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04/03/2017

EI et l'Asie

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Le groupe Etat islamique a occupé un temps un tiers de l’Irak, mais il ne cesse de perdre du terrain depuis deux ans face aux multiples offensives soutenues par l’aviation et les conseillers au sol de la coalition internationale dirigée par Washingtonmais Daech gagne du terrain dans le Sinaï, malgré l'omniprésence de l'armée égyptienne Lire aussi :   Bataille de Mossoul : la reprise de la deuxième ville d’Irak cartographiée jour par jour  A lire Les guerres cachées contre... 

L'État islamique a réalisé une avancée impressionnante ces derniers mois. L'organisation est parvenue à entrer dans el-Arish, la capitale du Nord-Sinaï. Égypte : dans le Sinaï, l'exode des chrétiens traqués par l'État islamique cf Les défis des Égyptiens

Le profil du suspect identifié par les enquêteurs russes, de nationalité russe et né au Kirghizistan, pose un défi majeur à Vladimir Poutine.Si cette piste devait se confirmer, elle signerait la première attaque d’ampleur sur le territoire russe d’un kamikaze originaire d’Asie centrale, et enverrait un signal alarmant pour le Kremlin, de plus en plus inquiet face à la montée de l’islam radical dans les ex-républiques soviétiques. Il s’agit d’un « défi lancé à tous les Russes (…) y compris à notre président », Vladimir Poutine, a réagi, mardi, son porte-parole, Dmitri Peskov.

OMPTE RENDUAttentat de Saint-Pétersbourg : la piste de l’islamisme en Asie centraleSyrie : mission impossible

 

DE L’AFGHANISTAN AUX PHILIPPINES

Un djihadiste présumé a déposé une bombe artisanale dans la cour d'un bâtiment du gouvernement indonésien, ce lundi. L'assaillant a été tué par la police après des échanges de tirs. Ces dernières années, le pays connaît une résurgence de l'islamisme radical.

L’implantation de Daech en Afghanistan était jusqu’à récemment limitée à la province orientale de Nangarhar, à la frontière du Pakistan. Mais c’est dans le nord-ouest du pays, à la frontière du Turkménistan, que Daech a tendu une embuscade, le 8 février 2017, à un convoi du Comité international de la Croix Rouge (CICR), tuant six de ses agents et en enlevant deux autres... On rappellera que le tueur du Nouvel An à Istanbul était ouzbek et avait été entraîné dans un camp de Daech en AfghanistanAu Pakistan, Daech n’a pas encore d’implantation territoriale, mais elle a semé une fois de plus la terreur, le 16 février 2017, en tuant au moins 75 personnes dans un sanctuaire soufi de la province du Sindh. Par ailleurs, plus d’un millier de militants ont quitté l’Asie du Sud-Est pour rejoindre les rangs de Daech, en Syrie plutôt qu’en Irak. Trois groupes jihadistes de l’île philippine de Mindanao ont prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi au tout début de l’année dernière

Indonésie : attentat contre un bâtiment gouvernemental

Le président philippin Rodrigo Duterte a présenté aujourd'hui ses excuses pour ne pas avoir pu sauver un septuagénaire allemand exécuté par le groupe islamiste Abu Sayyaf, mais assuré qu'il ne fallait pas payer de rançon aux preneurs d'otages.

» Lire aussi - Rodrigo Duterte, le président flingueur des Philippines

Les islamistes philippins d'Abu Sayyaf, ralliés à l'organisation État islamique (EI), ont exécuté avant-hier Jurgen Kantner, 70 ans, après l'expiration d'un délai qu'ils avaient fixé pour le versement d'une rançon de 30 millions de pesos (560.000 euros).

S'adressant au gouvernement allemand et à la famille de la victime, le président Duterte s'est dit "vraiment désolé" pour la mort du septuagénaire et a affirmé que l'armée avait intensifié son offensive contre le groupe Abu Sayyaf dans le but de sauver l'otage.

Mais il a souligné que son gouvernement était fermement opposé au paiement de rançons. "Nous ne cédons pas aux demandes de rançon (...) Si vous cédez et vous payez, il y aura encore plus de victimes", a-t-il ajouté.

Chaos, injustice, corruption, répression et inégalité sont les engrais du djihadisme.
La Birmanie regroupe tout cela, comme avant lui la Lybie, l'Egypte, Afghanistan Irak et Syrie.

L'EI appelle les Ouïgours à «verser des rivières de sang en Chine»

Des combattants de l'État islamique (EI) issus de la minorité chinoise ouïghoure ontmenacé depuis l'Irak de "verser des rivières de sang" en Chine, un avertissement adressé à Pékin qui est inédit, relève un expert. Les Ouïghours sont une minorité ethnique majoritairement musulmane originaire du Xinjiang, dans nord-ouest de la Chine. Cette région est un immense territoire semi-désertique, frontalier notamment avec l'Afghanistan

Cette vidéo constituerait la "première menace directe" de l'Etat islamique contre la Chine, a déclaré Michael Clarke, expert du Xinjiang à l'Université nationale australienne à Canberra.

C'est également "la première fois que des militants s'exprimant en ouïghour font allégeance à l'EI", ajoute-t-il.

Depuis une sanglante émeute ayant frappé la capitale du Xinjiang Urumqi en 2009 (environ 200 morts, principalement des Hans), Pékin impose des mesures de sécurité draconiennes dans la région: patrouilles, checkpoints, arrestations.

