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14/12/2016

Le gouvernement Trump

à l’album Trumpland.
 
 
 
 
 Quel est les points qui rassemblent Fillon, Poutine et Trump? La révolution conservatrice, populiste , démagogique et réactionnaire. Le patron de Breitbart News a joué un rôle central dans l'élection de Donald Trump. Il prophétise une révolution politique aux États-Unis et une « révolte populiste mondiale ».
 

 z tous les nationalismes sont bêtes et à la solde des dominants. Mais il est vrai que le patriotisme américain atteint un niveau de bêtise et d'égoisme qui frôle avec l'imaginaire du nazisme.
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par "américain" je parle de gens qui défendent leur patrie avant des principes comme "l'égalité" ou " l'entraide". Je ne mets pas tout un peuple dans le même sac. Mais les USA étant omniprésent via leur propagande et leur marques commerciales on ne peut pas en faire l'impasse.
"C'est la destruction complète de la société actuelle et sa réorganisation sur de tout autres bases sociales qui amèneront à la disparition définitive de la peste nationaliste"
voline

"Elle est élastique, la démocratie, elle apparaît quand ça arrange les dirigeants et se rétracte quand ils en ont moins besoin."
Nigrida, Mikhaïl W. Ramseier

 

la photo de Flores Magon.
 
Nicolas Hernandez : "Ce qui me fait toujours rire jaune, c'est lorsque je vois un pauvre gars voté pour se faire représenter par un milliardaire".
 
Yannis Youlountas "Dans le même numéro : le sinistre milliardaire napolitain Emanuele Grimaldi qui s'est payé Minoan Lines tout en licenciant un max de monde."
 
" Le F Haine est toujours à 30 % a cause de la gauche de droite, et la droite d' extrême droite, " On en peut pas mieux résumer la situation.
 

Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, a prôné aujourd'hui à Paris la fin de la gratuité de l'éducation pour les enfants étrangers.

"Je considère que la solidarité nationale doit s'exprimer à l'égard des Français. Je n'ai rien contre les étrangers, mais je leur dis: Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c'est terminé, c'est la fin de la récréation!" a lancé la présidente du FN, invitée de l'institut de sondage BVA pour un de ses petits-déjeuners "Pop 2017".

 

LIRE AUSSI:

» Philippot déclenche une bronca au FN en s'attaquant à Marion Maréchal-Le Pen

 
Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.  Le fascisme rouge , Terrorisme d'État , Etat 2 Guerre ,
 
Avec l’officialisation, mardi 13 décembre, du choix de Rex Tillerson, patron d’ExxonMobil, pour diriger la diplomatie américaine, la future administration Trump est désormais presque au complet. Composée par un novice en politique auteur d’une magistrale OPA inamicale sur le Parti républicain, elle était attendue avec d’autant plus de curiosité que M. Trump s’est contenté pendant la campagne de mots d’ordre assez généraux.

 

 The Dead Zone (1983 Lire aussi :   Comment Donald Trump pourrait gagner


 

 Story of Stuff (2007, OFFICIAL Version) Story of Stuff, Un grand classique : "L'île aux fleurs" de Jorge Furtado (1989).LE CAPITALISME RÉSUMÉ EN 12 MINUTES

Isolationniste, anti-écologiste, ultra-conservateur, anti-immigration, programme flou, les américains vont quand même pas donner les clefs de la maison blanche à ce milliardaire populiste ????! #Sueursfroides

 

Aucun chef d'État n'est toutefois arrivé dans le Bureau ovale en possédant une telle nébuleuse d'actifs que Donald Trump, d'où un risque sans précédent. Son empire hôtelier s'étend par exemple de la Turquie à l'Uruguay en passant par les Philippines et la Corée du Sud. Il possède des parcours de golf aux Émirats arabes unis, en Irlande ou encore en Grande-Bretagne.

