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01/07/2017

La prochaine crise ?

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Fight Club

La dette, n’est pas qu’un instrument économique, c’est aussi une arme politique"" Il y a un lien entre dette nationale et dette privée lorsque les gens sont contraints d’emprunter pour bénéficier de services qui auraient dû être assurés par l’État."L’exploitation est double : elle prend son origine au travail et se poursuit au travers de prélèvements fiscaux affectés au remboursement d’une dette largement détenue par des institutions financières, des capitalistes qui contribuent faiblement à l’impôt et reçoivent de surcroît de nombreux cadeaux fiscaux.Par l’endettement privé des individus, on en revient à des rapports de semi-esclavage : les gens commencent leur existence dans une relation de dépendance totale

La dette nationale et les ’ajustements sociaux’ qu’elle voudrait légitimer sont une attaque générale aux classes ouvrières, aux populations du Sud, aux noir-e-s aux États-Unis… et en premier lieu, aux femmes.

 - Where Is My Mind (Official Video)

  Depuis 2008, nous sommes rentrés dans une crise du capitalisme d’une ampleur comparable à la crise de 1929. Si une série de phénomènes déjà bien présents : endettement massif, pauvreté, chômage, etc, s’accélèrent, la perspective de changements importants et rapides de notre mode de vie s’ouvrent dans une mesure qu’il est encore difficile d’estimer.

La crise aux USA ( ) Etats Unis, le nouvel apartheid,  » Donald Trump, un Berlusconimade in USA ?à l’album Trumpland. 

Ne sois jamais complet ! Fight Club (1999) Fight Club (1999 , CADTM - Système dette et capitalisme : quels liens ?

Je pense que la régulation actuelle est un pansement sur une jambe de bois. Les contrôles mis en place par les organismes de controles concernent plus les particuliers ( en cas de risque de fraudes) que les patrons du CAC 40. La déréglementation mis en place par Trumps va surement nous amener dans des futures crises aussi grave que celle des subprimes. Lire
« Too big to fail », « Margin Call », « Le Loup de Wall Street » ... Sinon il y a la série du Monde « 10 ans après la crise financière ».

Dix ans après la crise financière, la finance mondiale renoue avec les excès
LEMONDE .FR la publication de Le Monde.

Vidéo : la crise des subprimes expliquée LE MONDE | | Par Asia Balluffier

Durée : 06:14  | 
ECLAIRAGE

Il y a dix ans, la plus grande crise économique et financière du XXIe siècle – à ce stade – livrait ses premiers signes. Un an avant la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, personne ou presque n’avait pourtant pu voir que la bulle économique créée par la spéculation immobilière allait éclater. Aujourd’hui, malgré la régulation des banques exigée par les Etats, la spéculation est repartie de plus belle. L’éventualité d’une nouvelle crise est de moins en moins improbable.

Quelles sont les pratiques qui ont déclenché la crise il y a dix ans, et qui menacent de laisser l’histoire se répéter ? Explications en vidéo.

"Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 %"

Depuis quinze ans, baisses d’impôts et cadeaux fiscaux se sont multipliés

source Pourquoi la dette publique française explose alors que les dépenses de l’État n’augmentent pas ? 6 décembre 2015 par Rachel Knaebel

 Le Monde Sponsorisé « Too big to fail », « Margin Call », « Le Loup de Wall Street » ... Sinon il y a la série du Monde « 10 ans après la crise financière ».

Pour CADTM , la dette est un moyen : 

Les dettes nationales sont un prétexte pour anéantir les services sociaux. .

La dette privée est basée sur la dette nationale.

La dette est également liée à l’augmentation de l’exploitation sexuelle.À partir des années 1990, quand les dettes nationales et privées ont pris de l’ampleur, l’industrie du sexe s’est globalement répandue. Plusieurs femmes en sont venues à se prostituer. Aux États-Unis, des étudiantes dans de prestigieuses universités se prostituent pour être capables de payer leurs études.

- Au Nord comme au Sud, la dette a été utilisée comme moyen de contrôle des populations.

