nombre d’incidents motivés par l’expulsion de demandeurs d’asile", et concluent plus généralement leur analyse des menaces (p29) par "en 2011, des anarchistes ont rejoint les rangs des protestations en France et en Italie lors de manifestations contre la construction du futur aéroport de Notre Dame des Landes à Nantes et la ligne de train à grande vitesse en Italie en Val de Susa". En réalité, c’est presque mot pour mot la déclaration du ministre de l’intérieur Manuel Valls lors d’une conférence de presse le 5 novembre 2012 après une réunion ministérielle sur l’organisation internationale de la police Interpol : "[ce dernier] a aussi préconisé davantage de coopération face "aux formes de violence provenant de l’ultra-gauche, de mouvements d’anarchistes ou d’autonomes", en citant "des groupes violents" gravitant autour de projets comme la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ou l’aéroport de Notre Dame des Landes en France" (AFP, 06/11/2012). Le copié/collé en kit des sous-Bauer de ministère, en quelque sorte. 

Repris de Brèves du Désordre 

13 novembre 2015, par sa lutte antiterroristes

Le discours qui reviens régulièrement en autre est l'admiration devant Israël par un certains nombres de politiciens l, après les attentats du 13 novembre 2015, par sa lutte antiterroristes depuis 30 ans en lui copiant ses méthodes sécuritaires, comme la volonté de mettre des hommes en civil armé dans les avions. C

 Après toutes ces années d'efforts pour éradiquer l'idéalisme, l'utopisme, le réalisme et romantisme révolutionnaire. Afin de maintenir la tensions lié au risque terroriste , on doit diffuser régulièrement des attaques avérées ou nom comme à Munich  est revenu au niveau où il se situait "avant les menaces d'attentats" du passage au Nouvel An et n'est plus considéré comme imminent, a annoncé le chef de la police locale.

"Globalement j'évalue la situation à Munich" en matière de risque terroriste "comme étant celle qui prévalait avant ces menaces concrètes d'attentats", ayant conduit notamment à évacuer deux gares de la région au moment du réveillon du Nouvel An, a déclaré à la presse Hubertus Andrä.

"Selon les derniers éléments de l'enquête, il n'y a pas de danger concret d'attentat à Munich", a ajouté la police munichoise dans un communiqué.

L'alerte avait été donnée dans la soirée après que autorités allemandes eurent reçu des indications de deux services de renseignement étrangers "de pays amis", a souligné le responsable policier, sans donner plus de détail.
 
Autres nouvelles de ces fêtes : Moins d'accidents liés aux pétards à Strasbourg  Les services d'urgences de Strasbourg ont constaté une nette baisse du nombre des victimes des pétards pour cette nuit de la Saint-Sylvestre, signe que les campagnes de prévention semblent porter leurs fruits. 
 
"Cette année a été beaucoup plus calme que les précédentes", a déclaré Philippe Liverneaux, responsable du service SOS Mains des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, basé à Illkirch-Graffenstaden, qui n'a reçu que trois personnes blessées par des pétards au cours de la nuit. Sur ces trois personnes, une seule, un enfant de 7 ans ayant ramassé un pétard qui lui a explosé dans la main, était gravement atteint.Cette année, les services de l'Etat avaient mis en place un encadrement encore plus drastique qu'à l'accoutumé des pétards an Alsace, où la tradition consistant à célébrer le Nouvel An à grand renfort d'explosions est bien enracinée. L'usage des pétards, même les plus petits, est interdit lors des "grands rassemblements" de personnes jusqu'au 15 janvier en Alsace-Moselle, une disposition décidée dans le contexte des attentats de Paris."
 

3 façons parmi tant d'autres de relater un fait divers.... comme quoi il est important de croiser les sources d'infos...

  
Il est intéressant de voir comment nos chères politiciens utilisent leurs larges prérogatives antiterroristes et leurs communications afin de "protéger efficacement" la population.
 
