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02/10/2017

La stratégie du « piéton imprudent » des Russes

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sur les guerres qui s'annoncent 

 la publication de Flores Magon.
L’image contient peut-être : ciel
 

  

 
« Quand nous serons sûrs que le cessez-le-feu sera effectif, alors nous pourrons passer à une autre étape », a déclaré Mohamed Allouche, le chef de la délégation rebelle forte d'une cinquantaine de membres en tout, très irrité par « l'arrogance » du représentant du régime syrien, Bachar Jaafari, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, qui venait de désigner ses interlocuteurs comme des « bandes terroristes »
 
« Les Russes ont toujours du mal à comprendre qu'il faut gagner les cœurs, mais les opposants, même s'ils ont reçu un grand coup sur la tête avec la perte d'Alep, restent déterminés, et la guerre peut continuer », observe le diplomate européen. « Le risque, poursuit-il, c'est que l'on cherche à imposer aux groupes armés un accord bancal qui serait ensuite avalisé par le Conseil de sécurité, comme Moscou aime le faire », ajoute-t-il.

  

R] L'Art de la Guerre [Audiobook]

 

Les pourparlers d’Astana sur le conflit syrien ravivent les combats entre groupes rebelles

Si le cessez-le-feu « officiel » est censé être consolidé, les affrontements se sont intensifiés entre rebelles modérés et djihadistes.LE MONDE | . Le second, d’ordre militaire, est la reprise des affrontements entre rebelles modérés et djihadistes, dans les provinces d’Idlib et d’Alep, au nord-ouest, et leur brusque intensification, à un niveau jamais vu depuis trois ans. C’est l’une des règles tacites de la crise syrienne : à chaque fois que les combats entre insurgés et loyalistes baissent d’intensité, les hostilités à l’intérieur du camp anti-Assad repartent à la hausse.

 
Syrie la révolution confisquée Syrie : la révolution confisquée ? | ARTE Info

 
Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

  Mistura a par ailleurs convié le gouvernement syrien et les groupes d’opposition à un cinquième cycle de négociations sous l’égide de l’ONU à Genève, le 23 mars.
 
 FOCUS « Pourquoi l’intervention militaire russe en Syrie est un succès » 63 Dans son blog, l’historien Michel Goya explique comment l’intervention militaire russe en Syrie, commencée en 2015, a atteint son objectif premier : sauver le régime de Bachar Al-Assad. 

« Au regard des résultats obtenus, il est incontestable que les Russes ont une productivité opérationnelle (le rapport entre les moyens engagés et leurs effets stratégique) très supérieure à celle des Américains ou des Français.

The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

 

La stratégie du « piéton imprudent » des Russes

« Le dispositif russe, engagé massivement et par surprise, a d’emblée été complet. Il n’a pas été précédé d’une phase déclaratoire, ni graduellement diversifié et renforcé comme celui de la coalition américaine (chasseurs bombardiers, puis avions d’attaque, puis hélicoptères d’attaque, puis pièces d’artillerie, etc.).

« La guerre en Syrie est une guerre « mosaïque », c’est-à-dire qu’elle n’engage pas deux camps mais plusieurs, à l’instar de la guerre civile au Liban de 1975 à 1990. Ces camps et leurs sponsors ont des objectifs différents qui les amènent à converger ou diverger selon les situations, ce qui rend le conflit à la fois complexe et stable. Un paramètre essentiel est qu’en général, les sponsors rivaux, en particulier les Etats-Unis et la Russie, n’ont aucune intention de s’affronter directement et évitent donc, pour en limiter le risque, de se rencontrer. Par voie de conséquence, l’occupation éclair du terrain par l’un empêche mécaniquement l’autre, placé devant le fait accompli, d’y pénétrer. C’est la stratégie du « piéton imprudent » qui traverse une route et oblige les conducteurs de voitures à s’arrêter, que l’URSS et la Russie ont pratiqué régulièrement.

« L’élément-clé de la doctrine russe reste les opérations combinées. Elles visent à s’emparer de points-clés, à disloquer des dispositifs ennemis, et, pour certaines factions avec qui il est possible de négocier, à exercer une pression suffisante sur elles et les populations environnantes pour les amener à céder, quitte à accepter – c’est une particularité du conflit – des transferts de combattants.

« Les opérations de 2016 et surtout de 2017 sont la preuve de l’excellence maîtrise désormais acquise dans l’organisation des opérations combinées. On est très loin des cafouillages survenus lors de la guerre de 2008 contre la Géorgie.

 
Tests par les Russes de matériels et méthodes nouveaux

« L’intervention est évidemment l’occasion pour les forces armées russes d’expérimenter des concepts originaux. Le premier est le SVP-24 (pour Special Computing Subsystem), un système utilisant la navigation satellitaire russe, pour déterminerl’enveloppe optimale de largage d’une munition « lisse » [non guidée]. Il permet de disposer avec une flotte rustique d’une capacité de frappes proche d’une force plus sophistiquée et bien plus coûteuse.

Le deuxième est l’idée de renouer avec l’« infanterie motorisée ultra-légère », autrement dit une infanterie dotée de véhicules tous terrains légers et rapides. Le dernier est le « véhicule d’escorte », aperçu depuis cet été. C’est un véhicule intermédiaire disposant d’une très grande puissance de feu de saturation, complémentaire d’un char de bataille. Il constitue une remarquable arme « anti-antichars » (mais aussi antiaérienne et peut-être antidrone) et favorise l’emploi des chars de bataille, notamment en milieu urbain. Avec seulement un véhicule et trois hommes d’équipage, il est peut-être aussi efficace qu’un peloton d’appui direct complet des régiments Leclerc, avec ses trois VAB canons de 20 mm. Il constitue également un excellent moyen d’appui direct de l’infanterie. »

  

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OPINION /SYRIA'S CIVIL WAR  How Assad 'won the war' -  BACHAR, MOI OU LE CHAOS

 

10/02/2017
Les guerres cachées contre DaechLe bourbier: l'impossible coalition contre Daech 2016 FRENCH HD

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech -  Turkish official rebuffs call for Idlib troop pullout -

 La stratégie de la mouche ? , Afghanistan, le prix de la vengeance , Nocturama , Emni, la branche secrète de L'EI - "La guerre de l'ombre au Sahara" - Qu'est-ce qu'un terroriste ?  - Charlottesville: Race and Terror" - Is it over for ISIL?  - LES DERNIERS HOMMES D'ALEP  - Terrorisme, raison d'Etat - Bachar moi ou le chaos

Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !  - Les guerres cachées contre Daech 

Birmanie : La malédiction des Rohingyas 

 

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