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24/07/2016

La Somalie

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 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

Envoye Special Somalie - vidéo Dailymotion

 

Pour exemple, nous pouvons analyser la situation sécuritaire en Afghanistan ou en Somalie ou les insurgés islamistes après avoir été délogé par des coalitions armées et un temps affaiblit, avait peu s'adapter et lancer des attaques de plus en plus coordonnées et meutrières contre leurs ennemis. Les islamistes somaliens shebab ont mené une attaque au camion piégé contre une position de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), aujourd'hui à Beledweyne, dans le centre de la Somalie ou les shebab revendique régulièrement leurs l'attaques sur le site internet de leur station, Radio Andalus.

"La Somalie doit organiser dans les semaines à venir des élections au suffrage indirect qui se solderont par l'élection du président le 30 octobre"Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, refusant le plus souvent le combat conventionnel au profit d'opérations de guérilla et d'attentats-suicides.  

Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides -souvent jusque dans la capitale somalienne- contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom 

Somalia has been embroiled in conflict and lawlessness since the early 1990s following the toppling of Mohamed Siad Barre.

Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab. Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 pour lutter contre les shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers, notamment ceux du centre commercial Westgate à Nairobi (septembre 2013 - 67 mort) et de l'université de Garissa, dans l'est (avril 2015 - 148 victimes).

Enfin récemment une cellule de l'EI ( ancien miliciens 'Al Chabaab) ont fait leurs apparitionSomalie: des pro-EI s'emparent d'une ville Un groupe de partisans de l'organisation Etat islamique s'est emparé aujourd'hui d'une ville portuaire située dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, ont annoncé les autorités. Rivaux des miliciens d'Al Chabaab, les combattants pro-EI ont capturé le port de Qandala après avoir brièvement affronté les forces de sécurité locales. C'est la première fois que les partisans de l'Etat islamique s'emparent d'une ville. S'il leur est arrivé d'entrer dans des villages, ces incursions étaient suivies d'un retrait rapide. Le Groupe islamiste du Puntland est dirigé par Abdiqadir Mumin, un ancien commandant d'Al Chabaab qui a rompu avec les milices islamistes et qui s'inspire de l'organisation Etat islamique. » Somalie: une explosion au camion piégé fait plus de 20 morts à Mogadiscio

Somalie: attaque d'un tanker sri-lankais au large de la Corne de l'Afrique et détourné vers les côtes du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, selon un expert en piraterie somalienne aujourd'hui, qui soupçonne des pirates d'être les auteurs de cette attaque. Si l'identité des assaillants est confirmée, il s'agirait de la première attaque d'un navire commercial par des pirates somaliens depuis 2012.

 » Lire aussi - Tribal-Kat : le dernier procès de pirates somaliens en France débute ce mardi

La piraterie somalienne, qui avait repris à une échelle industrielle en 2005, a connu son apogée en 2011, et les attaques avaient très sérieusement perturbé la navigation internationale dans cette zone maritime très fréquentée. Au plus fort de la crise (janvier 2011), les pirates détenaient 736 otages et 32 bateaux. Mais les mesures de lutte anti-piraterie ont fini par porter leurs fruits, avec notamment le déploiement de forces navales internationales. Les pirates avaient abandonné la partie ou été arrêtés pour plusieurs centaines d'entre eux.

 

somalie reportage arte - YouTube

 Un tanker a été attaqué et détourné lundi, au large de la Somalie. Les pirates, qui pourraient être des pêcheurs en colère, réclament une rançon pour la libération des huit membres d'équipage.La force européenne de lutte contre la piraterie (Eunavfor), qui a lancé la mission «Atalante» en 2008, a déclaré avoir repris contact avec le commandant de bord qui affirme que des hommes armés sont à bord. Le cargo a été conduit à Alula, dans la province semi-autonome de Puntland, au nord-est de la Somalie.Selon Oceans beyond privacy (OBP), les auteurs de l'attaque appartiendraient au «clan Majerteen/Siwaaqroon, dirigé par le pirate Jacfar Saciid Cabdulaahi

