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16/11/2017

Solitude volontaire

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rpst d aujourdhui : https://www.youtube.com/watch?v=zaHXdG_jvJ8


" A vouloir vivre avec son temps, on meurt avec son époque" - Henri Beyle dit stendale
 
 

 

n L'actualité passe tellement vite de nos jours, si tu vas te chercher une bière au frigo tu rates une guerre!


Brève de comptoir

 

Dans un monde saturé de stimuli où la publicité, la consommation, la télévision, des technologies toujours plus nombreuses et invasives... nous invitent à vivre en mode "présent", comment penser l'avenir ? Comment cette urgence normalisée s'est imposée ? Quelle conséquence a-t-elle sur notre façon de vivre et d'être ensemble, sur notre environnement, sur notre planète ?

Traitée de "pute", de "boloss" : Marion, 13 ans, s'est suicidée

La terrible histoire de Marion, insultée au collège et sur Facebook, poussée au suicide, est devenue un symbole du harcèlement scolaire. 


Silence encore quand Nora Fraisse, soudain prise de panique, est rentrée précipitamment chez elle vers 13h30, laissant la voiture en marche avec ses petits à l'intérieur. Elle hurlait. "Marion, Marion !" La porte de sa chambre était bloquée. Nora Fraisse l'a poussée violemment et découvert son enfant pendue par un foulard au portemanteau. Une fois détaché, le corps frêle est tombé. La mère, en ligne avec les médecins du Samu, a tenté de ranimer sa fille. En vain. Marion, 13 ans, est morte, le 13 février 2013.
 
"Ma vie a basculé. Et personne ne l'a compris" : Parle. - Court-métrage sur le harcèlement scolaire : 
HARCELEMENT FATAL. histoire vraie. film complet en VF. 1993 - Abusé(e) - Film - (Violences scolaires, harcèlement...)Un Jeu soit disant marrant - court métrage harcèlement Collège Périers


 

Court Métrage - Solitude

Des tableaux ironiques pour distinguer drague et harcèlement Voir l'image sur Twitter , Le harcèlement sexuel au travail, on en est où ? Le Moment Meurice

 

 La solitude moderne

Voici un livre qui se propose de parler de la solitude en parlant de la société ; un livre qui précise ce que signifie le fait d’aimer être seul ; un livre qui s’adresse au voyageur qui est en nous et sollicite notre sens de la justice ; un livre, enfin, qui nous invite à repenser la solitude volontaire pour y voir d’abord, et avant tout, une expérience de liberté et un ressort critique.

On ne donne aucune recette de bonheur. On ne conseille pas non plus de choisir entre la contemplation et l’action, la sagesse et la politique.

Pour définir un bon usage de la solitude, on se demande plutôt : que fuyons-nous dans le voyage ? Que trouvons-nous dans la solitude ? Que veut dire être à soi ? La société nous suffit-elle ? Quel genre de citoyen est le solitaire ? Peut-on se rendre solidaire quand on est solitaire ? Pourquoi faut-il croire en la nature ?

https://www.facebook.com/flores.magon.5/posts/16977507169...

IDÉES Seul avec tous : “La solitude est un rempart contre l’isolement”
 
Dans son essai, “Solitude volontaire”, le philosophe Olivier Remaud réexamine la pratique de la solitude en la rattachant à volonté de participer à la vie sociale. Seuls et tous ensemble.

A la différence de la “servitude volontaire”, dont La Boétie identifiait en 1574 les pernicieux mécanismes à l’œuvre en chacun des hommes, la solitude volontaire invite à un usage pratique de la liberté et de la critique sociale. “Une expérience de la liberté et un ressort critique” : c’est l’hypothèse que fait le philosophe Olivier Remaud dans son essai Solitude volontaire, réflexion stimulante sur ce besoin de disparaître, souvent associé à un désir de retrait de la vie de la cité, alors même qu’il faudrait le comprendre comme un désir d’inclusion, de participation, simplement décalée, à la communauté humaine. Dans un retournement de la volonté même, la solitude s’oppose à la servitude en ce qu’elle cherche à se prémunir de ses effets cachés : être seul, c’est d’une certaine manière s’accrocher à l’idée de sa liberté.

