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22/04/2017

Election présidentielle française

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la publication de Flores Magon.

 
 
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On fait quoi si nous avons Le Pen/Fillon dimanche soir ?On descend dans la rue, rien a attendre des élections. C'est pas dans les salons, c'est bien dans la rue qu'on lutte et qu'on obtient satisfaction.

 

Pourquoi les scientifiques du monde entier descendent dans la rue VIDÉO - Pour la première fois, des chercheurs et défenseurs de la science manifestent samedi 22 avril à Washington, et dans plus de 500 villes à travers le monde, pour défendre la recherche scientifique, que certains jugent menacée par l'administration Trump. En France, des milliers de manifestants ont participé dans plus d'une vingtaine de villes.

C'est mal parti entre l'élection de trumps, le Brexit, la montée des populisme, de l'intolérance, de la xénophobie et ou religieuses, des petits dictateurs transformant des conflits régionaux en un bourbier international et un risque de confrontation en Asie avec le marchandage et les tractation de bas étages sur les réfugiés entre l(UE et la Turquie et bientot dans les pays du Maghreb

Ce que je vous propose aujourd'hui, c'est un point spécial sur les élections présidentielles. Si vous n'en pouvez déjà plus d'entendre parler de vote, de candidats, de conséquences économiques et financières,. Mais, rassurez-vous, le programme normal reprendra rapidement.

Donald Trump s'est exprimé hier devant le Congrès. Un discours extrêmement attendu non seulement car les premières semaines d'exercice du pouvoir ont été... compliquées... et source de polémiques, mais aussi parce que des clarifications sur son programme économique et social étaient nécessaires.

La presse souligne le changement de posture du nouveau président. Après sa conférence de presse de janvier et ses tweets enfiévrés, Donald Trump a décidé d'endosser le costume d'un président un peu plus consensuel, un peu plus rassembleur, et vraiment moins énervé.

Mais revenons à ce qui nous intéresse dans ces lignes : son programme économique.

Et tout d'abord, l'Obamacare. Sujet phare de la campagne de Trump qui avait promis de le réformer en profondeur, voire de le rayer de la carte. Le sort de ce régime de sécurité social étendu n'a pas été scellé. Trump a promis une réforme, et "une amélioration", sans vraiment en dire plus. Le secteur pharmaceutique peut, du moins pour le moment, souffler un peu.

Du côté de la Défense, Trump a confirmé souhaiter une augmentation du budget de la Défense, en insistant sur la défense du territoire américain. Les Etats-Unis devraient donc moins s'impliquer sur la scène internationale, à part pour éradiquer le terrorisme islamiste – ce qui laisse tout de même le champ libre à d'importantes interventions militaires. Le secteur de la Défense peut se réjouir.

Même réaction du côté des infrastructures et de la construction. Le président américain veut y consacrer 1 000 milliards de dollars d'investissements.Côté fiscalité, Trump est demeuré assez flou, renouvelant simplement ses promesses de phénoménales baisses d'impôts.

Et pour le reste ? Eh bien, c'est "America first" et "America great again". Ce qui signifie politique protectionniste, encouragements au retour des emplois sur le territoire américain et mise en avant du "made in America". Et au passage la création d'une agence chargée de traquer les crimes commis par les immigrés.

Pour résumer, un discours très favorable aux marchés actions et aux entreprises américaine.

L'effet sur les marchés ? Si on en juge par rapport à la réaction des marchés européens ( ils devraient apprécier.

 
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Le temps de l'incertitude
Cela faisait longtemps que le résultat d'une élection présidentielle française n'avait pas été aussi incertain. Le choix de candidats que personne n'attendait (Fillon, Hamon), l'émergence de nouveaux partis (La France Insoumise, En Marche), la montée d'une rhétorique nationale, anti-euro, voire nationaliste (les candidats se reconnaîtront), les multiples affaires (qui ne parviendront certainement pas à moraliser le monde politique) et les douloureuses interférences terroristes ont rendu la campagne hors-norme.

Ça y est, DAESH a commencé la campagne pour Le Pen ?