Documentaire 2015 - Somalie, la saison des pirates - YouTube 

Depuis 2015, des figures locales alertent la communauté internationale sur la possibilité d'un retour de la piraterie de masse si la pêche illégale continue de détruire le commerce local. Beaucoup de pêcheurs somaliens ont basculé dans la piraterie après avoir vu leur zone envahie par des pêcheurs étrangers qui ont profité des défaillances d'un État incapable de mener une véritable surveillance maritime.

Selon Nur, un habitant d'Alula cité par Associated Press, de jeunes pêcheurs font partie du commando qui a attaqué l'Aris 13. «Ils ont navigué à la recherche d'un navire étranger à détourner, ont trouvé celui-là et l'ont abordé, car les pêcheurs étrangers ont volé leur gagne-pain.»

Afrique de l'Est (1/2) : Les pirates somaliens - France Culture

 

Celebrities join forces on social media to help famine-hit Somalia http://aje.io/lf35 

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Toxic Somalie: L'autre Piraterie - YouTube : «Toxic Somalia : l'autre piraterie», documentaire sur le trafic des ... - RFICOMPTE RENDU, What is a famine?

« Au Somaliland, les hôpitaux sont débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère »

Dans un tchat sur Lemonde.fr, Bruno Meyerfled, journaliste au « Monde » basé à Nairobi, revient sur son reportage sur la famine en Somaliland, Etat qui a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991.

Bruno Meyerfeld, journaliste au « Monde » rentrant du Somaliland, a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr, mardi 28 mars, à l’occasion d’une journée spéciale sur la famine au Soudan du Sud, au Nigeria, en Somalie et au Yémen.

Depuis quand existe le Somaliland ? Sous quel régime vivent ses habitants ?

Bruno Meyerfeld : Le Somaliland a déclaré son indépendance du reste de la Somalie le 18 mai 1991, après des années de guerre civile. Il n’est pour l’instant pas reconnu par la communauté internationale. Mais plusieurs pays y ont des représentations, notamment lEthiopie et la Turquie, et beaucoup d’ONG et d’institutions internationales sont présentes. Le pays s’est montré capable, depuis son indépendance, d’assurer la sécurité de la population et d’organiser des élections jugées démocratiques. Mais à cause de la sécheresse et d’importants mouvements de population, le scrutin prévu en mars 2017 a été reporté, au grand dam de la communauté internationale.

Pouvez-vous nous expliquer quelles sont sur le terrain les conséquences de la famine ? D’ailleurs, le Somaliland est-il officiellement entré dans une phase de famine ? Les humanitaires sont-ils présents ?

Rappelons d’abord que la famine n’a pour l’instant été déclarée qu’au Soudan du Sud, et seulement dans l’Etat de Unity. Le Somaliland, et a fortiori la Somalie, sont dans une situation de crise alimentaire critique qui, selon les experts et les officiels rencontrés sur place, pourrait mener à la famine. Mais heureusement, on n’en est pas encore là.

Sur le terrain, la situation est malgré tout très difficile. En Somalie, plus de 250 000 personnes ont quitté leur foyer en quête d’eau ou de nourriture, fuyant les zones atteintes par la sécheresse, dont plusieurs dizaines de milliers au Somaliland. Partout au Somaliland, j’ai vu des centaines de cadavres d’animaux morts de soif, des champs autrefois fertiles et ravagés par la sécheresse, des villages vidés de leurs habitants, des hôpitaux débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère. On observe aussi un afflux de déplacés vers les villes, où se forment des premiers camps informels.

Vous dites qu’il y a un exode pour fuir la famine, mais où vont les habitants ? Est-ce qu’ils trouvent refuge ailleurs ? Comment est-ce qu’ils sont accueillis ?