Se pourrait-il que la solitude volontaire soit une modalité de la vie en société ?”, se demande l’auteur. “Et que cette modalité de la vie en société soit aussi celle qui nous permette de jouir pleinement de la solitude ?” De bout en bout de sa réflexion, Olivier Remaud tire ce fil a priori paradoxal : nous pouvons à la fois vouloir couper avec l’ordre social et ne pas couper avec la présence insistante de la société. Comment lâcher la société et la rattraper quasiment dans un même élan ? En assumant la solitude comme un moment intense mais éphémère, comme la condition de possibilité d’un réinvestissement dans des pratiques collectives.

 
Olivier Remaud, philosophe

Afin d’étayer sa réflexion, l’auteur analyse l’œuvre célèbre d’Henry David Thoreau, Walden, dont on remarquera au passage qu’elle obsède depuis plusieurs années nos contemporains (les essais sur Thoreau se multiplient, comme un indice de la réactivation de sa légende). Comme si la pensée cosmique, quasi mystique et libertaire de Thoreau résonnait plus que jamais dans une époque travaillée par le motif de la fuite, de la remise en cause des logiques sociales rigides, d’une utopie écologique, d’un désir partagé de rejoindre une cabane dans les bois, loin du tumulte harassant du monde social.

Thoreau et la solitude, “une fiction utile”

Mais, ce qu’Olivier Remaud met parfaitement en lumière, c’est combien la pensée de Thoreau est plus ambivalente qu’on ne le dit souvent : le modèle que le philosophe américain du XIXe siècle défend est autant celui d’une vie déconnectée que celui d’une vie connectée. C’est dans cet entre-deux, plutôt que dans une opposition frontale entre deux modes de vie, que la puissance de sa pensée se déploie. Car s’il quitte en 1845 sa ville, Concord, pour s’installer dans une cabane perdue dans les bois, si l’écrivain est devenu le symbole de l’ascète, une sorte d’ermite légendaire, il ne faut pas oublier que la solitude de Thoreau relevait au fond d’une pure mise en scène.

Il faut prendre au sérieux la feinte de Thoreau”, estime Olivier Remaud. “Sa feinte n’est pas une tromperie ; c’est un dispositif de la volonté, une dramaturgie du pas de côté“ ? En rejoignant une cabane, il s’éloigne certes de la société, mais sans couper avec elle. “Dans sa cabane, il mûrit son esprit et clarifie ses opinions ; il regarde le monde qui l’entoure ; il s’approche des objets, des expériences, des idées ; sa solitude est une fiction utile”, estime Remaud.

Henry David Thoreau, auteur de Walden

Le solitaire ne se coupe jamais vraiment de la société

Thoreau n’accomplit donc aucun tour du monde. Il se contente de faire un pas de côté dans la forêt la plus proche de chez lui. Walden n’est que “le récit d’un sédentaire qui désapprouve l’hystérie du voyage”, un peu comme Claude Lévi-Strauss, anthropologue voyageur qui n’aimait pas les voyages et les explorateurs. “Mais le résultat est le même”, explique Remaud. Rompant avec ses habitudes, se tournant vers ses espaces intérieurs, Thoreau “propose à ses concitoyens de se considérer comme des étrangers dans leur contrée et d’adopter l’esprit d’un voyageur qui ne voyage pas”.

Une hygiène de l’esprit

Sous influence de Thoreau, la grande idée qui traverse Solitude volontaire est donc que le solitaire ne se coupe jamais vraiment de la société. Il revient toujours dans le jeu social à un moment ou un autre. Ce qui pousse au désir de solitude procède d’ailleurs souvent d’une sorte d’hygiène de l’esprit. “La solitude est aussi nécessaire à la société que le silence au langage, l’air aux poumons et la nourriture au corps”, écrit Remaud, rappelant la distinction que Hannah Arendt établissait déjà entre l’isolement, la solitude et la désolation. Alors que l’isolement est une forme de déracinement et que l’homme désolé est un homme abandonné, “la solitude est un rempart contre l’isolement et la désolation“.

