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30/07/2015

Russie : la fièvre anti-américaine

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russie, anti, americaine, fievre

L’arme absolue du pouvoir, dans ce magnifique système, c’est le suffrage universel. C’est-à-dire quand la majorité décide pour les andouilles qu’ont le malheur d’être en moins grand nombre. 

Si la majorité passe son temps à regarder des feuilletons débiles en se goinfrant de pop-corn, on voit le tableau ! Pas trop difficile, dans ce cas-là, de lui faire faire ce qu’on a envie, à la majorité…

Ramseier

Il y a deux jours, une ONG américaine la National Endowment for Democracy a été jugé indesirable en Russie. Dans le viseur des russes, les américains qui font l'objet "d'une véritable campagne de dénigrement". En plein centre de Moscou, un club, pas comme les autres : le Sanctions Bar  Une ambiance lunch, une clientèle jeune et branchée et aux murs des dessins qui déclinent un Vladimir Poutine toujours plus beau, toujours plus fort et qui bat a plate couture Barack Obama, Angela Merkel et François Hollande.

 

La Russie gagne-t-elle du terrain dans la "guerre de l'information" ?

 

Mikhail Megré, patron du Sanctions Bar de Moscou : " On ne pouvait pas trouver une marque de fabrique plus actuel que celle ci. Les gens viennent et cela leur plait. Ils sont fière de leur président. Fière que l'on ne puisse pas nous faire taire. Fière que nous en tant que pays, nous sommes a la tête du monde entier"

 

Le patron du Sanctions Bar a vu juste. La pensée anti occidentale est ce qu'il y a de plus en vogue en ce moment en Russie avec au centre le vieux démon anti américain. " Les Etats Unis sont une menace pour l'humanité. Ils agressent le monde entier. Partout ils tissent ces révolutions. . Là ou il y a les américains, il y a des guerres, du sang et des larmes". cette théorie, les russes l'entendent chaque jours à la télévision. Exemple avec cette émission hebdomadaire de grande écoute sur la chaine Russia 1. Invité et films a l'appui, le présentateur s'applique a démontrer que les Etats Unis organisent des révolutions dans les pays satellites de la Russie pour la détruire. " Quels sont les recettes simples pour détruire un pays? On l'a vu : il y a les snipers, les nationalistes, des émissaires américains". Face a lui, le journaliste américain Mickael Bohm tente de se faire entendre. Bown persiste a participer à ces émissions même s'il sait que le débat est perdu d'avance.

 

Michael Bohm, journaliste américain :  «  Bien sur, participer participe a la propagande. bien sur, la partie est injuste : le présentateur est contre toi.   C'est une méthode nait pendant la période soviétique. Une méthode très efficace. Il s'agit de créer un ennemi, en l'occurrence : les Etats unis et de dire qu'ils sont a l'origine de tout les problème des russes »".

 

Et les Etats Unis chercheraient aussi a détruire les valeurs morale prévient la télévision russe. Cette autre émission de la même émission au titre évocateur de " Sodome" s'attaque cette fois aux " l'hobbies homosexuels américains" qui " menaceraient d'extinction la race humaine et face auxquels la Russie est présentait comme le dernier rempart

 

 

Résultat de cette propagande, les derniers récents sondages d’une étude d'opinion indépendante Nevada, 73% des russes ont aujourd'hui une vision négative des Etats Unis. Un record jamais atteint depuis la chute de l'URSS.

 

Selon les récents sondages, les Russes sont plus que jamais hostiles aux Etats-Unis. En cause, une propagande anti-américaine diffusée par les médias de masse en Russie. Depuis Moscou, le décryptage de Lev Goudkov, sociologue, directeur du centre d'étude d'opinion indépendant Levada. -See more at:

 

« Aujourd'hui, on a atteint un maximum : 84% des Russes estiment que la Russie a des ennemis » Lev Goudkov -

 

« La vague actuelle de propagande anti-occidentale et anti-américaine est la plus durable et la plus forte ». Lev Goudkov -

 

« La propagande affirme que la démocratie va de pair avec l'amoralité, la pédophilie, l'homosexualité ». Lev Goudkov - 30/07/2015

 

Le pouvoir russe apparaît alors comme l'unique rempart afin de résister à la pression négative de l'Occident. Lev Goudkov -

 Une des particularités de la dictature est de vouloir aussi contrôler la vie privée de ses citoyens. Les russes ont donc délaissé Facebook, trop surveiller pour des réseaux sociaux plus sur. C’est ce que me dévoilait une amie habitant à Moscou :

"Dear Nico, hello! 

