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30/11/2017

Le Bitcoin

Dans les pays démocratiques et développés, l’argent est devenu la seule balise. Après avoir été méprisés ou honnis jusqu’à la fin des années 1970 – une Rolls était alors le sommet de la ringardise –, le « fric » et ses attributs clinquants se sont imposés en force depuis les années 1990. Une caste étroite a vu son patrimoine et ses revenus grimper à des sommets inédits, pendant que se développait simultanément une grande classe pauvre de chômeurs, d’immigrants, d’employés saisonniers ou temporaires... Ces fortunes colossales et très visibles, accumulées par des financiers, des industriels ou des hommes politiques, ont redéfini le système de valeurs. La véritable hiérarchie est devenue celle de l’argent

La numérisation croissante de nos sociétés

Depuis l’invention des ordinateurs et d’Internet, la société humaine à connu une modification profonde de son fonctionnement, autant dans l’organisation globale de celle-ci, que dans les rapports entre êtres humains. Ces changements significatifs nous procurent à la fois plus de confort, et facilitent certaines tâches, l’accession au savoir et bien d’autres choses. En contrepartie, le numérique a aussi bouleversé la structure sociale humaine au point parfois de nous faire perdre nos repères ou de modifier en profondeur notre manière d’interagir entre nous.

Création du bitcoin en pleine crise financière

En 2008, en pleine crise financière mondiale, Satoshi Nakamoto, un Japonais naturalisé américain vivant en Californie, annonce le lancement du bitcoin. A l’époque, cette monnaie ne vaut rien. Derrière, il y a une philosophie libertarienne, une volonté d’échapper au contrôle de l’Etat.

Le Bitcoin, monnaie virtuelle lancée en 2009, a franchi le seuil de 10 000 dollars ce mercredi, après avoir multiplié sa valeur par 10 entre 2016 et 2017. Cette monnaie virtuelle n'est plus la seule sur le marché et ses concurrentes prennent de plus en plus de place 


 

Le bitcoin, une monnaie virtuelle qui s'envole - France Inter

Le bitcoin a maintenant sa place dans The Wall Street Journal. La cryptomonnaie est devenue une « classe d’actifs » au même titre que les devises, les obligations et les actions. C’est même celle qui se porte le mieux, pour le moment. Le bitcoin vient pour la première fois de dépasser 6 000 $.

A (ré)couter :

société

le Bitcoin.

.

 

C'est quoi le BitCoin ? Reportage arte

 

La Réserve fédérale américaine avertit que les devises numériques pourraient constituer une menace pour la stabilité financière mondiale. Elles sont utilisées par certains pour payer en ligne, mais la plupart des utilisateurs considèrent comme un investissement. 

Le bitcoin, le dollar virtuel

Jusqu'en 2017, le bitcoin, qui grossièrement correspondrait au dollar dans le monde de la monnaie virtuelle, raflait 90% du marché. Il existe cependant des centaines de crypto-monnaies. Les autres se partageaient les 10 % restant jusqu’en 2017. Depuis, l’éther et le ripple ont commençaient à prendre progressivement des parts de marché.  L’ensemble de ces monnaies s’achètent et se vendent sur le web sur des plates-formes spécialisées. Au total, ces flux sur internet représentent 100 milliards de dollars

"Monsieur tout le monde" est  de plus en plus  attiré par cette potentielle promesse de gain. Les financiers se mettent aussi au bitcoin et fait nouveau, des fonds d'investissements ou des opérateurs boursiers qui ont peur de passer à côté du phénomène s'y intéressent également. Ces nouveaux investisseurs changent la donne. Leurs implications crédibilisent une monnaie affranchie des marchés

L'or numérique

Les partisans du bitcoin sont enthousiastes. Moins cher, plus rapide, c'est l'avenir, on le met de côté comme de l'or numérique. La monnaie n'est plus contrôlée par quelqu'un mais dans les mains de tous, avec l'image d'un grand livre de compte ouvert sur la toile. Une image bien floue pour les détracteurs du bitcoin car ce qui est consigné, ce sont des pseudos, des séries de chiffres, de lettres, quasi impossible à remonter

bitcoin car ce

 

Le bitcoin est régulièrement

 l'image d'un grand livre de compte ouvert sur la toile. Une image bien floue pour les détracteurs du bitcoin car ce 

L’essor des cryptomonnaies En attendant, retournons à l’une de ces merveilles de notre époque : les cryptomonnaies évoquées ci-dessus. A titre personnel, nous ignorons à peu près tout ce que l’on peut savoir sur les cryptomonnaies. Mais nous sommes entouré de passionnés.

 «Et le bitcoin n’est pas seul. De nouvelles ICO [NDR : acronyme d’Initial Coin Offering, qui s’inspire d’IPO, acronyme d’Initial Public Offering, signifiant introduction en bourse] de tokens, des jetons numériques, ont lieu presque tous les jours

En gros, les startups spécialisées dans les cryptomonnaies vendent des crypto-tokens pour lever des fonds et financer leurs entreprises : tout comme une entreprise émet de nouvelles actions pour financer ses activités via l’introduction en bourse...

Par exemple, une ICO a eu lieu récemment pour une entreprise vous permettant de louer de l’espace-mémoire sur votre ordinateur, aux gens qui ont besoin d’espace de stockage supplémentaire. Une autre entreprise tente de fournir des services financiers de base à 2,5 milliards de personnes dans le monde, sans recourir à des comptes en banque..

Et une autre ICO a permis de financer une société qui vous permet de vous débarrasser de toutes les publicités en ligne et, à la place, de payer directement les sites pour leur contenu. Celle-ci a levé 36 M$ en 30 secondes, seulement !