Au fond, la vraie question reste de trouver le bon usage, c’est-à-dire le bon dosage, de la solitude. Cet usage oscille entre deux écueils : soit on n’attend rien de la solitude et l’oisiveté finit par être insupportable ; soit on attend trop de la solitude et la désillusion s’avère cruelle. “Personne ne devient parfait en disparaissant“.

La pensée de Montaigne nous éclaire sur ce point. Le philosophe affectionnait la solitude sans pour autant mépriser le genre humain. Pour lui, il importe de se réserver une arrière-boutique, “toute nôtre, toute franche, en laquelle nous établissions notre vraie liberté et principale retraite et solitude”. La plus grande chose du monde, pour Montaigne, c’est de “savoir être à soi”. Où et comment être à soi ? Dans la solitude. Mais celui qui recherche la solitude pour être à lui n’a-t-il pas besoin d’être “déjà à lui pour endurer la solitude“ ? C’est dans l’arrière-boutique de Montaigne que cet “être à soi” peut se déployer.

Afin d’être à soi, il convient de quitter régulièrement la boutique, c’est-à-dire la société, et de s’installer dans l’arrière-boutique. Une porte sépare la boutique de l’arrière-boutique, rien de plus. “Dans l’arrière-boutique, l’âme peut devenir plus intègre ; elle pense à elle-même ; elle n’est plus obligée d’épouser la société“. Mais prendre congé ne signifie par dire adieu. Montaigne propose de dénouer simplement “les liens qui blessent aux points où ils s’attachent, car ils sont souvent trop serrés“. Dénouer, ce n’est  donc pas couper.

L’essai d’Olivier Remaud nous invite donc à comprendre que la solitude est toujours un détour salutaire. Elle ramène vers la société, elle rend plus clairvoyant et plus serein le citoyen, elle procure des forces nouvelles. “Le pas de côté dans la nature se justifie parce que la nature n’est pas la société ; et le retour dans la société s’explique parce que le pas de côté dans la nature le rend possible“, écrit l’auteur. Marque d’une vie réfléchie, plutôt que d’une vie renonçant à ce qui motive ses richesses civiques, la solitude volontaire nous appelle tous : c’est dans nos cabanes,  “lieu où la nature et la société s’accordent“, que se fomentent les rêves collectifs les plus intenses. Seul pour revivre mieux à plusieurs.

 

Solitude volontaire, d’Olivier Remaud, (Albin Michel)


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Vie d'artiste (Court-métrage documentaire)


 

Krishnamurti - La nécessité d'être seul - Livre Audio

 
LA SOLITUDE 28 OCTOBRE 2017

Liban

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 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech , pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".

 
 

Dessous des cartes Liban

L'après Daesch

Le premier ministre du Liban, Saad Hariri, a surpris ses concitoyens autant que la communauté internationale en annonçant brusquement sa démission, le 4 novembre. Huit jours plus tard, son allocution, prononcée depuis Riyad, a alimenté le soupçon : aurait-il été contraint de quitter son poste par le pouvoir saoudien, son parrain ? La crise a brutalement fait monter la tension entre Téhéran et Riyad. Le correspondant du Monde à Beyrouth, Benjamin Barthe, l’a décryptée au cours d’un tchat avec les internautes.

Par 

 

Saad Hariri est un allié et même un client de l’Arabie saoudite. Mais le royaume aujourd’hui n’est pas le même qu’avant 2015, date de l’arrivée au pouvoir du roi Salman et de son fils, Mohamed Ben Salman, promu prince héritier en juin. Ce duo a tordu la diplomatie saoudienne dans un sens anti-iranien inédit. Ce raidissement est allé crescendo, de l’intervention militaire au Yémen en mars 2015 (contre les milices houthistes pro-iraniennes) en passant par la crise avec le Qatar (accusé d’être trop proche de Téhéran) qui a éclaté ce printemps, jusqu’à l’affaire Hariri d’aujourd’hui.

Situation du Moyen Orient et monde arabe

Du coup, l’attitude de Saad Hariri, son insistance à faire fonctionner son gouvernement d’unité, ses accommodements inévitables avec le Hezbollah, représenté dans la coalition, sont devenus inacceptables pour Riyad.