Au Somaliland, les populations fuient l’est du pays, à savoir les régions de Sanaag et Sool, qui sont les plus affectées par la sécheresse. Ils partent vers l’Ouest, dans la région de Borama (près de l’Ethiopie) et d’Hargeisa (la capitale) ou carrément vers l’océan Indien. A Borama, j’ai rencontré une femme qui avait parcouru plus de 700 kilomètres avec son bébé !

Pour l’instant, les Somalilandais se montrent solidaires des déplacés. Mais à mesure que les arrivées, venues des campagnes, se multiplient, la situation se tend avec les urbains. Dans la ville d’Ainabo, dans la région de Sool, quelques milliers de déplacés ont trouvé refuge et monté un petit camp. Ils m’ont expliqué que les habitants de la ville essayaient de leur voler leur eau et s’infiltraient la nuit dans le camp pour leur dérober leurs derniers biens.

Comment réagissent les autorités locales ? La famine est-elle taboue ou pas ?

Encore une fois, la famine n’a pas été déclarée en Somalie. La situation est très différente dans le sud et dans le nord de la Somalie. Dans le sud, notamment à Mogadiscio, la présence d’un Etat central est toute relative et le pays est encore en état de guerre civile. Dans le nord, par contre, le Somaliland a déclaré son indépendance en 1991, l’Etat a plus de moyens et la sécurité est assurée.

Mais les moyens du Somaliland sont très limités : le budget de l’Etat est de seulement 250 millions de dollars (environ 230 millions d’euros), soit l’équivalent d’une ville moyenne française, pour un pays de 3,5 millions d’habitants. Sur place, la ministre de l’environnement m’a confié que l’Etat central ne disposait que de 6 camions-citernes pour livrer de l’eau aux populations fragiles : une goutte d’eau, dans un pays grand comme la Grèce, où l’immense majorité des routes ne sont pas asphaltées !

Est-ce que le Somaliland a reçu des aides alimentaires des pays voisins ?

Oui. Les gouvernements de Djibouti et de l’Ethiopie ont apporté une assistance alimentaire à 20 500 foyers, soit à peu près 120 000 personnes. Cela reste une goutte d’eau : selon l’ONU, près de 1,5 million de personnes auraient besoin d’une assistance alimentaire au Somaliland.

Avez-vous pu observer le travail des ONG sur place ? Quelles sont leurs priorités actuellement ?

J’ai pu observer l’action de nombreuses ONG. Il est difficile d’avoir des chiffres spécifiques pour le Somaliland car les humanitaires ne le considèrent pas comme indépendant de la Somalie. Mais d’importants programmes de transfert d’argent par mobile et de livraisons d’eau ont été mis en place par les ONG.

Mais c’est loin d’être suffisant : les programmes de transfert d’argent que j’ai observés représentaient 62 euros par mois et par famille. Or, une famille, c’est parfois plus de 20 personnes ! Les livraisons d’eau sont également jugées insuffisantes par la population : dans le village de Beer, dans la région de Togdheer, j’ai vu une foule de villageois prendre à partie des membres de l’ONG Save The Children, réclamant davantage de camions-citernes.

Est-il compliqué de se rendre au Somaliland en tant que journaliste ? Comment avez-vous pu travailler là-bas ?

Non. A la différence du reste de la Somalie, le Somaliland est à peu près sécurisé. Cependant, le gouvernement impose une escorte armée pour sedéplacer dans le pays. Peu de routes sont asphaltées, il faut donc un bon véhicule. Malgré tout, les zones situées le plus à l’Est, comme Sanaag et Sool, sont inaccessibles car très instables et disputées par la région voisine du Puntland – toujours membre de la Somalie. Même les ONG n’osent pas y aller.

Dans quel cadre êtes-vous allé au Somaliland ? Le pays n’est donc pas en situation de famine officielle, quelles actions sont à développer pour éviter une telle catastrophe ?