Jamais un gouvernement américain n’aura rassemblé autant de grosses fortunes que celui nommé par le futur président américain.

 

Lorsque le président républicain George W. Bush a formé son premier gouvernement en 2001, les médias ont aussitôt parlé d’un club de milliardaires et les critiques se sont demandé si ces gens pouvaient vraiment être conscients des problèmes rencontrés par la plupart des Américains.

À eux tous, les membres de ce club pesaient environ 250 millions de dollars, soit un dixième environ du patrimoine du seul futur ministre du Commerce des États-Unis.

Donald Trump est en train de mettre sur pied le cabinet le plus riche de l’histoire américaine moderne. Les personnes à qui il va confier les plus hautes fonctions incluent plusieurs milliardaires, l’héritière d’une immense fortune familiale et deux milliardaires certifiés par Forbes, dont la famille de l’un pèse autant que le magnat de l’industrie Andrew Mellon lorsqu’il était ministre des Finances il y a presque cent ans.

À en croire les rumeurs sur les candidats aux autres postes, Trump pourrait bientôt ajouter quelques grosses fortunes de plus.

De riches héritiers

Nombre des personnalités nommées par Trump sont nées riches, ont fréquenté des écoles d’élite et ont continué à accroître leur fortune à l’âge adulte. Mis ensemble, ils ont beaucoup plus d’expérience dans le financement de candidats politiques que dans la direction de ministères.

Leur richesse collective contredit à bien des égards les promesses populistes de Trump pendant sa campagne. Leurs liens avec le monde

[...]

 VIDÉO - La marque de prêt-à-porter de la fille du président américain élu a fait la promotion du bracelet à 10.000 dollars qu'elle portait lors de l'interview télévisée de son père.Une interview présidentielle le dimanche et une publicité le lundi: un bracelet porté par Ivanka Trump lors de l'entretien télévisé de son père illustre les risques de conflits d'intérêts qui guettent le futur président américain. L'émission a été regardée par près de 20 millions d'Américains..,selon le Washington Post.
 

 

 

Le nouveau président renoue avec une vieille tradition de l’histoire économique américaine, mais y ajoute, pour l’économiste Henri Bourguinat, une dérégulation financière qui fournit aux Etats-Unis l’instrument de sa puissance.

C’est la ligne dure de « l’Amérique d’abord » qui se confirme ; elle paraît tourner la page du libre-échange et bien au-delà, parce qu’elle prévoit d’associer un tournant protectionniste avec la libéralisation d’une finance pourtant honnie il y a peu. C’est la conjonction de ces deux politiques qui doit le plus nous inquiéter.

La volonté d’instaurer un isolationnisme commercial – et, donc, de mettre en cause la mondialisation – n’est évidemment pas neutre. C’est le signe que les Etats-Unis renoncent à être partout le porte-drapeau du libre-échange. Mais qui connaît l’histoire de la politique commerciale américaine peut le comprendre aisément. Le fameux Rapport sur les manufactures, d’Alexander Hamilton, publié en 1791, fut la véritable bible du protectionnisme industriel.  

Son futur secrétaire d’Etat, M. Tillerson, a été choisi parce qu’il est « réellement l’un des grands hommes d’affaires de ce monde », a expliqué le président élu dans un Tweet : tout est dit. Les talents demandés aux membres de l’équipe Trump ne sont ni politiques ni idéologiques, mais ceux de praticiens et d’hommes d’affaires, à l’image du futur président lui-même. A l’exception de deux femmes – les milliardaires Betsy DeVos, à l’éducation, et Elaine Chao, fille d’armateur, aux transports, comme il se doit –, d’un Noir, le neurochirurgien Ben Carson, au logement, cette administration est d’abord masculine, blanche et riche.

En politique extérieure, deux orientations se dessinent : une ligne dure avec la Chine, qui, en quelques jours, a dû encaisser la remise en cause de la politique de la « Chine unique », et un rapprochement avec Taïwan, ainsi que des Tweets vengeurs sur sa politique commerciale et la militarisation de la mer de Chine méridionale ; et un assouplissement probable à l’égard de la Russie.

