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28/12/2017

Comment Daech va se transformer

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Terrorisme islamiste, quelle victoire ? -Géopolitis

 Il y a quatre ans, l'État islamique d'Iraq et le groupe du Levant (EIIL ISIL) ont lancé une série d'avancées fulgurantes en Irak et en Syrie, profitant de l'instabilité régionale pour réaliser des gains territoriaux rapides

VIDÉO - Près de deux ans après les attaques du 13 novembre, «nous avons gagné» a assuré le chef de l'État, en visite sur la base militaire française d'Abu Dhabi. Il a reconnu que les «foyers terroristes» restaient «nombreux dans la zone».

 Depuis lors, il y a eu des centaines de batailles, des tueries horribles et une campagne d'attaques aériennes dirigée par les États-Unis. Aujourd'hui, l'EIIL est un groupe en déclin, chassé de ses bastions urbains alors que les forces locales et internationales revendiquent un territoire clé.

L’intégration des milices, un défi pour l’Etat irakien 1

Si l'islamisme radical est en passe de perdre son état, les foyers terroristes demeurent nombreux dans la zone.

Terrorisme islamiste, quelle victoire ? -Géopolitis

En Irak et en Syrie, le groupe Etat islamique a perdu près de 80% de son territoire, notamment les bastions de Mossoul et Raqqa. Mais à quel prix ? Les victoires proclamées contre le terrorisme vont-elles nourrir les djihads de demain ? Géopolitis, une émission de la Radio Télévision Suisse, dimanche 22 octobre 2017.​ Le site de Géopolitis : http://geopolitis.ch #géopolitis
 
L’intégration des milices, un défi pour l’Etat irakien

« Après le califat » (2|5). Alors que la fin des combats contre l’Etat islamique en Irak a été proclamée le 9 décembre, le premier ministre Haïder Al-Abadi souhaite réduire le nombre et l’influence des combattants chiites (140 000 hommes au total). La contribution des milices de la Mobilisation populaire à la lutte anti-EI a suscité autant de fierté que d’inquiétude dans le pays Le pouvoir centrale soucieux d’affirmer son autorité sur la MP, un groupement de milices . Sans la mobilisation de ces civils en 2014, les djihadistes auraient pu s’attaquer à la capitale et aux villes saintes chiites abandonnées par une armée en déroute leur porte-parole, Ahmed Al-Assadi. Mais cet héroïsme a été entaché par des accusations de pillages et d’exactions contre les populations sunnites.

Après le « califat » de l’EI en Irak et en Syrie, l’Iran, maître du jeu régional

« Après le califat » (3|5). La guerre engagée depuis juin 2014 contre l’organisation Etat islamique a permis à Téhéran d’étendre fortement leur influence en Syrie et en Irak. 

Après trois ans de combats contre l’EI dans ces deux pays, Soleimani avait l’honneur de proclamer la « victoire » finale contre les djihadistes, dans une lettre ouverte adressée au Guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Quelques jours plus tôt, Javan, le quotidien des gardiens, avait publié une tribune résumant l’enjeu de cette bataille : « La libération d’Al-Boukamal signifie l’achèvement du corridor terrestre de la résistance, qui ouvrirait à Téhéran un accès terrestre à la mer Méditerranée et à Beyrouth : un fait notable dans l’histoire millénaire de l’Iran. » Entre les lignes du texte triomphal, pointait comme une nostalgie impériale…

Ce « corridor terrestre » relie trois capitales arabes sous emprise iranienne – Bagdad, Damas, Beyrouth –, selon un axe orienté vers la Méditerranée. C’est une zone d’influence plutôt qu’une véritable autoroute, comme certains critiques de Téhéran aiment pourtant le laisser croire. Il est d’ailleurs étonnant de lire ce terme aux accents coloniaux dans un journal iranien.

L’Etat islamique, menace pour le « croissant chiite »

ISIS The rise and fall of ISIL / A chronology of ISIL's quick territorial victories and defeats in Iraq and Syria.  | ISIS, Iraq, Syria's Civil War, Middle East, Interactive



 A lire « l'EIIL est à son apogée... en Irak »

Comment Daech va se transformer

 

VIDÉO - Si les derniers territoires en Syrie et en Irak sont sur le point d'être perdus, l'organisation terroriste a déjà prévu sa reconversion.


 

 
Comment Daech va se transformer - YouTube

Les forces militaires et alliées syriennes ont complètement repris la ville de Deir Az Zor de l'EIIL, le dernier bastion urbain du groupe armé dans ce pays déchiré par la guerre.

