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20/01/2018

Trump, les 300 jours

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Ne pas juger Donald Trump sur les apparences

Editorial. « Affaire russe », climat, commerce international, conflit israélo-palestinien, accord nucléaire iranien… Après un an de mandat, ces dossiers imposent de prendre en compte le président américain pour ce qu’il fait autant que pour ce qu’il est. 

La politique étrangère de Donald Trump, en un mot ? Imprévisible. Le président des États-Unis a annoncé que son pays reconnaît Jérusalem comme capitale officielle d’Israël. Un choix qui pourrait déclencher un grand bouleversement dans tout le Moyen-Orient. Mais en matière de surprises géopolitiques, Trump n’en est pas à son coup d’essai : avec l’Iran, la Corée du Nord ou encore le Mexique, il a déjà sérieusement ébranlé les relations diplomatiques. Retour sur ses derniers hauts faits. 
Cela se traduit aussi sur le prestige en interne et à l'international des Etats Unis.
 

 

 
Enfin derrière la façade de clown de trump, il a réussit déjà à imposer une partie de son programme en faveur des plus riches, de sa classe électorales ( religieuses, populistes et conservatrice) et des lobbyistes financiers et industriels
 

 
 
 
Depuis un an, Donald Trump n'est pas populaire mais conserve ses fidèles
 

INFOGRAPHIES - La popularité du président américain est constante depuis plusieurs mois, évoluant entre 37 et 40% selon les sondages. Un score plus bas que celui enregistré par les précédents présidents américains, mais qu'il faut analyser avec prudence, car, dans le même temps, son électorat ne l'a pas abandonné.

 

● Une Amérique coupée en deux

 

 
 

 Trump moins populaire que les autres présidents américains? Oui, mais...

 Donald Trump conserve l'électorat républicain

Les résultats selon les préférences politiques illustrent cette coupure nette entre pro-Trump et anti-Trump. Le président américain n'a guère perdu son électorat, de même plus largement que l'électorat républicain.

 
«Le président américain n'a pas seulement bien résisté, il a posé les bases d'un véritable système Trump, fondé sur une division profonde de l'Amérique», conclut l'universitaire. L'affaire russe sur une possible ingérence russe lors de la campagnepourrait-elle défaire ce système? «Pour l'instant, Donald Trump n'est pas pénalement inquiété. Au contraire, cette affaire lui permet de se victimiser auprès de sa base. C'est la théorie du chaos qu'il applique depuis le début de sa campagne», estime Jean-Eric Branaa. «Elle peut avoir un impact à la marge. Les hostiles n'en ont pas besoin pour être hostiles, les fans resteront fans et prétexteront le complot, la cabale, la persécution, mais c'est au centre que ça se joue. Ça dépendra aussi de ce qui sort de cette affaire. S'il apparaît comme un escroc, ou pire, un traître antipatriote, là oui il peut y avoir un retour de bâton au centre et chez les républicains modérés», modère Lauric Henneton, qui conclut à son tour: «Il faut rester prudent. Donald Trump a résisté à toutes les catastrophes annoncées. Si on se fie à beaucoup de choses qui paraissaient évidentes, il ne serait pas président».
 
 

Editorial du « Monde ». Donald Trump ne pouvait imaginer pire anniversaire. Un an après son arrivée à la Maison Blanche, ce n’est pas dans sa luxueuse propriété de Mar-a-Lago, en Floride, qu’il a célébré l’événement, comme il l’avait prévu, mais du bureau Ovale, pour tenter de trouver une solution à la paralysie de l’administration américaine. En effet, faute de compromis sur le budget entre républicains et démocrates au Congrès, l’Etat se retrouve, samedi 20 janvier, à court d’argent, obligeant la première puissance mondiale à fonctionner au ralenti.

Lire aussi :   Aux Etat-Unis, la première année de Donald Trump s’achève sur un « shutdown »

 

Budget américain : Trump dépoile la diplomatie pour rhabiller l'armée

Ce shutdown illustre jusqu’à la caricature le fonctionnement chaotique de la présidence de M. Trump. Depuis douze mois, il est engagé dans une campagne électorale perpétuelle qui préfère exciter sa base plutôt que représenter le plus grand nombre. Un responsable qui entretient un rapport torturé aux faits et qui attaque la presse avec des accents d’autocrate. Le commandant en chef de la plus puissante armée au monde qui manie l’insulte publique sans le moindre filtre.

Le déni, un péril insidieux

Une administration aussi peu conventionnelle ne peut que désorienter, aux Etats-Unis comme partout dans le monde, au risque d’exposer les détracteurs du président à un péril insidieux : le déni. Un procès en illégitimité resurgit en effet régulièrement, au travers de débats de comptoir sur la santé mentale de Donald Trump, l’éventualité d’un impeachment ou l’application du vingt-cinquième amendement de la Constitution, qui dispose que le président peut être remplacé par son vice-président lorsqu’il se trouve dans l’incapacité d’exercer ses fonctions.

