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26/12/2017

Les ressorts du système Poutine

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"l'égalité de droit est un mensonge, seul l'égalité sociale et économique compte. 
Si vous êtes né de parents millionnaires vous aurez plus de droit que si vous êtes pauvre d'où le ridicule de certains passage des droits de l'Homme.
"tous étaient égaux, mais certains étaient plus égaux que d'autres" G.Orwell

Je dis ça, je dis rien.

 
"Selon que vous soyez puissants ou misérables, les jugements de la cours vous rendront blanc ou noir" - Jean de La Fontaine
 
Trois exemples parmi d'autre : Trumps, Valdimir Poutine et Erdogan pour ne citez qu'eux.... Le pouvoir se durcit au fur et a mesure que le pouvoir s'installe et que la corruption règne....
 
 

En Turquie, la purge sans fin

Editorial. Depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016, la répression menée par Recep Tayyip Erdogan n’épargne personne. Elle masque pourtant mal la faiblesse réelle de son pouvoir.

 
Il n'a toutefois reçu jusqu'ici aucune protestation.  La chanson critique entre autres les dépenses pharaoniques engagées pour la construction de son luxueux palais près de la capitale turque, Ankara. 
Certes, en quinze ans, Recep Tayyip Erdogan et son parti ont remporté toutes les élections, notamment grâce à une politique économique qui a multiplié par trois le revenu par habitant. Mais les fractures creusées délibérément par le pouvoir . La Turquie de demain ne se reconnaît plus en Erdogan. Ce dernier l’a parfaitement compris. D’où son inquiétude et sa volonté d’imposer sa poigne de plus en plus autoritaire.
 
le système Poutine a généraliser le système de corruption innitier par ses prédécesseur. La Russie souffre d'une très large corruption. En 2012, le pays est classé 133e sur 176 pays selon l'indice de perception de la corruption de Transparency International à égalité avec les Comores, le Guyana, les Honduras, l'Iran et le Kazakhstan.
 
 
Dans les Echos, il démontre comment Vladimir Poutine qui a fait de la lutte contre les fonctionnaires véreux un thème de sa campagne pour la présidentielle de dimanche. C'est pourtant sous son règne que la corruption, de plus en plus agressive, s'est étendue à tous les niveaux de la sphère publique
 
Les pots-de-vin en tout genre représenteraient 300 milliards de dollars par an, soit plus de 15 % du PIB russe, selon le think tank russe Indem. « C'est impossible à chiffrer ! », nuance Elena Panfilova, directrice du bureau russe de Transparency International, mais, selon elle, « une chose est sûre : la corruption a changé de nature en douze ans de pouvoir sous Vladimir Poutine ».
 
En 2000, elle était avant tout l'oeuvre d'hommes d'affaires et de fonctionnaires s'échangeant faveurs contre argent. Au sortir du communisme, « le message du pouvoir aux diverses administrations a été clair : Aidez-nous à lutter contre le crime organisé, renforcez nos institutions, mais, comme nous n'avons pas les moyens d'augmenter vos salaires, libre à vous de faire des extras, explique Elena Panfilova. Résultat : l'Etat est effectivement devenu plus fort, mais, dans le même temps, ses agents se sont transformés en extorqueurs. Aujourd'hui, ils placent leurs activités privées au-dessus de leurs tâches publiques. » A la corruption traditionnelle a donc succédé une forme plus agressive où, en position de force, l'agent public s'est mué en homme d'affaires malveillant. Un système d'autant plus incontrôlable que, en dix ans, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40 %.
 
Entrée dans les moeurs, la corruption s'est étendue à tous les niveaux de la sphère publique. « Pour résoudre un problème, ne pas perdre de temps en paperasserie, on donne un cadeau ou un billet. On cède à la facilité car c'est rapide et efficace », peste Oleg, simple Russe
 
Dans les hôpitaux comme dans les établissements scolaires, la pratique des cadeaux plus ou moins déguisés est devenue une habitude pour obtenir de meilleurs soins ou éviter une longue queue à l'étage des radios, s'assurer une place en maternelle ou s'enregistrer à la bonne école de quartier
 

Une inflation cachée qui, en freinant la modernisation des infrastructures, entrave clairement le développement économique.

« Dans chaque contrat public, 20 % des fonds en jeu disparaissent. Et comme la majorité des contrats en Russie implique l'Etat... ", s'alarme Igor Yurgens, président d'Insor, un influent think tank, qui poursuit : « Vladimir Poutine est conscient du problème. Pas d'un point de vue moral. Mais sur le plan économique. »

Peu de condamnations

Grâce à ces réformes, la Russie a gagné 11 places en un an dans le classement de Transparency International : elle figure désormais au 143e rang sur 183 pays répertoriés du moins au plus corrompu. Parallèlement, le sujet est devenu moins tabou, les scandales de pots-de-vin ou d'extorsion éclatent souvent dans les médias. Mais, au regard du nombre d'affaires révélées, celui des condamnations reste faible.