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: The TV: The city of is completely purged from terrorists. What a great victory!! - Replies - 44 Retweets 1717 likes

Une coalition internationale menée par les Etats unis, pendant ce temps fournit un support / aide aérien à une alliance arabo-kurdes , the Syrian Democratic Forces (SDF), qui combat aussi   ISIL à et dans Deir Az Zor. 

A voir Multiple frontlines in fight against ISIL in Syria's Deir Az Zor - YouTube

Les forces irakiennes ont repris aujourd'hui un important poste-frontière reliant l'Irak à la Syrie, au coeur du territoire encore aux mains du groupe Etat islamique (EI) à cheval entre ces deux pays, a indiqué le Commandement conjoint des opérations (JOC).

«Il faut considérer que l'après-Daech a commencé». Ce sont les mots de Jean-Yves Le Drian, le 20 octobre dernier. Avant même la reprise intégrale des territoires en Syrie et en Irak, les parties prenantes du conflit dissertent sur la reconstruction à mener. Un air de Yalta.

Si Daech vit les dernières heures de son rêve territorial, le projet djihadiste hante toujours les têtes des combattants du Levant. Depuis plusieurs années, l'organisation a essaimé son idéologie aux quatre coins de la planète, se préparant ainsi à une mue à mesure que les villes et les puits de pétrole étaient repris par les armées adverses. Mardi, une attaque à Manhattan faisant 8 morts a été perpétrée par un homme se revendiquant de Daech, d'après des documents retrouvés dans son véhicule. De quoi montrer que l'organisation peut encore multiplier les frappes, même sans «état» pour les planifier.

Autour de la table cette semaine: le journaliste d'investigation Clément Fayol, co-auteur du livre «Un cartel nommé Daech» (First) ; Delphine Minoui, la correspondante du Figaro à Istanbul, et Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro et spécialiste du Moyen-Orient.

MAPS Who controls what? Une carte de la guerre civile syrienne qui montre qui contrôle quoi après des années de combats.

L'EIIL a non seulement perdu des territoires en Syrie, also in Iraq,, où les Kurdes et les forces de sécurité irakiennes ont récemment repris le dernier bastion de l'ISIL, Mossoul.

Who controls what in Syria

en perdant des territoires non seulement en Irak, mais aussi en Syrie, comme le montre cette carte de la guerre civile syrienne - this map of the Syrian civil war shows.

Iraq war control map

READ MORE

What will happen to post-ISIL Raqqa? Al Jazeera's Hash

 What is left of ISIL in Iraq?

Selon l'observatoire  , ISIL  controle encore 40% de la province de  Deir Az Zor province, d'ou Daesch peut mener des attaques sur l'armée syrienne et les Forces Démocratique Syrienne ( FDS) alliance entre kurdes et arabes syrien soutenu par les Etats Unis. . Même si son "califat" autoproclamé sur l'Irak et la Syrie s'est effondré, l'organisation ultraradicale retranchée dans une zone désertique garde sa capacité à frapper par des attaques meurtrières. Le bilan élevé est dû au fait qu'"un nouveau convoi de déplacés était en train de rejoindre le rassemblement au moment de l'attaque", d'après Abdel Rahman les civils fuyaient les deux offensives contre l'EI dans cette province riche en pétrole et frontalière de l'Irak.

 NEWS/MIDDLE EAST Scores killed in ISIL car bomb attack in Deir Az Zor

L’attaque, toujours en cours, et qui a fait au moins quinze morts, a été revendiquée par l’organisation Etat islamique

COMPTE RENDU Yémen : double attentat meurtrier à Aden, sur fond de tensions croissantes dans la ville

Récap'.

Etat Islamique. Au moins quarante personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans plusieurs explosions ayant frappé un centre culturel chiite jeudi 28 décembre 2017 à Kaboul (Afghanistan), où les attentats se multiplient, a indiqué le ministère de l'Intérieur afghan. Cet attentat a été revendiqué par l'Etat islamique.

 

15 novembre 2017 Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 -  NEWS / UNITED KINGDOM Ex-ISIL fighters returning to UK ‘a serious danger’by

 
 

The Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL, also known as ISIS) group is on the retreat in Syria and Iraq, where their two main bases were located. But what will happen to the thousands of foreigners, including some from the United Kingdom, who have travelled to fight or support its cause? The group has boasted of its involvement in attacks on British soil, as well as other European countries. So how should those who do return to the UK be treated?