La position du Hezbollah face à cette nouvelle tension  dans la mesure où il occupe une position de force au sein du gouvernement libanais, il pousse pour que Saad Hariri revienne sur sa démission et que le gouvernement reste en place.

» LIRE AUSSI - Saad Hariri accepte l'invitation d'Emmanuel Macron à venir en France

A ses côtés, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a déclaré que Saad Hariri, invité mercredi soir par Emmanuel Macron à se rendre en France, s'y rendrait "quand il le souhaitera et dès qu'il souhaitera". "Il sera accueilli en ami", a-t-il ajouté, à quelques heures d'un entretien avec le premier ministre démissionnaire.

» LIRE AUSSI - Comment le premier ministre libanais Saad Hariri a été piégé chez les Saoud

Liban : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Pour Peter Harling, spécialiste du Proche-Orient, le Liban, en pleine crise gouvernementale, est un pays qui « se désagrège de lui-même, en raison d’une corruption et d’une mauvaise gouvernance endémiques » Par Peter Harling (fondateur et directeur de Synaps)

La démission surprise, depuis la capitale saoudienne Riyad, du premier ministre libanais Saad Hariri a suscité des réactions paradoxales au Liban. D’un côté, la dissolution d’un rare gouvernement d’unité nationale, dans ce pays ou se déchire, traditionnellement, une multitude de factions issues de la guerre civile, ébranle une stabilité fragile. De l’autre, ce coup d’éclat redonne de l’importance au Liban, qui se situait à la marge, depuis des années, des grands enjeux régionaux. Une armée de commentateurs politiques libanais semble revivre, surenchérissant de théories flamboyantes : Hariri a été kidnappé… Israël va attaquer… des explosions secouent Riyad… Le Liban, de retour au centre du jeu, a peur et respire à la fois.

Ce climat psychologique se comprend historiquement. Le Liban est une terre aussi riche humainement que pauvre en ressources, aussi petite que connectée au monde, par son immense diaspora, ainsi que ses factions politiques, qui toutes cherchent des points d’appui étrangers. Le Hezbollah, mouvement shiite lourdement armé, a raison de reprocher à Hariri son abandon de poste depuis l’Arabie Saoudite, si ce n’est qu’il placarde, sur tous les murs, des portraits du Guide suprême iranien… Le Liban a toujours vécu, pour le meilleur et pour le pire, d’une attention extérieure exagérée. C’est ce qui l’a rempli (de populations diverses cherchant refuge), définit dans ses frontières actuelles (à l’époque coloniale), ravagé (durant la guerre civile) et enrichi (de capitaux divers).

Aujourd’hui, cependant, il n’y a rien de bon à attendre de ce coup de projecteur. Les motivations vraisemblables de Hariri peuvent aider à discerner pourquoi. Lorsqu’il a accepté, en novembre 2016, de devenir premier ministre, au prix d’une réconciliation avec le Hezbollah, soupçonné d’avoir assassiné son père Rafic, Saad était acculé. Il était

«Tant que le Liban n'aura pas d'institutions efficaces, les terroristes pourront le frapper» 

dans une interview :  Ziad Majed estime - L'Etat islamique exploite les failles du Liban paralysé par une crise politique pour attaquer des civils chiites et aggraver les tensions sectaires dans toute la région, estime Ziad Majed, professeur des études du Moyen Orient à l'Université américaine de Paris.

Un regain de violence qui risque de se poursuivre, estime Ziad Majed, tant que le Liban n'aura pas d'institutions étatiques efficaces et tant qu'il n'y aura pas de consensus national pour adopter la «neutralité positive» sur le dossier syrien.

L’Iran a réagi à cette mise en cause par son ministère des affaires étrangères. Son porte-parole, Bahram Ghassemi, a parlé « d’accusations sans fondement contre l’Iran » dont « la répétition montre que cette démission est un nouveau scénario pour créer des tensions au Liban et dans la région ».

« La subite démission de M. Hariri et son annonce depuis un pays tiers est non seulement regrettable et surprenante mais montre qu’il joue sur un terrain conçu par ceux qui ne veulent pas le bien de la région (...) Avec la fin proche de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] dans certains pays de la région, le temps est venu de (...) réparer les dégâts causés par les terroristes créés par les Etats-Unis et leurs alliés régionaux ».