L'attentat du 13 octobre a suscité l'émotion, de l'indignation, tout ce qui est habituel. Le gouvernements s'est engagé a punir les coupables. De grandes avancées dans l'enquête sur les réseaux terroristes sont annoncés. Et pourtant il y a une gène. 
 
Comme Baikal, je suis épris de liberté. On le voit il est facile sous couvert de lutte contre le terrorisme, de mettre en place toujours plus de  contrôle nom de la sécurité. La liberté est un dommage collatérale, ou devrais je dire la liberté collective, la solidarité, l'entraide. La seule liberté autorisé est la société de consommation. Les actes terroristes réel ou provoqué n’entraîne de contrôle des mouvements des citoyens que pour les moyens à un producteur-consommateur .

À en croire certains thuriféraires du libéralisme, contester cette idéologie s'apparente à minima à de l'angélisme, au pire à une complicité active avec le terrorisme.
Le «diplo» nous en fait une petite synthèse :A lire Etat d’urgence éditoriale MONDE-DIPLOMATIQUE.FR 

 
 Par Rue89
Franco-Péruvien, -Gabonais, -Tunisien, -Algérien, -Portugais, -Américain.... tous racontent un bout de leur histoire et expriment une déception, une colère ou une inquiétude quant à l’avenir. Le débat sur la déchéance de nationalité s’est déplacé sur les réseaux sociaux. Sur Twitter notamment, où des binationaux déçus ont utilisé le hashtag ...

On n’est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est complètement nié. Bye, bye la liberté.

Suite aux attentats et aux derniers rassemblements dispersés par les forces de l'ordre , je me suis rappelé de ces musiques et les paroles d'un très bon livres : Globalia de Jean Christophe Ruffin ( vous trouvez un extrait de son interview plus bas) 
 
 

Le business de la peur : un documentaire salutaire
 
Cash Investigation consacré au « Business de la peur », que l'on peut revoir sur le Pluzz ou bien sur Youtube. Cette enquête a été réalisée notamment par deux journalistes indépendants, Jean-Marc Manach et Jean-Pierre Canet. L'émission se présente ainsi : « La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. Cash investigation révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe. Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices. L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle. Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain. Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ? ».

Penseurs du monde occidental " . Chez FIDES 2005.



Renaud société tu m'auras pas

  

ACAB !

Victime de violences policières, il n'aurait eu que le suicide comme ultime recours pour porter sur la place publique la question des violences policières aux USA.

 
Liberation : " Le fondateur de Debian, un système d'exploitation libre pour ordinateur, avait 42 ans". 
 
 

L'AG des opposants à l'aéroport vient de décider de riposter à l'annonce de l'audience en expulsion le 13 janvier des habitants et paysans historiques :

LA GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION SUR LA ZAD DE NOTRE-DAME DES LANDES, INITIALEMENT PRÉVUE LE 16 JANVIER, EST AVANCÉE AU SAMEDI 9 JANVIER !

Venez nombreux/ses !

 
Bonne année les amis : Je souhaite plein de solidarité, fraternité et liberté ainsi que plein de bisous . Ne cédons pas à la peur et mieux vaut perdre sa sécurité que sa liberté. Un pied de nez au discours officiel 
 
 
 
 
 
 

 Globalia. JC Ruffin Par Enkolo dans Accueil le Jean Christophe Rufin pour son livre Globalia, 19/01/2013 Afrique : 50 ans d’indépendance : http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/tag/francafrique, 04/01/2015 La Torture made in USA :  Les marchands de peur. La bande à Bauer et l'idéologie sécuritaire ... > "A propos de la Syrie" - Alain Gresh 23 février 2012 - Nouvelles d'Orient  - Les blogs du Diplo, Globalia. JC Ruffin Par Enkolo dans Accueil le

 

04/04/2015

les nouveaux foyers de conflit

Téhéran à la reconquête de son empire

AnalyseL’accord sur son programme nucléaire redonne à l’Iran une forte influence politique, religieuse et culturelle sur une large partie du Moyen-Orient, de Bagdad à Sanaa.

