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25/02/2018

La goutta Orientale

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 "Quand l'état t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie.


 
Marc Robine - Le Pieu

Victimes des bombardements depuis plusieurs jours, les habitants de la Ghouta orientale, cette enclave rebelle près de la capitale syrienne, vivent dans la terreur, cloîtrés dans des sous-sols et des abris.

 En Syrie toujours, près de 550 civils , malgré les appels de l'Onu à mettre fin à cette «souffrance insensée». Alors que de nombreux enfants ont été tuées dans le fief rebelle de la Ghouta orientale, l'Unicf a publié un communiqué vide pour dénoncer l'horreur qui a cours en Syrie. «Aucun mot ne rendra justice aux enfants tués, à leurs mères, leurs pères, et à ceux qui leur sont chers», écrit l'organisation.

Syrie.

Les rebelles et ceux qui les soutiennent doivent «agir» pour que la trêve en Syrie fonctionne, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, ajoutant que Moscou continuerait à soutenir l'armée syrienne pour «éradiquer la menace terroriste»«La Russie et le gouvernement syrien ont déjà annoncé la création de couloirs humanitaires dans la Ghouta orientale. Maintenant c'est au tour des militants et de leurs soutiens d'agir», a-t-il déclaré.

Les hostilités ont repris entre l'armée syrienne et les insurgés, compromettant une trêve humanitaire dans l'enclave rebelle assiégée dans la Ghouta orientale, où près de 600 civils ont péri en dix jours de bombardements du régime. (Des colonnes des fumées dans la Ghouta, le 27 février 2018. Photo AFP)

 

Dimanche, après 14 cas de suffocation, de nouvelles accusations d'attaque chimique ont été lancées par un groupe rebelle qui a pointé du doigt le régime, mais Moscou, allié indéfectible de Damas, a réfuté ces allégations

Les civils ont le choix entre mourir sous le feu du régime et supplétif de Damas ou de la famine, ou partir pour et se retrouver de nouveau sous les balles des belligérants.... Il n'y a aucun endroit sur pour la population civile De la #Ghoutaà #Afrin, arrêt des ingérences étrangères, arrêt des bombardements. Départ de toutes les forces et milices étrangères ( #Russie#Iran#gardien de la révolution, mercenaires russes, milices chiites, de la #Turquie ) Tout les siupplétifs de Bachar el Assad qui entretiennent le conflit au lieu de le stopper. La #Russie de #Poutine s'oppose à un cessez-le-feu humanitaire en #Syrie. #Poutine aime bien exterminer peinard."humanitaire" ne fait pas partie de son vocabulaire. Anna Politkovskaïa a été assassinée pour avoir révélé les crimes de guerre de l'Armée Russe en #Tchétchénie.. https://t.co/d0lQHLPRvM La Tchétchénie a été le laboratoire pour la Russie, avant de l'exporter en Syrie. #Déni #CrimeContrelHumanité

 
 
Syrie: des rebelles de la Ghouta prêts à «expulser» un groupe djihadiste

Des factions rebelles de la Ghouta orientale se sont engagées aujourd'hui dans une lettre adressée à l'ONU à "expulser" les combattants d'un groupe djihadiste en contrepartie de l'application de la trêve prévue par une résolution du conseil de sécurité. Les groupes rebelles ont fait part de leur engagement à "évacuer les combattants de Hayat Tahrir al Cham, du Front al-Nosra et d'Al-Qaïda ainsi que leurs proches dans un délai de 15 jours à partir de l'entrée en vigueur de la trêve (...)". Leur lettre est adressée au président du conseil de sécurité, Mansour Al-Otaibi, ainsi qu'au patron de l'ONU, Antonio Guterres.

