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12/02/2016

Un ennieme sommet syrien

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L’opposition syrienne dans une impasse

Après cinq ans de massacres et de destruction qui ont poussé la population syrienne à l’exil, voilà que Moscou et Téhéran promettent une nouvelle vie au régime de Bachar El-Assad”,s’indigne Al-Hayat dans son éditorial daté du 11 février, alors qu’une réunion internationale doit se tenir à Munich pour tenter de trouver une solution au conflit syrien. Cette rencontre se déroule moins de deux semaines après la suspension de négociations intersyriennes entre le régime et l’opposition parrainées par les Nations unies

 

- Syrie : pour les acteurs locaux et régionaux, la paix est encore loin, par Myriam Benraad. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU va se heurter à une série d’obstacles qui compromet gravement son application et risque de déboucher sur encore plus de chaos en Syrie.

 

A lire : Quoi encore, la Syrie ?

 

Cet ennemie sommet , ne va pas arrêter une guerre a tué plus de 400.000 Syriens selon le figaro, Le quotidien britannique The Guardian a publié jeudi le rapport accablant d'une ONG syrienne, le Syrian Centre for Policy Research(SCPR) qui brosse un tableau catastrophique de l'état du pays après cinq années de guerre civile et le Monde  ressemble aux autres avec le même " incertitude"", "le manque de chance de réussite", le blocage des belligérant, la focalisation Accès humanitaire plutôt qu’arrêt immédiat des bombardements Alors que l'ONU a stoppé ses propres statistiques, une ONG syrienne estime que 11,5% de la population du pays a perdu la vie ou été blessée dans un conflit qui dure depuis près de cinq ans.

69,3% des Syriens en état d'extrême pauvreté

Quelques 100.000 civils se trouvent actuellement dans les camps aménagés en Syrie près de la frontière turque, y compris les 35.000 qui ont fui les combats en cours autour de la ville d'Alep, a indiqué aujourd'hui le vice-Premier ministre turc Yalçin Akdogan. "Il y a maintenant neuf camps de l'autre côté de la frontière où sont hébergées 100.000 personnes", a déclaré Yalçin Akdogan à la presse devant le poste-frontière turc d'Oncupinar, précisant qu'un dixième camp était en cours de construction à 3 kms de la Turquie.

 

A lire : L'hypocrisie diplomatique

 

Pas d’accord sur un cessez-le-feu permanent, un piège selon les rebelles

Le cessez-le-feu, c’est un piège. Le régime va continuer à nous attaquer, sous couvert de lutte contre le “terrorisme”. Mais nous, nous n’aurons plus le droit de riposter. Dans cette situation, nos hommes risquent de rejoindre très vite les rangs du Front Al-Nosra et de l’Etat islamique », justifie Abdel Moneim Naassan, commandant de l’ASL à Marea, sur le front avec l’EI.

 

Instrumentaliser Daech

 

“Des dizaines de milliers de Syriens ont dû abandonner leurs maisons pour fuir les bombardements, mais les avions de Vladimir Poutine les poursuivent d’un refuge à l’autre. Le président russe veut tout simplement les chasser de leur pays, et peu importe si ce sont les milices des ayatollahs iraniens qui les délogent de leurs foyers”, poursuit l’éditorialiste d’Al-Hayat.

 

La Russie, l’Iran et le régime syrien “s’emploient à instrumentaliser Daech pour diaboliser l’opposition syrienne et justifier son écrasement, comme l’a souligné le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Des déclarations qui ne sont d’ailleurs pas très convaincantes. Car finalement il n’y a plus guère de différences entre John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov, sauf que ce dernier applique ce qu’il annonce alors que les Américains nous inondent d’annonces qui se révèlent être de gros mensonges

 

  Moyen-Orient : quelles sont les véritables intentions des Russes ?

 

Peu d’illusions sur un apaisement durable selon le Monde

 

 «Bachar el-Assad nourrit Daech», a relevé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en prônant une stratégie globale contre les terroristes. Les islamistes se présentent comme la seule opposition au dictateur et profitent de l'affaiblissement de l'opposition modérée

 

  1. . « Nous n’avons aucune assurance qu’ils vont arrêter de bombarder Alep. Mais ils ont pris le risque de s’engager sur une cessation des hostilités : si dans une semaine ou deux, il n’y a pas d’évolution, ils en porteront la responsabilité », averti un diplomate français. Le retour en force du Front Al-Nosra à Alep, à la faveur des combats des derniers jours, n’augure pas une accalmie.