 

 

 Flores Magon 

 

L’avancée iranienne d’un bout à l’autre du Proche et Moyen-Orient, le chef druze libanais Walid Joumblatt l’appelle «la revanche de Cyrus le Grand». La comparaison n’est pas fortuite. Cyrus, roi des Perses et des Mèdes, s’était emparé de l’incomparable Babylone, en 539 avant Jésus-Christ, et de la Mésopotamie, fondant ainsi le premier empire à vocation universelle de l’histoire.

Que se passe-t-il ?

Aujourd’hui, dans la perception de bien des dirigeants arabes, l’impression est d’assister au retour des Perses au premier rang de la scène orientale. «Cyrus le Grand et ses légions avancent en Mésopotamie, contrôlent la Syrie, sont bien retranchés au Liban, envahissent le Yémen et sont prêts à bloquer le détroit d’Ormuz», écrivait dernièrement le leader druze dans une correspondance. «Et les soldats de dieu sont aux portes d’Israël», ajoutait-il, faisant référence à la volonté des combattants chiites libanais de conquérir la partie syrienne du plateau du Golan.

iranien ? Vidéo 13

Le drapeau iranien, devant les locaux de l'ONU où se sont tenus les pourparlers sur le dossier nucléaire à Vienne, le 18 juin.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif acclamé par la foule à Téhéran après l'accord sur le nucléaire. (Photo Borna Ghasemi. AFP)

 

ne économie plombée par trente-cinq ans de sanctions Par Vittorio De Filippis

Le président Hassan Rohani en position de force Par Jean-Pierre Perrin

Pour Barack Obama, une victoire «historique» mais chère payée Par Jean-Pierre Perrin

Décryptage Nucléaire iranien : un accord ambigu et des craintes Par Blaise Gauquelin

 

Aussi le programme nucléaire iranien est-il suivi avec la plus grande attention par le monde arabe, au point de provoquer un certain nombre de bouleversements stratégiques, dont une alliance de facto entre l’Arabie Saoudite, les Etats arabes du golfe Persique et Israël. L’arrivée de Téhéran au seuil de l’arme nucléaire, parce qu’elle renforcerait la puissance iranienne déjà considérée comme alarmante, serait donc considérée par ces pays comme un désastre absolu.

Gloire. C’est sous le président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani que la République islamique s’est réconciliée avec le passé impérial de l’Iran. Avant lui, Ali Khamenei, qui fut président avant d’être Guide suprême, considérait certes Persépolis comme une merveille de l’humanité mais aussi comme le symbole de l’impérialisme perse, sa face noire, ce qu’il appelait «la cruelle grandeur» de ses empereurs. Avec Rafsandjani, la perception change. En avril 1991, il est le premier dignitaire religieux issu de la révolution islamique à se rendre à Persépolis. Il dira alors : «Au milieu de ces ruines plusieurs fois millénaires, j’ai ressenti combien la dignité de la nation était fondamentale et qu’elle devait être renforcée. Notre peuple doit savoir qu’il n’est pas sans histoire.» Ce ne sont plus les mots d’un religieux, mais ceux d’un homme d’Etat cherchant à faire revivre la gloire de la Perse antique, comme le chah avant lui. Cyrus, Darius, Xerxès réintègrent l’histoire nationale.

Cette tragédie culturelle résonne - à l’heure où l’offensive des milices chiites et de l’armée irakienne pour reprendre Tikrit à l’Etat islamique se poursuit, avec le général iranien Kacem Soleimani pour diriger la bataille - dans les récentes déclarations d’Ali Younsi, ancien ministre iranien des Renseignements et conseiller du président, Hassan Rohani : «Nous défendrons tous les peuples de la région car nous les considérons comme faisant partie de l’Iran ; nous ferons face à l’extrémisme islamiste, aux takfiris, aux athées, aux néo-Ottomans, aux wahhabites, aux Occidentaux et aux sionistes.»