Mardi dernier, Janet Yellen a lâché une phrase qui a fait l'effet d'une bombe. Je cite :

Would I say there will never, ever be another financial crisis? You know probably that would be going too far but I do think we're much safer and I hope that it will not be in our lifetimes and I don't believe it will be.

Traduction :

Est-ce que je peux dire qu'il n'y aura jamais d'autres crises financières ? Ce serait probablement aller trop loin. Mais je pense que nous sommes bien plus en sécurité et j'espère que cela n'arrivera pas de notre vivant et je ne le pense pas.

Ok. Mon premier réflexe a été de foncer sur Wikipedia pour vérifier l'âge de Janet Yellen : 70 ans.

 La prochaine bulle sera celle du crédit, base du capitalisme. De nombreux étudiants sont asphyxié par les crédits pris pendant leurs études. A la fin de leurs études, pas sur que leurs emplois leurs permettent de pouvoir les rembourser 

État de la dette du monde Le remboursement  est mathématiquement impossible.

 

 
 
La dette n'est que l'expression d'une crise systémique de l'ensemble des comportements, activités, rapports sociaux qui s’inscrivent dans une perspective d'accumulation du capital.
Si l’utilité sociale de la dette n’est pas évidente pour « celui qui ne veut pas voir », les conditions de son financement le sont encore moins. D’un point de vue purement économique, la dette ne sera jamais remboursée...
...

Quel temps de répit entre deux crises ?
J'ai voulu calculer une durée moyenne entre deux crises financières... mais l'exercice s'est avéré plus complexe que prévu. La liste des crises financières est longue comme un jour sans pain. Pas une année sans sa crise/ou son krach (vous pouvez vérifier sur Wikipedia qui fait le travail de compilation pour vous).

Si on ne retient que les "grandes" crises (celles qui n'ont pas touché qu'un pays), le rythme monte à tous les deux ou trois ans. Des bulles de crédit aux crises financières | Alternatives Economiques

Enfin, si on se concentre uniquement sur les crises financières ayant directement touchées les Etats-Unis, la durée moyenne entre deux crises augmente encore, à une dizaine d'années même si six ans seulement se sont écoulés entre la bulle Internet et celle des subprime.

Revenons à Yellen. Considérons que la crise des subprime a pris fin en 2009 (date de reprise de Wall Street). Nous approchons donc des huit ans sans crise (sur le territoire américain).

Ajoutons les 11 ans et des brouettes d'espérance de vie de Yellen et nous obtenons – de manière évidemment tout à fait scientifique – deux décennies sans crise financière.

Joie, bonheur, félicité, âge d'or de l'investissement ! Deux décennies de fortune boursière !

La Fed vs. la crise
Bon, soyons sérieux. Yellen ne nous promet pas – la main prête à être mise sur le feu – qu'il n'y aura pas de nouvelle crise financière d'ici une grosse décennie. Elle souligne plus prosaïquement deux éléments.

Premièrement que, selon elle, les efforts de régulation accomplis depuis 2007-2008 rendent une prochaine crise financière moins probable. Vous me permettrez d'en douter, nous y reviendrons.

(Trump) ; le président américain ayant décidé de revenir sur plusieurs mesures prises après la crise des subprime.

Sa déclaration tombe après un nouveau round de test de résistance (dits aussi stress tests, et destinés à évaluer la solidité d'une banque face au risque systémique) pour les banques américaines. Et, sur le papier, tout s'est extrêmement bien passé. Tellement bien passé, d'ailleurs, que la Fed a autorisé 34 grandes banques à augmenter significativement leurs dividendes et rachats d'actions.

SOCIÉTÉ - La crise du crédit pour les nuls - YouTube

Est-ce que cela peut tenir encore 11 ans ?

C'est toute la question, n'est-ce pas ? A priori, je vous dirai non.