 
Thank you very much for your congratulations! It’s very-very pleasant for me :)
I'm sorry, I'm such a terrible friend! I hope I will be better! ;)

If to be fair, in Russia Facebook – not a very popular social networking service on the Internet. Usually it use on work. For example, to discuss with the photographer fashion-shooting. For this reason I don’t spread many photos and information on Facebook. In the column "Information" I left my phone number - all can call me and discuss the anyquestion. So, I - not a frequent visitor there.
Young people in Russia to communicate with classmates, old and new friends using the service www.vkontakte.ru   
It’s very similar to Facebook. If you want, I can send you the invitation to this site. However, I am afraid that this service won't be for you convenient, because it completely in Russian
language.
I'm glad that the guys everything is all right!))))

Unfortunately, I don’t have business trips to France. At our Publishing House the new partner - American media holding Hearst. Probably, you heard about them.

 MaybeI will have a possibility to arrive to France next year. I hope!)
ButonNew Year'sholidays, I'll come to Europe!Together with friendsI goto Poland!
We will be skiing and snowboarding. And how do you plan to celebrate Christmas and New Year?

Your terrible friend,
L)))  "

https://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_ouverte_aux_anarchi...

 Top 6 des théories du complot les plus ridicules du monde:
http://www.nioutaik.fr/index.php/2013/05/17/648-top-6-des...

Je dis ça, je dis rien.

L’image contient peut-être : 21 personnes , texte

  ARTE Journal et ARTE Info ont partagé un lienRussie : la fièvre anti-américaine - arte :  Russie : la fièvre anti-américaine (google)

La Russie gagne-t-elle du terrain dans la "guerre de l'information" ?

 L'occasion de voir notre émission : Ukraine: "En occident, la propagande russe l'a emporté" - Journalistes contre blogueurs, deux logiques La Torture made in USALa course à l'armement accélèreVers un coup d'Etat à l'occasion du 14 juillet ?Enquête sur le réseau Dieudonné - l'indigné révolté

26/07/2015

Socialisme : l'utopie, c'est concret

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LA VERITE ET LA POLITIQUE, au bac de philo


" Le Monde sera Détruit non pas tant à Cause de Ceux qui font le Mal, mais à cause de Ceux qui regardent et laissent Faire.." Albert EINSTEIN..

 

Difficultés et dangers du métier de journaliste

Difficultés et dangers du métier de journaliste

 
 
Visuel des assises du journalisme de Metz

 

 

Retrouvons la chronique des médias en partenariat avec l’hebdomadaire Stratégies. Et pour cette édition, revenons sur les difficultés du métier de journaliste à l’occasion des Assises du journalisme, qui se sont tenues cette semaine à Metz. La rencontre s'est ouverte par un hommage aux envoyés spéciaux de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal.

 

Plus de 263 000 signatures en quelques jours et une conférence de presse annoncée pour lundi. Elise Lucet s’élève contre la directive européenne sur le secret des affaires qui menace la liberté de la presse. La présentatrice du JT de 13H et de l’émission Cash Investigation sur France a lancé le 4 juin sur Change.org une pétition, soutenue par le collectif « Informer n’est pas un délit ». Des signatures venant de plusieurs pays de l’Union européenne.

 

Cahiers de doléances : le blasphème en danger ?

 

« Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret (…) Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le » secret des affaires «, dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe », peut-on lire sur Change.org.

 

« Avec la directive « Secret des Affaires », vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil… Et j’en passe », poursuit la pétition. « Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays », plaide encore Elise Lucet.

 

Lundi, une présentation de la pétition aura lieu à la presse, à la veille de l'examen de la directive en commission du parlement européen.

Edwy Plenel et Fabrice Arfi de Médiapart, ou encore Patrick Cohen de France Inter… Plusieurs journalistes soutiennent la pétition de la présentatrice de France 2. Tout comme la députée européenne Eva Joly et Hervé Falciani, le lanceur d’alerte HSBC.



