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23/12/2017

Le polythéisme grec

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28 minutes 
 
 

Les polythéismes furent longtemps plus répandus que les monothéismes. Mais les crispations religieuses sont telles qu’il n’y a que ceux qui sont déjà apaisés qui entendent cette simple observation…

Statue de la déesse Athéna 

Les Grecs ne racontaient pas n’importe quoi sur leurs dieux; en même temps, ils n’avaient ni credo ni dogmatique…Ainsi parlait Jean-Pierre Vernant quand il tenait au Collège de France la chaire d’études comparée des religions antiques.

Etude comparée des religions ? Une démarche scientifique s’est établie peu à peu  à la fin du XIXème siècle qui détachait l’étude des religions de la théologie et la menait sur le chemin du comparatisme. A Paris, c’étaient l’Ecole pratique des Hautes Etudes et le Collège de France qui privilégiaient cette démarche.

 

Bien avant Vernant, un homme l’incarna : Alfred Loisy. Il cherchait à contextualiser Jésus dans l’histoire de son temps. « Jésus a prêché le Royaume de Dieu, disait-il, et nous avons eu l’Eglise ! ». Ordonné prêtre dans sa jeunesse, Loisy avait été crossé par ses supérieurs et excommunié par le Pape. En revanche, l’Ecole le nomma directeur d’études puis le Collège de France professeur, en 1909.

Loisy disait encore que l’étude impartiale et sereine du passé religieux de l’humanité pourrait participer  à la solution des graves problèmes du temps. 

On peut ainsi remarquer que les polythéismes furent longtemps plus répandus que les monothéismes. Mais les crispations religieuses sont telles qu’il n’y a que ceux qui sont déjà apaisés qui entendent cette simple observation…

Site du Collège de France leçon inaugurale de Vinciane Pirenne-Delforge : "Religion, histoire et société dans le monde grec antique"

Programmation musicale : La Belle Hélène de Jacques Offenbach (Direction musicale: Lorenzo Viotti)

 
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Tax Cut

 

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Nous voulons nous attaquer d'un certain discours, le discours dominant de la crise, qui nous explique que ses causes résident dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n'est qu'un symptôme d'un autre. En réalité, ce qui est en jeu est une crise du capitalisme lui-même. Les conséquences de cette crise seront terribles, mais elles pourraient aussi mettre en question le capitalisme - ou plutôt devenir l'occasion de le faire - jusqu'à ses fondements mêmes.

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 Fiscalité, Trump trace sa loi du plus fort. Approuvée dans la hâte par le Sénat, la réforme voulue par le président américain est censée venir en aide aux travailleurs et aux «oubliés». En réalité, ce texte, qui doit repasser au Congrès, regorge de mesures aux lourdes conséquences sociales et environnementales.

'Trumponomics': Putting America first

Un juge fédéral de Seattle a partiellement bloqué samedi les dernières restrictions mises en place par le président Donald Trump à propos de l'accueil des réfugiés. Le 24 octobre, l'administration Trump a de facto interrompu l'accueil des réfugiés venant de 11 pays pour une période de 90 jours qui expire fin janvier, le temps d'examiner le contexte en matière de sécurité.

Analyse. L’hiver arrive-t-il déjà pour le trumpisme ? Le « cadeau de Noël » pour ses concitoyens que constitue selon le président des Etats-Unis l’adoption d’une réforme fiscale radicale dans son ampleur va lui permettre de conclure l’année sur une note triomphale. Elle ne masquera cependant pas les fissures embarrassantes apparues à l’occasion de l’élection sénatoriale partielle dans l’Alabama, mardi 12 décembre.

Depuis son entrée fracassante en politique, Donald Trump a été capable d’agglomérer des intérêts particuliers parfois opposés

Cette dernière est sans doute en grande partie la conclusion d’une incroyable série de défaillances républicaines sur cette terre fermement conservatrice. Le président des Etats-Unis a pris un pari risqué en se portant à la rescousse d’un candidat particulièrement controversé : un chrétien fondamentalisme affaibli par des accusations de harcèlement sexuel sur mineures il y a quatre décennies. Il l’a perdu pour avoir sous-estimé la puissance de la vague déclenchée par le scandale Harvey Weinstein. Mais d’autres ressorts, plus inquiétants pour le président, peuvent également expliquer la défaite.