Pour l’instant, il faut gérer l’urgence, c’est-à-dire réunir des fonds, mettre en place des programmes efficaces de transfert d’argent et surtout de livraisons d’eau et commencer à aménager les camps de déplacés. Il faut aussi s’occuper de ramasser les cadavres des animaux morts, qui pourraient transmettrede nombreuses maladies.

Ceci dit, il faut commencer à penser à des solutions à long terme. La pluie ne résoudra pas les problèmes des paysans nomades qui ont perdu tout leur bétail, d’autant que certaines zones pourraient devenir totalement incultivables. En effet, les paysans les plus pauvres, et qui ont tout perdu, se mettent àcouper les arbres et vendre du charbon. Résultat : le sol s’appauvrit, la pluie ne s’infiltre plus et, à long terme, plus rien ne pourra pousser. De grands programmes de reboisement seront donc nécessaires.

On envisage bien sûr une aide humanitaire dans ces circonstances si affreuses. Mais est-ce qu’on évoque, à plus long terme, des actions pour prendre le mal à sa racine ? Sa vraie racine est la surpopulation, la démographie galopante, sans aucune relation avec les possibilités d’hébergement dans ces pays. Pourquoi un tel silence sur cette cause première – en Afrique comme dans bien d’autres régions ?

Même si les familles sont très nombreuses en Somalie et au Somaliland, je ne dirais pas que la “surpopulation” est le véritable problème. Le Somaliland fait la taille de la Grèce, mais il est trois fois moins peuplé. La densité de population en Somalie est dix fois moins élevée qu’en France. Selon moi, le vrai problème, c’est le manque d’accès aux populations vulnérables à cause de l’insécurité et le phénomène de désertification.

Dans les villes qu’ont rejointes des milliers de Somalilandais, est-ce que l’accueil de ces populations a été anticipé ? Les ressources agricoles y sont-elles moins affectées par la sécheresse ? En gros, les populations qui arrivent vont-elles pouvoir s’alimenter ?

Là où je me suis rendu, comme par exemple à Aynabo, rien n’a été préparé. Les quelques milliers de déplacés y ont planté leurs tentes (des branches, des toiles en plastique et du tissu troué) sur un sol brûlant et dur comme de la pierre. L’eau à laquelle ils ont accès est épaisse et pleine de minéraux. Plusieurs habitants m’ont dit qu’ils n’arrivaient même pas à la boire, et qu’elle provoquait des diarrhées et des indigestions chez les bébés et les plus âgés. Je n’ai vu ni médecin, ni camion-citerne, ni système d’administration.

Etant actuellement en poste dans une ONG au Somaliland, nous faisons face également à l’afflux de réfugiés et de Somalilandais provenant du Yémen tout proche. Avez-vous pu aller à la rencontre de cette population s’ajoutant déjà au 81 000 personnes déplacées au Somaliland ?

Non, je n’ai rencontré aucun Yéménite.

Est-ce que la famine peut faire basculer le Somaliland dans le chaos politique, comme ses voisins du Puntland et de Somalie ? Est-ce que les Chababs ont des velléités de jouer un rôle humanitaire au Somaliland, et ainsi gagner la population de cette région à leur cause ?

Rien n’est exclu. A ce stade, je dirais que le Somaliland “tient”. Mais le fait d’avoir repoussé les élections à la fin de l’année – alors que celles-ci auraient déjà dû avoir lieu en 2015 – accroît les tensions entre les différents clans composant le Somaliland. Certains y voient déjà un prétexte pour le gouvernement actuel de se maintenir au pouvoir. Des violences ne sont pas à exclure.

Concernant les Chababs, ils ne représentent pas une menace au Somaliland, où ils ne contrôlent pas de territoire. Je n’ai pas constaté de processus de radicalisation religieuse. La population s’en remet pour l’instant au gouvernement, à la solidarité familiale et clanique et aux ONG… en attendant la pluie.

 

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