Les raisons... sont nombreuses, trop nombreuses presque pour être toutes listées. Soulignons les principales :
- Le niveau de dettes extrêmement élevé aux Etats-Unis, en Europe, au Japon et aussi en Chine, Pékin joue à un jeu bien dangereux avec son niveau d'endettement.
- Des marchés obligataires sur la corde : des années de taux faibles ont facilité l'endettement des Etats et des entreprises mais ont siphonné les rendements des banques et des assureurs-vie. A cela il faut ajouter l'épidémie de taux négatifs. Une remontée trop brutale des taux déstabiliserait ce très fragile château de cartes.
- Des marchés actions flirtant avec la surévaluation... et alors que l'économie américaine ralentit. Certes, la déconnexion entre marchés boursiers et économie dite réelle est bien instaurée mais même les plus obtus  ne pourront ignorer une forte baisse de la croissance, voire un début de récession.
- L'extrême intrication de nos économies mondialisées qui rend presque impossible la non contamination d'une crise boursière ou financière dans un pays

- La crise du crédit .... Frais d’inscription élevés, taux d’intérêts démentiels… C

à lire aussi Hillary Clinton roule à gauche

A l’automne 2011, la Réserve Fédérale américaine provoque un électrochoc dans le pays : elle révèle que l’encours de toutes les dettes étudiantes aux Etats-Unis a dépassé les 1000 milliards de dollars.

 

A lire Etudiants, l'avenir à crédit | ARTE InfoTV : « Morts à crédit » met en lumière le ravage des prêts à outranceEtats-Unis : après les subprimes, une crise de la dette étudiante ...

C’est plus que les dettes des cartes de crédits, et surtout, ce chiffre a doublé en moins de 10 ans. Depuis, la question du coût croissant de l’éducation supérieure aux Etats-Unis s’est imposée dans la campagne présidentielle. 

Après douze ans dans l’Hexagone et une rupture difficile avec son compagnon européen, Kristine décide de rentrer à New York. A 46 ans, elle paie aujourd’hui 536 dollars par mois (480 euros), environ 8 % de son salaire. Sur cette somme, seule une centaine d’euros sert à rembourser du capital, le reste part dans les intérêts. Au rythme actuel, Kristine aura 70 ans lorsqu’elle réglera sa dernière mensualité. Son prêt étudiant de 85 000 dollars lui aura coûté près de 310 000 dollars.Hausse de 400 %.

La bulle financière de 1000 milliards des prêts étudiants - YouTube

Crise de la dette étudiante, la grosse bulle qui monte aux Etats-Unis Des millions d’Américains sont plombés toute leur vie par le coût de leurs études. 

Engluée dans des dettes étudiantes contractées il y a plus de deux décennies, Kristine ignore quand elle verra enfin le bout du tunnel. Mais une chose est sûre : comme des dizaines de millions d’Américains, cette designeuse numérique aura payé au prix fort son passage à l’université. Au milieu des années 90, Kristine emprunte environ 85 000 dollars pour financer un master à NYU (New York University), établissement privé et réputé au cœur de Manhattan. Les trois quarts de la somme proviennent de prêts gouvernementaux à 8 %, le reste d’emprunts privés à 9,5 %. En 1999, Kristine commence à rembourser. Mais rapidement, elle s’expatrie en France, où son niveau de salaire ne lui permet pas d’assumer ses mensualités. Les retards de paiement s’accumulent, les intérêts gonflent.

A lire Crise de la dette étudiante, la grosse bulle qui monte aux Etats-Unis ... , Etudiants, l'avenir à crédit

Encouragés par les taux faibles, les Américains multiplient les emprunts. Des milliards de dollars de dettes s'accumulent dans le portefeuille des banques, faisant craindre aux économistes une nouvelle crise financière d'ampleur.

La bulle des schistes

La chute des cours du pétrole (-60% depuis juin 2014) met en difficulté le secteur énergétique américain, et plus spécifiquement le secteur du schiste

La bulle des prêts automobiles

C'est la bulle la moins connue. Elle est pourtant l'une des plus dangereuses du moment à en croire certains analystes. Les encours totaux des prêts automobiles aux États-Unis s'élevaient fin 2015 à 1060 milliards de dollars, selon la Fed de New York. D'après une note alarmiste publiée en février dernier par Fitch, ces subprimes représentent 20,8% du total des prêts auto soit 220 milliards de dollars

• La bulle des prêts étudiants

La dette contractée par les étudiants américains pour financer leurs études représentait 1230 milliards de dollars à fin 2015, selon la Fed. Les jeunes Américains débutent donc généralement leur vie active avec un crédit d'en moyenne 30.000 dollars. Confrontés au chômage ou des emplois moins rémunérateurs que prévu, certains luttent pour rembourser leur dette.Cette bombe à retardement inquiète de plus en plus d'économistes. D'après la Fed, le taux de défaut a grimpé à 11,5% à fin 2015. Certains retraités n'ont même pas encore fini de rembourser...