Le Front National porte en lui les germes du fascisme, dont l’État islamique est un exemple éloquent.FN et État islamique, les deux faces d'une même médaille LEBILAN.FR, Le Pen : candidate préférée de Daesh ? - La Riposte LARIPOSTE.ORG é la publication de LE BILAN.

 

Deux autres facteurs expliquent cette "anormalité».

Tout d'abord, le précédent du Brexit et de l'élection de Trump. Deux résultats des urnes que presque personne n'avait anticipé, et qui ont rendu commentateurs, journalistes et instituts de sondage un peu plus prudents. Se tromper une nouvelle fois et aussi complètement en aussi peu de temps, cela ferait désordre. Personne n'ose donc faire de pronostics. 

Récemment, mon collègue britannique John Stepek présentait à ses lecteurs du Money Morning les principaux candidats aux élections françaises.

Marine Le Pen y est décrite comme un Nigel Farage, mais en plus socialiste.
François Fillon comme une Margaret Thatcher... en plus socialiste.
Emmanuel Macron comme un nouveau Tony Blair... en plus socialiste.
Et Jean-Luc Mélenchon comme un Jeremy Corbyn... mais plus socialiste.

Bref... vous avez compris l'idée. 

A quelques jours du premier tour, plusieurs statisticiens accusent les sondeurs français de s’inspirer des résultats de leurs concurrents. Un phénomène appelé le « herding ». Qu’en est-il ?LE MONDE | | Par Maxime Ferrer, Laura Motet et Gary Dagorn Brexit, Trump, la surprise Le Pen en 2002 : trois chocs pour l’opinion publique, trois occasions où les résultats ont déjoué les pronostics et nourri la défiance à l’égard des sondeurs. A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les sondeurs voient une nouvelle fois leurs estimations remises en cause. La critique arrive tout droit des Etats-Unis avec ce qu’ils appellent le « herding ». Une démonstration basée sur des hypothèses incertaines

Cette observation fait planer le doute sur l’analyse du chercheur du MIT. Ses conclusions basées sur des probabilités se fondent sur un test appelé le « Khi-deux ».

Antoine Rebecq, qui met en doute le herding dans un postpublié le 20 avril sur un blog collaboratif, précise : « Le test du Khi-deux est un test qui s’intéresse à la corrélation. Il est assez logique qu’il tombe sur une corrélation du fait de la méthode des quotas. » Concrètement, ce test suppose une indépendance entre les variables. Avec la méthode des quotas, il y a donc fort à parier que les sondages français ne soient pas indépendants car tous soumis aux mêmes caractéristiques, ce qui invaliderait de facto le test réalisé.

Avec la multiplication des sondages ces derniers mois, le chercheur dispose d’une « population » de sondages qu’il entend soumettre aux mêmes lois statistiques. Il propose donc de tester si les intentions de vote de chacun des quatre « gros » candidats (Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon) correspondent effectivement aux principes de la loi normale.

« Cette hypothèse me paraît valable, reconnaît Léopold Mebazaa. Mais il y a deux choses que je ne m’explique pas. La première est qu’à l’issue des scrutins, les erreurs observées ont souvent été supérieures aux erreurs théoriques qui étaient présentées dans les sondages. La seconde, c’est qu’on observe systématiquement un redressement très sévère soixante jours avant l’élection. »

Des pratiques qui peuvent parfois poser question

coup de pouce abstentionniste 3: face à un cireur de pompe du fdg:

"France insoumise" qu'ils appellent ça... En tout cas ça reste soumis au régime parlementaire( élections) et à cette vieille charogne de République.

Surtout un Merdenchon qui est un des plus riche, des plus bourgeois de la campagne. Rappelons qu'il fut ministre sous Jospin, et qu'il est un ami personnel de Dassault le marchand de mort.
Quand à son envie de mettre des amendes aux abstentionnistes, Prenons ça comme un compliment, le bourgeois c'est bien que la vrai subversion la VRAI INSOUMISSION passe par l'abstention

VIVE L'ABSTENTION

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Rencontre entre Fabrice NICOLINO et Corinne MOREL DARLEUX [VIDÉO : 41’01]ÉCOLO LIBERTAIRE CONTRE ÉCOLO INSOUMISE, le grand débat ! AbonnésVoir Émission du

Suite à notre émission « CE QUI COMPTE VRAIMENT », on a reçu un tas de messages très critiques envers Fabrice NICOLINO, qui était très critique envers le projet écolo de Jean-Luc MÉLENCHON.