LE FIGARO.- L'attentat d'hier a frappé une rue commerçante de Bourj el-Barajné. Qu'est-ce que l'Etat islamique veut démontrer en attaquant ce quartier de la banlieue sud de Beyrouth, tenu par le Hezbollah libanais?

l'EI prouve également qu'il est capable d'opérer au-delà de l'Irak et de la Syrie pour punir ses ennemis et pour faire monter les tensions sectaires dans la région.

Pour autant, vous ne voulez pas parler d'exportation au Liban du conflit syrien. Pourquoi?

L'expression est inexacte, c'est plutôt le Liban qui est impliqué dans le conflit syrien par le biais du Hezbollah, présent sur le terrain depuis 2012, soit un an avant la création de l'Etat Islamique. Donc cela fait trois ans maintenant que la milice chiite libanaise se bat en Syrie pour soutenir le régime d'Assad, avec les risques que cela comporte pour la sécurité intérieure du Liban. D'ailleurs, la crise politique libanaise actuelle est en partie causée par les divisions entre les partisans et les opposants à son intervention en Syrie.

Le Hezbollah est-il toujours en mesure d'assurer la sécurité de ses partisans au Liban?

Je ne pense pas qu'un parti politique soit en mesure de contrôler réellement un territoire au Liban, surtout contre ce type d'attaque où ce sont des individus isolés qui se font exploser en public. Dans un Etat «normal», ce n'est pas à une milice d'assurer la protection des civils. Mais le Liban n'est pas capable de le faire aujourd'hui à cause du blocage politique qui paralyse ses institutions.

Doit-on s'attendre à une nouvelle vague de violences au Liban?

Malheureusement, on peut s'attendre à une poursuite des violences. La dernière vague d'attentats avait commencé en août 2013 et s'était poursuivi jusqu'en janvier 2014. Il y a eu des attaques dans la banlieue sud de Beyrouth, dans la Bekaa et à Tripoli. Tant que le Liban n'aura pas d'institutions étatiques efficaces, tant qu'il n'y aura pas de consensus national pour adopter la «neutralité positive» sur le dossier syrien, l'Etat islamique et autres entités terroristes pourront le frapper en exploitant ses failles.

 n Crise au Liban : « En l’état, l’opération saoudienne est un fiasco »
 

L'escalade au Liban a également été alimentée par le fait que l'administration Trump s'est montrée beaucoup plus réceptive aux exigences saoudiennes et israéliennes que celle d'Obama.Le fait de parler de l'abandon de l'accord nucléaire et d'une concentration accrue des efforts pour cibler et sanctionner le Hezbollah a créé un contexte dans lequel une confrontation au Liban devient de plus en plus probable.

Et comme l'a récemment noted le chercheur Joseph Bahout:
 
"Sur le plan régional, l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis cherchent maintenant des moyens de compenser la perte de la Syrie comme un endroit où ils pourraient défier et saigner l'Iran ... Si jamais ils cherchent à rééquilibrer la relation régionale Téhéran au Levant, le seul endroit où le faire serait le Liban, malgré les nombreux risques qui accompagneraient un tel effort. "
 
Benjamin Netanyahu , nuclear deal
 

Seule la désescalade peut sauver le Liban

Cherchant à capitaliser sur les efforts régionaux et internationaux pour contrer l'influence grandissante du Hezbollah, Hariri et d'autres dirigeants Sunni pourraient finir par refouler le pays dans un abysse d'escalade sunnite-chiite et d'un autre conflit violent.

Accrocher le Hezbollah à la pression régionale et internationale ou à une guerre israélienne ne fera rien de bon pour le pays. Ceci est particulièrement vrai parce que le Hezbollah prospère dans une atmosphère de "nous contre le monde". Outre le fait qu'ils sont le seul parti politique armé et formé dans le pays ayant l'expérience de la lutte contre Israël et une guerre civile en Syrie.

En même temps, le Hezbollah ferait bien de se rappeler que l'une des raisons pour lesquelles l'Arabie Saoudite a des partisans au Liban est que le parti se constitue une aile armée.