 

La bulle des cartes de crédit

Malgré les taux d'intérêt élevés qui y sont associés, les Américains sont très nombreux à réaliser leurs achats avec une carte de crédit. Trop, selon une étudede CardHub, publiée début mars. D'après cette dernière, en 2015, le montant total lié à cette dette s'élevait à 917,7 milliards de dollars

 De nombreux observateurs s'inquiètent des effets de ces bulles sur l'économie américaine et craignent une contagion à l'ensemble de l'économie mondiale en cas d'éclatement. «Les niveaux d'endettement sont énormes et doivent nous mettre en alerte», affirme Nicolas Chéron qui dit observer une «escalade psychologique» proche de celle qui avait précédé la crise de 2008.

«Les banques vont déjà très mal et beaucoup sont inquiets. Cela peut arriver à tout moment. Il manque juste l'élément déclencheur. En 2008, c'était Lehman Brothers. Cette fois, ce sera peut-être une grande banque européenne qui aura trop d'actifs pourris ou la faillite d'un grand groupe énergétique. Tout ira alors très vite», ajoute l'analyste. Seule solution pour éviter ce scénario, selon lui: faire passer aux banques des stress tests sur ces énormes dettes et amener à une plus grande prise de conscience du danger par les États. «Malheureusement, ces derniers ne semblent pas avoir retenu les leçons de la crise de 2008», déplore-t-il.

Ces bulles financières américaines qui menacent l'économie

On appelle souvent l'Australie "le pays chanceux". L'expression est appropriée. L'Australie a la chance d'avoir des terres abondantes, d'immenses ressources de minerais, de vastes zones de pêche, des frontières et des ports sûrs, et une main-d'oeuvre hautement qualifiée.

L'Australie n'a pas vécu de récession depuis 25 ans, période au cours de laquelle ont eu lieu plusieurs crises financières et économiques mondiales. Pour toute économie développée du monde moderne, il s'agit là d'une période d'expansion record.

Mais les avantages s'accompagnent souvent d'inconvénients cachés, et l'Australie n'y échappe pas. L'essentiel de la croissance enregistrée par l'Australie est alimenté par des exportations à destination d'un seul client : les ventes de matières premières à la Chine. L'économie et la monnaie australiennes sont donc extrêmement vulnérables aux revers de fortune de la Chine.

Les problèmes de la Chine sont graves, et sa capacité à soutenir sa monnaie et son économie moyennant toujours plus de dettes arrive à son terme. Lorsque les bulles chinoises éclateront, l'économie australienne sera la première à en ressentir les répercussions.

L'Australie est un pays riche mais, pour une économie de cette dimension, il n'a pas atteint un niveau de diversification économique approprié. L'économie australienne se concentre démesurément sur ses exportations de minerais de fer, d'or, de gaz naturel, de cuivre, de viande bovine et d'autres denrées et produits agricoles à destination de la Chine, dont elle dépend tout aussi démesurément. En résumé, lorsque la Chine ralentit, l'Australie freine des quatre fers.

L'état réel de l'économie chinoise, derrière les chiffres officiels
Dernièrement, l'économie chinoise a enregistré de bonnes performances, selon des statistiques officielles. Toutefois, cela appelle deux mises en garde majeures.

D'abord, les statistiques officielles sont de fausses informations et ne sont pas fiables. Certaines études émanant d'organismes privés, tels que Caixin Global et China Beige Book, révèlent une économie bien plus faible ainsi qu'une importante décélération de la croissance.