 

Getch Tchern Mélenchon soutient des régimes totalitaires comme la Russie et la Chine mais il aurait "intégré la tradition antitotalitaire". On se croirait revenu dans les années 1960 où le secrétaire du PCF Georges Marchais déclarait "A Moscou, on respire la liberté"...

 

Autre point qui dépasse toujours un peu les Anglo-saxons : le fonctionnement de nos élections. Premier tour, deuxième tour, législatives. Scrutin uninominal majoritaire à deux tours... Alliances (ou pas) entre les différents partis. Il y a de quoi y perdre son latin 

Enfin, la France demeure un des moteurs de la zone euro et du projet européen. Après les risques de Grexit, après la crise de l'euro, après le Brexit, c'est au tour du Frexit de servir d'épouvantail.

Que va-t-il se passer dimanche (ou plutôt lundi) ?
Je ne vais pas vous faire une prédiction de résultat de premier tour. 

Ce qui importe aux marchés , c'est d'avoir quelques certitudes.Et cette élection nous en aura fourni trois.

Premièrement,  "voter utile". Le problème du vote utile, c'est que (1) il est difficilement cernable dans les sondages et que (2) on est toujours l'idiot utile de quelqu'un d'autre. à l'image de la large coalition au second tour – similaire à celle qui avait permis à Jacques Chirac de l'emporter face à Le Pen père en 2001

Deuxième certitude, les sondages font le pari de  : Marine Le Pen sera au deuxième tour. Absolument personne ne s'est risqué à émettre l'idée que la candidate du FN ne passerait pas le premier tour – ce qui semble une position raisonnable. Qu'est-ce qui les inquiète les marchés ? Ni la préférence nationale. Ni la suppression d'Hadopi.  mais bien l'incertitude sur son pan anti-euro . Là encore, rien ne dit qu'une majorité de Français voteraient pour un départ effectif de la zone euro 

Reste donc à deviner l'incertain de cette certitude : qui sera face à elle ? Et qui donc (3e certitude) sera le futur président.

Deux scénarios :
- l'adversaire de Marine Le Pen est un candidat qui ne donne pas de l'urticaire aux marchés, c'est-à-dire François Fillon ou Emmanuel MacronDans ce cas, les marchés vont reprendre tranquillement leur chemin. Le spread entre le rendement des obligations françaises et allemandes se resserrera, et ils pourront se concentrer sur les autres problèmes qui guettent les marchés (le faiblard Trump Trade, la montée des tensions internationales, l'Italie...).

- L'adversaire de Marine Le Pen est un candidat qui ne sied guère aux marchés. A savoir Jean-Luc Mélenchon (Benoît Hamon est passé aux oubliettes de l'Histoire).

Dans ce cas, oui, le décrochage pourrait être violent, tout particulièrement sur le marché obligataire. Mélenchon présente toutes les caractéristiques pour faire peur à des marchés anglo-saxons qui détectent du socialisme même chez Fillon.

Combien de temps pourrait durer la panique ? Plus longtemps pour Trump ou le Brexit ; les marchés vont en effet avoir du mal à faire tourner le programme du candidat de la France Insoumise ou du Front national à leur avantage. ... mais nous n'en sommes pas là.

A plus long terme ?
Partons du principe que le scénario le plus probable (une victoire de Fillon ou Macron) advienne. Que se passera-t-il ?

 

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La Compagnie Jolie Môme - C'est dans la rue qu'ça s'passe

 

En apparence, par le vote, c’est le peuple qui gouverne. Mais il reste dominé par la classe bourgeoise : c’est l’illusion centrale de la démocratie qu’entend dénoncer l’anarchiste russe Mikhaïl Bakounine.