Al Jazeera's Barnaby Phillips reports from London.

» LIRE AUSSI - En Irak, la métamorphose de Daech, » LIRE AUSSI - Comment Daech va se transformer

L’organisation terroriste islamiste a bel et bien perdu son assise territoriale en Syrie et en Irak. Mais il peut encore compter sur ses filiales à l’étranger.

Près de la moitié des posts publiés sur ce blog ont depuis été liés au défi jihadiste, directement ou indirectement. J’aurais naturellement préféré me saisir plus fréquemment d’autres sujets. Mais la persistance de cette menace et une actualité tragique en ont décidé autrement. Et, aujourd’hui, à l’heure où la coalition menée par les Etats-Unis proclame volontiers sa « victoire » contre Daech, force est de constater que les ressources de la terreur jihadiste restent considérables.

LE RETOUR A LA GUERILLA EN SYRIE ET EN IRAK

le contrôle totalitaire exercé pendant trois ou quatre années sur des millions de femmes et d’hommes dans ces régions a permis à Daech d’y implanter des réseaux en profondeur

Loin de trahir une organisation « démoralisée », ces évacuations ont permis à la hiérarchie de Daech de préserver un potentiel milicien désormais mobilisé dans une guérilla du type de celle menée par les jihadistes avant leur « territorialisation » de 2013-14. En outre, un groupe affilié à Daech reste solidement implanté au pied du Golan occupé par Israël, profitant de la polarisation croissante entre le Hezbollah et l’Etat hébreu.

LES FILIALES DE DAECH A L’OFFENSIVE

D’autres branches d’Al-Qaida ont prouvé récemment à la fois leur résilience et leur capacité offensive: la « province du Sinaï »,

La matrice syro-irakienne de Daech et ses différentes branches se doublent désormais de réseaux développés dans le monde entier, animés par une propagande jihadiste certes moins performante, mais toujours aussi porteuse de haine.  Leur passage à l’acte n’est pas forcément lié au « retour » de jihadistes ayant combattu dans la zone syro-irakienne. Il est revanche certain qu’ils profitent partout des tensions politiques ou communautaires: ainsi la Catalogne prise de fièvre indépendantiste a très gravement baissé la garde face à la terreur jihadiste.

N’oublions enfin jamais qu’une « victoire » avait déjà été annoncée avec emphase contre « l’Etat islamique en Irak » en 2011. La contre-insurrection habilement menée par les Etats-Unis à partir de 2007, avec soutien à des forces arabes et sunnites seules légitimes face aux jihadistes, paraissait alors couronnée de succès. Mais les politiques sectaires suivies par le gouvernement irakien et la contre-révolution déchaînée par le régime Assad avaient permis à Baghdadi de reprendre l’initiative, jusqu’à contrôler un territoire aussi étendu que la Jordanie. C’est avec 2011, et non 2014, qu’il faut comparer la « victoire  » actuelle. Les jihadistes étaient alors réduits à environ 700, ils sont aujourd’hui au moins dix fois plus nombreux entre la Syrie et l’Irak. Ils disposent de surcroît de filiales et de relais solides à l’étranger qui faisaient défaut à Baghdadi en 2011.

Surtout, surtout, les mêmes causes produiront implacablement les mêmes effets. En pire. Si la population arabe et sunnite, majoritaire en Syrie, minoritaire en Irak, se voit privée de tout pouvoir réel, voire soumise à de sanglants règlements de compte, les jihadistes apparaîtront tôt ou tard comme un recours. la « victoire totale » contre Daech à une « stabilisation dans la durée » de la Syrie et de l’Irak, ainsi qu’à une « solution politique inclusive et plurielle ». C’est en effet le seul moyen de conjurer enfin le cauchemar jihadiste. "la France soit une fois encore bien seule à prôner une telle solution".

