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11/07/2016

Running Man

 

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photo de Emmanuelle Gaziello.
 
 
 
Photo de Emmanuelle Gaziello.
 

 

Excellent film que l'on peut aussi trouver en anglais et espagnol Brazil version française


ON S'EN FOUT ?

Je viens de lire un très bon livre " Running Man " de Stephen King qui reprends la citation : 

Panem et circenses (littéralement « pain et jeux du cirque », souvent traduite par « Du pain et des jeux ») est une expression latineutilisée dans la Rome antique pour dénoncer l'usage délibéré fait par les empereurs romains de distributions de pain et d'organisation de jeux dans le but de flatter le peuple afin de s'attirer la bienveillance de l'opinion populaire (politique d'évergétisme)1. L'expression est tirée de la Satire X du poète latin Juvénal, qui lui donne un sens satirique et péjoratif2.

Aujourd'hui, elle est souvent utilisée pour signifier la relation biaisée qui peut s'établir dans ces périodes de relâchement, ou de décadence, entre :

  • une population qui peut se laisser aller, se satisfaire de pain et de jeux, c'est-à-dire de se contenter de se nourrir et de se divertir et ne plus se soucier d'enjeux plus exigeants ou à plus long terme concernant le destin de la vie individuelle ou collective.
  • un pouvoir politique qui peut être tenté d'exploiter ces tendances « à la vie facile et heureuse » par la promotion de discours et deprogrammes d'action populistes ou court-termistes.
sa photo de couverture.
 
 

 

Running Man (titre original : The Running Man) est un roman d'anticipation de Stephen King publié en 1982 sous le pseudonyme de Richard Bachman. Ce roman dystopiqueprésente des États-Unis à l'économie ruinée et parcourus par une violence omniprésente. Dans cette société en pleine décadence, un jeu télévisé, dans lequel les participants sont traqués à travers tout le pays, fait fureur, et un candidat décide de s'y présenter pour sauver sa fille malade. Le roman a fait l'objet d'une adaptation au cinéma, adaptation qui n'est que très vaguement basée sur le livre. Wikipédia 

nn À la suite des révélations du rapport McLaren, lundi, qui affirme que les autorités russes ont dissimulé près de 600 cas de dopage, le CIO s'est réuni ce mardi.
Le Comité international olympique a décidé de créer une commission pour trancher sur une éventuelle exclusion de la Russie des JO de Rio.

Dopage : comment la Russie trichait pour cacher les contrôles positifs Par (Sport24.com)

Le rapport McLaren a dévoilé les méthodes mises en place par la Russie pour tromper tout son monde. Accablant.

Détruire, falsifier ou escamoter: pour protéger ses athlètes dopés, la Russie avait mis en place différents systèmes, utilisés avant les jeux Olympiques de Londres 2012, aux Championnats du monde d'athlétisme de 2013 et aux jeux Olympiques d'hiver 2014 de Sotchi, explique le rapport McLaren publié lundi.

JO 2012 de Londres: falsifier

«Dans un système classique de dissimulation, des échantillons sont collectés avant les compétitions, pour déterminer si les sportifs risquent d'être contrôlés positifs et donc s'ils doivent rester à la maison. Ces échantillons ne sont alors pas prélevés dans des flacons officiels et les résultats des tests ne sont pas enregistrés dans ADAMS» (NDLR: le système de gestion des contrôles antidopage de l'Agence mondiale antidopage).

«Pour les Jeux de Londres, c'est une variante de ce système qui est utilisée. Avant les Jeux de Londres, les échantillons collectés sont prélevés dans des flacons officiels, mais les résultats des tests sont vérifiés par le laboratoire de Moscou pour déterminer la probabilité qu'un athlète soit testé positif lors des Jeux».