Il existe plus de 800 cryptomonnaies, à présent. L'une d'entre elle : Ethereum. Elle n’a rien à voir du tout avec de la monnaie. En gros, les développeurs à l’origine d’Ethereum ont créé le premier ‘ordinateur mondial’ décentralisé

C’est comme un endroit dans le cyber espace où se réfugier pour échapper aux institutions corrompues et faire des affaires sans interférence de l’extérieur… 

 

Le bitcoin, un mirage ? - 07/11/2017

Une monnaie décentralisée... L’arbitrage numérique

Il n’y a ni banque centrale, ni institution pour gérer cette monnaie virtuelle. La seule chose qui fait son cours, c’est l’offre et la demande .Ppour placer son argent dans le bitcoin, il faut comprendre le système et notamment les blockchains , le système de contrôle décentralisé

n Nous ne savons pas quelles cryptomonnaies s’affirmeront comme le Hertz ou l’Avis des nouvelles monnaies. Mais il ne fait aucun doute qu’elles ont de beaux jours devant elles. « Car, en résumé, les cryptomonnaies fonctionnent sur une technologie informatique  – les blockchainsla blockchain pour les nuls – Blockchain France - Blockchain — Wikipédia

 

 

Comprendre la Blockchain

Suite de la 1ere partie, introductive : https://blockchainfrance.net/2015/09/08/cequestlablockcha...

Cette technologie vous permet d’arbitrer des accords "gagnant-gagnant" sans recourir à des avocats, des banques centrales, des intermédiaires financiers, ou des autorités de régulation

La folie financière est désormais généralisée

Malgré tout, ce « truc de geek » inquiète les gouvernements. Dans les pays développés, ces cours de plus en plus spéculatifs inquiète avec le risque de krack financier puis économique qui ne manquerait pas de suivre. Les cryptomonnaies constituent par conséquent une concurrence gênante.

 


The Bitcoin Gospel - (vpro backlight documentary

 

Le bitcoin est régulièrement accusé de financer le commerce illicite et la flambée du cours inquiète les régulateurs, qui pensent que l'on aura peut être un krach retentissant. En réalité c'est impossible de prédire (quand) car on ne sait pas vraiment qui possède le plus de Bitcoin. Impossible de dire pour la même raison quelle sera la déflagration…

Le Bitcoin a pris de la place dans certaines situations de crise économique. Chaque choc sur une monnaie nationale provoque une augmentation des bitcoin…

Il devient dangereux d’investir dans les crypto-monnaies, car une bulle est en train de se former sur le marché, et les monnaies cryptographiques seront bientôt soumises à un règlement sévère, estiment des experts interrogé par Sputnik

De plus en plus de pays s’ouvrent actuellement aux crypto-monnaies. Mais des analystes déconseillent d’investir dans le bitcoin et autres monnaies cryptographiques, alors que la spéculation et le «syndrome de l’occasion manquée» règnent dans le secteur. «Nous n’estimons pas que la croissance rapide dans le secteur des crypto-monnaies soit fondamentalement solide et nous soupçonnons qu’une bulle est en train de se former sur le marché», a indiqué à Sputnik Alberto Perucchini, analyste à la banque suisse Julius Baer



Plus d'infos sur : http://la-chronique-agora.com/bitcoin-10000/
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Bitcoin : toute l'actualité sur France Inter 

Concrètement, le bitcoin... | La Chronique Agora

Crypto-monnaies: la bulle risque-t-elle d'éclater ? - BusinessBourse

Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi - citoyen actif - 20minutes-blogs 

Économie , Bitcoin , Internet , bourse

 

29/11/2017

« En Afrique, la mondialisation de la violence et pauvreté»

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Emmanuel Macron au Burkina Faso

Face a la jeunesse, il essaye de relancer sur de nouvelles bases

C'est un lourd passif qu'essaye de faire oublier le gouvernement français en Afrique. Un passif d'un passé coloniale qui tient a des régimes autoritaires et a des pillages de richesse. A Ouagadougou hier, Emmanuel Macron a proposé une nouvelle relation avec la France, l'Europe et le continent Africain . On fait le point.

Devant l'université de Ouagadougou , quelques étudiants pas vraiment ravi de la visite u président français. Rapidement, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre dans une capital sécurisé au maximum.

" A mon avis, Macron n'est pas le bienvenu au Burkina Faso et encore moins a l'université"

Une jeunesse diplômée qui réclame une vrai rupture dans la politique France Afrique commr la fin du franc CFA que le chef de l'Etat envisage comme possible. Une nouvelle coopération ou encore la fin de soutien a des vielles dictatures aux nom des intérêts français sur le vieux continent

"Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes. Mais j'ai une conviction profonde : notre responsabilité n'est pas de nous y enfermer" Macron

"Nous sommes gérer aussi par cette traversée par toutes les passions, toutes les contradictions, toutes les demandes, les attentes à savoir certaines formes d'hostilités à l'égard de la France et je pense que ce que l'on a pu observé au sein de cette jeunesse burkinabaise peut se retrouver dans plusieurs pays africains" expert africain

Car pour beaucoup de Burkinabais, et d'autre l'objectif reste toujours de pouvoir travailler en Europe ou cette initiative du roi africain pour lutter contre les passeurs.

"Je proposerais également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prise aux piège en Lybie en apportant un soutient massif au population africaine en dangers.

Mais une aide qui doit également être proposée sur de nouvelles bases entre la France et ses partenaires africains.