La politique et la vérité, le pouvoir et l'argent, la liberté de la presse...
Si à la guerre "on croit mourir pour la patrie on meurt pour des industriels" (Anatole France)
Pour la presse, on croit combattre pour la liberté on libère le mensonge des puissants.
L'ancien représentant de la Grèce au FMI, Panagiotis Roumeliotis, a révélé lors de son audition au comité de la dette, que des journalistes grecs ont assisté à des séminaires financés par le FMI et étaient invités à présenter le FMI sous un jour favorable.
 
Roumeliotis a également révélé que "Christine Lagarde et d'autres hauts fonctionnaires du FMI l'ont contacté avant mon témoignage devant le comité pour me rappeler que les membres du FMI bénéficient de l'immunité pour leurs actes".

Socialisme : l'utopie, c'est concret


Je ne vais pas disserter simplement clamer un grand OUI cela VA de pair. Parce que "politique" signifie commun, faire ensemble dans l'intérêt commun. Politique c'est citoyenneté et il ne peut y avoir de citoyens égaux sans vérité.
 
Ce qui foire tout c'est que politique est trahit en politicien, en intérêt individuel. Pour agir pour soi, mieux vaut mentir et manipuler. Et ce "pour soi" devient de classe, de la classe des puissants.
Vive la politique et le vérité, elle seule peut être République.
Serge Grossvak


Saint-Simon, Fourier, Raspail... Le philosophe Vincent Bourdeau ravive la ferveur créative des premiers socialistes. Qui fait cruellement défaut à la réflexion politique actuelle.


On les appelle socialistes « utopiques », « romantiques » ou « prémarxistes ». De doux rêveurs, en quelque sorte, imaginant une société idéale et diffusant d'innovantes théories sociales dans une multitude de journaux et revues comme L'Atelier, Le Globe, Le Tocsin des travailleurs ou La Démocratie pacifique. Dans les premières décennies du XIXe siècle, ils ont convoqué toutes les disciplines — économie, sciences, ­philosophie, sociologie encore balbutiante — pour dessiner une société harmonieuse d'où la violence serait bannie et où le progrès ne se développerait pas aux dépens des travailleurs.


Doux rêveurs sans doute, mais qui notaient ­déjà, lucides, que les institutions politiques, bien souvent, ne comprennent rien à la société réelle. Ce qui ne les empêchait pas de prendre le réel à bras-le-corps et d'ouvrir cent pistes fécondes sans jamais perdre de vue, au loin, l'horizon. Vincent Bourdeau, codirecteur du passionnant ouvrage collectif Quand les socialistes inventaient l'avenir, revient sur ce demi-siècle foisonnant... et cruel, quand on le compare aux débats d'aujourd'hui.
 
Saint-Simon (1760-1825), le fondateur du saint-simonisme, a agrégé autour de lui ou inspiré les « premiers socialistes », comme Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), Pierre Leroux (1797-1871) et bien d'autres. Sur quelles idées ?
Saint-Simon est un aristocrate du XVIIIe siècle qui a participé aux guerres d'indépendance aux Etats-Unis et s'est enrichi sous la Révolution. Il mène ensuite une vie d'étude, assiste en auditeur libre à des cours de physiologie, de médecine ou de physique. Cette fréquentation des savants le conduit à penser qu'il faut réorganiser la société sur un modèle scientifique. Il la voit comme un organisme vivant dont certains organes — des groupes sociaux — sont moribonds, comme l'aristocratie ou le clergé, quand d'autres, les forces vives, vont se développer. Ainsi oppose-t-il les « industriels » aux « oisifs ».
 
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama
 
Les « industriels », qui englobent à la fois capitalistes et ouvriers ?
Saint-Simon avait bien vu que, parmi les « industriels », il fallait prêter une attention particulière au sort de la classe la plus nombreuse — artisans et ouvriers —, mais il pensait encore que cette amélioration pouvait découler d'une dynamique productive dont les capitaines d'industrie seraient les animateurs, et auxquels devaient se subordonner les ouvriers. Après la mort du maître, en 1825, certains saint-simoniens affirment qu'il existe des intérêts antagonistes au sein même du « monde industriel ». En avril 1832, Jean Reynaud (1806-1863), polytechnicien et ingénieur des mines, saint-simonien dissident, publie dans la Revue encyclopédique un article intitulé « De la nécessité d'une représentation spéciale pour les prolétaires ». Constatant l'accroissement des inégalités entre ceux qui s'enrichissent et ceux qui s'appauvrissent, il distingue la bourgeoisie du prolétariat, les bourgeois étant décrits comme ceux qui tiennent « l'industrie à leurs gages », ceux qui vivent de l'exploitation non du globe, mais du prolétariat.


