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28/06/2015

“Tellement gay”

 

Tellement gay !

La Cour Suprême a décidé vendredi, par cinq voix contre quatre, que la Constitution devait accorder aux couples du même sexe le droit de se marier. Une décision historique outre-Atlantique. États-Unis: le mariage homosexuel autorisé dans tout le pays

 

 

La communauté gay Tellement Gay ! Homosexualité & pop culture - ARTE 
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Documentaire
Tellement gay”, de l'homo cryptus à l'homo publicus, sur Arte

 

américaine a célébré la nouvelle sur Twitter via le hastag #LoveWins («l'amour gagne»). Le président américain Barack Obama a salué la décision et déclaré: «aujourd'hui marque une grande étape dans notre marche vers l'égalité». En parallèle, les comptes Twitter et Facebook de la Maison Blanche arboraient pour l'occasion les couleurs arc-en-ciel.

 

Dans certains endroits de la planète, on vient de le voir le droit des homosexuels progressent, dans d'autres, ils reculent de manière dramatique, en Inde, cela fait un an que l'homosexualité est redevenu un crime passible de dix ans de prison. Dans la plus " grande démocratie du monde", docteur et homme politique traite l'homosexualité comme une maladie grave

 

Dans un quartier commerçant de Delhi, des centaines des centaines de pancartes proposent des services variés : des professeurs particuliers, des plombiers, des pharmaciens mais aussi des médecins qui prétendent soigner l'homosexualité. En caméra caché, des journalistes d'ARTE sont allés voir le médecin Jiji Abbot, un des plus connu. Sexologue depuis 40 ans, c'est une " référence" dans cette discipline lucrative : il facture 500 à 4000 euros le traitement

 

«  Je viens vous parler de mon cousin, il est homosexuel »

" « Ne t'inquiète pas, cela va changer, on va lui donner des médicaments et lui faire des massages. Ce traitement sert a modérer ses pulsions sexuelles car ces gens là ont  un problème d'hormones, ils se masturbent trop »"

 

Certains médecins vont encore plus loin en administrant des séances d'électrochocs à leurs patients . Ces témoignages a été recueilli par la presse indienne  "I received 21 electric shocks in three months"

 

Picture for representational purpose only

 

Extraits : " J'ai enduré 21 séances d'électrochocs en trois mois. Il mélectrocutaient après m'avoir montré la photo d'un homme nu pour créer du dégout. je suis toujours homosexuel et je le serais toujours, mais aux yeux de ma famille, je suis redevenu maintenant normal"

 

 

Homosexualité, un tabou qui légitime ces pratiques proche de la tortures aux yeux des plus conservateurs. Des personnalités religieuses et politiques qui n'hésite pas à les encourager

 

Shankaracharya Omkarananda  Saraswati ( photo) , gourou : " L'homosexualité nuit a la culture indienne, c'est contre la nature. Si nous devons venir à bout de se problème grâce aux thérapies"

 

Chandra Praskash Kaushik, président Akhil Barat Mahasabha ( wikipedia , en anglais )  ( parti Nationaliste Hindou _ site internet) : " L'homosexualité est comme une maladie, nous devons la soigné comme le sida ou le cancers

 

La fondationNaz Fondation  est l'une des rares associations d'homosexuels du pays. Dans un local discret, ces membres planchent aujourd'hui sur des solutions juridiques pour les victimes de ces traitements

 

Anjali Gopolan, Naz Fondation " Ces cas sont très rarement dénoncés par les victimes car ce sont leurs familles qui forcent leurs enfants. Nous avons écrit au ministre de la santé pour lui demander d'agir et de changer de méthode et de retirer la licence de ces médecins"

 

Devant l'immobilisme de la classe politique, la société civile s'organise. Dans ce quartier branché, un restaurant organise deux fois par mois des soirées ou les homosexuels peuvent s'assumer ouvertement

 

Punit Jasuja, designer et activiste : " Dans les deux ou trois prochaines années, les changements dans la communautés gai vont être très important. Aujourd'hui nous sommes tous connectés. Des hommes, des femmes vont faire leurs comming out et faire bouger les choses. On est en Inde ici. Si tu veux que cela change, tu dois être le changement. "

 

 

La prochaine Gay Pride aura lieu en septembre. L'année dernière a Delhi, le rassemblement n'avait rassemblait que quelques centaines d'indiens 

 

Maxime Donzel explique comment la culture homosexuelle est sortie du placard. Et démontre qu'elle est même devenue un patrimoine commun.

On ne peut pas l'inventer, sa première émission s'appelait Pédérama : « un programme sur les folles diffusé sur Radio libertaire ». C'était confidentiel et communautaire, tout ce que Maxime Donzel essaie aujourd'hui de dépasser. Ex-chroniqueur pour le site Yagg, ce Franco-Canadien bricole depuis 2012 de fausses critiques ciné délirantes (le « Tutotal ») dans le magazine Personne ne bouge, sur Arte, et vient de réaliser un documentaire ambitieux sur la culture gay, qu'il ne situe plus en marge de la culture commune mais, au contraire — et c'est ce qui fait le sel de son film —, au fondement même de notre imaginaire collectif.

Construit en deux volets (la seconde partie sera diffusée samedi prochain), Tellement gay ! explore d'abord les œuvres masquées (pour cause de censure) et cette incroyable « culture du sous-texte » qui affleure dans des films aussi connus que Ben-Hur, Diamants sur canapé ou Les Prédateurs (de Tony Scott). C'est l'époque du « crypto-gay », où tout ne fonctionne que par allusions, pour un public homo qui apprend vite à lire entre les lignes. Maxime Donzel y reprend plusieurs exemples tirés de Celluloid Closet, ce livre de Vito Russo sur la représentation de l'homosexualité à l'écran. Le second volet, lui, part des émeutes de Stonewall, en 1969, point de bascule où la communauté gay sort du placard, où le discours n'est plus déguisé mais frontal et militant, où la culture homo semble enfin mieux acceptée par le grand public — jusqu'à être parfois récupérée par des artistes (de David Bowie à Katy Perry).

 

 

“On a trop souvent parlé des homos en disant ‘eux’. Or, les homos, c'est ‘nous’.” (Maxime Donzel)

 

 

Maxime Donzel insiste sur la notion de pop culture, laquelle distingue la France — où la parole homo a été davantage portée par des intellectuels — et les Etats-Unis — où la télévision s'est chargée d'éveiller le grand public à ces questions, notamment par des fictions comme The L Word ou Orange is the new black. « C'est ce qui est en train de se passer avec les trans. La société commence à saisir leur quotidien grâce à des figures populaires comme Caitlyn Jenner ou à des séries comme Hit and Miss ou Transparent. »

 

 

Entre les archives de films et les interviews (la réalisatrice Céline Sciamma, le journaliste Didier Lestrade, l'actrice Lea DeLaria…), Maxime Donzel raconte l'histoire de la visibilité croissante des homos et des lesbiennes à l'écran. Précision : il a tenu à ne pas lire lui-même le commentaire du film, mais à le confier à une voix off récurrente d'Arte. « Je voulais que ce soit la voix de la télévision française. Une voix reconnue, institutionnelle, qui parle à la première personne. On a trop souvent parlé des homos en disant “eux”. Or, les homos, c'est “nous”. Nous sommes une seule et même société, unie par une culture commune. » Bande-annonce du documentaire de Maxime Donzel

 

 

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