 

« La dynamique de ce conflit va dans le sens d’une intensification, car il y a une absence de leadership dans le camp anti-Assad avec la mise en retrait des Américains », conclut cette source.

Le monde titrait :" COMPTE RENDU Peu d’illusions sur l’accord pour une trêve humanitaire en Syrie 10  : Après d’intenses négociations à Munich, John Kerry et Sergueï Lavrov ont annoncé un plan comprenant l’accès humanitaire à certaines villes assiégées et une cessation temporaire des hostilités".


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/#1JIDLJQ3qyh1Qj7m.99

 Surtout si l'on écoute les dernières déclarations de Bachar Al Assad et la trêve honteuse qui offre les moyens légitime à la Russie de continuer a bombarder la rébellion modérée.

 

Moscou soupçonné de jouer double jeu

 

. Alors que la nuit dernière, les États-Unis et la Russie se sont mis d'accord, sur une cessation des hostilités en Syrie dans un délai d'une semaine. «Depuis le début de la crise, nous croyons totalement aux négociations et à l'action politique. Cependant, négocier ne signifie pas qu'on arrête de combattre le terrorisme» affirme Assad.Les russes, le régime syrien et l'Iran  désignent par «terroriste» ses opposants armés, qu'ils appartiennent à une tendance modérée ou djihadiste. "En Syrie, les Russes pourraient tester par endroits un arrêt des combats sur mesure" dit le figaro Les premières zones où la violence est susceptible de baisser sont la région de Daraa au sud, frontalière de la Jordanie, et la banlieue de Damas". Cela ressemble a des concession en trompe l'oeil comme celle d'il y a un mois qui avait permis aux russes et aux régimes au contraire de bombarder plus largement la population et penant par surprise une coalition bien naive et couarde..

C'est la première interview accordée par le dictateur syrien, à un média occidental, depuis l'échec le mois dernier des pourparlers de Genève et le lancement, au début du mois, par son armée, d'une offensive militaire dans la région d'Alep, appuyée par l'aviation russe.

Bachar al-Assad ne veut rien lâcher. Bien au contraire. Son pays est à feu et à sang depuis cinq ans, mais il se dit déterminé à reprendre le contrôle de toute la Syrie, aujourd'hui divisée entre des portions contrôlées par le régime, des rebelles et des djihadistes. «Il n'est pas logique de dire qu'il y a une partie de notre territoire à laquelle nous renoncerons», déclare-t-il à l'AFP. Mais en est-il capable? «Que nous soyons capables de le faire ou non, c'est un but que nous chercherons à atteindre sans hésitation», assure-t-il, tout en le concédant: les combats contre les rebelles qui cherchent depuis près de cinq ans à le renverser pourraient être «longs».

 

Cacophonie au sein de l'Elysée  entre François Hollande et Laurent Fabius. interrogé sur le départ de Laurent Fabius du poste de chef de la diplomatie française, Bachar al-Assad juge que «le changement de personnalités n'est pas vraiment d'une grande importance» et que c'est «plutôt le changement de politique» qui compte. A ses yeux, c'est à Paris de faire «un geste envers» son régime. Et non l'inverse. Jeudi,François Hollande a répété qu'il souhaitait voir le chef d'État syrien quitter le pouvoir". Il est vrai que depuis le 13 octobre, la priorité de la France n'est plus le départ du dictateur syrien, mais la lutte contre Desch, faisant au passage oublié les exactions, les crimes de guerres, le drame des réfugiés en méditerranée dont il est en grande partie responsable. Réagissant aux accusations de crimes de guerre, le président syrien affirme que la plupart des rapports des institutions des Nations unies sont «politisés» et infondés. «Je ne crains ni ces menaces ni ces allégations» assure-t-il. Dans leur dernier rapport, des experts mandatés par le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu, ont accusé le régime Assad d'«exterminer» des détenus, «battus à mort ou décédés des suites de leurs blessures ou d'actes de torture». «Il est évident que les autorités gouvernementales administrant les prisons et centres de détention étaient au courant que les morts se produisaient sur une échelle massive», soutiennent les enquêteurs de l'Onu. Selon eux, des dizaines de milliers de personnes, dont des femmes et enfants, croupissent aujourd'hui dans les prisons gouvernementales syriennes

 

«Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ?»