"si la goutha est occupé par des islamistes proches d'alqaida ,les femmes et les enfants n'y sont pour rien." citation de Raoul Nasri

Les factions rebelles ont dénoncé, en parallèle, les "violations de l'accord de trêve par le régime et ses alliés russe et iranien", en allusion aux frappes rapportées ce matin contre plusieurs localités de la Ghouta. Les groupes rebelles ont aussi exhorté l'ONU à oeuvrer en faveur d'une entrée des aides humanitaires dans cette zone assiégée depuis 2013 de manière "organisée, sûre et régulière". Et ont demandé l'"évacuation des blessés et des malades graves vers des hôpitaux en dehors des zones contrôlées par le régime, sous la protection de l'ONU et de la Croix-Rouge internationale". 

 
 
 
Le régime syrien progresse dans la Ghouta orientale

Les combats au sol se sont intensifiés après une campagne aérienne meurtrière. Le régime a repris samedi 10 % de l’enclave rebelle, selon l’OSDH.

 
Un scénario qui rappelle Alep

Le pouvoir ne cache pas son intention de reconquérir l’ensemble de la Ghouta orientale, après avoir dépêché des renforts à la mi-février autour de l’enclave rebelle, où quelque 400 000 civils sont assiégés depuis 2013. Les forces du régime contrôlent déjà les deux tiers de la Ghouta, et les rebelles, un tiers.

Evoquant « la progression de l’armée dans la Ghouta orientale », le vice-ministre des affaires étrangères syrien, Ayman Soussane, a déclaré que « les terroristes goûter[aie]nt à la défaite prochainement dans la Ghouta, comme ils l’ont connue à Alep », deuxième ville du pays. Le scénario n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en 2016 à Alep, où les rebelles durent abandonner leurs quartiers à l’issue d’un siège asphyxiant et de bombardements dévastateurs du régime et de son allié russe.

Lire aussi :   « Le régime syrien veut assiéger Idlib comme il l’a fait à Alep »

L'impression de revivre constatamment la même catastrophe après Homs puis Alep :  La Goutta comme Alep avant : Alep, tombeau du droit international, de l’ONU, du minimum de décence et d’humanité
Editorial. Bachar Al-Assad, la Russie et l’Iran sont les grands vainqueurs de la bataille d’Alep. Détruite, la ville risque d’être l’objet d’une sordide épuration politico-confessionnelle.
 
 
Les Occidentaux en spectateurs effarés

Mais alors que l’enjeu de sécurité – sans même parler de morale – est aussi grand qu’en ex-Yougoslavie pour les Occidentaux, ceux-ci sont restés, cette fois-ci, spectateurs effarés du drame. Alep aura été l’un des tombeaux du droit international, de l’ONU, du minimum de décence et d’humanité. La grande majorité des habitants d’Alep-Est ont vécu (et péri) sous les bombes, dans les privations et à la merci des exactions de la rébellion, plutôt que de subir la torture et la dictature du régime Assad. C’est dire ce qui attend les survivants et l’ampleur du rejet du régime syrien dans une bonne partie de la population.

 

Tout comme la chute de Srebrenica a été un tournant dans la guerre de Yougoslavie, la dernière ignominie qui a fini par réveiller la communauté internationale, celle d’Alep marquera un tournant aussi. Mais il n’y a rien de bon à en attendre. Et ceux qui jugent utile de s’en accommoder risquent de subir pendant longtemps les conséquences de l’ordre ignominieux qui vient de triompher à Alep.

 

 

 
Alep brûle C'est juste une sale guerre voulu et encourager par Bachar el Assad et ses alliés pour garder le pouvoir absolue pour l'un, pour les autres garder des bases militaires stratégiques ou un axe chiite pour contrer les américains ou l'Arabie Saoudite
 

Téhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Depuis la mi-novembre, des milices chiites étrangères, forces de choc indispensables au régime de Bachar Al-Assad, participent à la reconquête des quartiers rebelles d’Alep. a Saudi-led military coalition in Yemen.

 
 
 
Syrie : « Washington s’en tient à des déclarations musclées, sans sortir du registre diplomatique »

Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions sur la Ghouta, où 400 000 personnes sont assiégées par les forces du régime.