Dans les rapports officiels et privés relatifs à la croissance chinoise, les chiffres sont gonflés par des investissements essentiellement gaspillés. Il s'agit notamment de ces "villes fantômes" tristement célèbres, remplies d'appartements et de gratte-ciels vides, construites par centaines dans toute la Chine, ainsi que de projets d'infrastructure ruineux, qui pourront servir mais ne génèreront jamais assez de revenus pour amortir leur coût.

Mais il y a plus grave. Le peu de croissance que la Chine a pu générer a pour principal moteur l'endettement. Il s'agit de dettes souscrites par des entreprises, des provinces et des banques, également via le système financier parallèle (shadow banking) et sous forme de soi-disant "produits de gestion de fortune" ("WPM", acronyme de wealth management product) vendus à des investisseurs particuliers, et qui ressemblent fort à un montage Ponzi. C'est tout le sujet du dernier numéro de notre lettre Intelligence Stratégique, d'ailleurs.

Dettes et dévaluation, les deux outils de Pékin
Certains optimistes ne voient pas pourquoi la bulle de la dette chinoise ne pourrait pas tout simplement se poursuivre. Mais même cette hypothèse fantaisiste ne tient pas. La Chine pourrait émettre davantage de dettes, mais le ratio dette/croissance ne cesse de baisser. De plus en plus de dette est nécessaire pour générer de la croissance de plus en plus infime. Les économistes observent une baisse des rendements marginaux. A un certain point, les rendements deviennent négatifs, de sorte que non seulement l'augmentation de la dette ne génère aucune croissance, mais elle la détruit. La Chine en est pratiquement là.

Et il y a pire encore. Au cours des derniers trimestres, une partie de la croissance réelle de la Chine a été générée par la déflation. Cela signifie que la croissance nominale est inférieure à la croissance réelle, qui est boostée par la chute des prix. C'est l'exact opposé de la situation habituelle, où la croissance nominale est supérieure à la croissance réelle en raison de l'inflation.

On pourrait argumenter que la croissance réelle reste une croissance réelle, et peu importe qu'il y ait de la déflation. Non ? La réponse est la suivante : la croissance est peut-être bien réelle mais la dette, elle, est nominale. L'inflation diminue la valeur réelle de la dette alors que la déflation l'augmente. La croissance réelle générée par la déflation n'allège pas le poids de la dette, elle l'alourdit ! A tous points de vue, la Chine s'oriente vers le plus grand krach du crédit de toute l'histoire.

En plus de l'endettement, la Chine tente de faire tourner ses moteurs de croissance avec la dévaluation monétaire. Un yuan (CNY) faible rend les exportations chinoises plus compétitives mais génère de l'inflation importée (les produits importés coûtent plus cher), ce qui peut théoriquement générer une croissance nominale, si elle n'est pas réelle.

Quand la dévaluation chinoise devient un séisme mondial
Mais la Chine ne vit pas en vase clos. Il s'agit de la deuxième économie mondiale, et son principal partenaire commercial sont les Etats-Unis. Ces deux économies sont liées de façon inextricable.

Lorsque la Chine a tenté une dévaluation-choc le 10 août 2015, les actions américaines se sont effondrées de 11% en trois semaines, obligeant la Fed à reporter de trois mois le relèvement des taux qu'elle avait programmé.

Lorsque la Chine a tenté une nouvelle dévaluation en décembre 2015, petit à petit, cette fois, une dévaluation "furtive" en quelque sorte, les actions américaines se sont à nouveau effondrées de 10% sur six semaines, entre début janvier et début février 2016. Une fois de plus, la Fed a dû reporter les relèvements de taux qu'elle avait programmés pour mars et juin 2016, afin de réparer les dégâts provoqués par la Chine.

Depuis, sous la pression des Etats-Unis et du FMI, la Chine a maintenu le yuan à un niveau stable. Cela a réduit le chaos sur les marchés financiers mondiaux mais cela a privé la Chine de l'un des leviers dont elle se sert pour générer de la croissance économique.

L'Australie, victime collatérale de la Chine
Pourquoi analysons-nous la situation chinoise pour établir des prévisions concernant l'économie australienne ? C'est facile. Pour l'Australie, tout repose sur la Chine. Pour l'Australie, quand l'économie chinoise se cassera la figure – ce qui, selon nous, devrait se produire dans le courant de l'année – ce sera la fin de ce parcours de 25 ans sans récession.