 

 Le président russe, Vladimir Poutine, candidat à sa réélection lors du scrutin de mars 2018

A la tête de la Russie depuis plus de dix-sept ans, M. Poutine faisait planer le doute sur son éventuelle candidature. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, mercredi 6 décembre, sa candidature pour un quatrième mandat au scrutin de mars 2018. Il a fait sa déclaration, lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et, dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a lancé le chef de l’Etat devant un public conquis.

Peu d’observateurs doutaient que Vladimir Poutine, à la tête de la Russie depuis plus de dix-sept ans, serait candidat à sa réélection, malgré les tergiversations du Kremlin qui a fait durer le suspense pendant plusieurs jours. Une victoire en mars le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024.

Quelle opposition lors du scrutin ?

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui entend défier M. Poutine lors du scrutin dans quatre mois, a réagi sur Twitter en ironisant sur la longévité politique du président russe : « A mon avis, c’est beaucoup. Je propose de nous y opposer. »

Charismatique blogueur anticorruption aux accents parfois nationalistes, M. Navalny a organisé deux manifestations antigouvernementales d’ampleur en mars et juin et a eu à subir de nombreuses condamnations en justice et de courtes périodes de détention.

« Dire qu’Alexeï Navalny est le plus sérieux des opposants de Poutine c’est une réalité, c’est juste. Mais même s’il pouvait se présenter et même s’il est difficile de prédire un quelconque score, Vladimir Poutine reste crédité d’un taux de popularité frôlant les 80 % en Russie », relativise Jean de Gliniasty. En réaction au rejet de sa candidature, Alexeï Navalny a appelé lundi 25 décembre au boycott du prochain scrutin.

 Le risque d’une participation faible est réel. Ce n’est pas lié à Navalny, mais à la perte d’intérêt dans les élections au vu d’un résultat connu à l’avance », explique à l’AFP la politologue Ekaterina Schulmann, de l’université Ranepa.

Poutine : les ressorts d'une popularité presque sans faille 

Le président russe, candidat en mars à un quatrième mandat, et auréolé par avance de l'organisation de la coupe du Monde de football en Russie l'été prochain, recueillerait 61 % des intentions de vote. 

Vladimir Poutine, le vainqueur autoproclamé de la guerre en Syrie contre le terrorisme connaitra-il les mêmes succès sur le terrain diplomatique et la scène politique intérieure? Le premier semestre 2018 qui s'annonce constitue un test pour le chef du Kremlin qui briguera le 18 mars un quatrième mandat à la tête du pays, lui permettant de se prévaloir, juste derrière Staline, de la plus grande longévité politique d'un dirigeant soviétique et russe en exercice: 24 ans au sommet du pouvoir. Aucun concurrent ne semble en mesure de lui faire de l'ombre, seul un faible taux de participation étant susceptible de ternir sa victoire.

Selon un récent sondage de l'institut Levada, le chef du Kremlin recueillerait 61 % des intentions de vote, très loin devant l'éternel leader nationaliste Vladimir Jirinosvky (8 %) et plus loin encore de la journaliste Ksenia Sobtchak (1 %), la seule susceptible d'incarner l'opposition libérale en l'absence d'Alexeï Navalny, condamné pour malversation, et interdit par la Commission électorale centrale de se porter candidat. Hormis ces personnalités, une multitude d'autres prétendants à la candidature espèrent sortir de l'anonymat, ne serait-ce que dans la perspective des prochaines élections de 2024, lors desquelles Vladimir Poutine devrait enfin laisser la place.

«Un vrai Moujik»

En attendant, l'homme fort du Kremlin est jugé «courageux, dur, calme, sûr de lui, respecté dans le monde, qui soutient l'armée et protège [son pays NDLR] de l'Occident», selon les appréciations les plus courantes qu'en donnent ses concitoyens, selon Levada. En résumé, «un vrai Moujik». À cet égard, les succès militaires remportés par l'armée russe en Syrie importent plus que les percées diplomatiques hypothétiques dont Vladimir Poutine est encore loin de pouvoir se prévaloir dans la région.

À cette occasion, la Jeunesse russe est appelée à vénérer son armée, selon un projet de loi sur «l'éducation patriotique» bientôt en discussion à la Douma.

« Nous ferons tout pour que la coupe du Monde de football devienne une fête sportive grandiose. »

Vladimir Poutine

Le bannissement par le CIO de la délégation russe aux prochains Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, pour cause de dopage institutionnel lors des précédents JO de Sotchi, n'affecte pas la popularité du président, pourtant implicitement mis en cause dans ce scandale. La propagande présente la décision des autorités sportives comme un complot de l'Occident destiné à «perturber l'élection présidentielle». Même éculée, l'explication est susceptible de souder l'opinion publique autour de son leader.

Quatre mois après les Jeux Olympiques, la Russie aura enfin l'occasion de briller lors de la coupe du Monde de football qu'elle organise. «Nous ferons tout pour que cet événement devienne une fête sportive grandiose», a promis Vladimir Poutine. Le chef du Kremlin espère bien à cette occasion bénéficier d'une popularité au zénith.

 

Poutine : les ressorts d'une popularité presque sans faille Par   Publié

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