 

Etats-Unis: dissensions dans l'équipe Trump LIRE AUSSI: » Le gouvernement de Donald Trump, un club de milliardaires

 

Editorial du « Monde ». Candidat des petites gens, Donald Trump a mené une campagne populiste sur le malheur des laissés-pour-compte de la mondialisation, fustigeant la mainmise des élites et brocardant l’arrogance des puissants. Président élu, il s’entoure de milliardaires, de patrons de multinationales, de généraux (trois) et d’anciens de la banque Goldman Sachs (trois).

13:13Etats-Unis : Steven Mnuchin, ancien de Goldman Sachs, nommé secrétaire au Trésor le 30/ 11/2016 Alors que Donald Trump n’a eu cesse de fustiger « les élites de la finance » pendant la campagne présidentielle, Steven Mnuchin, qui a travaillé pour la banque Goldman Sachs, annonce qu’il sera secrétaire au Trésor dans la prochaine administration américaine. 

 

 

Etats-Unis: dissensions dans l'équipe Trump LIRE AUSSI: » Le gouvernement de Donald Trump, un club de milliardaires

L'équipe de transition de Donald Trump, déjà remaniée vendredi, a enregistré mardi un nouveau départ, sur fond de dissensions qui menacent d'interférer avec le processus de transition.Après Chris Christie, écarté vendredi au profit de Mike Pence pour le poste de président de l'équipe, le modéré Mike Rogers un temps pressenti pour diriger la CIA a quitté mardi l'équipe de transition de Donald Trump.Ancien représentant du Michigan, Mike Rogers était chargé des questions de sécurité nationale au sein de l'équipe.Ce changement pourrait freiner le travail avec la Maison blanche. Les équipes de Donald Trump doivent fournir de nouveaux documents avant que des réunions ne puissent être organisées, agence par agence, pour assurer la transition, a annoncé une porte-parole de la Maison blanche après avoir accusé réception d'un premier texte.Donald Trump aurait choisi les responsables économiques de son futur gouvernement, a annoncé mardi son allié de longue date, l'investisseur Carl Icahn. Le trésorier de campagne et ancien de Goldman Sachs Steve Mnuchin est pressenti au Trésor tandis que le milliardaire Wilbur Ross irait lui au département du Commerce

Donald Trump a formellement confié le poste de secrétaire à la Sécurité intérieure de sa future administration au général des Marines à la retraite John Kelly, a annoncé aujourd'hui son équipe de transition dans un communiqué.

Le général Kelly, ancien chef du Commandement Sud de l'armée américaine, qui couvre l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale et les Caraïbes, aura pour mission prioritaire de "mettre fin à l'immigration illégale et de sécuriser nos frontières", lit-on dans le communiqué.

Il devra aussi améliorer les relations entre les agences de renseignement et les forces de sécurité, ajoute l'équipe de Donald Trump.

John Kelly est le troisième officier supérieur à la retraite à intégrer le gouvernement du président élu. Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, avait auparavant choisi Michael Flynn comme conseiller national à la sécurité et James Mattis comme secrétaire à la Défense.

