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15/04/2017

Venezuela, les raisons du chaos

 

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Coup de pouce abstentionniste 1:

comprenons bien que lorsqu'une personne vous dit "il faut voter" elle veut dire "voter comme moi" c 'est donc bien une tentative de manipulation naïve pour justifier leur soumission à un(e) politicard(e).
Pour vous en convaincre lorsqu'une personne vous dira ça répondez: " ok, mais je vais voter l'inverse de toi" et vous vous verrez dans son regard que d'un coup elle ne défend plus du tout le droit de vote

Vive l'abstention

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« En dépit de tant de richesses »

Venezuela, les raisons du chaos

LEPARISIEN.FR

En novembre, manifestations populaires et tentatives de déstabilisation ont intensifié les convulsions politiques que connaît le Venezuela. Tout au long des années 2000, les réussites — sociales, géopolitiques et culturelles — de la « révolution bolivarienne » d’Hugo Chávez avaient pourtant suscité l’enthousiasme des progressistes par-delà les frontières. Comment expliquer la crise que traverse actuellement le pays ?

 

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Yaneth Rivas. – « El ejemplo que Caracas dió » (L’Exemple qu’a donné Caracas), 2014
© Yaneth Rivas – Cartel de Caracas
 
L’opposition appelle à manifester contre le président Maduro mercredi 18 mai. Analyse d’Eduardo Rios, doctorant au CERI-Sciences Po Paris, en échange doctoral à Oxford.
 
Il faut d’abord prendre en considération le contexte économique catastrophique du pays
 
Mais le principe de réalité est le plus fort. Nous restons dans le statu quo et les deux camps vont partager la responsabilité de l’instabilité. Si, contre toute logique, la situation dégénère, ce sera le chaos.
 
Inflation, misère et corruption : les forces telluriques que décrivait Chávez lors de sa prise de fonctions sont à nouveau à l’œuvre ; le volcan s’est réveillé. Pour la droite, les choses sont simples : le socialisme échoue toujours. À gauche, où l’on avait appris à voir le Venezuela comme un phare dans la nuit néolibérale, l’incompréhension le dispute à l’incrédulité. Et une question s’impose, celle que formulait déjà le dirigeant bolivarien quand il esquissait le bilan de ses prédécesseurs, en 1999 : comment expliquer que, en dépit de « tant de richesses », « le résultat soit aussi négatif » ?
 
« À cause de la guerre économique que nous livrent l’opposition et ses alliés », répond le président Nicolás Maduro, élu en avril 2013, un mois après le décès de Chávez. Les chefs d’entreprise profitent de la chute des cours du pétrole pour organiser la pénurie, souffler sur les braises de la colère populaire et préparer le renversement du pouvoir chaviste
 
Or la question qui divise le chavisme est d’une autre nature : l’hostilité de ceux que la « révolution bolivarienne » cherche à priver de leurs privilèges suffit-elle à expliquer le chaos actuel ?
 
Le thème de la « guerre économique » lui évoque une image : « Dopé à la rente pétrolière, le Venezuela est monté sur le ring pour distribuer les uppercuts à la bourgeoisie et à l’empire. Désormais, les anabolisants ont disparu : le gouvernement est dans les cordes. D’un seul coup, il trouve anormal que ses adversaires poursuivent le combat. » Se revendiquant toujours du chavisme, « mais opposé au gouvernement », le militant Gonzalo Gómez formule les choses autrement : « On ne fait pas la révolution en espérant que le capitalisme ne réagira pas. » « D’ailleurs, poursuit-il, il faut distinguer deux attitudes : celle qui consiste à créer les conditions de la crise et celle qui consiste à en profiter. Bien souvent, les patrons se contentent de tirer parti des dysfonctionnements de l’économie. »
 
par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, décembre 2016) // En novembre, manifestations…
MONDE-DIPLOMATIQUE.FR
 
Depuis la chute du mur de Berlin, la revendication du projet socialiste par un chef d’État était devenue désuète. Depuis janvier 2005, Hugo Chávez proclame cet horizon pour la société vénézuélienne. Le propos de Rafael Uzcátegui est celui d’un militant qui regrette la « crise mondiale de la pensée révolutionnaire » et qui souhaite, ardemment, une société émancipée de toute exploitation. L’auteur regrette qu’au-delà de la rhétorique socialiste du président vénézuélien, les structures de la société n’aient pas vraiment évolué. Il tente de rendre compte de la réalité du Venezuela contemporain au-delà des clichés qui ont eu tendance à s’imposer au cours de la décennie passée.
 
Le processus bolivarien n’est ni une révolution ni un spectacle mais un processus politique où le gouvernement, plus attaché à renforcer ses propres pouvoirs qu’à construire une société émancipée de toute domination, a réussi à s’imposer face à des mouvements sociaux, ni suffisamment organisés, ni suffisamment autonomes pour le dévier de son projet. La dénonciation documentée de la subordination du mouvement social et du manque de changements concrets pour la population vénézuélienne rend néanmoins la lecture de cet ouvrage nécessaire pour comprendre les limites du chavisme

 

De la servitude moderne - DOCUMENTAIRE COMPLET - HD - VF ...

de la servitude moderne

Au Venezuela, les manifestant.e.s meurent tué.e.s par le gouvernement.

 
 
 
Venezuela : révolution ou spectacle ?
Une critique anarchiste du gouvernement bolivarien
 

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