En vous rendant aux urnes, vous avez sans doute été gagné par le sentiment euphorisant d’appartenir à une communauté nationale qui accordait du prix à votre vote. En sortant de l’isoloir, à moins d’avoir voté blanc, vous avez même peut-être eu l’impression encore plus gratifiante d’appartenir à une communauté d’idées et de valeurs. En tout état de cause, vous avez nourri l’espoir que votre voix serait entendue.

Pourtant, nul besoin de souscrire aux thèses anarchistes du penseur russe Mikhaïl Bakounine pour être déstabilisé par le lourd soupçon qu’il fait peser sur le suffrage universel. Selon lui, « le suffrage universel, considéré à lui tout seul et agissant dans une société fondée sur l’inégalité économique et sociale, ne sera jamais pour le peuple qu’un leurre ; de la part des démocrates bourgeois, il ne sera jamais rien qu’un odieux mensonge, l’instrument le plus sûr pour consolider, avec une apparence de libéralisme et de justice, au détriment des intérêts et de la liberté populaires, l’éternelle domination des classes exploitantes et possédantes ».

Mikhaïl Bakounine en 6 dates

  • 1814 Naissance à Priamoukhino, en Russie.
  • 1842 Exil à Paris. Rencontre avec Marx, Engels et Proudhon.
  • 1861 Évasion d’un camp de déportation en Sibérie.
  • 1873 Publication de L’État et l’Anarchie.
  • 1876 Mort à Berne, en Suisse.
  • 1882 Publication posthume de Dieu et l’État.

 

Bakounine dénonce l’illusion selon laquelle chacun croit librement élire des représentants qui, précisément, le représenteront ; c’est la mystification par laquelle les gouvernants se prétendent dépositaires d’une hypothétique volonté populaire qu’ils ne font en réalité que confisquer à leur profit. Comment d’ailleurs espérer qu’il en soit autrement ? Les élus et les électeurs appartiennent à des mondes imperméables l’un à l’autre :« La classe des gouvernants (la bourgeoisie) est toute différente et complètement séparée de la masse des gouvernés. » Les aspirations du peuple sont par nature impénétrables à un bourgeois conditionné par son milieu.

Une fois passées les périodes électorales, qui fournissent l’occasion aux candidats de faire « la cour à Sa Majesté le peuple souverain » en déployant toutes les ressources de la séduction, chacun vaque ensuite à ses occupations : « Le peuple à son travail, et la bourgeoisie à ses affaires lucratives et à ses intrigues politiques. » Une fois le pouvoir conquis, l’heure n’est plus aux promesses mais au réalisme. L’exercice du pouvoir s’accompagne inévitablement de changements de perspective parfois radicaux. Ainsi, les candidats les plus révolutionnaires « deviennent des conservateurs excessivement modérés dès qu’ils sont montés au pouvoir ». Et le peuple ne manque pas d’accuser de traîtrise des hommes dont l’accès au pouvoir a simplement altéré la perception du réel.

La seule façon de rendre la démocratie vraiment représentative consisterait à donner les moyens au peuple d’exercer un contrôle effectif sur les élus. Ces derniers devraient être contraints d’agir ouvertement et publiquement, de se soumettre à la critique populaire et être révocables à tout moment. Mais Bakounine sou-ligne lui-même les difficultés liées à l’exercice d’un tel contrôle populaire : celui-ci exigerait que le peuple ait le temps et l’instruction nécessaires pour étudier les lois et les programmes qu’on lui propose : « Il devrait se transformer en immense parlement en plein champ. » Or, comme il n’en a ni le loisir ni la compétence, il s’en remet au savoir discrétionnaire de l’élu. Ainsi, le système représentatif « a besoin de la sottise du peuple et il fonde tous ses triomphes sur elle ». Voilà pourquoi la scène électorale est un lieu mensonger et condamné à le demeurer. Voilà aussi pourquoi, en sortant du bureau de vote, vous étiez peut-être, déjà, secrètement désenchanté

 
KROPOT.FREE.FR
 

e fonctionnement de notre vie quotidienne par exemple. Vous êtes anarchistes (le jeu) Et on va vous le prouver SITES.ARTE.TV

 

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