«Cette probabilité est alors qualifiée par Grigori Rodtchenkov (NDLR: le patron du laboratoire antidopage russe) de rouge, jaune ou vert. Rouge quand l'athlète sera contrôlé positif à Londres et doit donc être remplacé ; Jaune quand l'échantillon présente des traces de produits dopants mais que l'athlète devrait être propre à temps pour les Jeux; Vert quand l'athlète est propre et peut aller aux Jeux». «Avant les Jeux de Londres, la plupart de ces échantillons avaient été enregistrés dans ADAMS. Mais la méthode de disparition des contrôles positifs est alors utilisée par le laboratoire de Moscou, qui falsifie en négatif les tests positifs». «Certains des résultats de ces contrôles préalables aux Jeux de Londres ont pu être consultés, et 46 sportifs (NDLR: aucun nom n'est indiqué dans le rapport) sont identifiés, avec les produits dopants trouvés dans leurs échantillons. (...) Le laboratoire de Moscou avait détecté des niveaux extrêmement élevés de substances interdites. Excepté un cas, tous ces contrôles avaient pourtant été rapportés comme négatifs dans ADAMS».

«En juin 2016, le CIO (Comité international olympique) demande la réanalyse des échantillons des Jeux de Londres. Dans ces réanalyses, les échantillons de 8 sportifs russes apparaissent positifs. Deux d'entre eux font partie des 46 athlètes cités ci-dessus. Notre enquête a vérifié combien de ces 46 sportifs avaient décroché des médailles aux Jeux de Londres. 11 ont été médaillés».

Mondiaux d'athlétisme 2013 de Moscou: falsifier et escamoter

«Les leçons des Jeux de Londres font que c'est un retour au système de dopage classique qui est privilégié, car le risque est trop grand que les échantillons prélevés avant la compétition soient ensuite retestés par une tierce partie comme l'Agence mondiale antidopage». «Avant les Mondiaux, les athlètes russes fournissent leur urine au laboratoire de Moscou, pour analyse, dans des flacons non officiels, et sans enregistrement des résultats dans ADAMS».

«Pendant la compétition, les numéros d'échantillons des athlètes protégés sont envoyés par textos ou téléphone au laboratoire de Moscou (qui est chargé des contrôles durant la compétition, ndlr). Il est clair pour le personnel du laboratoire que sous aucun prétexte un de ces échantillons ne doit être rapporté comme positif». «Tous les autres cas de contrôles positifs sont transmis à l'officier de liaison (NDLR: entre le laboratoire et le ministère des Sports) pour qu'une décision soit prise par le ministère: SAUVER ou METTRE EN QUARANTAINE (NDLR: les cas restent alors enregistrés comme positifs). A noter que tous les cas concernant des athlètes étrangers (non Russes) ont été rapportés comme positifs».

«Après les Mondiaux, le laboratoire met alors de côté les échantillons qui doivent être échangés: les bouchons sont enlevés et l'urine sale est remplacée avant que l'échantillon soit envoyé pour analyse dans un autre laboratoire, à la demande de l'IAAF, la fédération internationale».

JO d'hiver de Sotchi 2014: la découverte ... d'une trappe à souris

«Le système d'échange des échantillons d'urine au sein du laboratoire de Sotchi est un cas unique, mis en place face aux circonstances. (...) La méthode de disparition des cas positifs fonctionne bien, sauf pour les événements internationaux où il y a des observateurs indépendants». «Avec l'aide du FSB (les services secrets), une méthode permettant d'escamoter les échantillons contenant les urines sales de sportifs russes dopés et de les ouvrir est mise en place pour Sotchi. Cette méthode est utilisée durant les Jeux de Sotchi, mais elle le sera à nouveau en décembre 2014, pour maquiller des échantillons positifs demandés par l'AMA pour réanalyse».

«Le FSB était intimement impliqué dans ce système visant à permettre à des athlètes russes sales de participer. Le FSB avait développé une méthode pour ouvrir de façon discrète les échantillons afin de permettre un échange d'urine. Il fallait alors une banque d'urine propre dans laquelle puiser pour ces échanges».