 Allan Kaval : Washington s’en tient pour l’instant à des déclarations qui, bien que musclées, ne sortent pas du registre diplomatique. Les critiques américaines sont d’abord adressées à la Russie, accusée de jouer un double jeu sur le dossier de la Ghouta, mais également de ne rien faire pour empêcher le régime syrien d’utiliser des armes chimiques. C’est bien sur la question des armes chimiques que l’administration américaine se veut la plus ferme. Début février, le secrétaire américain de la défense James Mattis a évoqué la possibilité de nouvelles frappes aériennes contre la Syrie en cas de nouvelles attaques chimiques. Ces déclarations n’ont pas été suivies d’effet.

Syrie : six années d'impuissance face aux armes chimiques

 

FOCUS - Malgré l'annonce de la destruction de l'arsenal chimique du régime syrien et les menaces de représailles des pays occidentaux, les attaques à l'arme chimique se poursuivent dans le pays.

Les armes chimiques devaient être une ligne rouge à ne pas franchir. Elles sont au contraire devenues un fil rouge de la guerre en Syrie. Depuis le début de la révolution, en 2011, leur utilisation a provoqué plusieurs centaines de morts dans la population civile, indignant à de nombreuses reprises les opinions publiques internationales. La destruction encadrée de l'arsenal du régime ne semble pas avoir eu l'effet espéré. Retour sur des années d'impuissance.

» LIRE AUSSI - Syrie: l'ONU exige que la trêve soit «immédiatement appliquée»

• Juillet 2012: la première menace

• Août 2012: la ligne rouge : Début celui de l'effacement des États-Unis au profit de nouveaux acteurs tels que la Russie dans le conflit. Ce sera une conséquence pour le non respect de la parole  une «ligne rouge» aux «conséquences énormes».

• Mars 2013: utilisation de gaz sarin

• Août 2013: 1400 morts dans la Ghouta

• Septembre 2013: pas d'intervention internationale

» LIRE AUSSI - Armes chimiques en Syrie: le long chemin du démantèlement

• Août 2014: la destruction de l'arsenal chimique terminée

• Septembre 2014: attaques au chlore

• Août 2016: un rapport dénonce de nouvelles attaques

• Avril 2017: attaque au gaz sarin et frappe aérienne

• Mai 2017: Macron fixe sa ligne rouge

 LIRE AUSSI - La lutte contre les armes chimiques se heurte au dossier syrien

• Janvier 2018: La Goutha de nouveau visée

Pyongyang a aidé le programme syrien d'armes chimiques

D'après des experts de l'Onu, la Corée du Nord est parvenue pendant cinq ans à contourner aisément l'embargo sur les armes, échappant à la surveillance des renseignements occidentaux.

 De 2012 à 2017, la Corée du Nord s'est jouée avec une facilité déconcertante de l'embargo sur les armes décrété par les Nations unies. D'après un panel de huit experts onusiens, 40 chargements de contrebande auraient échappé à la surveillance satellitaire des services de renseignements américains et alliés. Pire, ils comprenaient des composants de missiles balistiques et d'armes chimiques. Ces révélations surviennent alors que les chancelleries occidentales accusent Damas de s'être livré à des bombardements chimiques au chlore contre le fief rebelle de la Ghouta orientale. Dans le document confidentiel de 200 pages sont décrits les efforts déployés par Pyongyang pour contourner les sanctions. Usant d'une nébuleuse de sociétés écran et d'intermédiaires grassement rémunérés, le régime de Kim Jong-un a mené des cyberattaques pour voler des secrets militaires à l'étranger et sollicité son réseau diplomatique pour faciliter toutes sortes de contrebande. La présence de techniciens missiliers nord-coréens, en outre, aurait été repérée sur des sites d'armes chimiques en Syrie. Dénonçant les dangers de cette coopération fructueuse entre deux États-parias de la société des nations, le rapport tance aussi la Russie et la Chine, jugées trop laxistes sur l'importation de charbon nord-coréen, ainsi que l'exportation vers Pyongyang de pétrole et de certains produits de luxe.