Dmitri Medvedev, premier ministre russe

Intervention turque et saoudienne, pour officiellement contrer Daesch ( bien épargné par les bombardement Russe), mais surtout pour ne pas se laisser distancer sur la scène syrienne par les Russe et l'Iran, a déclenché la colère de Poutine qui promet dans la foulée, qu'en cas d'intervention, c'est une troisième guerre mondiale qui se profile.

Et de conclure : “L’objectif de Moscou est d’aboutir à une solution militairement imposée et non pas négociée. Une position qui semble, malgré les apparences, convenir à Washington, qui a abandonné la résistance syrienne à son triste sort depuis belle lurette. Si la Russie mène le régime syrien vers une victoire dont l’avenir reste incertain, les Etats-Unis se sont pour leur part spécialisés dans la gestion des défaites de ceux qui pensent être leurs alliés ou leurs amis.”

Pour Myriam Benraad.Outre offrir des garanties tangibles sur le terrain, cette option est la moins coûteuse et incertaine à leurs yeux. Dans ces conditions, la lutte à mort engagée de longue date entre Damas et ses adversaires désignés – mais aussi, et plus silencieusement, au sein de chaque camp – risque fort de durer.

Depuis près de cinq ans, la guerre en Syrie aurait fait plus de 400.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exil. et la listes des litanies n'est pas prêt de s'arreter.

A lire : Le prochain grand conflit

Commentaires

Syrie : un cessez-le-feu proposé à partir du 27 février Cette interruption des hostilités ne concernera pas les organisations terroristes Etat islamique et Front Al-Nosra, précise le communiqué des Etats-Unis et de la Russie.



Pas sur que cet énième sommet change la donne sur le terrain, d'une guerre civile déjà classé parmi les plus meurtrière du XX siècle. je rejoins l'avis de Myriam Benraad

Pour Myriam Benraad."Outre offrir des garanties tangibles sur le terrain, cette option est la moins coûteuse et incertaine à leurs yeux. Dans ces conditions, la lutte à mort engagée de longue date entre Damas et ses adversaires désignés – mais aussi, et plus silencieusement, au sein de chaque camp – risque fort de durer".

«Les frappes russes ne font que renforcer Daech»

» En Syrie, plus de 150 morts dans deux nouveaux attentats de l'Etat islamique

DOCUMENT FRANCE 2. Syrie : à Alep, l'école continue malgré la guerre

Les derniers événements lui ont malheureusement donné raison. Les bombardements aveugles des russes à un soutiens non moins aveugles d'un régime sanguinaire n'auront pas véritablement changer le rapport de force malgré quelques déplacements de lignes de conflit.

Écrit par : Citizen Khane | 23/02/2016

Je n'y crois pas non plus. Cet énieme sommet est juste un moyen de gagner du temps, comme le précédent pour le régime syrien et russe

L'opposition veut que le Front Al Nosra soit considéré séparement de Daesch et donc épargner des bombardements . Une façon de ne pas perdre un soutien utile dans sa lutte contre le régime qui est soutenu par les milices du Hezbollah, des gardiens de la révolution.

Cela pourrais se révéler judicieux d'éviter un rassemblement sur le terrain entre les deux mouvements nationalistes mais que des questions d'ambitions personnels les en empèche, sauf sur quelques endroits.

Écrit par : Citoyenactif | 23/02/2016

Selon " This lack of consensus on what groups fighting in Syria are terrorist organisations will be the loophole that allows Russia to continue its support for Assad's military offensive in places around Aleppo." autrement dit le manque de consensus concernant les groupes de combattants en Syrie classé comme organisation terroriste pourrait être un moyen / justification pour continuer son soutien au régime de Al Assad autour d'Alep.

READ MORE: Aleppo can be a turning point in Syria's civil war

Écrit par : Citizen Khane | 23/02/2016

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