Il faudra retenir de ce discours deux choses :- Il n'y a plus de politique africaine de la France, mais je vous propose un protocole en forme d'amitié , je vous propose une amitié partagée et surtout une responsabilité partagée.

Emmanuel Macron a enfin reparler de la force multinational du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes, une manière de réaffirmer la présence française, notamment au Burkina

Pour Jakkie Cilliers, de l’Institute for Security Studies, la multiplication des conflits armés est due au fait que les Etats n’ont pas la capacité de faire respecter la loi.

Pour le programme sur l’avenir et l’innovation en Afrique (AFI), je fais des prévisions à long terme et des analyses de tendances globales. Regardons donc d’où nous venons. Les conflits armés en Afrique ont atteint leur apogée en 1990-1991 à la fin de la guerre froide. Par la suite, cela a diminué jusqu’aux années 2005-2006 et demeuré à des niveaux relativement bas jusqu’en 2010. Les conflits armés en Afrique ont ensuite augmenté à partir de 2010, mais pas aux niveaux enregistrés à la fin de la guerre froide. Depuis 2015, ces conflits se sont stabilisés et ont commencé à diminuer.

La nature des violences a changé

Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’acteurs non étatiques – une plus grande fragmentation des groupes armés. Ce n’est donc pas un gouvernement contre un groupe armé, mais un gouvernement contre de nombreux groupes armés. Les insurgés sont souvent divisés et parfois même se combattent entre eux.

 

Sud-Soudan

Des affrontements interethniques ont fait 43 morts et 19 blessés dans l'Etat sud-soudanais de Jonglei, au centre du pays, rapportent aujourd'hui les autorités locales. Les Murle et la tribu rivale des Dinka Bor entretiennent un cycle de violences et de représailles que les autorités sud-soudanaises ne parviennent pas à enrayer. La guerre civile qui a éclaté en 2013 et les multiples rivalités entre rebelles, militaires et milices ont fait plus de quatre millions de déplacés et de réfugiés, soit le tiers de la population du Sud-Soudan.

RDC

La mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo a été visée par une attaque. Une quarantaine d’autres soldats ont été blessés.

« Contrairement à d’autres groupes, les ADF ne communiquent pas et ne revendiquent plus de message. Il est donc facile de leur imputer n’importe quel massacre », remarque la même source

La Monusco et les FARDC se connaissent bien, et leur collaboration ne se déroule pas sans anicroches. Déployée en 1999, au plus fort d’un conflit régional si vaste qu’il gagnera le nom de deuxième guerre du Congo, la Monusco, la plus ancienne et la plus fournie des missions onusiennes dans le monde, est restée en RDC pour combattre une myriade de groupes armés dans l’Est et, depuis l’été 2016, au centre de ce pays vaste comme l’Europe.

 L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

 L'Ethiopie : L'Éthiopie rongée par les violences interethniques

Les affrontements entre Oromos et Somalis ont fait des centaines de morts et ont déplacé 600.000 personnes depuis le mois de septembre.L'Éthiopie a beau se targuer d'être «un îlot de stabilité au milieu d'une région troublée», le pays fait face depuis la mi-septembre à des violences interethniques qui virent au «meurtre de masse», concédait dimanche le premier ministre Hailemariam Desalegn lors d'une allocution télévisée. Si les tensions ne sont pas nouvelles entre éleveurs oromos et somalis, qui se disputent puits et pâturages le long de la frontière entre leurs deux régions semi-autonomes, un conflit si généralisé, si meurtrier et si long, est inédit.La mort de deux personnalités politiques oromos après leur arrestation par la police Liyu, un groupe paramilitaire somali, a mis le feu aux poudres le 11 septembre. 

 

 LIRE AUSSI :Trump lève l'embargo économique à l'encontre du Soudan

Le terrorisme a également augmenté, mais selon la définition que l’on retient de ce terme, le terrorisme a toujours été beaucoup plus répandu en Afrique qu’ailleurs. On peut toutefois se demander si le terrorisme extrémiste violent va passer du Moyen-Orient à l’Afrique. Est-ce en Afrique qu’Al-Qaida et l’Etat islamique tourneront leurs prochaines vidéos ?

Les frappes de la coalition occidentale ont tué 129 djihadistes étrangers et 12 autres syriens en l’espace de 48 heures. Originaires de pays européens, arabes ou africains, certains étaient affiliés à l'EI tandis que d’autres l’étaient au Front al-Nosra. Deux organisations parmi une quinzaine qui forment une sorte d’internationale effrayante et disparate du djihadisme. Retrouvez ses principaux membres sur notre carte.

Cliquez sur les noms des groupes djihadistes pour plus d’information. Cliquez sur le texte pour fermer la fenêtre.

 

 Somalie.

Une frappe américaine en Somalie sur un camp d'entraînement des shebab, affiliés à Al-Qaïda, a tué plus de 100 combattants ce mardi, annonce le commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM). Le bombardement a eu lieu à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio. Les Etats-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les jihadistes du groupe Etat islamique.

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent

Les djihadistes africains de l’EI, défaits en Irak et en Syrie, représentent de « sérieuses menaces pour la sécurité et la stabilité », selon le commissaire de l’UA Smail Chergui.
« Des rapports font état de la présence de 6 000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient », a déclaré M. Smail Chergui, lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse APS.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment « échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs », après leurs défaites en Irak et en Syrie.

OMPTE RENDU L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent,  C dans l'air du 20-11-2015 | L'INTERNATIONALE DJIHADISTE ,  Who Supports ISIS?

 
 
25 novembre 2017 Le Mali

Les turbulences antigouvernementales sont plus fortes. Dans les pays développés, la mondialisation conduit au populisme de droite. En Afrique, elle conduit à la désaffection et à la violence au moment des élections.