Turkey: UN resolution is not about Afrin

Turkey dismissed US remarks on the UN's Syria ceasefire resolution by asserting that Turkey's offensive in Afrin falls outside the resolution.

 
La rive Est de l'Euphrate est le théâtre des opérations des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington.

Appuyées par l'aviation russe, les forces du régime de Bachar al-Assad sont stationnées sur la rive ouest du fleuve. L'EI contrôle désormais moins de 3% du territoire syrien, selon l'OSDH. Sur son site internet, la coalition précise qu'au moins 841 civils ont été tués de manière non intentionnelle par ses frappes aériennes depuis le début en 2014 de ses opérations contre l'EI en Irak et en Syrie.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 500.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

 

Syrie : la guerre mondiale #cdanslair 22.02.2018

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Commentaires

"... des habitants d’Alep-Est ont vécu (et péri) sous les bombes, dans les privations et à la merci des exactions de la rébellion, plutôt que de subir la torture et la dictature du régime Assad. C’est dire ce qui attend les survivants et l’ampleur du rejet du régime syrien dans une bonne partie de la population."
Ont-ils eu le choix, vraiment, à Alep ?
Ont-ils le choix, ceux des civils de la Ghoutta qui sont actuellement sous les bombes ?
Des rebelles de l'est de Damas, on ne voit ici que des sauveteurs (casques blancs), sans armes : qui résiste, alors, aux sbires du régime, et les empêche depuis des années de reprendre ce quartier ? Et d'où viennent donc les roquettes qui ont été envoyées sur Damas ?
Difficile de déceler la vérité entre deux propagandes, mais il serait insensé d'ignorer que les opérations militaro "humanitaires" de l'OTAN & Cie ont fini en destructions massives, en chaos abject plutôt qu'en démocratie. Irak, Libye... : qui se félicite de leur état post-"sauvetage" ?
Il y a eu environ 400.000 morts en Syrie, et près de la moitié de la population a dû fuir des villes et des villages autrefois prospères, maintenant détruits : on ne peut pas décemment supposer que le seul "régime sanguinaire" aurait produit autant de malheur si Fabius, Obama, Saoud, et leur clique n'avaient pas décidé d'en finir avec le fils Assad après leur succès contre Saddam puis Kadhafi - en attendant l'Iran, le Venezuela, la Russie et plus si possible??? L'ingérence "pour la démocratie" et "pour sauver les civils" voire "contre le terrorisme" a trop produit de misère pour qu'on morde encore à l'hameçon Ghoutta. Uncle Sam laisse Erdogan balayer le Rojava, mais utilise encore les kurdes comme chair à canon (pour suppléer al Qaeda dans les choux) : ça suffit !

Écrit par : chb | 25/02/2018

Le Chaos actuelle en Syrie est clairement accentué par un axe Turquie - Iran - Russie pour aider Bachar el Assad en perpétuant une guerre meurtrière.

Les occidentaux et l'ONU brille par leur incapacité a pouvoir " imposer" aux parties au conflit un cessé le feu, a défaut de mettre fin a la guerre