Daech après la chute de son pseudo-califat POST DE BLOG

Je ne suis pas positif sur " l'après Daesch".... Je pense que comme pour Al Qaida après la perte de son sanctuaire en Afghanistan, Daesch a les même capacité de réminiscence, surtout que le contexte régional et international lui est toujours favorable... La victoire de Bachar El Assad, des milices chiites, de l'Iran et la Russie signifie de facto une marginalisation de la population sunnite qui est le vivié de l'Etat Islamique, comme la haine que se porte sunnite et chiite et la lutte pour le pouvoir et les ressources naturelles dans la région

Il suffit de voir la lutte qui ne dit pas son nom dans le Sahel pour voir que c'est une lutte sans fin

Accueil - terrorisme - Is it over for ISIL? - cnikos, Is it over for ISIL? - citoyenactif , Comment Daech va se transformer I- Indigné révolté

 A Lire aussi Bilan de la guerre "contre le terrorisme" 29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'EtatAfghanistan, le prix de la vengeance

 France Etat d'urgence, vu de l'intérieur Créé le mercredi 01 novembre 2017

n Chute de Rakka : « Un “califat” s’effondre, un nouveau Moyen-Orient émerge »
ISISIraqSyria's Civil WarMiddle EastInteractive, « La guerre de l’ombre au Sahara »

« AU SAHEL, NOTRE POLITIQUE D’AIDE AU DÉVELOPPEMENT S’EST COMPLÈTEMENT FOURVOYÉE » 

Daech, naissance d'un Etat terroriste – – Titre du Site , -Les guerres cachées contre Daech - syd-viciousPour que leurs mémoires vivent dans nos luttes... - Indigné révolté

La LibyeL’Ouzbékistan, foyer de radicalisme"Ashbal - Les lionceaux du califatSomalieLes guerres cachées contre DaechLa stratégie de la mouche ?Libye

27/12/2017

La terre des pharaons

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La terre des pharaons

Réalisé par Howard Hawks (1955)

 On aime beaucoup

Durée 106 mn

Nationalité : américain

 

Avec Jack HawkinsJoan CollinsDewey Martin ... Voir la distribution

 

La terre des pharaons

L'histoire de la pyramide de Chéops et de son architecte Vashtar.

 

Par Jacques Morice

| Genre : western pharaonique.

A lire Hollywood sur Nil, le bouquin bidonnant de Noël Howard sur l’élaboration fantaisiste du scénario (coécrit par Faulkner) et les rebondissements épiques du tournage, on s’étonne toujours que le film soit aussi bon. Howard Hawks, qui a longtemps renié ce film, rêvait d’un western égyptien avec chevaux et chameaux. Pourtant, c’est le réalisme qui donne à ce péplum physique et âpre un vrai cachet.

Le monde antique ici décrit n’a rien d’une partie de plaisir. C’est une terre aride et violente, où gigantisme rime avec machiavélisme. Pouvoir, orgueil et cupidité caractérisent les dominants, alors que les faibles et les bons se sacrifient. Sur la folie que ­représente l’édification d’une pyramide, le film est implacable. Et puis, bien sûr, il y a la part de spectacle, l’impressionnant ­déploiement des figurants, le CinémaScope, le lyrisme d’une fresque menée de main de maître.

 

 

 Land of the Pharaohs (1955) 1/2 - Dailymotion動画

 

 

Land of the Pharaohs (1955) 2/2

 

Dans le cadre d’une « journée Egypte », à partir de 9h, avec sept documentaires et le film L’Egyptien, de Michael Curtiz, à 13h50 et 22h35 (lire ci-dessus).

26/12/2017

Les ressorts du système Poutine

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L’image contient peut-être : texte
 
 

"l'égalité de droit est un mensonge, seul l'égalité sociale et économique compte. 
Si vous êtes né de parents millionnaires vous aurez plus de droit que si vous êtes pauvre d'où le ridicule de certains passage des droits de l'Homme.
"tous étaient égaux, mais certains étaient plus égaux que d'autres" G.Orwell

Je dis ça, je dis rien.

 
"Selon que vous soyez puissants ou misérables, les jugements de la cours vous rendront blanc ou noir" - Jean de La Fontaine
 
Trois exemples parmi d'autre : Trumps, Valdimir Poutine et Erdogan pour ne citez qu'eux.... Le pouvoir se durcit au fur et a mesure que le pouvoir s'installe et que la corruption règne....
 
 

En Turquie, la purge sans fin

Editorial. Depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016, la répression menée par Recep Tayyip Erdogan n’épargne personne. Elle masque pourtant mal la faiblesse réelle de son pouvoir.