Typiquement associés dans les médias internationaux à l'instabilité politique, à la maladie, à la pauvreté, à la corruption, aux dictatures et au manque de droits de l'homme et de démocratie, les pays africains luttent pour déconstruire les stéréotypes.

L'une des rares exceptions semble être la Republic of Ghana . faisons le point ensemble : car elle a pris rapidement ces responsabilité et s'est éloigné de la " logique racial" inexistante avant la venu des colons occidentaux.

Sept facteurs de la violence en Afrique

1. La pauvreté Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que l’Etat n’a pas la capacité de faire respecter la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités – comme en Afrique du Sud. Inégalité plus pauvreté égalent violence et parfois extrémisme.(..) Les chiffres absolus devraient augmenter d’environ 80 millions (en raison de la croissance démographique).

Sur la base d’une trajectoire de croissance actuelle d’environ 4 % du PIB par an pour les 55 pays africains, il est très improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable de l’ONU visant à mettre fin à la pauvreté absolue.
Ainsi, s’il existe une forte corrélation entre pauvreté et instabilité, l’Afrique risque de rester turbulente. Le rapport entre le développement et la croissance est aussi un élément perturbateur.Lire aussi :   « La lecture exclusivement ethnique des conflits en Afrique est fallacieuse » 

Nous repartons en Afrique : Une personne sur deux n'a pas accès à l'électricité. 600 millions d'Africains, c'est l'équivalent de la population européenne Alors évidemment, les conséquences sont lourdes pour la santé, la sécurité, l'emplois , l'éducation. c'est cette injustice énergétique que le photographe Pascal Met à voulu montrer Il est en ce moment à Paris

 

 " Cela fait pas mal d'année que je voyage en Afrique et il n'y a pas une seule journée sans que le problème de l'électricité ne soit venus dans les discutions. la phrase qui est revenu le plus souvent me disait monsieur : " à partir de 19 heure, quand la nuit tombe, nous avons l'impression de tomber dans une tombe.

Kenya, Nigéria, Ethiopie, Congo, Niger... A la lueur des lampes a pétroles, Pascal maitre s'est glissé avec passion dans la nuit africaine

C'est un sujet éminemment politique. Cela touche l'éducation, c a d que les enfants ne peuvent pas étudier le soir, ou alors ils étudient avec des lampes a pétroles qui sont nocives pour la santé et qui créaient énormément d'accidents domestiques. La santé : les soins se font à la lampe a pétrole, les accouchements. cela touche la sécurité . lorsque les gens vous parlent, il y a l'insécurité par rapport aux voleurs mais aussi par rapport aux serpents. Après il y a l'aspect économique évidemment du développement : vous ne pouvez pas installer des mini entreprise qui peuvent avoir des coupures d'électricités régulière. Beaucoup de gens migrent pour ces aspects là aussi."

La moitié des africains n'ont pas aces à l'électricité, soit 620 millions de personnes. bien plus que l'ensemble de la population européenne.A l'exception de quelques initiatives d'ONG , la majorité des zones rurales et périrurbaines en Afrique ne sont pas alimenter en électricité.

 

2. La démocratisation Le processus de démocratisation peut déclencher la violence à court ou moyen terme, en particulier au moment des élections. Les événements au Kenya en constituent un exemple récent. Là où il y a un déficit démocratique important, comme ce fut le cas en Afrique du Nord avant le « printemps arabe », les tensions s’accumulent. Là où le niveau de démocratie est inférieur à celui d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires, ce déficit démocratique (manipulation de la Constitution, troisième mandat…) conduit à l’instabilité.

 

3. Le type de régime La plupart des pays stables sont soit des démocraties à part entière, soit des autocraties à part entière. Le régime de la plupart des pays africains est mixte, c’est-à-dire qu’ils ont des éléments des deux et se situent quelque part entre les deux. Ils ont la façade de la démocratie, mais ils n’ont pas beaucoup d’éléments de démocratie de fond. Les régimes mixtes sont intrinsèquement plus instables et davantage sujets à des perturbations que les démocraties pleines ou les autocraties pleines.

 

nAkufo-Addo: Africa's march of democracy hard to reverse : The president of Ghana talks to Al Jazeera about his country's democratic success and his hopes for the continentDemocracy, Ghana, Politics, Africa, Robert Mugabe 

Akufo-Addo: la marche de la démocratie en Afrique difficile à inverser Le président du Ghana parle à Al Jazeera du succès démocratique de son pays et de ses espoirs pour le continent.

 

Le Ghana aujourd'hui - au moins en apparence - jouit d'une stabilité politique, avec une population multiethnique réunie dans des élections démocratiques et pacifiques.


 

La présidente Nana Akufo-Addo s'entretient avec Jane Dutton, d'Al Jazeera, sur les raisons pour lesquelles son pays est si différent de ses voisins à cet égard - et quel travail reste encore à faire au Ghana et dans le reste du continent.

En 1957, le Ghana est devenu le premier pays sub-saharien à obtenir son indépendance de la domination coloniale.

"Nous avons eu nos problèmes tôt", a déclaré Akufo-Addo à Al Jazeera. "Après la volatilité des 30 premières années après l'indépendance, le peuple du Ghana ... a décidé qu'ils voulaient un gouvernement démocratique."

Akufo-Addo a pris ses fonctions le 7 janvier 2017, après avoir remporté les septièmes élections démocratiques démocratiques du Ghana depuis le retour de la démocratie multipartite dans le pays en 1992.