Écrit par : Citoyenactif | 26/02/2018

Si vous regardez la télé, je comprends que vous en vouliez préférentiellement à l' « axe Russie-Turquie-Iran ».
Ah que oui, que pour éviter le chaos, Al Assad il aurait pu offrir son pays à la coalition salafo-occidentale dès que cela lui a été demandé (par Sarko, sur les Champs Elysées ?). Mais il s'est "accroché" au pouvoir, le méchant : comme Mossadegh, Sankara, Allende, Saddam, Kadhafi, Gbagbo, Maduro pour ne citer que les plus connus des vilains méchants pas assez obéissants.
Du coup, le régime change est devenu meurtrier : bien obligé, l'Otan, de mettre en branle ses mercenaires rebello-terroristes et ses bombardements chirurgicaux. Encore un "choc et effroi" (humanitaire of course) et un pays détruit à 80 % avec la bénédiction des commerçants en info-tainment.
Que le Machin ONU soit "incapable" de parvenir à la paix, c'est d'abord lié à son mode de financement tellement dépendant des états les plus traditionnellement agressifs, vous ne croyez pas ? Les Nations Unies n'ont même pas été capables en 70 ans de négocier décemment le vol de la Palestine... !
Mais le chaos est plus qu'un effet de malchance, de la part de l'empire : c'est aussi une méthode, un but en soi, dans la mesure où cela renforce autant ses propres industries de guerre et son hégémonie économique que sa mainmise sur les ressources, aussi bien dans les pays "amis".

Écrit par : chb | 03/03/2018

Oui je regarde la télé, je suis se conflit depuis 7 ans et je connais très bien l'origine et les protagonistes du conflits. J'ai des amis syriens qui ont fuit le régime, et je ne permet pas que l'on remette en doute ainsi leurs parole.
Le régime est meurtrier, car s'est son âme, sa façon d'exister. C'est une dictature sanguinaire dirigé par une clique corrompu ( les assad). La violence et les effusions de sang continue grâce aux soutiens de l'Iran, de la Russie, à l’indifférence et impuissance de l'occident qui a laissé faire cette situation. Les jeux d'alliances des grandes puissances ne font qu’aggraver un conflit déjà sanglant en jetant de l'huile sur le feu. Je pense au jeu trouble de la Turquie qui joue double jeu, qui continue a ouvrir de nouveau front ( à Afrine) en abandonnant la question du régime d'Assad
On peut faire aussi un parallèle avec la seconde guerre mondiale et les pactes de la hontes ( pacte germano-soviétique, le traité de la honte signé par Pétain...).... Cela n'a pas empêcher la guerre et le génocide qui s'en ai suivi

A voir Massacre Chimique Ghouta Syrie 21 8 2013 - YouTube

Il n'est pas question du conflit Israelo Palestinien aussi.... Je ne fais pas de hierarchie dans les victimes

Écrit par : Citoyenactif | 04/03/2018

chb et donc,bombarder des civils ne vous dérange pas...à ce rythme là ,y'en aura plus des refugiéEs,si ils meurent sur place ....d'autre part,les témoignages nombreux et les preuves d'utilisation d'armes chimiques par l'armée de bachar,vous les niez ?il y'a au moins 500 000 morts,dans cette guerre,je serais curieux de savoir qui a tué le plus de femmes et d'enfants...et si la goutha est occupé par des islamistes proches d'al qaida ,les femmes et les enfants n'y sont pour rien...votre anti-impérialisme est stupide...