Depuis son entrée fracassante en politique, Donald Trump a été capable d’agglomérer des intérêts particuliers parfois opposés : républicains classiques attachés à la réduction de l’Etat fédéral, laissés-pour-compte de la mondialisation en quête au contraire de protections étatiques contre le libre-échange et l’immigration. La magie d’un verbe populiste dénonçant les méfaits supposés d’une élite et d’un système faisait office de ciment. Outsider « qui dit ce qu’il pense », indifférent aux normes, le « président-Twitter » a joué de l’effet de souffle de sa pratique non conventionnelle du pouvoir pour échapper aux contradictions de sa coalition.

Source Donald Trump, Père Noël des entreprises américaines COURRIERINTERNATIONAL.COM 

 Président Trump, semaine 46 : le populiste qui ne donnait qu’aux riches

Le président américain avait promis, lors de la campagne, de « rendre fous les conservateurs ». Il n’avait pas précisé qu’il s’agissait de les rendre fous de bonheur.

 En janvier, le président dénonçait « les politiciens » qui avaient prospéré aux dépens des petites gens. En décembre, la majorité des membres du Congrès qui déclare au moins un million de dollars de fortune profitera au maximum des dispositions de cette réforme fiscale. Il a fallu un chantage du sénateur républicain Marco Rubio pour que les familles modestes avec enfants soient un peu mieux traitées. La redistribution de revenu qui, aux Etats-Unis, profite aux riches depuis Ronald Reagan, a un bel avenir.

Dérégulation tous azimuts

L’Agence de protection de l’environnement (EPA) subit de plein fouet l’offensive de  la Maison Blanche pour saper la préservation  de la nature et du climat au profit de l’industrie.

 

Le candidat Donald Trump s’y était engagé dès février 2016 : « Le département de la protection environnementale : nous allons nous en débarrasser dans presque toutes ses formes », même si on conservera « quelques friandises ». Promesse tenue : sous la houlette de Scott Pruitt, climatosceptique notoire de l’Oklahoma, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) se saborde consciencieusement et démantèle les régulations environnementales adoptées sous Barack Obama.

Pour cela, il faut agir sur les hommes. Scott Pruitt mène donc une véritable guérilla contre des fonctionnaires et des scientifiques qui lui sont hostiles. Dans une atmosphère paranoïaque, il a fait déminer pour 3 000 dollars (2 500 euros) son bureau pour vérifier qu’il n’y avait pas de micro caché et s’est fait financer pour 25 000 dollars une cabine de télécommunications sécurisée pour pouvoir s’entretenir confidentiellement avec la Maison Blanche. Victime de menaces et sous protection policière rapprochée, Scott Pruitt agit sur quatre axes : découragement des salariés, voire intimidation, même s’il n’y est officiellement pour rien ; recomposition des comités scientifiques en y nommant des défenseurs des industries polluantes ; réduction au silence des scientifiques ; sabrage du budget et des effectifs.

  A lire Accueil /Etats Unis, racisme /'America First', really?, 17 décembre 2017Les inégalités explosent, Merci trump...

Les salariés intimidés par une officine ultraconservatrice

La syndicaliste Nicole Cantello, par exemple, raconte sa mésaventure. Ce 15 février, cette avocate salariée de l’EPA depuis vingt-six ans est devant son ordinateur. Soudain, elle voit apparaître une demande de recherche de ses courriels : tous ceux qui mentionnent le nom de Pruitt. Cette requête ne tombe pas par hasard. Dix jours plus tôt, le 6 février, elle a organisé une manifestation à Chicago contre la nomination par Donald Trump de M. Pruitt.

Voyage dans le Midwest, terre des climatosceptiques

L’Oklahoma concentre les paradoxes d’une partie de l’Amérique face au réchauffement, attribué à Dieu plutôt qu’à l’activité humaine.


Ici plus qu’ailleurs, l’histoire des Etats-Unis imprègne les mentalités. L’Amérique s’est construite sur la difficile conquête de l’Ouest. Contre une « mère nature » plus qu’hostile. La mémoire collective est nourrie de combats fondateurs et surtout victorieux. Comme lorsque dans les années 1830, quand les soldats américains pénétrèrent en Floride, avec ses marais, ses moustiques et ses ouragans, ils en conclurent qu’ils feraient mieux de laisser cette terre aux Indiens. Pourtant, à force de drainage et d’air conditionné, les Américains en firent « un paradis qui n’aurait jamais dû exister », selon l’expression du journaliste Michael Grunwald.