 
Il n'a toutefois reçu jusqu'ici aucune protestation.  La chanson critique entre autres les dépenses pharaoniques engagées pour la construction de son luxueux palais près de la capitale turque, Ankara. 
Certes, en quinze ans, Recep Tayyip Erdogan et son parti ont remporté toutes les élections, notamment grâce à une politique économique qui a multiplié par trois le revenu par habitant. Mais les fractures creusées délibérément par le pouvoir . La Turquie de demain ne se reconnaît plus en Erdogan. Ce dernier l’a parfaitement compris. D’où son inquiétude et sa volonté d’imposer sa poigne de plus en plus autoritaire.
 
le système Poutine a généraliser le système de corruption innitier par ses prédécesseur. La Russie souffre d'une très large corruption. En 2012, le pays est classé 133e sur 176 pays selon l'indice de perception de la corruption de Transparency International à égalité avec les Comores, le Guyana, les Honduras, l'Iran et le Kazakhstan.
 
 
Dans les Echos, il démontre comment Vladimir Poutine qui a fait de la lutte contre les fonctionnaires véreux un thème de sa campagne pour la présidentielle de dimanche. C'est pourtant sous son règne que la corruption, de plus en plus agressive, s'est étendue à tous les niveaux de la sphère publique
 
Les pots-de-vin en tout genre représenteraient 300 milliards de dollars par an, soit plus de 15 % du PIB russe, selon le think tank russe Indem. « C'est impossible à chiffrer ! », nuance Elena Panfilova, directrice du bureau russe de Transparency International, mais, selon elle, « une chose est sûre : la corruption a changé de nature en douze ans de pouvoir sous Vladimir Poutine ».
 
En 2000, elle était avant tout l'oeuvre d'hommes d'affaires et de fonctionnaires s'échangeant faveurs contre argent. Au sortir du communisme, « le message du pouvoir aux diverses administrations a été clair : Aidez-nous à lutter contre le crime organisé, renforcez nos institutions, mais, comme nous n'avons pas les moyens d'augmenter vos salaires, libre à vous de faire des extras, explique Elena Panfilova. Résultat : l'Etat est effectivement devenu plus fort, mais, dans le même temps, ses agents se sont transformés en extorqueurs. Aujourd'hui, ils placent leurs activités privées au-dessus de leurs tâches publiques. » A la corruption traditionnelle a donc succédé une forme plus agressive où, en position de force, l'agent public s'est mué en homme d'affaires malveillant. Un système d'autant plus incontrôlable que, en dix ans, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40 %.
 
Entrée dans les moeurs, la corruption s'est étendue à tous les niveaux de la sphère publique. « Pour résoudre un problème, ne pas perdre de temps en paperasserie, on donne un cadeau ou un billet. On cède à la facilité car c'est rapide et efficace », peste Oleg, simple Russe
 
Dans les hôpitaux comme dans les établissements scolaires, la pratique des cadeaux plus ou moins déguisés est devenue une habitude pour obtenir de meilleurs soins ou éviter une longue queue à l'étage des radios, s'assurer une place en maternelle ou s'enregistrer à la bonne école de quartier
 

Une inflation cachée qui, en freinant la modernisation des infrastructures, entrave clairement le développement économique.

« Dans chaque contrat public, 20 % des fonds en jeu disparaissent. Et comme la majorité des contrats en Russie implique l'Etat... ", s'alarme Igor Yurgens, président d'Insor, un influent think tank, qui poursuit : « Vladimir Poutine est conscient du problème. Pas d'un point de vue moral. Mais sur le plan économique. »

Peu de condamnations

Grâce à ces réformes, la Russie a gagné 11 places en un an dans le classement de Transparency International : elle figure désormais au 143e rang sur 183 pays répertoriés du moins au plus corrompu. Parallèlement, le sujet est devenu moins tabou, les scandales de pots-de-vin ou d'extorsion éclatent souvent dans les médias. Mais, au regard du nombre d'affaires révélées, celui des condamnations reste faible.

 

 Le président russe, Vladimir Poutine, candidat à sa réélection lors du scrutin de mars 2018

A la tête de la Russie depuis plus de dix-sept ans, M. Poutine faisait planer le doute sur son éventuelle candidature. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, mercredi 6 décembre, sa candidature pour un quatrième mandat au scrutin de mars 2018. Il a fait sa déclaration, lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et, dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a lancé le chef de l’Etat devant un public conquis.

Peu d’observateurs doutaient que Vladimir Poutine, à la tête de la Russie depuis plus de dix-sept ans, serait candidat à sa réélection, malgré les tergiversations du Kremlin qui a fait durer le suspense pendant plusieurs jours. Une victoire en mars le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024.

Quelle opposition lors du scrutin ?