Avec la nomination, mardi 13 décembre, du PDG d’ExxonMobil, Rex Tillerson, à la tête de la diplomatie américaine, la future équipe de M. Trump est pratiquement au complet. Cinq semaines de transition du haut de la Trump Tower ont donné une idée de la méthode Trump en politique : désordonnée et imprévisible, elle foule aux pieds les promesses de campagne et donne la priorité à l’efficacité individuelle de chacun, quitte à ce que les positions des uns et des autres soient en totale contradiction.Trump officialise la nomination de Rick Perry à l'Energie : Donald Trump a officialisé aujourd'hui le choix de Rick Perry, ancien gouverneur du Texas, à la tête du département de l'Energie de la future administration fédérale des Etats-Unis. Le département de l'Energie est chargé de la politique énergétique des Etats-Unis et supervise le programme nucléaire militaire du pays.Avec Perry, qui avait proposé en 2012 de supprimer le département d'Energie, c'est un défenseur supplémentaire de l'industrie des hydrocarbures qui est nommé dans la future administration.L'ex-gouverneur siège au conseil d'administration de la société texane Energy Transfer Partners, la compagnie chargée du chantier Dakota Access Pipeline dans le Dakota du Nord, bloqué par un mouvement de contestation emmené par les indiens de la tribu sioux de Standing Rock. Il se range aussi parmi les climatosceptiques, estimant que les études scientifiques sur le changement climatique sont "fluctuantes". Trump nomme Ryan Zinke à l'Intérieur un ancien militaire et fervent partisan de l'exploitation du charbon, au poste de secrétaire à l'Intérieur, où il aura notamment sous son autorité les parcs nationaux américains.

Lire aussi :   Qui est Rex W. Tillerson, patron d’Exxon propulsé à la tête de la diplomatie américaine ?

«Ils ont profité d'une crise qui a particulièrement touché des travailleurs»


«Après que sa banque ait empoché des milliards de dollars venant des contribuables dans le cadre du sauvetage financier, Mnuchin a fait fortune en dirigeant une banque qui a agressivement saisi les logements de familles affectées par la crise.» et a fait perdre des milliers de retraites par la faillite des fonds de pension.

 

 
SLATE.FR
 
Goldman Sachs et la Maison Blanche, une histoire d’allers-retours et d’intérêts bien compris
 
 Donald Trump ne fait pas exception, en dépit de son discours hostile aux élites, annonçant d’emblée l’arrivée de trois anciens « Goldman boys » à des postes-clés. S’il est une entreprise qui est sortie gagnante de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, c’est bien la banque d’affaires Goldman Sachs, dont le cours en Bourse s’est amélioré d’un tiers depuis le 8 novembre. Institution financière réputée, Goldman Sachs a longtemps été le lieu d’où venaient et où atterrissaient les hauts fonctionnaires, du Trésor en particulier, suivant la dynamique desrevolving doors (« portes tambour », en français, c’est-à-dire le passage du public au privé).
 
 
L’actuel dirigeant de la banque, Lloyd Blankfein, a lui-même estimé que celui, dont il ne pouvait pas « imaginer » quelques mois plus tôt « qu’il ait le pouvoir nucléaire », était un « gars intelligent » :« M. Trump pourrait se révéler un bien meilleur président que tous les gens qui ont occupé cette place », saluait-il dernièrement.

Ce travail quantitatif ne permet pas de visualiser la totalité des liens entre la banque et le pouvoir politique, mais il permet d’en tracer les grandes lignes. Premier enseignement, c’est sous l’administration Bush que la pieuvre a étendu ses ramifications, avec le plus de puissance, en nombre d’employés recrutés mais aussi d’organismes pénétrés.
Poste actuel des anciens de Goldman passés par le service public américain.
 

Démocrates et républicains confondus

Si certains employés de Goldman ont exprimé des préférences politiques (Gary Cohn, par exemple, est toujours inscrit comme démocrate sur les listes électorales), leur générosité ne dessert pas un camp au profit de l’autre : selon les décomptes de l’association Open Secrets, la banque a été parmi les plus généreuse donatrices pendant les campagnes de Barack Obama et d’Hillary Clinton. Le volume des dons avantage toutefois traditionnellement les républicains

Son actuel président, Robert Zoellick, est un pur produit de ce système de vases communicants :

« Pendant vingt-cinq ans, il a évolué entre le gouvernement et le secteur privé, prenant à chaque fois des postes plus élevés », résume la page qui lui y est consacrée sur le site Internet de l’institution.