L'accroissement de la pression militaire dans le Xinjiang s'est traduit par une montée de l'irrédentisme et du fanatisme religieux dans cette province autonome de l'ouest de la Chine.L'état islamique menace de planter son drapeau noir sur la Chine. Une vidéo publiée par le groupe djihadiste montre des Ouïgours en arme s'entraînant en Irak: un véritable cauchemar pour Pékin, qui s'inquiète de voir revenir sur son territoire des extrémistes issus de la minorité musulmane du ...

Alors que les tensions s'exacerbent au Xinjiang et que Pékin dénonce la radicalisation religieuse du mouvement ouïgour, ces affirmations suscitent la prudence des experts occidentaux. «Cette filière n'est pas aussi importante que le prétend la Chine, qui a toujours cherché à lier les violences au Xinjiang à des organisations terroristes internationales pour obtenir l'appui des puissances occidentales. Mais elle n'a jamais apporté de preuves convaincantes», juge Nicholas Bequelin, expert de Human Rights Watch

Les autorités craignent que ces combattants ne reviennent en Chine semer la terreur», explique Li Fifan. Cette théorie du retour calquée sur le modèle du djihadisme sévissant en Europe laisse Bequelin sceptique. «Il est très difficile de revenir au Xinjiang, vu la répression sécuritaire qui y sévit», estime ce spécialiste basé à Hongkong, pour qui la «filière chinoise» se résumerait plutôt à des individus isolés qui se radicalisent au contact de contenus fondamentalistes en ligne.

 

La Birmanie, nouvelle terre de jihad ?

La Birmanie, où la minorité musulmane est victime de terribles exactions, pourrait devenir un abcès de fixation djihadiste, alors que tous les regards sont tournés vers la région irako-syrienne.

Les états-majors occidentaux continuent de vendre médiatiquement la peau de l’ours jihadiste avant de l’avoir tué, à Mossoul, voire à Raqqa. On attend avec intérêt le plan d’élimination de Daech que le président Trump a commandé à ses généraux pour le 28 février au plus tard. Il est pourtant à craindre que les stratèges jihadistes aient encore un temps d’avance, avec en ligne de mire l’Asie du Sud-Est, où vivent bien plus de Musulmans que dans tout le monde arabe.

 

LE SUPPLICE DES ROHINGYAS

Le conditionnel est de rigueur, car les autorités birmanes ont nié avec constance les droits à la nationalité et à la propriété des Rohingyas, encouragées par la faction la plus xénophobe du clergé bouddhiste, le Ma Ba Tha. Une première flambée de violences en 2012 avait entraîné l’internement de dizaines de milliers de Rohingyas en territoire birman, avec interdiction d’accès à la capitale régionale de Sittwe.

Birmanie: des milliers de civils en fuite Des milliers de personnes ont fui mardi la région de Kokang en Birmanie près de la frontière chinoise, au lendemain de combats très meurtriers entre l'armée birmane et des rebelles qui ont poussé Pékin a demandé un cessez-le-feu.

Au moins 160 personnes ont été tuées ces trois derniers mois lors d'affrontements entre l'armée et des groupes rebelles dans le nord-est de la Birmanie à la frontière avec la Chine, a annoncé aujourd'hui à la presse un haut responsable de l'armée. Plus de 20.000 personnes ont été déplacées depuis que les combats ont repris fin novembre en État Shan. Des affrontements qui menacent fortement l'initiative pour trouver un cessez-le-feu national lancé par le gouvernement d'Aung San Suu Kyi depuis six mois.

Pour les experts, les combats dans les régions frontalières du pays sont les plus intenses jamais vus depuis les années 1980. L'ONU s'est d'ailleurs récemment alarmée de la situation craignant une crise humanitaire, notamment en État Kachin, où quelque 100.000 personnes ont été déplacées depuis 2011. 

» Lire aussi - Birmanie : l'ONU alerte sur un «nettoyage ethnique» des Rohingyas

Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis mars 2016, a fait de la fin des guérillas et de l'établissement d'un État fédéral l'une de ses grandes priorités. Lors du premier round de négociations, qui a eu lieu fin août, la lauréate du prix Nobel de la paix avait promis de transformer la Birmanie en un Etat fédéral une fois la paix signée avec les rébellions ethniques. Mais depuis les combats ont repris de façon accrue dans plusieurs régions et la deuxième réunion prévue fin février a été repoussée.

La Birmanie est le théâtre de conflits ethniques depuis son indépendance de l'Empire britannique en 1948, de nombreuses minorités ayant pris les armes pour tenter d'obtenir plus d'autonomie face à un gouvernement qui les a longtemps ignorées.

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Résumons : une zone frontalière propice à toutes les infiltrations entre le troisième pays musulman le plus peuplé du monde (après l’Indonésie et le Pakistan) et un Etat qui dénie les droits de sa minorité musulmane ; des camps de réfugiés et de déplacés, foyers naturels des engagements les plus intransigeants ; une propagande jihadiste qui dénonce un consensus international de fait pour laisser se poursuivre le supplice d’une population musulmane ; un groupe obscur, Yakin, sans doute prêt à se rallier au plus offrant. Toutes les conditions sont bien réunies pour que la Birmanie devienne à terme un nouvel abcès de fixation jihadiste. Espérons que la médiation d’Annan sera plus efficace qu’en Syrie pour conjurer un tel cauchemar.

La Birmanie, nouvelle terre de djihad ? POST DE BLOG

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