Un prolétariat encore hétérogène, comprenant aussi bien ouvriers que petits artisans...
Le modèle dominant reste celui de l'atelier, dans lequel existe une hiérarchie entre maîtres, compagnons, etc. Ce fut d'ailleurs le reproche fait par Karl Marx à ces socialistes — à Proudhon surtout— qu'il accuse d'être nostalgiques d'un monde en voie de disparition. Ces premiers socialistes, chacun à sa manière, retiennent effectivement l'idée d'une maîtrise de l'artisan sur la tâche qu'il effectue, et d'un contrôle des outils de travail, avec lesquels ils entretiennent un rapport intime, personnel. L'ouvrier artisan qui passe d'un emploi à un autre garde ses propres outils. On rencontre ici ce que le sociologue américain Richard Sennett appelle « l'éthique du travail bien fait » : une communauté professionnelle qui possède un savoir-faire, revendique de ­gérer elle-même les processus de production, et même les rapports d'autorité à l'intérieur de ces processus, sans être dépossédée par des injonctions extérieures capitalistiques, financières ou managériales. L'enjeu est autant la défense d'une certaine culture du ­travail, menacée, que la répartition de la richesse. Commence à se dessiner dans les écrits socialistes la source de cette menace : l'exploitation capitaliste.


La grande référence pour ces penseurs reste la Révolution française, mais délestée de sa violence ?
La Révolution française est surtout une référence... parce qu'elle est inachevée à leurs yeux. Et son inachèvement, pour eux, tient à un problème de méthode : elle a manqué d'attention au réel. Les socialistes utopiques traversent une époque de transition, qui exige selon eux une attention soutenue. Ils rejettent la politique pure, qui aborde les questions sociales de façon abstraite. Et les critiques sur les institutions issues de la Révolution française sont assez virulentes. Pierre Leroux a cette formule dans le premier numéro de laRevue sociale, en octobre 1845 : « La politique libérale est morte. » Elle désigne à la fois la Chambre des pairs, établie en 1814 et constituée de membres de la noblesse, et la Chambre des députés. Deux institutions qui poursuivent « la chimère d'une rénovation politique sans rénovation morale, sans idées nouvelles, sans science sociale ». Pour Saint-Simon ou Fourier, la science politique est d'abord une science de la société, une physiologie pour le premier, une physique des passions humaines pour le second.Charles Fourier (1772-1837), à cet égard, est sans doute plus radical encore que Saint-Simon, puisqu'il pense l'organisation de la société, sous la forme de phalanstères, à partir d'un jeu complexe d'harmo­nisation des passions, et redonne toute sa place à une philosophie de la liberté et de l'individu. Même ceux qui prônent un changement de régime politique, les Raspail, Pecqueur, Louis Blanc, etc., veillent toujours à ce que les institutions qu'ils imaginent ne soient pas en complet décalage avec l'épaisseur de la société.
 
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama
 
Réflexion toujours d'actualité...
En effet, d'autant que leurs réflexions se prolongent dans deux directions qui agitent encore aujourd'hui le débat politique : comment distribuer le pouvoir à tous les échelons de la société – comment « décentraliser » – en redonnant un poids politique à la commune ou au canton. Mais aussi comment imprimer un mouvement politique d'ensemble à la société. Après la révolution de 1830 débute un grand débat : ne devrait-on pas remplacer la Chambre des pairs par une représentation des professions plus en contact avec la réalité sociale ? Mais comment s'assurer qu'une telle chambre ne dominera pas la discussion politique, dont les orientations ne doivent pas être seulement matérielles, productives, mais aussi spirituelles ?