Ce déni occulte le fait qu’une élection présidentielle n’est pas un relevé d’aptitudes mais bien une compétition démocratique que le magnat de l’immobilier a remportée, même s’il n’a pas obtenu la majorité des suffrages exprimés. Elu pour quatre ans, doté d’une « excellente » santé, selon le médecin de la Maison Blanche, Donald Trump a déjà en ligne de mire sa réélection en 2020.

Un début de bilan

Le déni empêche surtout de voir que, en dépit du tumulte qui entoure son exercice singulier du pouvoir, ce président dispose déjà d’un début de bilan, aussi poussif soit-il : une réforme fiscale, une vague de dérégulation, des nominations massives de juges fédéraux en place pour les décennies à venir. Et puis, malgré une impopularité sans précédent après douze mois de pouvoir, il est à la tête d’une économie florissante, et cette bonne santé sera peut-être portée un jour à son seul crédit, alors qu’il est partagé aujourd’hui avec un prédécesseur qu’il exècre, Barack Obama.

Certes, des ombres persistent dans ce tableau. L’enquête « russe » tout d’abord, consacrée aux interférences avec la campagne électorale de 2016 prêtées à la Russie par le renseignement américain. Conduite par un procureur spécial dont l’intégrité est à toute épreuve, Robert Mueller, elle n’en finit pas de hanter la Maison Blanche en mettant en cause l’entourage direct du président. La volonté de Donald Trump, ensuite, de soumettre les équilibres incertains du monde à des crash-tests permanents, que ce soit sur la lutte contre le réchauffement climatique, le commerce international, le dossier israélo-palestinien ou encore l’accord nucléaire conclu avec l’Iran.

Autant de dossiers qui imposent de prendre en compte Donald Trump pour ce qu’il fait autant que pour ce qu’il est. C’est à cette aune qu’il doit être jugé, plus que sur le tapage soulevé par les messages matutinaux intempestifs qu’il publie sur son réseau social préféré.

 

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Editorial. Le gel des fonds américains destinés aux réfugiés palestiniens met en danger la stabilité des camps où sont installées des millions de personnes.
 
 
Après des années de hausse, les premières inscriptions d’étudiants étrangers diminuent, ce qui conduit les universités à des restrictions budgétaires, selon « Courrier Expat ». « A mesure que vous perdez ces étudiants, les revenus assurés par les frais de scolarité sont affectés. Nous devons faire des choix budgétaires, nous adapter », reconnaît Michael Godard, de la Missouri central university dans le New York Times. Alors que les étudiants étrangers acquittent des droits d’inscription deux fois plus élevés que ceux payés par les étudiants originaires de l’Etat, son université a déjà ressenti un manque à gagner de 14 millions de dollars (11,45 millions d’euros).Près de la moitié des campus concernés

Selon Raja Bandar, de l’Institute of International Education, cette baisse serait due à « plusieurs facteurs qui se combinent ». D’une part, la concurrence avec les universités canadiennes, australiennes ou britanniques est de plus en plus forte. D’autre part, des pays comme lBrésil ou l’Arabie saoudite ont récemment revu les conditions d’attribution des bourses à leurs étudiants désireux de poursuivre leurs études à l’étranger. Enfin, et surtout, la politique anti-immigration de l’administration Trump a des effets bien au-delà des six pays musulmans dont les ressortissants sont désormais interdits de séjour aux Etats-Unis.

Michael Godard constate : « L’Inde ne figure pas sur cette liste, mais de nombreux étudiants indiens de confession musulmane se sentent concernés par les restrictions en matière d’immigration. »

Les business schools américaines également touchées

La baisse d’attractivité de l’enseignement supérieur américain ne concerne pas que les universités. Nombre d’écoles de commerce ne sont pas mieux loties. « Les dernières données du Graduate Management Admission Council montrent que deux écoles de commerce américaines sur trois ont enregistré une baisse des inscriptions du côté des étudiants internationaux », signale le Financial Times.

Le prestige international des meilleures business schools américaines n’est pas menacé, prend soin de souligner le quotidien économique britannique. Quant aux autres, une perte de diversité se traduirait fatalement, à terme, par une baisse de la qualité des formations qu’elles proposent, avec notamment pour leurs élèves des possibilités restreintes en matière de constitution de réseau.

Les écoles de commerce canadiennes qui, pour le moment, accueillent en moyenne 60 % d’étudiants internationaux — nettement moins que les établissements équivalents en Europe —, pourraient être les grandes gagnantes d’un déclin durable des écoles américaines.

Cela peut induire une perte de compétitivité, de compétences et donc a terme du rayonnement intellectuel et productif des Etats Unis à l'interieur du pays et à l'international.
 
 

Furthermore, documents from the FBI and 

This article is part of a multipart series that examines the State of America Under Trump. Also read:

Trump's America: A shrinking space for protests

Trump's America: 'Dreamers must make deal with devil'

Trump's America: An 'attack' on climate change fight

Trump's America: 'War of attrition' on journalists

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