Comme l'indique le graphique ci-dessous, le cours croisé du dollar australien et du dollar américain (AUD/USD) est extrêmement sensible à la force ou à la faiblesse de l'économie chinoise. Ce n'est pas surprenant car l'Australie est la principale source de matières premières pour la Chine, et la Chine est le principal marché à l'exportation de l'Australie. En Australie, la faiblesse de la croissance chinoise se traduit immédiatement par des licenciements et des fermetures de mines, et par un affaiblissement du dollar australien.

 

Les deux dévaluations chinoises (août 2015 et décembre 2015) ont provoqué une forte baisse de la paire AUD/USD, comme l'indique le graphique.

Le dollar australien s'est bien repris en 2016, conjointement à la stabilité du yuan et de la reflation chinoise alimentée par le crédit.

A quoi l'Australie peut-elle s'attendre, à l'avenir ?
L'économie australienne est extrêmement dépendante de l'économie chinoise. Or les perspectives chinoises ne sont pas bonnes.

La Chine a dû instaurer le contrôle des capitaux et relever les taux d'intérêt (au diapason de la Fed) afin de défendre le peg de sa monnaie vis-à-vis du dollar US. Ces politiques ne sont pas tenables. La Chine devra rétablir la libre circulation des capitaux ou, sinon, les investissements directs étrangers et les investissements boursiers se tariront. Pourquoi placer de l'argent en Chine si l'on ne peut l'en faire ressortir ?

La Chine devra également abaisser ses taux d'intérêt, indifféremment de ce que fait la Fed, afin d'éviter la faillite des entreprises d'état très endettées et non rentables. Si ces sociétés fermaient, le chômage flamberait, ce qui serait très déstabilisant du point de vue politique.

Comment la Chine va-t-elle éviter d'être à court de liquidité, dans ses réserves, si elle rétablit la libre circulation des capitaux et qu'elle abaisse les taux d'intérêt ? Il n'y a qu'une seule façon d'y parvenir : une maxi-dévaluation du yuan. Lorsque le yuan sera dévalué de 10 à 20%, le dollar australien dégringolera à 0,70 (AUD/USD) et ira probablement encore plus bas.

Quand cela va-t-il se produire ? Pas avant le mois d'octobre. C'est à cette date, probablement, que se tiendra le Congrès du Parti communiste chinois. Le président chinois, Xi Jinping ne veut pas "faire tanguer le navire" avant cette date qui devrait le confirmer à la tête du pays. Cependant, une fois que le congrès refermera ses portes et que Xi aura consolidé sa position, la voie sera dégagée pour dévaluer le yuan.

D'autres événements cruciaux se préparent également et devraient se produire dans le courant de l'année. Ils pénaliseront l'économie chinoise. Il s'agit notamment de confrontations avec Donald Trump autour des subventions commerciales chinoises et des manipulations monétaires, et de la probabilité d'une guerre entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, à laquelle la Chine s'oppose

 

nAu Japon De plus en plus de jeunes Nippons choisissent de quitter la filière universitaire pour effectuer des jobs précaires. On les appelle les freeters. Ce phénomène préoccupe le monde éducatif. JAPON. Au paradis des petits boulots | Courrier international

Je viens de lire : INSIDE - PROPHECY et j'ai décidé de mettre un post dessus, déjà parce que l'histoire est non niaise, elle est prophétique et d'actualité comme le reprend un article de courrier international sur la vie des jeunes aux Japon ou encore le site Toupie intitulé «  De la précarité à la révolte : Les jeunes au Japon » et la catastrophe de Fukushima qui a sacrifié une partie de sa population et l'avenir de sa jeunesse.
 

Prophecy (manga) — Wikipédia

USA : dette des étudiants, la prochaine bulle ? | ARTE Info

Ces bulles financières américaines qui menacent l'économie - Le Figaro

La prochaine crise financière ? Pas avant 2028
Cécile Chevré

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