Faisant référence précisément à l’empire sassanide, il ajoutait, cité par le site Al-Khaleej Online, à l’occasion d’un forum sur l’identité iranienne : «L’Iran est devenu un empire, comme il l’a toujours été au cours de l’histoire. Bagdad est sa capitale actuelle et elle représente, comme par le passé, le centre de notre civilisation, de notre culture et de notre identité.» Même si les autorités ont ensuite estimé que ses propos avaient été «déformés», ils n’ont pas été vraiment démentis.

«Adjoint». Aujourd’hui, Téhéran est donc au centre du jeu dans quatre pays arabes. En Irak, son engagement à la fois direct -….. En Syrie - où les milices du Hezbollah et des officiers iraniens empêchent l’effondrement du régime de Bachar al-Assad -, un officier des gardiens de la révolution, le général Hossein Hamedani, a déclaré en mai, sur le site de l’agence Fars, que «Bachar al-Assad fait la guerre en Syrie comme notre adjoint». Une façon de laisser entendre que ce sont les Iraniens qui décident des opérations. L’Iran est par ailleurs présent au Liban, où ce même Hezbollah paralyse actuellement le jeu politique, empêchant les élections parlementaires et la nomination d’un gouvernement…

 

 Origine et ampleur de la mobilisation chiite en Syrie

 

Lorsque les Syriens commencent à se soulever, en mars 2011, l'Iran est solidement implanté en Syrie.. Entre 2000 et 2010, profitant de l'inexpérience et des erreurs d'appréciation de Bachar al-Assad, les Iraniens sont en effet parvenus à passer du statut d'alliés stratégiques dans lequel Hafez al-Assad les avait confinés, à celui de tuteurs ou de parrains de son successeuré, ils sont au courant des petits et des grands secrets du régime. Ils sont donc en mesure de peser sur nombre de ses choix dans de multiples domaines.

 

Le recrutement de mercenaires chiites pour la Syrie (Caricature d'Ali Farzat)

 

L'Iran, la Syrie et les mercenaires chiites
(Caricature d'Ali Farzat)

Déjà présents dans le pays, des experts du corps des Gardiens de la Révolution islamique (Pasdaran) conseillent l'état-major et encadrent sur le terrain les troupes immédiatement chargées de réprimer les manifestations. Avec le début, puis l'accélération des désertions d'officiers dans les rangs de l'armée gouvernementales, le régime se voit contraint de faire appel à eux pour d'autres missions. Des tireurs d'élite iraniens sont signalés en juin 2011,

 

 

Les milices plus haut répertoriées, dont la liste encore une fois ne prétend pas à l'exhaustivité, rassemblaient à l'été 2014, selon l'étude de l'ICDHRF, quelque 20 à 25 000 hommes. Mais, selon des estimations plus récentes, auxquelles ne se risque pas le rapport de SN4HR, il y a, en ce moment en Syrie entre 35 et 40 000 djihadistes chiites. Selon Philipp Smyth, auteur d'un rapport très documenté sur "Le djihad chiite en Syrie et ses effets régionaux", ils sont "des dizaines de milliers", soit plus nombreux - peut-être deux fois plus nombreux - que les étrangers ayant rejoint les différents groupes sunnites en Syrie, lesquels sont évalués pour leur part à environ 20 000 hommes. Et, surtout, ils les ont précédés en Syrie, confirmant que le régime syrien voulait dès le départ donner une coloration confessionnelle à l'affrontement qu'il recherchait avec sa population.

Atout. Même s’il le combat avec détermination en Irak, en Syrie et au Yémen à travers les milices houthis, la déferlante de l’Etat islamique se sera révélée in fine un atout dans le jeu iranien. A cause de sa barbarie et de son entreprise de déstabilisation de la région, l’organisation djihadistes est devenue l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis, remplaçant le régime islamique dans ce rôle. Profite aussi à Téhéran la méfiance que Washington éprouve désormais envers son partenaire saoudien, dont il ne peut plus ignorer que l’idéologie officielle, le wahhabisme, a eu une influence accablante sur la montée en puissance des groupes islamistes les plus radicaux à travers tout le monde musulman.