Entre deux nominations au sein de la banque, M. Zoellick a trouvé le temps de servir les Bush, père et fils, tout en plaçant ses pions dans une dizaine d’instances au rayonnement international : institutions, universités, sommets, clubs… avant de retourner en 2013 chez Goldman Sachs, pour la troisième fois.

Un empire qui s’étend à l’Europe

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que « la firme » étend son empire : l’embauche de l’ancien président de la Commission européenne, Manuel Barroso, cet été, comme conseiller de la banque pour la branche londonienne (l n’est pourtant pas le seul : avant lui, les Italiens Romano Prodi, les deux Mario (Draghi et Monti), le Grec Lucas Papademos, et jusqu’à la Banque d’Angleterre (Mark Carney)…actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a décidé de durcir le ton et proposé de rallonger la période pendant laquelle les ex-commissaires doivent rendre des comptes sur leur parcours professionnel,

DÉCRYPTAGE Goldman Sachs et la Maison Blanche, une histoire d’allers-retours et d’intérêts bien compris , Lire aussi :   Goldman Sachs, enquête sur une société secrète

La crème de la crème de la tech... moins Jack Dorsey. Mais pourquoi donc ?

Elon Musk (Tesla Motors), Tim Cook (Apple), Jeff Bezos (Amazon), Sheryl… 
MASHABLE.FRANCE24.COM|DE MASHABLE FR la publication de Mashable FR.
 

La réglementation financière dans le collimateur de TrumpDonald Trump promet d'abroger une loi emblématique votée après la crise financière de 2008 mais Wall Street elle-même reste circonspecte sur les intentions du nouveau président républicain. Si Trump affirme vouloir en finir avec le Dodd-Frank Act et dit travailler à le "remplacer par de nouvelles politiques pour encourager la croissance économique et la création d'emplois", il reste cependant avare de détails sur la manière dont il entend procéder. La loi Dodd-Frank, réponse de 848 pages de l'administration Obama à la crise financière, régule l'ensemble du secteur financier et a pour objectifs d'éviter une répétition des errements ayant conduit à la banqueroute de la banque Lehman Brothers et de mettre fin au "Too big to fail" (banques trop grosses pour faire faillite).

Elections présidentielles américaines., Lire aussi :   Trump président : à Londres, la City n’a rien vu venir Lire aussi :   Quelles sont les futures figures de l’administration Trump ?

C’est le cas, par exemple, à propos de l’accord sur le nucléaire iranien, sur le chan­gement climatique ou sur le commerce mondial. On cherche en vain, ici, une ligne politique directrice, une vision cohérente, en dehors de la ligne « America First ». Le président Trump se chargera sans doute lui-même d’aplanir les divergences, le moment venu.

Progressive advocates and some politicians say selection of top adviser shows Trump ‘intends to carry racism and antisemitism straight to the White House’

 

Lire aussi :   La diplomatie de Donald Trump placée sous le signe des ruptures, Lire aussi :   Qui est Rex W. Tillerson, patron d’Exxon propulsé à la tête de la diplomatie américaine ?

Trump fait appel au milliardaire Carl Icahn et à l'économiste Peter Navarro Donald Trump a nommé le milliardaire et homme d'affaires américain Carl Icahn conseiller spécial chargé de la simplification des "règles excessives" qui pèsent sur les entreprises américaines, a annoncé mercredi son équipe de transition.

 
Le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, a par ailleurs désigné l'économiste Peter Navarro, qui préconise une ligne dure face à l'expansion de la Chine, à la tête du Conseil du commerce national, une structure nouvellement créée dépendant de la Maison blanche.
 
Icahn, opposé à la loi bancaire Dodd-Frank
 
Carl Icahn, qui est âgé de 80 ans, ne sera pas rattaché à l'administration fédérale et n'aura non plus de missions spécifiques mais interviendra en tant que conseiller spécial sur des domaines comme la régulation financière ou les règles environnementales. Il ne sera pas rémunéré pour ses conseils, a précisé un membre de l'équipe Trump.
 