"La détermination du peuple ghanéen à passer par les principes et les valeurs démocratiques a signifié que les élections après les élections ont été plus fortes en termes de crédibilité et de transparence - et cela signifie aussi que la population a accepté les résultats de notre électorat le conseil a augmenté », dit-il.

Ailleurs sur le continent, la démocratie a beaucoup moins réussi à prendre racine. Au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a devrait prêter serment pour un deuxième mandat, mardi 28 novembre, après que la Cour suprême du pays a rejeté deux pétitions visant à annuler les résultats des élections du mois dernier.

On retrouve les mêmes difficultés de gouvernance dans d’autres pays d’Afrique. Les dirigeants considèrent l’Etat comme leur bien personnel et s’accaparent ainsi les ressources du pays. Le statut de président devient celui de « big man », inspiré par une stratégie d’accumulation financière pour s’assurer une clientèle électorale dépendante. Le Kenya est un bon exemple de gouvernance dite néopatrimoniale, où l’ethnie constitue un mode de mobilisation commode pour les politiciens qui se disputent le pouvoir et les ressources attenantes à celui-ci.

 

4. La structure de la population La population africaine est jeune.  Les pays jeunes sont plus turbulents. Les jeunes hommes sont généralement responsables de la violence et de la criminalité. C’est également le cas en Afrique. Le manque d’emplois chez les jeunes et des taux d’urbanisation élevés provoquent l’exclusion sociale, source d’instabilité.

Lire aussi :   Deux attaques meurtrières contre les Nations unies au Mali

5. La répétition des violences Les violences passées sont souvent annonciatrices de la violence future. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC) sont pris au piège dans un cycle de violence très difficile à briser. Cela demande un effort considérable et très coûteux, nécessitant souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure.

6. Un mauvais voisinage Il accroît le risque de violence parce que les frontières ne sont pas contrôlées et que la police est absente des zones rurales. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par des pays voisins.

7. L’augmentation des inégalités et du terrorisme transnational L’Afrique est un continent d’inégalités où la croissance ne se traduit donc pas par une réduction de la pauvreté. (..). En Occident, la faible croissance alimente le populisme. En Afrique, elle conduit souvent à la violence.

Dans ce contexte, l’objectif de l’Union africaine de « faire taire les armes à feu d’ici à 2020 » est irréaliste. Nous, Africains, partons sur de mauvaises bases et nous sommes surpris lorsque le reste du monde ne nous prend pas au sérieux. En effet, la violence restera inévitablement une caractéristique de plusieurs pays africains pour de nombreuses années à venir.

8 - Critère racial

On le voit, l’approche uniquement ethnique exclut toute analyse des événements ayant conduit au conflit et les « dépolitise ». De quoi cette lecture est-elle le symptôme ? Comment expliquer qu’elle soit particulièrement répandue dans l’étude des conflits en Afrique ?

Il semblerait qu’au-delà des classifications identitaires, l’analyse dépend du rapport entre l’observateur et l’observé. La lecture exclusivement ethnique est, en partie, héritière des travaux sur l’anthropologie de la race, élaborée à la fin du XIXe siècle. Cette littérature refuse de penser le racisme en Afrique comme une idéologie construite politiquement et socialement. L’étude de la trajectoire du concept d’« ethnie » est particulièrement éclairante.

C’est à partir du XIXe siècle que le critère racial est intégré. Il faut noter que cette période correspond à la domination européenne sur le reste du monde. Dans l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1854

Jakkie Cilliers.

 

Que peut-on faire ?

J’ai fait valoir que l’Afrique restera turbulente parce qu’elle est pauvre et jeune, mais aussi parce qu’elle est en croissance et dynamique. Le développement est perturbateur, mais il offre aussi d’énormes possibilités.

Mais aujourd’hui, les Etats africains clés, comme le Mali et la RDC, semblent plus faibles, plus fragiles que jamais. Il semble que nous puissions améliorer les approches actuelles. Reconnaître que le maintien de la paix et les efforts extérieurs ne peuvent régler les problèmes internes.

D’un côté, le maintien de la paix par l’ONU est coûteux et désuet. D’autre part, l’Afrique n’a pas les ressources nécessaires pour mener des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles de grande envergure et la communauté internationale n’est pas disposée à investir substantiellement dans la paix en Afrique.

Nous devons plutôt mettre en place des systèmes et des institutions à faible coût pour la prévention, la gestion et la reconstruction post-conflit en cours. Nous devons sérieusement aider nos voisins.

Sept recommandations (du monde)

1. A long terme, une bonne gouvernance et. L’emploi .

2. Le renforcement des capacités nationales.

Lire aussi :   RDC : l’ONU « s’inquiète » des violences et de l’incertitude politique

3. Ne nous étonnons pas si la violence se généralise en RDC, au Zimbabwe, au Burundi, en Ouganda… Dans tous ces pays, une petite élite a confisqué le pouvoir. Ils ont fait passer des lois sur la responsabilité des gouvernants, mais cela n’a pas été suivi d’effets. Et d’une manière générale, le reste du continent a regardé ailleurs.

4. Le travail de l’ISS et un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concluent qu’une certaine forme d’action gouvernementale a servi de « point de basculement » incitant des personnes à rejoindre un groupe extrémiste. Par exemple, « le meurtre ou l’arrestation d’un membre de la famille ou d’un ami ».

En outre, l’Afrique semble avoir adhéré à l’approche américaine de la guerre contre le terrorisme – en s’appuyant sur l’armée pour répondre à une menace, le terrorisme, qui nécessiterait avant tout une approche fondée sur le renseignement et des enquêtes respectant l’Etat de droit. Nous serions bien avisés de revenir à une intervention des services de renseignement et de police plutôt qu’à une intervention militaire contre le terrorisme dans la mesure du possible.