Écrit par : Enkolo | 04/03/2018

Je sais, ce n'est pas à la mode de dénigrer l'impérialisme (en tous cas l'impérialisme US).
Aussi devra-t-on accepter comme infos principales sur la Syrie, sans possibilité de vérification ou de comparaison des sources... les communiqués de l'OSDH : un homme, à Londres, qui donne paraît-il les éléments fournis par les rebello-terroristes : objectivité à l'évidence absente.
Aussi encense-t-on le Pentagone, qui s'installe en Syrie sous prétexte de maîtriser la possibilité de menace de résurgence de (leurs alliés d') al Qaeda, bien que cela soit absolument contraire aux lois des Nations Unies en matière de souveraineté des états. Washington joue à la fois du côté des kurdes sécessionnistes et de la Turquie et d'al Qaeda, dans une zone où il n'a a priori rien à faire ? Vous l'en excusez volontiers, même sachant que le résultat de leurs magouilles c'est la cata à long terme pour les peuples « aidés ».
Aussi accepte-t-on les milliers de morts de Mossoul et Raqqa comme normaux (eh, collatéraux, comme les 100.000 + victimes libyennes, les 500.000 irakiens etc.) alors que l'annonce de morts dans les parties occupées d'Alep et de Ghouta provoque un scandale, quelle qu'en soit la source.
Aussi l'utilisation éventuelle d'armes chimiques par le « régime », quoiqu'improbable militairement et dangereuse diplomatiquement, est-elle rabâchée comme certaine, nécessitant une punition sévère – quitte à liquider des civils en passant. Les armes à uranium appauvri, qui font partie de l'arsenal chimique US, ont été utilisées en Yougoslavie, en Irak, en Syrie (et là, du phosphore aussi) mais on ne verra pas là de ligne rouge... puisque dénoncer l'impérialisme ressort du complotisme !
Poutine et Assad vous semblent plus intrinsèquement mauvais que Saoud, Netanyahou et Trump ? OK, mais n'oubliez pas pour autant de comparer les performances démocratiques et humanitaires réelles des protagonistes. On étudiera séparément Erdogan, qui est encore en train de choisir le côté le plus satisfaisant, et réprime et tue tous azimuts...
Nb pour Enkolo : quels civils sont vraiment sauvés grâce à l'OTAN, lesquels sont tués par ses chouchous ? Entre les victimes à la Ghoutta et celles de Damas (qui reçoit quotidiennement des obus de la part des super-rebelles, et pas que contre l'armée : les syriens sont des êtres humains, même si on souhaite en punir d'accepter le "régime") on peinera à trouver plus que maintenant un bilan réel : comme à Tripoli après la victoire via assassinat du "dictateur" libyen, comme à Alep après libération, la presse fera silence là-dessus.

Écrit par : chb | 05/03/2018

C'est la mode d'une parti de ce qui est appelé " les politiquement incorrect" de faire l'apologie. Cela rassemble les rouge bruns, et aux nom d'un impérialisme " douteux" anti Amérique et occidentaux", faire l'apologie de tout les régimes autoritaires sous principes.

Qui a parlé de soutenir les crimes de Daesch a Raqqa, la reprise violente par l'armée irakienne, les milices chiites ou les bombardements aériens de la coalition menée par les américains pour reprendre la ville de Mossoul à Daesh? Surement pas moi.

permets moi de mettre en doute alors tes référence au nom d'un défenseur de la liberté, égalité et fraternité et de ne pas soutenir des régimes autoritaire

Écrit par : Enkolo | 05/03/2018

@ chb Les sources de l'OSDH proviennent des citoyens sur place qui ont relatés les persécutions sur place que cela soit de Daesch ou du régime syrien. Donc même si leurs siège n'est pas en Syrie ( et l'on peut comprendre vu la dangerosité de vivre et de témoigner des massacres sur place), leurs sources peuvent être pris au sérieux....

Je pense qu'en défendant Bachar el Assad, comme tu le fais, tu te fais un mauvais défenseur du peuple palestinien. Ne pas oublier que les palestiniens fuit la discrimination en Israel - palestine a été parquet dans des camps et a servit de caution au régime syrien. Lorsque le peuple s'est rebellé contre la dictature, une partie du camps de Yarmouk a pris fait et cause pour la rébellion et a été persécuté, bombardé par le régime en place...

La libye comme d'autre endroit, le peuple s'est aussi rebellé contre ses régimes ( ce que l'on a appelé les révolutions arabes.... Elles n'en a pas profité, puisque les régimes sont restés en place ( en Egypte, un régime militaire avec Al Sissi est revenu aux pouvoir, dans d'autres endroits aussi....Des ex membres des régimes aux pouvoirs sont revenus.... Pendant que ceux qui participé aux manifestations se sont retrouvés emprisonnés).

Les pays occidentaux n'ont pas vu le vent tourné et on pris sur le tard. Se rappeler que Kadhafi a été reçu à l'Elysée par Sarkozy et que des membres du gouvernements sont partis sur place alors que la colère commençait déjà a grandir.