 

 La crise de la dette publique en Europe et les perspectives d'un défaut grec, désormais très réelles, en sont la preuve. La finance n'est pas la cause de la crise; la finance est, au contraire, ce qui a permis à la contradiction récurrente du capitalisme de différer son explosion depuis si longtemps.

 

Aujourd'hui, cette contradiction frappe les Etats sous la forme d'une crise budgétaire et de divers programmes d'austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous sommes au-dessus de nos moyens, que nous allons devoir travailler plus fort et nous serrer la ceinture. Dans cette situation, beaucoup se tournent vers l'État, espérant qu'il imposera des limites aux «excès du marché».

 

"Avec plus d'Etat pour réguler la finance, nous serons en mesure de construire une économie plus sociale et plus prospère." Mais la solution antilibérale rencontre un obstacle évident [1]: l'Etat n'est pas opposé à la sphère de l'économie. Son rapport à l'économie est celui de l'interdépendance totale. La raison est simple: il faut de l'argent pour financer

21 décembre 2017 IDIOCRACY

22/12/2017

Iraq: A Deadly Deception

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Dessous des Cartes L'Europe en dangers - YouTube

Un quart de siècle après la chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, l'Union européenne est confrontée à toute une gamme de nouvelles tensions.... Un récapitulatif : 

Antiterrorisme. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé la création d'un parquet national antiterroriste, pour faire face à «une menace sans commune mesure» en France, où des attentats jihadistes ont fait 241 morts depuis 2015.

 On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné 

Rebattre les cartes

Mais les terroristes n’ont pas trop le choix. Ils sont si faibles qu’ils n’ont pas les moyens de couler une flotte ou de détruire une armée. Ils ne peuvent pas mener de guerre régulière. Alors, ils choisissent de faire dans le spectaculaire pour, espèrent-ils, provoquer l’ennemi, et le faire réagir de façon disproportionnée. . Pourtant, en plus des attentats contre les tours, il y a eu ce jour-là deux autres attaques, notamment une attaque réussie contre le Pentagone. Comment se fait-il qu’aussi peu de gens s’en souviennent?

nIraq: A Deadly Deception

An inside look at how world leaders and the American public were duped into a war that cost thousands of lives.

27 Jan 2017 14:17 GMT 

 

 

Iraq: A Deadly Deception

Dans la soirée du 11 septembre, George W. Bush a fait un vœu à l'opinion publique américaine: qu'il vaincrait le terrorisme.

Inconnu de ceux qui écoutaient avec stupéfaction le discours du président, le président et ses conseillers avaient déjà commencé à planifier leur trajectoire pour envahir l'Irak. Il a été emballé comme «tenant responsable les États qui soutiennent le terrorisme» par Richard Perle, un conseiller du Pentagone entre 2001 et 2003.

"Je crois que cela représentait une reconnaissance que nous ne réussirions jamais contre les terroristes si nous allions après eux un à la fois et tant que les gouvernements faciliteraient l'organisation, la formation, l'équipement, le financement des organisations terroristes, nous n'allions jamais obtenir il est sous contrôle », explique Perle.

Après 100 jours passés à combattre ceux qui avaient été reconnus publiquement coupables - Oussama ben Laden, al-Qaïda et les talibans en Afghanistan - les Etats-Unis ont ouvert la voie à la guerre contre l'Irak.

Dans la soirée du 11 septembre, le président dit: Eh bien, peut-être irons-nous après l'Irak maintenant et quelqu'un a dit, eh bien, ce serait contre le droit international. Le président a répondu: je m'en fous, nous allons botter des fesses.

Ray McGovern, analyste de la CIA, 1963-1990

Perle a publié un  article dans le New York Times, un article accablant sur l'Irak, principalement pour sa «collaboration avec des terroristes» et pour avoir «convaincu» des preuves concernant son implication dans les attentats du 11 septembre.

D'ici là, bien sûr, les conseillers avaient déjà convaincu le président Bush de la nécessité d'une intervention en Irak. Parmi eux, Ahmed Chalabi, un politicien irakien et ennemi de Saddam Hussein. Il en viendrait à être considéré comme une figure controversée, considérée par certains comme fournissant des informations douteuses pour faciliter la décision d'aller à la guerre.