5. Les liens entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme se développent. D’une certaine façon, nous avons assisté à la fin des guerres conventionnelles entre Etats. Le monde entier est maintenant un champ de bataille. Le terrorisme et les attaques contre des civils peuvent intervenir partout.

Les paradis fiscaux, la corruption des gouvernements africains, le vol par les élites dirigeantes, tous ces phénomènes alimentent la radicalisation. .

6. L’inégalité croissante et la concurrence croissante dans le secteur des ressources nous menacent tous. . L’Afrique doit continuer à défendre le consensus d’Ezulwini – texte de l’Union africaine prônant notamment une réforme du Conseil de sécurité –, mais elle doit aussi sortir des sentiers battus. .

7. Une coopération internationale et régionale beaucoup plus poussée est nécessaire.  

Il convient de se méfier des explications simplistes et essentialistes où les conflits sont vus comme inhérents aux cultures africaines, déterminés uniquement par les identités. Pourtant, cette lecture continue d’être reprise et guide les commentaires sur les conflits en Afrique.

Il faut donc porter notre attention sur les jeux de pouvoir locaux, sur les relations internationales africaines et sur l’intégration du continent au grand jeu mondial. La lecture exclusivement ethnique est extrêmement réductionniste, très spéculative et profondément fallacieuse.


Dites-nous ce que vous pensez?

Source: Al Jazeera

 



Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes  Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes - DISPARITION Jean-Christophe Victor, voyage sans retour

Laurence Defranoux
 

INFOGRAPHIE - Alors que le gouvernement hongrois a annoncé la fermeture de sa frontière avec la Serbie et le début de la construction d'une barrière anti-immigration, Le Figaro liste les principaux murs du monde.

 

 

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/28/en-afrique-la-mondialisation-conduit-a-la-violence-au-moment-des-elections_5221663_3212.html#LVUiPHtx27RbIUEa.99

Sommaire
Guerre de l'ombre au Sahara

 

Seulement un mauvais rêve ? - l'indignéSeulement un mauvais rêve ? : citoyen actif

RÉFLEXION SUR LE(s) MOUVEMENT(s) EN COURS Créé le dimanche 15 mai 2016 

Les temps changent.... Le système reste !! Par Enkolo dans Accueil le Seulement un mauvais rêve ? Par Enkolo dans Accueil le 

Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actifSeulement un mauvais rêve ? - l'indigné"Mon rat s'appelle Judas" - Enkolo, 11 novembre 2017 Seulement un mauvais rêve ?Migrants for sale

 Migrants for sale: Slave trade in Libya, 10/12/2017 Hommage à Jean Christophe Victor

Après Daech, naissance d'un État terroriste Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".

A lire 21 novembre 2017-Les guerres cachées contre DaechYémen : «L'effondrement va secouer la région et le monde» Publié le 02/12/2017 à 20:06 par saltabank, 01 décembre 2017Daech, naissance d'un Etat terroriste

28/11/2017

Migrants for sale

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' Une moitié de l’espèce humaine est hors de 
l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit 
de l’homme le droit de la femme ''.
-Victor Hugo-

 
 
 
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Marché aux esclaves en 2017 en Lybie, et là, la France et l'Angleterre vont rester à regarder ? la publication de Alain Girard.
 
 
 
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 Des centaines de personnes ont exprimé leur indignation après la diffusion sur internet d’une vidéo de CNN montrant des Subsahariens vendus aux enchères.

La Libye rapatrie 140 migrants nigérians

Les autorités libyennes basées à Tripoli, en coordination avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le porte-parole du bureau de lutte contre l'immigration clandestine à Tripoli, le lieutenant Hosni Abou Ayana ont organisé aujourd'hui le rapatriement par avion de 140 migrants nigérians, ont constaté des journalistes de l'AFP. Plaque tournante pour les migrants tentant de rejoindre l'Europe par la mer en recherche d'une vie meilleure, la Libye est particulièrement sous le feu des critiques depuis quelques semaines, après la diffusion d'un documentaire montrant des migrants africains vendus comme esclaves près de Tripoli.

» LIRE AUSSI : Maroc: des familles de migrants retenus en Libye manifestent

Mardi, l'OIM et le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) ont évoqué «une catastrophe humanitaire colossale» en cours pour les migrants placés dans des centres de rétention en Libye. Ces organisations ont affirmé vouloir y remédier en «vidant ces centres» où se trouveraient environ 15.000 personnes, en organisant entre autre des rapatriements par avion dans les pays d'origine.

 

» LIRE AUSSI : Esclavage en Libye : manifestation à Paris, enquête ouverte à Tripoli

Les opérations de rapatriement devraient s'intensifier pour passer à quatre vols par semaine contre deux actuellement, selon le responsable libyen qui a indiqué que depuis début 2017, 9.700 migrants ont été rapatriés depuis le centre de rétention de Tarik al-Sikka.

 

Migrants for sale: Slave trade in Libya

African refugees have long used Libya as gateway to Europe, but many are now facing abuse, exploitation and trafficking.

Human trafficking, Libya, Middle East, Human Rights

 
 
Le gouvernement libyen, soutenu par les Nations unies, a déclaré qu'il enquêtait sur des allégations selon lesquelles des centaines de réfugiés et de migrants africains passant par la Libye seraient achetés et vendus sur les marchés d'esclaves modernes - modern-day slave markets.
 