@ Enkolo : Bien d'accord avec toi. Je me méfie de ces rouges bruns, ou politiquement incorrect qui agissent soit par naïveté, confusion ou soit par cynisme et diffuse de fausses informations ou enjolive les régimes autoritaires

Écrit par : Citoyenactif | 05/03/2018

"Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie."

La population est abreuvée de slogans comme : The population is steeped in slogans such as: La población está llena de lemas como:

« La guerre, c'est la paix. » «War is peace. » «La guerra es paz. »
« La liberté, c'est l’esclavage. » «Freedom is slavery. » , «La libertad es esclavitud. »
« L'ignorance, c'est la force. » «"Ignorance is strength. » «La ignorancia es fuerza. »
« Il n’y a aucune contradiction entre la trêve et les combats », a estimé le président syrien, qui a par ailleurs balayé de récentes accusations d’utilisation d’armes chimiques par son régime EN IMAGES

In a press conference on Sunday, Syrian President Bashar al-Assad said that the Syrian army is attacking Eastern Ghouta "to restore stability and defend the people"

A voir SYRIE - DOCUMENTAIRE : Aux origines de l'horreur, Bachar, moi ou le chaos - vidéo Dailymotion... Ces documentaires sont très claire pour comprendre la situation sur place , la lâcheté et incompétence des régimes occidentaux et le cynisme de l'Iran et de la Russie.

Écrit par : canalblog | 05/03/2018

extrait de lettre d'Alep
« … Après la libération de Homs, d’Alep, de Deir el Zor, l’armée syrienne a décidé de libérer cette enclave. Cette guerre de libération a certes causé des morts, des blessés et des souffrances dans la population civile prise en otage par les djihadistes et nous le déplorons profondément. Mais Il ne faut pas oublier que les raids aériens de l’armée américaine qui ont facilité la libération de Mossoul puis de Raqqa ont causé beaucoup plus de victimes civiles. Et comme d’habitude, chaque fois que l’étau se resserre sur les éléments armés, les médias occidentaux commencent à parler de crise humanitaire, d’attaque chimique pour préparer l’opinion mondiale à une possible intervention militaire contre le gouvernement syrien. Ils offrent une image partiale de ce qui se passe. Sur les réseaux sociaux, abondent les images fabriquées ou copiées sur d’autres guerre, des images qui ne montrent que des enfants et des civils et jamais d’éléments armés, cibles de l’offensive. Avec vous, je me demande pourquoi ne parle-t-on- pas des massacres causés par les bombardements des quartiers civils de Damas comme « Bab Touma » ou « Kassa’a » ? Pourquoi les médias occidentaux et leurs gouvernements ne relatent pas le drame quotidien des habitants de Damas ? … »
M.Georges Sabé, Pour les Maristes Bleus, Alep le 4 mars 2018

Écrit par : chb | 05/03/2018

Citoyenactif, nous partageons au moins le constat que les pays occidentaux ont mal géré la chose. Mon idée est qu'ils auraient dû respecter le droit international et s'abstenir de leur catastrophique devoir d'ingérence. En 2001, ils prétendaient défendre les femmes afghanes : loupé. En 2003, ils devaient apporter la démocratie en Irak : fiasco. En 2011, ils allaient sauver les civils libyens : ils en ont zigouillé des dizaines de milliers, et là aussi détruit le pays. Tous leurs efforts en Syrie pour changer le régime en armant les rebelles si souvent sanguinaires, en promouvant la division sectaire à la qataro-saoudienne... y ont aggravé la misère et ravagé une zone plutôt prospère. Quand je décèle un plan odieux sous ces printemps et révolutions de couleur dans les zones importantes géopolitiquement, appelez-moi rouge-brun si ça vous fait plaisir, je vous rétorquerai que vous mettez des oeillères en espérant qu'enfin le capital favorisera où que ce soit les légitimes aspirations du peuple. L'Iran, le Venezuela et la Russie (ou la Chine !) ne seront pas plus accueillants ni plus démocratiques après nos bombes, lesquelles enrichiront encore les mêmes marchands de mort.
Il y a bien du Orwell dans ce processus, comme le fait remarquer Canalblog !

