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24/12/2017

Vivre le temps des troubles

A la recherche d’un nouvel ordre mondial

Dans un essai géopolitique, Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), ausculte les enjeux de gouvernance d’un monde de plus en plus mouvant Par Marc Semo

 
« Vivre le temps des troubles », de Thierry de Montbrial, Albin Michel, 170 p., 15 euros

 

Déchiffrer un monde en train de basculer et analyser les nouveaux défis qui se posent à une gouvernance mondiale encore balbutiante : tel est l’objectif pour le moins ambitieux de Thierry de Montbrial dans un essai ramassé et alerte qui veut penser à nouveau la longue durée. Il revendique « sa conception du présent comme l’intersection d’un futur déjà là et d’un passé encore là » en réaction à un air du temps obsédé par l’instantanéité et qui, trop souvent, tend « à surestimer les changements à court terme et sous-estimer ceux à long terme ».

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Dessous des Cartes L'Europe en dangers - YouTube

Polytechnicien et ingénieur des Mines, docteur en économie formé à Berkeley, le fondateur et aujourd’hui président de l’Institut français des relations internationales (IFRI) a, parmi les grands spécialistes des relations internationales, un parcours original qui le sensibilise aux effets des grandes innovations technologiques.

 

Qu’il s’agisse des enjeux liés au dérèglement climatique dans un univers entré dans « l’anthropocène », selon l’expression du chimiste néerlandais et Prix Nobel Paul Crutzen – pour définir une nouvelle ère géologique dominée par l’action de l’homme –, ou qu’il s’agisse des potentialités démiurgiques ouvertes par l’intelligence artificielle, il est à même d’en comprendre les enjeux et surtout de les expliquer clairement sans irénisme ni catastrophisme.

« L’utopie de la mondialisation libérale »

Les « temps des troubles », expression évoquant les empires finissants, sont toujours difficilement déchiffrables. Le vieux monde est en train de mourir mais le nouveau n’est pas encore né. D’où la tentation du repli vers l’identitaire. « L’utopie de la mondialisation libérale qui a succédé au rêve du socialisme intégral a encore plus rapidement fait long feu », note Thierry de Montbrial. Citant Paul Valéry, il n’est guère tendre pour les effets d’une Histoire mythifiée qui « enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs

Les populismes en Europe (2016, France Culture)

Autour de Christine Ockrent (Affaires étrangères, 02-01-2016) : Béatrice Giblin, géographe, codirectrice de la revue de géographie et de géopolitique Hérodote et fondatrice de l'Institut français de géopolitique, université Paris-VIII; Cyril Coulet, chercheur, spécialiste des pays scandinaves; Mark Leonard, Directeur du European Council on Foreign Relations sur la Grande Bretagne; Péter Balázs, Professeur en relations Internationales et en études Européennes à la Central European University de Budapest; Jacob Turowski, entrepreneur franco-polonais.

"Que faut-il attendre de cette nouvelle année ? Une campagne présidentielle aux Etats-Unis et sans doute beaucoup de tumultes en Europe, sous l’effet d’une même lame de fond : le populisme."

"On voit aux Etats-Unis un Donald Trump dont les provocations font le succès dans les sondages et déportent vers la droite l’axe de la vie politique américaine.

En Europe de Copenhague à Budapest, de Varsovie à Rome, de Londres à Stockholm, on observe à des degrés divers le même rejet des élites, la même dénonciation de Bruxelles et du processus d’intégration, le même raidissement face aux mouvements migratoires qui ont pourtant écrit l’histoire du continent." "Quels sont donc les ressorts du populisme en Europe ? Jusqu’à quel point sont-ils similaires dans des pays à la culture et à la situation économique si différents ? Quels enjeux pour nos démocraties quand la mondialisation et les mutations technologiques s’accélèrent ?"

 

 

La Pologne menacée de sanctions sans précédent par l'UE

Etat de droit.

Après des mois de mises en garde, la Commission européenne a déclenché ce mercredi une procédure inédite contre la Pologne, annonce l'AFP. S'il ne renonce pas à ses réformes judiciaires controversées (votre notre interview à ce sujet), le pays pourrait bien se voir privé de ses droits de vote dans l'UE.

C'est l'article 7 du traité de l'UE qui a été activé, souvent qualifié d'«arme nucléaire» parmi les sanctions possibles. Cette procédure encore inédite peut déboucher, au terme d'une procédure complexe et encore jamais utilisée, sur une suspension des droits de vote au sein du Conseil de l'Union.

Fiscalité, Trump trace sa loi du plus fort. Approuvée dans la hâte par le Sénat, la réforme voulue par le président américain est censée venir en aide aux travailleurs et aux «oubliés». En réalité, ce texte, qui doit repasser au Congrès, regorge de mesures aux lourdes conséquences sociales et environnementales.

Une cour d'appel fédérale américaine a jugé vendredi que le décret anti-immigration du président Donald Trump n'était pas applicable aux personnes ayant une "relation de bonne foi crédible avec les Etats-Unis."

LIRE AUSSI - Victoire judiciaire de Trump sur son décret migratoire

 

 

 Président Trump, semaine 46 : le populiste qui ne donnait qu’aux riches

 A lire Tax Cut

Dérégulation tous azimuts

 A lire Accueil /Etats Unis, racisme /'America First', really?, 17 décembre 2017Les inégalités explosent, Merci trump...

 La crise de la dette publique en Europe et les perspectives d'un défaut grec, désormais très réelles, en sont la preuve. La finance n'est pas la cause de la crise; la finance est, au contraire, ce qui a permis à la contradiction récurrente du capitalisme de différer son explosion depuis si longtemps.

 

Aujourd'hui, cette contradiction frappe les Etats sous la forme d'une crise budgétaire et de divers programmes d'austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous sommes au-dessus de nos moyens, que nous allons devoir travailler plus fort et nous serrer la ceinture. Dans cette situation, beaucoup se tournent vers l'État, espérant qu'il imposera des limites aux «excès du marché».

 

"Avec plus d'Etat pour réguler la finance, nous serons en mesure de construire une économie plus sociale et plus prospère." Mais la solution antilibérale rencontre un obstacle évident [1]: l'Etat n'est pas opposé à la sphère de l'économie. Son rapport à l'économie est celui de l'interdépendance totale. La raison est simple: il faut de l'argent pour financer

 

 
 

 

 

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 Traduit de Why talk of “crisis?” Posted on  by risc

 Accueil /Etats Unis, racisme /'America First', really?

 

 10 décembre 2017 IDIOCRACY

08 décembre 2017 Trump : fini de rire ?

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