 Mais restent quelques ombres au tableau : un mois après le début de l’offensive, Tikrit est toujours tenu par l’Etat islamique. En Syrie, l’allié Bachar al-Assad continue à perdre du terrain avec son importante défaite samedi, à Idlib.Dans l'article du monde intitulé "L'EI s'empare de l'essentiel du camp de Yarmouk, aux portes de Damas 7 : " Depuis mercredi, l'EI, allié au front Al-Nosra, attaque ce camp de réfugiés palestiniens en Syrie, affrontant notamment des milices, dont celle d'Aknaf Baït Al-Makdis, un groupe de combattants anti-Assad".  Les Nations unies se disent extrêmement préoccupées pour la sécurité et la protection des quelque 18 000 civils, syriens et palestiniens, qui y vivent encore. « La situation à Yarmouk est un affront à notre humanité à tous, une source de honte universelle », a déclaré Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « Yarmouk est un test, un défi pour la communauté internationale. Nous ne devons pas échouer. La crédibilité du système international lui-même est en jeu », a-t-il dit. Au Liban, le deuxième exil des Palestiniens de Syrie 8 Les réfugiés vivent dans le dénuement le plus complet et ne rêvent que de partir pour l’Europe.

 

50 % des enfants déscolarisés
82 % de pauvres 

Le phénomène touche particulièrement les régions déchirées par les combats, telles celles de Rakka, d'Idlib et de Deir ez-Zor. Mais même dans les zones moins mal loties, telles que Lattaquié ou Damas, la majorité des habitants dispose du minimum pour survivre.

En 2014, quatre Syriens sur cinq vivaient en situation de pauvreté.

Evolution des situations de pauvreté en fonction des régions entre 2013 et 2014

 

Lire aussi : Les Syriens ont perdu 20 ans d’espérance de vie en quatre années de guerre

 

Après des combats entre rebelles syriens et militaires dans le camp de Yarmouk, en 2012.

Et Riyad a réussi à fédérer une large partie du monde sunnite, dont le Pakistan - ce dont les Américains étaient incapables -, pour intervenir au Yémen et, d’une façon plus générale, contrer ce que Walid Joumblatt appelle désormais «la Perse islamique».  Guerre du pétrole : les nouveaux foyers de conflit

Riyad met en cause le soutien de Téhéran à la rébellion houtiste pour justifier les frappes aériennes menées sur le territoire yéménite par les puissances sunnites.

L’idée de répandre la révolution islamique a vécu, tempère François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. Ce sont des querelles d’Etat. Les Iraniens s’emparent des opportunités et s’installent dans le chaos existant. »

 


 

Risques d’escalade

 « La guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran a glissé vers une guerre de plus en plus ouverte depuis le conflit syrien. Aucun ne veut faire du Golfe un champ de bataille mais, comme pour la guerre de 14-18, il y a des logiques d’alliance qui peuvent échapper aux acteurs », estime le spécialiste Olivier Roy. Paris, qui profite de la crise de confiance entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, reste sceptique face aux engagements de Téhéran Alors que les sujets de discorde ne cessent de s’accumuler entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, la France avance résolument ses pions et cherche à combler le vide – relatif – laissé par la puissance américaine, lassée par une décennie d’aventure guerrière au Moyen-Orient. Pour la troisième fois depuis qu’il dirige la diplomatie française, Laurent Fabius était le dimanche 12 avril à Riyad

Autre exemple de ce jeu d'alliance : la livraison d'arme par Vladimir Poutine : Conséquence de l'accord sur le nucléaire iranien, Vladimir Poutine a levé l'interdiction de livraison qui courait depuis 2010.Début 2015, Moscou et Téhéran avaient également amorcé un rapprochement, en signant un protocole d'accord pour renforcer la « coopération militaire bilatérale en raison des intérêts communs », à l'occasion d'une visite dans la capitale iranienne du ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou. La Russie avait alors proposé à Téhéran de lui fournir des Anteï-2500, une nouvelle version des missiles perfectionnés S-300. Les deux pays se sont également rapprochés ces dernières années dans le domaine économique, et soutiennent le régime du président syrien Bachar Al-Assad.