Écrit par : chb | 06/03/2018

@ Chb : Oui les occidentaux et les américains en têtes ne sont pas de tout reproches dans leurs guerres contre Daesch, mais ils n'ont pas cibler la population de façon délibérée comme le régime syrien ou les russes.... Une enquête vient de sortir concernant de possible crime de guerre russe sur un marché a Alep. ... Le régime syrien a souvent utilisés des armes chimiques contre sa population a commencer par le massacre de la ghouta ayant fait 1400 morts et responsable de l'engoument des djiadistes pour la Syrie.

Le nouveau front d'Afrine a détourner de la lutte les FDS contre Deasch , pour aller défendre leurs frêres et soeurs attaqués.

A voir le bon documentaire -Les guerres cachées contre Daech ( mis sur mon blog

Écrit par : Citoyenactif | 06/03/2018

Crois tu Chb que la propagande n'existe pas aussi du coté de la Russie et du régime syrien... Ce serait bien naif de croire cela

L'Iran et la Russie arment aussi a profusion les mouvements comme le Hezbollah ou des armes a des régimes autoritaires... On a retrouvé russes dans l'arsenal syrien et un transfert de la technologie avec la corée du Nord

Écrit par : Enkolo | 06/03/2018

Oui j'ai fait référence a Orwells pour montrer l'hypocrisie du discours et actes du régime syrien. Si l'Irak a été le berceau de Daesch, la Syrie en sera son terreau. Daesch prospère sur le chaos syrien et Bachar el Assad a libéré les islamistes les plus radicaux de de la prison de spetnaya

Le régime de Bachar el-Assad collabore bien avec l'État islamique
Repéré par Alexis Patri —

Syrie : la prison des jihadistes | ARTE Info

Écrit par : canalblog | 07/03/2018

Quoique en toute laïcité, nous réagissons ici comme de fort sectaires prosélytes, des propagandes tenant lieu de réalités et de vérité. Selon le choix des bréviaires Libé-New-York-Times, ou RussiaToday-AlgériePatriotique, le bien et le mal sont de chaque côté clairement identifiés à grand renfort d'images sanglantes et de paraboles effrayantes.
Un peu à regret, je vais cesser d'asséner ici une contradiction inaudible, et me replier sur un blog qui me ressemble. Pas de débat possible entre fake news et fausses nouvelles...
Paix et fraternité, bientôt ?

Écrit par : chb | 07/03/2018

Je t'ai écouté, mais on ne peut pas tous avoir la même opinion, surtout si les faits sur le terrains le contredise.... Donc si tu veux rejoindre un site ou blog pro russe ou syrien, tu peux mais ce n'est pas ici.
Fraternité et paix mais cela avec le départ vivant ou mort de Bachar el assad

Écrit par : Citoyenactif | 08/03/2018

Chb reprensente l'hypocrisie de ceux qui regardent de loin le drame syrien, en s'imaginant que défendre le régime syrien - russe et iranien contre l'occident dans un discours anti impérialisme stupide, se sentant dans leurs droit.

Apolitisation du discours
D’autres discours ont émergé. Ils portent sur le respect des Etats à pratiquer une souveraineté les rendant maîtres de vie et de mort sur leurs sujets ; ils portent sur la complexité et l’imbroglio des enjeux internes et externes. Ils se parent des vertus du réalisme, du pragmatisme pour éviter la morale, catégorie de plus en plus suspecte aux yeux d’opinions fatiguées de se soucier des autres… surtout quand ces derniers sont loin de nos frontières.

Écrit par : Amélie | 08/03/2018

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