« L’esclavagisme en Libye existait avant que CNN le découvre, relevait une source à haut niveau, mais tant mieux si l’emballement soudain sur une situation que nous évoquons depuis de nombreux mois permet d’agir. »
 
Se confiant à quelques journalistes mardi soir, avant l’ouverture du sommet, Federica Mogherini, la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, se réjouissait aussi que le monde s’agite mais relevait que des témoignages recueillis auprès de femmes, à Lampedusa (Italie), avaient révélé depuis longtemps des situations comparables à celles révélées par la chaîne américaine. Et ils n’avaient pas suscité beaucoup d’émoi.


Selon les rapports, le commerce fonctionne en s'attaquant aux dizaines de milliers de personnes vulnérables qui risquent tout pour se rendre à la côte libyenne et ensuite à travers la Méditerranée en Europe - une route qui a été décrite comme la route la plus meurtrière sur terre.

La Libya est la principale porte d'entrée pour les personnes qui tentent d'atteindre l'Europe par voie maritime, avec plus de 150 000 personnes effectuant la traversée au cours de chacune des trois dernières années.

"Ils [les réfugiés] viennent de plusieurs pays africains et disent qu'ils ont fui la guerre, la pauvreté et le chômage dans leurs pays ... Ils ont fait un voyage difficile dans le désert et ils ont payé des passeurs pour se rendre en Libye pour essayer de Avec la sécurité et l'effondrement financier de la Libye, la traite des êtres humains et la contrebande sont devenues un commerce en plein essor ", a déclaré Mahmoud Abdelwahed, dans un centre de détention de la capitale libyenne, Tripoli.

L'esclavage moderne est répandu dans le monde entier et la Libye n'est pas unique ... Mais ce qui est particulièrement choquant, c'est que cela se passe effectivement à l'air libre, où les gens peuvent aller dans une ferme, faire une offre et finir par posséder. un être humain.

Leonard Doyle, Organisation internationale pour les migrations

Il n'y a pas de processus d'enregistrement approprié pour les dizaines de milliers de refugees qui arrivent en Libye.

Selon certaines informations, les activités des centres de détention ne sont pas surveillées dans certaines parties de la Libye et des cas de torture, de viols et de travail forcé ont été signalés.

Lorsque les centres sont trop encombrés, les gens seraient alors vendus comme des marchandises dans un marché ouvert. Les survivants ont déclaré à l'agence des Nations Unies pour les migrations qu'ils utilisaient des smartphones pour entrer en contact avec des passeurs afin de les amener en Libye et qu'ils étaient ensuite vendus, détenus pour obtenir une rançon, utilisés comme travail forcé ou pour exploitation sexuelle.

L'Organisation internationale pour les migrations dit que le commerce des êtres humains est devenu tellement normalisé que les gens sont achetés et vendus en public pour aussi peu que 400 $.

"Aussi choquant que cela puisse paraître, c'est en effet vrai", a déclaré Leonard Doyle, de l'Organisation internationale pour les migrations, à Counting the Cost. "La raison pour laquelle [la traite des esclaves] peut se produire est qu'il n'y a pas vraiment d'Etat de droit dans la majeure partie de la Libye." La Libye est un pays aussi grand que la France, avec beaucoup d'espace. promesse d'une nouvelle vie quand ils vont à leur fil Facebook et ils pensent que quelque chose de merveilleux les attend en Europe, parce qu'un passeur a abusé du système et les a vendus mensonge. "

Il explique que lorsqu'ils arrivent en Libye, «ils descendent du bus et ils sont rapidement mis dans une sorte de machine à assassiner, une machine à extorser, ils sont dépouillés de leurs biens, leurs familles sont appelées, ils sont forcés, ils sont torturés. Ils sont vendus, incroyables, mais ils sont vendus dans le cadre d'enchères ouvertes et publiques: 400 $ pour un ouvrier, peut-être un peu plus pour une femme qui peut être mise dans le commerce du sexe. passe à travers le pays. "

Doyle souligne que cette question montre que la communauté internationale devrait accorder plus d'attention à la Libye post-Kadhafi.

«Il y a une responsabilité internationale à aider ... Ce qui est particulièrement important maintenant, c'est que cette question attire l'attention du monde entier», affirme Doyle."L'esclavage des temps modernes est très répandu dans le monde et la Libye n'est pas unique: cela se passe aussi bien dans les pays développés que dans les pays sous-développés, mais ce qui est particulièrement choquant, c'est que cela se passe effectivement. peut aller à une ferme, faire une offre et finir par «posséder» un être humain. "

 

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Turquie: 57 migrants retrouvés enchaînés dans une cave

La police turque a libéré 57 migrants pakistanais enchaînés dans une cave à Istanbul par des passeurs qui tentaient de leur extorquer de l'argent après leur avoir promis de les faire passer en Europe, a rapporté mardi la presse turque.

Les 57 ressortissants pakistanais ont été retrouvés hier dans la cave d'un immeuble du district d'Arnavutköy, sur la rive européenne d'Istanbul, a indiqué le quotidien Hürriyet, précisant que plusieurs d'entre eux portaient des traces de coups.

Les policiers ont interpellé trois hommes, pakistanais eux aussi, soupçonnés d'avoir trompé les migrants en leur promettant de les faire passer en Italie ou en Grèce contre 10.000 dollars, rapporte Hürriyet.

Après avoir enchaîné les candidats à l'exil dans la cave, les passeurs les ont forcés à contacter des proches pour leur dire qu'ils étaient bien arrivés en Europe et leur demander de transférer les 10.000 dollars, selon le journal.