Un membre du Congrès national irakien (CNI), Chalabi et d'autres exilés irakiens, semblait motivé par la perspective de succéder à Saddam. Ignorés par l'administration Clinton, ils s'étaient alignés sur le Parti républicain. Lorsque George W. Bush et son administration ont pris leurs fonctions, les exilés irakiens se sont retrouvés dans une position enviable: ils avaient la confiance de l'administration et étaient prêts à tout dire pour s'assurer que Saddam était enlevé.

Au fur et à mesure que la guerre était en train de se dérouler dans les coulisses, Bush continuait à préparer le public.

"L'Afghanistan n'est encore qu'un début ... Si quelqu'un héberge un terroriste, vous êtes un terroriste, s'il finance un terroriste, s'il est un terroriste, s'il héberge des terroristes, ce sont des terroristes ... S'il développe des armes de masse destruction, qui sera utilisée pour terroriser les nations, ils seront tenus pour responsables ", a déclaré M. Bush lors d'un discours prononcé à la Maison Blanche en novembre 2001.

Sous le couvert de la peur des armes de destruction massive, le public américain était pris d'un faux sentiment d'urgence, justifiant finalement une invasion que les renseignements américains avaient déjà jugée superflue - des années d'enquêtes et de surveillance n'avaient pas démontré que L'Irak avait des ADM.

Au début de 2002, la machine militaire a été mise en mouvement. Mais l'approbation du Congrès serait encore nécessaire. la Central Intelligence Agency a été chargée d'effectuer une estimation du renseignement national. Le document qui a finalement été produit - et rendu disponible au public seulement 13 ans plus tard, en 2015 - était une évaluation prudente et contradictoire, apparemment destinée à aider Bush dans son inculpation de la prétendue voie de Saddam vers des armes nucléaires. Le Congrès a approuvé la guerre.

"J'ai trouvé le document très peu convaincant, et c'était une partie significative de ma décision finale de voter contre la guerre en Irak", dit l'ancien sénateur de la Floride, Bob Graham.

Fin 2002, alors que Bush et le camp pro-guerre s'apprêtaient à annoncer officiellement l'engagement américain à la guerre en Irak, un dossier mystérieux, apparemment diffusé par un agent des services secrets militaires italiens, atterrit sur le bureau du vice-président Dick Cheney. Le dossier prétendait qu'il y avait eu des ventes irrégulières d'uranium concentré, ou "yellowcake", du Niger vers l'Irak.

Le dossier a été invalidé par le diplomate américain Joe Wilson et les Italiens, mais Cheney a ignoré leurs avertissements. Ses revendications seront plus tard contestées par le gouvernement français et la France deviendra l'une des voix les plus bruyantes contre la guerre en Irak. Le document "gâteau jaune" a finalement été réfuté par Mohamed ElBaradei, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

La campagne de vente qui a eu lieu je qualifierais de déception agressive.

Bob Graham, ancien sénateur américain

Cheney, Rumsfeld et Rice ont mené une offensive médiatique avec les revendications du gouvernement sur les armes de destruction massive. Les médias américains ont semblé y adhérer et ont convaincu le public - les graines de la peur qui avaient été semées des mois auparavant étaient maintenant prêtes à être récoltées.

En mars 2003, des chars américains ont roulé à Bagdad et la statue de Saddam est démolie. C'était un but que Chalabi avait consacré une grande partie de sa vie à réaliser. Mais rétrospectivement, il semblait avoir changé d'avis.

"La spirale descendante a commencé avec l'occupation, la coalition, en particulier les Américains, a perdu sa raison morale et ils sont devenus les geôliers du peuple irakien", a déclaré Chalabi.

Trois ans plus tard, Bush admettrait que Saddam n'avait pas, en fait, d'ADM.

La guerre a entraîné une perte incalculable de la vie humaine. Il a coûté aux États-Unis près de 2 billions de dollars en argent public. Et l'une de ses «conséquences inattendues» a été la création de l'État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL, également connu sous le nom de Daesh).

"Je pense que l'un des aspects les plus tristes de notre guerre en Irak est la rapidité avec laquelle les Américains ont choisi de l'oublier", explique Andrew Bacevich, ancien colonel et historien militaire de l'armée américaine. "Il semble y avoir une réticence de la part du peuple américain à reconnaître et à affronter cet énorme échec."

 

Source: Al Jazeera

 
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