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui entend défier M. Poutine lors du scrutin dans quatre mois, a réagi sur Twitter en ironisant sur la longévité politique du président russe : « A mon avis, c’est beaucoup. Je propose de nous y opposer. »

Charismatique blogueur anticorruption aux accents parfois nationalistes, M. Navalny a organisé deux manifestations antigouvernementales d’ampleur en mars et juin et a eu à subir de nombreuses condamnations en justice et de courtes périodes de détention.

« Dire qu’Alexeï Navalny est le plus sérieux des opposants de Poutine c’est une réalité, c’est juste. Mais même s’il pouvait se présenter et même s’il est difficile de prédire un quelconque score, Vladimir Poutine reste crédité d’un taux de popularité frôlant les 80 % en Russie », relativise Jean de Gliniasty. En réaction au rejet de sa candidature, Alexeï Navalny a appelé lundi 25 décembre au boycott du prochain scrutin.

 Le risque d’une participation faible est réel. Ce n’est pas lié à Navalny, mais à la perte d’intérêt dans les élections au vu d’un résultat connu à l’avance », explique à l’AFP la politologue Ekaterina Schulmann, de l’université Ranepa.

Poutine : les ressorts d'une popularité presque sans faille 

Le président russe, candidat en mars à un quatrième mandat, et auréolé par avance de l'organisation de la coupe du Monde de football en Russie l'été prochain, recueillerait 61 % des intentions de vote. 

Vladimir Poutine, le vainqueur autoproclamé de la guerre en Syrie contre le terrorisme connaitra-il les mêmes succès sur le terrain diplomatique et la scène politique intérieure? Le premier semestre 2018 qui s'annonce constitue un test pour le chef du Kremlin qui briguera le 18 mars un quatrième mandat à la tête du pays, lui permettant de se prévaloir, juste derrière Staline, de la plus grande longévité politique d'un dirigeant soviétique et russe en exercice: 24 ans au sommet du pouvoir. Aucun concurrent ne semble en mesure de lui faire de l'ombre, seul un faible taux de participation étant susceptible de ternir sa victoire.

Selon un récent sondage de l'institut Levada, le chef du Kremlin recueillerait 61 % des intentions de vote, très loin devant l'éternel leader nationaliste Vladimir Jirinosvky (8 %) et plus loin encore de la journaliste Ksenia Sobtchak (1 %), la seule susceptible d'incarner l'opposition libérale en l'absence d'Alexeï Navalny, condamné pour malversation, et interdit par la Commission électorale centrale de se porter candidat. Hormis ces personnalités, une multitude d'autres prétendants à la candidature espèrent sortir de l'anonymat, ne serait-ce que dans la perspective des prochaines élections de 2024, lors desquelles Vladimir Poutine devrait enfin laisser la place.

«Un vrai Moujik»

En attendant, l'homme fort du Kremlin est jugé «courageux, dur, calme, sûr de lui, respecté dans le monde, qui soutient l'armée et protège [son pays NDLR] de l'Occident», selon les appréciations les plus courantes qu'en donnent ses concitoyens, selon Levada. En résumé, «un vrai Moujik». À cet égard, les succès militaires remportés par l'armée russe en Syrie importent plus que les percées diplomatiques hypothétiques dont Vladimir Poutine est encore loin de pouvoir se prévaloir dans la région.

À cette occasion, la Jeunesse russe est appelée à vénérer son armée, selon un projet de loi sur «l'éducation patriotique» bientôt en discussion à la Douma.

« Nous ferons tout pour que la coupe du Monde de football devienne une fête sportive grandiose. »

Vladimir Poutine

Le bannissement par le CIO de la délégation russe aux prochains Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, pour cause de dopage institutionnel lors des précédents JO de Sotchi, n'affecte pas la popularité du président, pourtant implicitement mis en cause dans ce scandale. La propagande présente la décision des autorités sportives comme un complot de l'Occident destiné à «perturber l'élection présidentielle». Même éculée, l'explication est susceptible de souder l'opinion publique autour de son leader.

Quatre mois après les Jeux Olympiques, la Russie aura enfin l'occasion de briller lors de la coupe du Monde de football qu'elle organise. «Nous ferons tout pour que cet événement devienne une fête sportive grandiose», a promis Vladimir Poutine. Le chef du Kremlin espère bien à cette occasion bénéficier d'une popularité au zénith.

 

Poutine : les ressorts d'une popularité presque sans faille Par   Publié

 
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