"Il est temps de nous libérer de la régulation excessive et de laisser nos entrepreneurs faire ce qu'ils font le mieux: créer des emplois et soutenir les communautés", souligne Icahn dans un communiqué diffusé par l'équipe de transition.
 
Icahn, qui juge que la loi bancaire Dodd-Frank adoptée en 2010 est allée "trop loin" dans les normes imposées à Wall Street, a également exprimé son opposition aux obligations réglementaires en matière d'énergies renouvelables. Ses préconisations seront surveillées de près, Icahn détenant notamment des parts dans l'assureur American International Group et dans les raffineries CVR Energy
 
Un "faucon" contre la Chine
 
Lors de la campagne électorale, Trump avait soulevé l'idée de lui confier le soin de négocier de meilleures relations commerciales avec la Chine. Ce dossier sera suivi de près par Peter Navarro, qui va prendre la tête d'un nouveau Conseil du commerce national auprès de la Maison blanche. Agé de 67 ans, cet économiste qui fut conseiller de Trump durant la campagne prône une redéfinition des relations commerciales et politiques avec la Chine.
 
Il est l'auteur de plusieurs livres, dont un essai au titre limpide, adapté ensuite en documentaire, "Death by China: How America Lost its Manufacturing Base" (La mort provoquée par la Chine: comment l'Amérique a perdu sa base industrielle), dans lequel il décrit la menace chinoise sur l'économie américaine et l'ambition de Pékin de devenir la puissance économique et militaire dominante en Asie.
 
Un "visionnaire" qui sera à même de "mener des politiques commerciales qui réduiront notre déficit commercial, porteront notre croissance et contribueront à stopper l'exode des emplois loin de nos côtes", dit de lui l'équipe Trump dans le communiqué annonçant sa nomination. Navarro défend également un engagement accru des Etats-Unis avec Taïwan que la Chine interdit à ses partenaires de reconnaître diplomatiquement et appelle à remettre en cause le "principe de Chine unique" défendue par Pékin, sans pour autant proposer de reconnaître Taïwan. "Il n'est pas nécessaire de titiller inutilement le panda", dit-il.
 
Sa nomination pourrait accentuer l'inquiétude de Pékin, déjà troublé depuis que Trump a rompu le mois dernier avec une tradition établie depuis 1979 aux Etats-Unis en faisant savoir qu'il s'était entretenu par téléphone avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen et en s'interrogeant à voix haute sur la pertinence de la politique de "Chine unique".
 
"J'ai lu il y a quelques années un des livres de Peter sur les problèmes commerciaux de l'Amérique et j'ai été impressionné par la clarté de ses arguments et l'exhaustivité de ses recherches. Il a consigné de façon visionnaire les torts infligés par la mondialisation aux travailleurs américains et dégagé une voie pour rétablir notre classe moyenne", a déclaré Trump.
 
Après avoir investi dans des pans entiers de l’industrie mondiale, les Chinois se pressent dans le monde de la culture. Leurs secteurs de prédilection ? Le cinéma, notamment hollywoodien, et le marché de l’art.
 
Mario Tavella, PDG de Sotheby’s France et coprésident de Sotheby’s Europe, se veut très optimiste :
 
« Je suis ravi, un actionnaire chinois est bienvenu. La Chine fait partie de notre stratégie, c’est la mondialisation, les ventes à Hong Kong sont devenues incontournables », explique-t-il au Monde.

 
LIRE AUSSI:
COMPTE RENDU Les investissements chinois déferlent dans la cultureDeux secteurs ont les faveurs des investisseurs chinois, le marché de l’art et le cinéma, notamment hollywoodien.
Nicole Vulser et Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

Changements radicaux

Donald Trump a confié les rênes de son équipe de transition au gouverneur ultra-conservateur de l'Indiana, un contrepoids au tempérament enflammé du président élu.