Lundi, l'Iran s'est félicité de l'initiative russe. D'après le ministre de la défense iranien Hossein Dehghan, cité par l'agence officielle Irna :« Le développement de la coopération bilatérale (avec la Russie) et avec les pays voisins dans des domaines variés peuvent être très efficaces pour la stabilité et la sécurité durable de la région. »

Le ministre a, en effet, insisté sur les «menaces extrarégionales et (au) développement des activités terroristes », qui grandissent dans la région.

L'instrumentalisation des tensions entre chiites et sunnites par l'Arabie saoudite et l'Iran

Le Monde.fr | 27.03.2015 à 12h00 • Mis à jour le 27.03.2015 à 16h15 | Par Flavie Holzinger et Véronique Malécot

image:


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/infographie/2015/03/27/le-proche-orient-dechire-entre-chiites-et-sunnites_4602729_3218.html#g1OEfHPP2jHEiTZM.99

Israël et le Pentagone critiquent la décision

Israël a immédiatement critiqué la décision du Kremlin,  lundi, la qualifiant de « résultat direct de la légitimité accordée à l'Iran avec l'accord en cours de préparation, et la preuve que la croissance économique qui suivra la levée des sanctions (internationales) sera exploitée par l'Iran pour s'armer et non pas pour assurer le bien-être du peuple iranien ». Dimanche, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a de nouveau critiqué l'accord sur le nucléaire iranien et qualifié l'Iran d'« Etat terroriste le plus dangereux au monde ».

Quelques heures plus tard, le Pentagone a également dénoncé le geste russe. « Notre opposition à ces ventes est ancienne et publique. Nous pensons que ces ventes n'aident en rien », a estimé le colonel Steven Warren, porte-parole du département de la défense américain.

 

Le pétrole et la géopolitique ont toujours fait un cocktail explosif... mais aujourd'hui, les foyers de tensions semblent se multiplier. C'est particulièrement vrai du côté du Yémen -- et les répercussions pourraient être notables sur le cours de l'or noir.

▪ La situation est de plus en plus explosive au Yémen. A présent que l'Arabie Saoudite s'est engagée dans la guerre -- en bombardant et en massant des troupes à la frontière -- nous ne pouvons savoir dans quels sensira  le prix du pétrole .

 dernier champ de bataille

l'Arabie Saoudite de "dernier champ de bataille". Voici la carte que j'avais utilisée, agrémentée de la légende ci-dessous, mot pour mot :


Le sentiment de l'ennemi mortel de l'Iran, l'Arabie Saoudite, est cernée --
des millions de Chiites .

Ainsi, de Bagdad à Sanaa, une large partie du Moyen-Orient vit aujourd’hui à l’heure iranienne.

Le scénario des Guerres du pétrole était basé sur un fait stratégique : l'Iran a un plan long terme pour encercler les Saoudiens. C'est une question purement géographique : l'Iran se situe au nord-est de l'Arabie Saoudite. En outre, il est bien implanté en Syrie et au Liban, deux pays au nord de l'Arabie Saoudite.

Ces dernières années, l'Iran est entré en Irak, après le retrait des forces américaines. Depuis ces derniers mois, nous avons assisté au renforcement de l'influence iranienne au Yémen, au sud de l'Arabie Saoudite. Comme le montre la carte ci-dessus, les Saoudiens sont cernés.

 « La principale motivation des Saoudiens à faire baisser les prix du pétrole en novembre dernier était de pénaliser l'Iran. En d'autres termes, les Saoudiens voulaient assécher les comptes en banque des mollahs à Téhéran »

A présent, nous assistons à la réponse iranienne. Les rebelles soutenus par les Iraniens ont fait tomber l'ancien gouvernement yéménite, allié à la fois de l'Arabie Saoudite et des Etats-Unis. A leur frontière sud, les Saoudiens mènent une guerre religieuse contre des opposants totalement soutenus par l'Iran.