«Les échantillons A et B prélevés étaient subtilisés dans la pièce de stockage du laboratoire de Sotchi, via une trappe à souris. Dans la pièce voisine, Evgueny Blokhine, un agent du FSB, était là. L'urine propre prélevée en amont sur les sportifs russes concernés était récupérée dans un frigo au FSB et amenée pour être dégelée. L'agent Blokhine ouvrait alors les échantillons A et B, et l'urine sale était remplacée par de l'urine propre. (...) Puis les deux échantillons étaient remis dans la pièce de départ, à travers la trappe à souris».

«En décembre 2014, Olivier Rabin, le directeur Science de l'AMA, demande au professeur Rodtchenkov de mettre en sécurité tous les échantillons conservés au laboratoire de Moscou. Il y avait alors 10.000 échantillons. Peu après, le laboratoire a détruit 8000 de ces échantillons datant d'avant le 10 septembre 2014 (NDLR: dont ceux conservés depuis les JO de Sotchi)»

Ce roman d'anticipation dystopique a un thème similaire à celui d'une nouvelle de 1958 de Robert Sheckley, Le Prix du danger. Constituant l'une des rares « escapades majeures de King dans la stricte science-fiction », le roman est structuré par des chapitres partant de 100 et égrenant de façon « inexorable » un compte à rebours qui sert de fil conducteur. Cette structure rappelle celle d'un jeu télévisé où « le but à atteindre est choisi afin de créer un maximum de suspense, alors que l'horloge se rapproche des ultimes secondes ». La compression de l'action pousse les lecteurs « vers l'avant, les attire, les aspire sans un temps mort ». Le roman présente des points communs avec les autres écrits sous le pseudonyme de Bachman : dans Rage, Charlie Dekker se révolte contre l'oppression parentale et scolaire alors qu'ici Ben Richards « se dresse contre la pression des médias » ; il passe son temps à courir là où Ray Garraty marche dans Marche ou crève mais le contexte et le résultat sont semblables ; enfin il a perdu sa famille, d'abord psychologiquement et ensuite physiquement, comme Barton Dawes dans Chantier3.

  • Certains aspects évoquent 1984 de George Orwell :
    • Le libertel, une télévision que chaque foyer doit posséder, diffuse des jeux en continu (Moulin de la fortune, Grande Traque, etc.). Le libertel, contrairement à ce que son nom semble indiquer est un outil d'aliénation utilisé par « Le réseau » (État autoritaire du livre) pour endoctriner les gens, les détourner de leurs vrais problèmes (dictature, pollution) et leur désigner des boucs émissaires. Le libertel fait évidemment penser au télécran dans 1984 de George Orwell. Le choix même du mot de libertel prouve l'influence d'Orwell. En effet, dans 1984, les mots perdent leur sens (novlangue), cela amène à des contresens acceptés par tous. Le mot libertel désignant un outil d'asservissement rejoint cette volonté totalitaire.
    • La « Grande Traque » désigne des boucs émissaires remarquables aux citoyens de cet état totalitaire et les candidats sont autant haïs qu’Emmanuel Goldstein dans 1984.
    • Dans le roman d'Orwell, l'Angsoc utilise le Novlangue comme outil de domination, dans Running Man, le « Réseau » utilise les jeux télévisés.
    • L'avion que prend Richards dans la dernière partie du roman porte le numéro C1984.
  • Dazzler, des X-Men, dit dans le volume 5 d’Ultimate X-Men à propos d'un show télévisé dans lequel des mutants étaient traqués et exécutés : « Ça pue le remake de Running Man. Si j'étais Stephen King, je ferais un procès. »

 En le lisant, je me suis dit que l'on était pas si loin de se scénario : Maître Liénard, un avocat au service de l'OrdreIl ePARIS-LUTTES.INFO

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