La Turquie est l'un des principaux lieux de transit des migrants et réfugiés qui souhaitent rejoindre l'Europe, via notamment les îles grecques en mer Egée. Ces dernières années, des centaines de milliers de personnes, notamment des Syriens et Irakiens fuyant la guerre, mais aussi des Pakistanais ou des Afghans, ont rejoint l'Europe de cette manière.Cependant, le flux a été drastiquement réduit à la faveur d'un pacte controversé conclu en mars 2016 entre Ankara et l'Union européenne.

LIRE AUSSI :

» L'Europe mise sur la Turquie pour bloquer les migrants

» Esclavage en Libye: les autorités locales sous pression

Comment l’Europe sous-traite sa politique migratoire

En deux ans, l’Union européenne a considérablement renforcé son soutien aux forces de sécurité africaines pour bloquer les migrants avant qu’ils ne traversent la Méditerranée.

Entretien mené par un officier de Protection de l’Ofpra dans un camp de réfugiés à N’Dajemena (Tchad) le 23 octobre.

En deux ans, l’Union européenne a considérablement renforcé son soutien aux forces de sécurité africaines pour bloquer les migrants avant qu’ils ne traversent la Méditerranée.

Depuis les bureaux de la Commission européenne, à Bruxelles, on surveille de très près la moindre polémique sur le sort des migrants africains en Libye. La mort de cinq d’entre eux lors d’un sauvetage chaotique, le 6 novembre, organisé en présence de garde-côtes libyens, dénoncés pour leurs comportements violents, puis les révélations de CNN, le 14 novembre, sur l’existence de marchés d’esclaves africains en Libye, ont mis la Commission sous tension. Depuis plusieurs mois, l’UE collabore en effet directement avec plusieurs autorités libyennes pour réduire les arrivées de migrants par la Méditerranée.

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Greece's Lesbos: ‘Guantanamo Bay of Europe' for refugees
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Depuis 2015, la « ministre des affaires étrangères de l’UE », Federica Mogherini, est accusée par les ONG de mener une « politique d’externalisation des frontières » qui consiste, en gros, à déléguer la gestion des flux migratoires aux pays voisins de l’UE. La Turquie d’un côté, avec l’accord de 2016 qui a fait diminuer drastiquement les arrivées en Grèce ; et l’Afrique de l’autre, avec la Libye au premier plan. Le terme d’« externalisation « est fermement contesté par Catherine Ray, la porte-parole de Mme Mogherini. « L’objectif premier est de lutter contre les trafiquants et de sauver des vies », insiste-t-elle, en brandissant les chiffres qui montrent que le nombre de morts et de disparus en Méditerranée a chuté.

Cet argument ne convainc ni les ONG, qui demandent l’arrêt immédiat de cette coopération, ni le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, qui l’a qualifiée d’« inhumaine ». Tous dénoncent les conditions de vie des milliers de migrants désormais bloqués en Libye, retenus dans des camps loin de répondre aux normes internationales. Federica Mogherini a demandé leur fermeture « dans leur forme actuelle » en septembre, sans effet pour le moment.

« On ne finance pas les garde-côtes directement »

Migrants : « La nasse libyenne a été en partie tissée par la France et l’Union européenne »

Dans une tribune au « Monde », Thierry Allafort-Duverger, le directeur général de Médecins sans frontières France, juge hypocrite la posture de la France, qui favorise l’interception de migrants par les gardes-côtes libyens et dénonce leurs conditions de détention sur place.

Soutien et financement de l’Union européenne

Mais que penser de ceux qui, comme Emmanuel Macron, nomment et dénoncent ce qui se passe en Libye et « en même temps » continuent de soutenir les gardes-côtes libyens et de financer d’autres mesures favorisant le retour et le maintien dans cet enfer

Et si vous etiez dans la peau de salif, clandestin mauritanien débarqué a Barbes? Un périple initiatique, cocasse, tendre et douloureux, dans la jungle urbaine de parisienne. une immersion capitivante, portée par le tandem de comédien bluffants

 

 

CLANDESTIN le 4/07 à 22h45 sur France 2 - Itv de Nassim BOUTELIS, comédien

Téléfilm dramatique - Clandestin - PhotosGenre : Téléfilm dramatique Origine : français Acteur : Aude KonanFrédéric SauzayJulie GayetNassim BoutelisPascal N'ZonziYann Ebongé Musique : Philippe Miller Realisateur : Arnaud Bédouet

Salif, un jeune Africain de 18 ans, est envoyé par ses parents à la recherche de son frère aîné qui vit à Paris et qui ne donne plus de nouvelles. S'il ne le retrouve pas, il devra se substituer à lui et travailler afin de soutenir financièrement sa famille. Il a pour seul viatique, une photo de son frère, un cachet de la poste sur une enveloppe et la force de l'innocence. Il s'embarque clandestinement à bord d'un ferry qui effectue la traversée du Maroc vers l'Espagne puis rejoint la capitale française. A Barbès, personne ne semble reconnaître son frère. Pire, Salif est agressé et on lui dérobe son argent. Idriss, un jeune Maghrébin, le prend sous son aile. Une amitié sincère naît entre les deux jeunes hommes...

 

 

 

CLANDESTIN le 4/07 à 22h45 France 2 - Itv d'Arnaud BEDOUET

 Voyager du ghana vers l'europe par bateau,mais cette Histoire tourne tres mal

Les clandestins ( voyage vers L'enfer Complet)

 

 

MIGRANTS - RETOUR D'ENFER

Traversée clandestine d'Africains vers l'Espagne

la vie d'un clandestin en france

Moi, Omar, clandestin, je veux rentrer chez moi.

Documentaire : Le Piège - Immigration clandestine 

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Source: Al Jazeera News

 
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