Donald Trump a aussi nommé comme chef de la stratégie et haut conseiller à la Maison Blanche Steve Bannon, son directeur général de sa campagne. Bannon est un représentant de l'extrême droite conspirationniste et suprématiste blanche. Il est à l'origine de la campagne complotiste de Trump dénonçant un ordre mondial contrôlé par des élites politiques et financières contre le peuple. Bannon est un antisémite notoire qui dénonce l'immigration, le multiculturalisme et l'islam. Pour le dire franchement : Bannon est un raciste, un judéophobe et un fasciste. Les demi-habiles qui rivalisaient depuis mardi pour nous assurer qu'avec Trump ce serait "business as usual" vont devoir rectifier leurs commentaires apaisants.Appointment of 'white nationalist' Steve Bannon must be reversed, critics declare

 
THEGUARDIAN.COM|PAR DAVID SMITH

Lire aussi :   La firme ultraconservatrice de Donald Trump L’équipe hétéroclite du président élu respecte la feuille de route la plus à droite du Parti républicain.Le grand basculement...Le nouveau président s'est donc entouré d’un mélange sans précédent de conseillers proches de la droite israélienne, mais aussi de figures antisémites

 

 

Dans les deux cas, ces changements radicaux vont avoir des conséquences pratiques importantes pour l’Europe, en termes de sécurité, de commerce et d’économie. Pour les entreprises occidentales, quel va être l’impact d’inévitables tensions sino-américaines ? Comment les gouvernements européens vont-ils gérer une éventuelle levée des sanctions contre la Russie, qui sont – peut-être faut-il le rappeler à M. Trump – des sanctions euro-américaines ?

Les électeurs américains ont choisi Donald Trump. Le reste du monde n’a pas été consulté. C’est pourtant avec ce président-là qu’il va falloir travailler. Attachez vos ceintures.Le grand flou du programme économique de Donald Trump 1Selon Le Monde l. Au passage, notons que les mesures fiscales de M. Trump, qui s’est fait élire sur la promesse de protéger les plus fragiles, doperaient les revenus des 1 % les plus riches de 13,5 %, contre seulement 4,1 % pour le reste de la population.

 

« La plupart de ces baisses d’impôts ne sont pas financées et, donc, elles ne passeront pas l’obstacle du Congrès », estime Gregory Daco, économiste chez Oxford Economics. Or, l’étroitesse de la majorité républicaine au Sénat va contraindre le futur président à passer des compromis avec les démocrates. Quant au Parti républicain, également majoritaire à la Chambre, il a lui-même ses propres divergences avec M. Trump.

« On se trouve dans un cas de figure inédit, avec l’un des présidents américains les plus inexpérimentés sur le plan politique de toute l’histoire. Il va falloir que, tôt ou tard, il revienne sur terre en réalisant que gouverner, c’est négocier, ce qui devrait l’amener à revoir à la baisse ses ambitions », insiste M. Daco.


Ainsi, l’expulsion de 11,5 millions d’immigrés clandestins sur la durée du mandat apparaît peu réaliste. A la fois en termes de rythme, de coût pour le budget, mais aussi sur le plan macroéconomique. Car, qu’on le veuille ou non, ce serait autant de consommateurs en moins. Avec un certain cynisme, le Parti républicain sait également que l’économie américaine serait handicapée si elle devait se priver du jour au lendemain de cette main-d’œuvre bon marché. D’autant que les Américains que M. Trump a promis de prendre sous son aile protectrice ne sont pas forcément prêts à les remplacer au pied levé.

 

A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. 
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Tournée Générale - 6 milliards
 
 

 



Lire aussi :   Sur le plan économique, « la stratégie de Donald Trump sera centrée sur l’Amérique »

L’équipe Trump : attachez vos ceintures !

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