Le « Progrès », thème central des premiers socialistes, croise philosophie, politique, économie, hygiène, agronomie ou science... Quel foisonnement !
Au-delà des divergences théoriques ou doctrinales, c'est le progrès qui réunit en effet les premiers socialistes. La Révolution, constatent-ils, a engendré une absence de repères – Leroux dit que la société est« en poussière » –, tout doit être reconstruit, certains piliers, comme la religion, n'étant plus en mesure de maintenir l'unité morale. Le projet devient encyclopédique – et, du coup, « utopique » –, liant les différentes disciplines pour embrasser la science du social. Textes anciens, chimie du vivant, histoire des différentes religions sont convoqués dans une formidable effervescence intellectuelle, le progrès technique – chemin de fer, télégraphe ou presse – permettant d'unifier matériellement la société.


Un progrès technique dont les socialistes, dès cette époque puis par la suite, dénonceront le rôle parfois néfaste...
Certains penseurs estiment qu'il n'est pas, par lui-même, porteur d'une dimension morale et spirituelle. Tout au long du XIXe siècle, cette méfiance taraudera les socialistes ou des économistes comme Simonde de Sismondi (1773-1842), qui dénonce les effets délétères du machinisme augmentant la richesse des uns au détriment des autres. Question centrale au moment où la France entre dans la révolution industrielle. Certaines révoltes, comme celle des Canuts à Lyon (en 1831), ont leur importance dans l'émergence des écoles socialistes s'inquiétant du rôle de la machine dans le projet d'émancipation des travailleurs. Mais, là encore, l'écart est grand entre un Fourier, qui propose un modèle phalanstérien ­quasi agrarien – d'où la machine est absente –, et un Pecqueur, qui remporte en 1837 un prix de l'Académie des sciences morales et politiques sur le thème de l'« influence des forces motrices et des moyens de transports » sur « l'économie matérielle, sur la vie civile, sur l'état social et la puissance des nations ». Mais la fascination pour la machine et les prouesses de la production n'est pas tout. Jacques Rancière, dans La Nuit des prolétaires, archives du rêve ouvrier (1981), l'a bien montré : quand on lit les articles d'un journal comme L'Atelier, « organe des intérêts moraux et matériels des ouvriers », rédigé par des ouvriers instruits, les revendications ne portent pas seulement sur le travail, mais aussi sur le temps libre, la possibilité de pouvoir rêver, voire d'être poète.


Les socialistes aujourd'hui manquent-ils d'utopie ?
On répète que la réalité est dure et que les faits sont têtus... La politique devient la gestion de ce qui nous arrive plutôt que la production de phénomènes nouveaux. (  Les premiers socialistes, eux, comprenaient que l'expérimen­tation doit s'appuyer sur une connaissance de l'homme et de la société, et n'ignoraient pas les obstacles. Si l'utopie a un sens, ce n'est pas simplement pour prophétiser que, dans un horizon lointain, se dessine la possibilité d'un monde radieux, mais pour inviter à regarder, dans le monde actuel, ce qui est en cours de réalisation. La multipli­cation des passerelles entre les champs journalistique, universitaire ou politique et celui des mouvements sociaux ou associatifs pourrait nous y aider.


La parole des premiers socialistes, riche et inventive, paraît beaucoup moins verrouillée que celle que nous entendons aujourd'hui...
La forme du parti n'existe pas encore dans le premier XIXe siècle, et ce sont des individualités qui se manifestent : les voix d'un Leroux, d'un Proudhon, d'un Louis Blanc, d'un Ledru-Rollin, d'un Raspail sont immédiatement identifiables. Aujourd'hui, le calcul électoral vise moins à anticiper l'avenir de la société qu'à sonder l'opinion de l'électorat visé. Cela n'implique pas de lui proposer une orientation et de l'élever, mais de lui donner raison. La dimension pédagogique de la politique s'est perdue en route, aujourd'hui démocratie rime plutôt avec flatterie. Et il n'est pas sûr que le peuple aime tant que cela à être flatté..
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Vincent Bourdeau
1995 Ecole normale supérieure de Fontenay - Saint-Cloud
1998 Agrégation de philosophie
2005 Doctorat de philosophie
2006 Les Luddites. Bris de machine, économie politique et histoire (avec F. Jarrige et J. Vincent), éd. Ere.
2015 Codirecteur de Quand les socialistes inventaient l'avenir, 1825-1860, éd. La Découverte.
Les Sentiers de l'Utopie -- le film https://www.youtube.com/watch?v=PW_MakhAnJE
 
 Il existe des structures alternatives, quelques lieux différents peuplés de personnes qui cherchent à vivre autrement


Autrementl  .https://www.youtube.com/watch?v=2uRTRFP7ImI
 

Vivre l'utopie - ils ont réalisé l'anarchisme 

Histoire du syndicalisme français, pdv CGT

 

 
 Entretien
Socialisme : l'utopie, c'est concret
Propos recueillis par Gilles HeuréPublié le 15/06/2015.
Illustration Antoine Corbineau pour Télérama

Difficultés et dangers du métier de journaliste

Par Amaury de Rochegonde

 

Diffusion : samedi 9 novembre 2013

 Visuel des assises du journalisme de Metz

25/07/2015

Luttons Contre le FN

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Pour moi, tout courant d'idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste.