▪ Qu'arrivera-t-il par la suite ?
Nous sommes au beau milieu d'un effondrement historique des Etats-nations du Moyen-Orient. Les frontières nées de la Première Guerre mondiale -- dessinées par la Grande-Bretagne et la France après la chute de l'Empire ottoman -- sont en train de s'effacer. Pour l'instant, la notion moderne d'Etat-nation n'est plus pertinente. Le tribalisme triomphe.
Selon une récente analyse publiée dans le New York Times :

"Les autocraties arabes corrompues et dysfonctionnelles qui ont perduré pendant un demi-siècle dans des pays comme l'Egypte, la Syrie, l'Irak, le Yémen et la Libye ont perdu toute crédibilité parce qu'elles n'ont pas su répondre aux besoins de leurs citoyens.

Mais aucun nouveau modèle (politique) n'est apparu ; à la place, toute une série d'acteurs locaux et de puissances régionales se disputent pour établir un nouvel ordre ou du moins y accroître leur emprise".

Un des acteurs clés est l'Iran, qui travaille à devenir puissance régionale, conforté par le retrait des Etats-Unis. D'une certaine façon, cela explique également l'effort majeur de l'Iran pour construire des capacités nucléaires -- la course à la bombe atomique perse, en dépit des négociations actuelles pour retarder ou remettre l'évènement.

Naturellement, cela déclenchera  une hausse des tensions géopolitiques dont les civiles seront les premiers touchés ( Le Conseil de sécurité va se réunir au sujet du Yémen  )L'ONU et les organisations humanitaires s'inquiètent du nombre croissant de victimes civiles dans les combats et bombardements dans le pays.

 -- Al Qaida et l'EI profite du chaos au Yemen pour gagner du terrain Al-Qaida gagne du terrain au Yémen Profitant du chaos ambiant, les partisans du mouvement islamiste ont progressé dans la ville de Moukalla, au sud-est du pays.

L’Iran a fait le pari de l’enlisement des monarchies sunnites au Yémen. L’Arabie saoudite, a averti le dirigeant suprême iranien, ne sortira pas victorieuse de ce conflit. L’incapacité de la coalition arabe à endiguer l’avancée houthiste et l’expansion d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique, à rallier les alliés sunnites sur le terrain et à épargner les populations civiles joue en faveur des houthistes et de Téhéran

Déception après la conférence des donateurs pour l’aide humanitaire en Syrie  Après une réunion organisée au Koweït, mardi, les comptes n’y sont pas alors que le nombre de réfugiés augmente, quatre ans après le début de la guerre civile syrienne.

Globalement, la politique américaine au Moyen-Orient est totalement confuse, folle, incohérente et sans ligne directrice. Rien ne semble logique. D'un côté les Etats-Unis combattent l'EI en Irak -- en "aidant" même les forces iraniennes sur place par des frappes aériennes. .

D'un autre côté, les navires de guerre iraniens défient les navires américains en mer. En outre, l'Iran travaille à déstabiliser le Yémen, qui était un allié des Etats-Unis et une base pour les forces américaines. Et puis, il y a cet "accord" nucléaire avec l'Iran, qui devrait être trouvé d'ici fin juin.

 Où est la cohérence stratégique de Washington ? , je dirais que cela est complexe et que le monde fait ses choix.Elle hérite de la politique mis en place par le "pouvoir de l'ère Bush" qui dans son grand plan d'aligner le monde arabe sur la vision des néoconservateurs de l'époque ainsi que l'erreur d'Obama de sanctioner le pouvoir de Bachar Al Assad après le crime de guerre dans la région de la Gouta a provoqué l'émergeance des djiadistes, ( EI et Front Al Nosra) et la montée en puissance de l'Iran

Ne desepérons pas faisons confiance a nos dirigeants pour provoquer une guerre a large échelle, comme celle de la seconde guerre mondiale qui aurait la capacité de faire baisser ainsi la population mondiale  Nous porrions assister à ce que vivent les syriens : des divers fronts avec des alliances de circonstances entre grandes puissances, les djiadistes, dictatures....

Téhéran à la reconquête de son empire

Jean-Pierre PERRIN3 avril 2015 à 20:36

Les djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (1/3)

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