Après des années d’introversion, sous Fahd et Abdallah, période durant laquelle le royaume répugnait à user de son pouvoir, la direction saoudienne pêche aujourd’hui par excès de confiance. Elle a tendance à mal lire les dynamiques politiques dans les pays auxquels elle se confronte.

Une guerre froide au Moyen-Orient

Hier à Kalam al-Nass, le premier talk-show politique du Liban, Sabhan a affirmé qu'il n'y avait pas de différence entre le Hezbollah et les autres groupes terroristes. En réponse à la question de l'hôte sur la question de savoir s'il y aura une large coalition internationale antiterroriste contre le Hezbollah, il a dit que les racines du terrorisme se situent dans la seule République islamique d'Iran.

Riyad a officiellement déclaré la guerre au Hezbollah avec al-Sabhan, notant qu'il n'y a pas de place pour une "organisation terroriste" au gouvernement libanais signalant qu'il n'y aura aucune légitimité "sunnite" pour un gouvernement incluant des ministres du Hezbollah à l'avenir.

 

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Yemen's Houthis fire ballistic missile at Riyadh

En d'autres termes, le président Aoun aura besoin de beaucoup de patience et de créativité pour obtenir un second gouvernement pendant sa présidence.

La raison en est que la Constitution stipule:

"Il n'y aura pas de légitimité constitutionnelle pour toute autorité qui contredit le pacte d'existence mutuelle".

Cela a été interprété comme la nécessité pour tous les groupes religieux d'être représentés au gouvernement pour que toute autorité puisse avoir une légitimité constitutionnelle dans le système confessionnel libanais. Les opposants à Hariri ont used cet argument en novembre 2006 lorsque le gouvernement à l'époque a été jugé inconstitutionnel après la démission des Shia  ministres chiites.

Maintenant, le rôle de l'Arabie Saoudite n'est que la moitié de l'histoire. L'autre moitié est l'influence iranienne toujours croissante au Liban et la présence d'un parti armé qui prête ouvertement allégeance au chef suprême de la République islamique.

La décision du Hezbollah d'entrer dans le Syrian conflict a été perçue par beaucoup comme l'incapacité de l'Etat libanais à contrôler les décisions majeures de politique étrangère et militaire, permettant au parti armé de cimenter son "état dans un état".

Le président iranien Hassan Rouhani a ajouté du pétrole il ya deux semaines en essayant de renforcer son positionnement interne vis-à-vis des extrémistes. Il a fustigé "l'impérialisme" et l'arrogance américaine et a qualifié la grandeur de l'Iran de "plus qu'à tout autre moment".

La décision du Hezbollah d'entrer dans le conflit syrien a été perçue par beaucoup comme l'incapacité de l'Etat libanais à contrôler les décisions majeures de politique étrangère et militaire, permettant au parti armé de cimenter son "état dans un état".

Le président iranien Hassan Rouhani a ajouté du pétrole il ya deux semaines en essayant de renforcer son positionnement interne vis-à-vis des extrémistes. Il a fustigé "l'impérialisme" et l'arrogance américaine et a qualifié la grandeur de l'Iran de "plus qu'à tout autre moment".

Il ne s'est pas arrêté là, malheureusement.

Rouhani a poursuivi ensay:

"En Irak, en Syrie, au Liban, en Afrique du Nord, dans la région du golfe Persique - où peut-on agir sans l'Iran?"

 

Évidemment, cela ne s'est pas bien passé au Liban. Depuis le règlement politique sur la présidence, Hariri a été confronté à des critiques acerbes de sa «reddition» à l'hégémonie iranienne.

Hariri a carrément nié de telles accusations et a prétendu qu'il agissait seulement dans l'intérêt et la stabilité du Liban. Dans une interview récente, son conseiller Okab Sakr a défendu avec passion les accomplissements de Hariri en disant que toute discussion de "Sunni frustration" est hors de propos.

Pourtant, il est clair qu'il y a eu des perceptions de frustration à Riyad, où les décisions de Hariri sont maintenant prises. Et clairement, la démission est une réponse directe aux revendications de Rouhani d'avoir un monopole sur la prise de décision au Liban.

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