Pour moi, le fascisme est surtout l'idée de mener les masses par une «minorité», par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l'idée de la dictature.

VOLINE

A l'attention de toutes celles et tous ceux qui croient encore à toute cette propagande de merde d'extrême droite : Hoax| Non, les retraités ne vivent pas avec 400€/mois et les migrants avec 513 € | LCLFN. Ce Hax sert a "Opposer les pauvres entre eux pour protéger l'oligarchie prédatrice, tel est l'objectif de l'extrême droite". Elle a eu pour but de déclencher des messages de haines de la part de sympatisant du FN, tout heureux de trouver un prétexte et un exutoire a leur haine.Nous partageons le statut d'une internaute, Marie-Paule H. qui lui est tout à fait véridique. Cependant, il ne va pas assez loin. Merci à elle de s'être penchée sur ce cas. J'en ai plus qu'assez de cette désinformation honteuse qui envahit internet, venue de sites bien connus d'extrême-droite !La photo ci-jointe montre ce que j'ai rencontré 3 fois en moins de 24h..



 
 
1► NON, un retraité français, même s'il n'a pas cotisé un nombre suffisant de trimestres, ne devra pas vivre avec 400 € / mois : une personne ayant atteint l'âge de la retraite et ne bénéficiant pas du nombre requis d'annuités pourra prétendre à l' ASPA Allocation de Solidarité aux Personnes Agées , anciennement minimum vieillesse jusqu en 2006, ASPA qui s'élève à 800 euros pour une personne seule, et à 1242 pour un couple.
 
 
2► NON, un migrant n'a pas 513 € / mois. 513 € c'est le seuil à ne pas dépasser (correspondant au RSA, pour pouvoir prétendre, éventuellement, sous conditions drastiques à l'ATA)
 
L'Allocation Temporaire d'Attente (ATA) s'élève à 343,50 €.
Elle n'est versée qu'aux demandeurs d'asile politique. Si l'asile politique leur est refusé (ce qui arrive en gros dans les 3/4 des cas), ils n'ont plus RIEN !
Ils doivent en outre être inscrits à pôle emploi.
Ils n'ont bien entendu pas le « gîte et le couvert » non plus.
 
 
Dans l'article retrouvé sur le site extrême-droite, on évoque un retraité de 79 ansAdrien, qui toucherait 400 euros par mois à la retraite. Donc a priori il serait éligible pour percevoir l'ASPA s'il n a pas assez d annuités. Le site d'extrême-droite ne parle à aucun moment de l'ASPA.
 
Nous avons retrouvé Adrien, dans un article datant un peu, mais l extrême-droite aime bien recycler les vieilles histoires... à sa sauce...


► ► La vraie histoire d'Adrien.
Adrien Trivellato est italien, il est arrivé en France en 1952 à l'âge de 21 ans pour s'engager dans l'armée française, puis travaille comme menuisier dans le bâtiment pendant plus de 30 ans.
En mars 2011, la presse se saisit de l'exploitation de personnes à faibles revenus: (retraités, étudiants, travailleurs au smic, etc. ) notamment par la société Adrexo, dont le domaine est le publipostage publicitaire.
Et c'est là que nous découvrons la véritable histoire d'Adrien que toute la sphère d'extrême droite s'approprie aujourd hui, 4 ans après, en déformant bien entendu la vérité.
 
Loin de nous l'idée de dire qu Adrien jouit d une retraite confortable. Les retraites ne sont pas connues pour être des revenus confortables et décents.
 
Adrien T. touche 400 euros de retraite pour ne pas avoir cotisé assez, suite à un accident à la main gauche l'ayant contraint d' arrêter de travailler.
http://www.humanite.fr/28_02_2011-35-%c3%a0-40-heures-de-...
La société Adrexo lui verse 500 euros en salaire net pour 40 heures de travail hebdomadaire qui viennent se cumuler à sa retraite et éventuellement de l'ASPA, s' il y est illigible.
Sa femme touche a priori l'ASPA en tous les cas, c'est cela que l'on doit comprendre aujourd'hui par « pension d'ancienne mère au foyer ».
 
***Comme un grand nombre de personnes, Adrien doit travailler pour compléter ses revenus. D'ailleurs en 2011, cela faisait déjà 17 ans qu Adrien travaillait pour Adrexo. Il est en cumul emploi/retraite.
En outre, ces sites d extrême droite qui commencent leur désinformation par « Une nation préférant l'étranger aux siens« , se gardent bien de mettre les articles de presse en lien, que vous trouverez ci-après: oui, Adrien est italien !
Donc déjà, leur entrée en matière, n'a encore une fois qu'un unique but: la xénophobie !

Par décret du 30 Janvier 2008, Adrien Trivellato a reçu la médaille militaire, armée de Terre, légionnaire de 1re classe, légion étrangère.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...
 
Mais au fait, que pense Adrien T., qui a aujourd'hui 84 ans, de l'utilisation mensongère de son témoignage sur son exploitation par cette sociéte datant de 2011, pour encore une fois tirer sur les étrangers à boulet rouge, lui qui est issu justement de l'immigration ?


Les quelques extraits haineux : 

 
Louise Montauge Et oui! Ils vaut mieux aider les étrangers que nos pauvres retraité..c'est sa la Franc


Nicolas Hernandez Discours simpliste du style : il y a trois millions pour trois millions d'étrangers. Virons les étrangers" me rappel un autre : " Il y a trois millions de juifs pour trois millions de chômeurs,- et bien exterminons les juifs".


Élie Arous C est a dire 839euros en tt


Yann Amarre Vous etes aussi crétins que ça à l'extreme-droite pour gober tous les mensonges? Ou vous savez que ce sont des mensonges et les répandez consciemment?  Le minimum vieillesse c'est plus que 400 euros bande de crétins !!!


Nicolas Hernandez Le problème avec les gros cons, quand il y en a un ca va, c'est quand ils sont plusieurs que cela pose problème. " : VOTEZ FN REND CON

 

C'est assez amusant de voir le clash sur la page FB de Vive Marine Le Pen présidente entre des fachos de bases (Paul Rudy , Élie Arous, et Nabil Sahraoui, une proche surement de la mouvance de Dieudonné ou deSoral . La fachosphère fait le grands écart entre les sous groupes se faisant soit disant les protecteurs des palestiniens et musulmans patriotes, ceux surfant sur la défense d'Israël sous couvert de lutter contre " l'islamisation rampante et enfin les fachos, racistes antisémites 

Marina Rodriguez  ci est pas mal aussi entre l'idéologie fasciste et de la sainte inquisition . Elle a d'ailleurs de nombreuses référence à Isabelle la Catholique  ( une photo parmi d'autres sur son mur). Elle a partagé lvidéo de FORO PATRIOTA ESPAÑOL CONTRA LAS CORRIDAS DE TOROS.

  

 

 

Pour toutes celles et tous ceux qui publient régulièrement des vidéos présentant Chouard comme un Maître à Penser venu sur terre pour nous ouvrir les yeux et nous sauver

 

Soral héberge Le Pen sur son site, en solidarité avec les parias "antisionistes"...( cliquez ici

 

Première Ligne 'Rap, Red & Black'
 
Face aux puérilités avec la miss qui voudrait nous voir marcher au pas de l'oie (blanche ça va de soi) jAlain Gaudin du boulot avec son groupe dédié à ces tartuffes sur J'aime pas les fachos et je les emmerdes!!https://www.facebook.com/groups/papa.gaudin3/?ref=bookmarks

 

Allez aussi Soral, faux ami - mais vrai colon :  Ce groupe est créé pour lever le voile sur le nouveau bhl, l'anti-sioniste de salon, le poisson pilote du fn, faux anti-raciste mais vrai colon nommé Alain Soral.

 

Arnaque du mouvement 14 juillet 2015 Par Nicolas Hernandez ·

17:20 Publié dans racisme | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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