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09/12/2017

Total lance Yamal,

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De la servitude moderne

 

  « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

 

 

Avec une belle unanimité, les observateurs interrogés (géologues, analystes, pêcheurs, politiques) tirent la sonnette d’alarme. Et, in fine, préviennent : les calculs et les projections existants ne permettraient plus d’évaluer correctement les risques futurs, les dangers causés par une surexploitation sans contrôle. Seule certitude ? « On ne sait pas où l’on va. »

 Les défenseurs de l’environnement expriment des craintes pour la biodiversité, notamment pour les réserves de poissons.C’est l’amère ironie du Grand Nord : la consommation de gaz et de pétrole est directement responsable du changement climatique, et c’est précisément la fonte de la banquise qui va permettre de faciliter le transport d’hydrocarbures à travers l’Arctique.


Story of Stuff (2007, OFFICIAL Version)

 

Total lance Yamal, son mégaprojet gazier dans l’Arctique russe

Une première cargaison de gaz liquéfié a quitté, vendredi, le site sibérien inauguré par Vladimir Poutine. Ce projet va permettre à la Russie d’exporter du gaz vers le monde entier dans LE MONDE ECONOMIE | | Par Nabil Wakim (Sabetta (Russie)

Un désert de glace battu par les vents, des milliers d’hommes qui s’affairent autour de bâtiments métalliques, une tour qui crache du feu : Yamal semble l’endroit idéal pour tourner un remake de L’Empire contre-attaque. A plus de 4 000 kilomètres au nord de Moscou, le mégaprojet gazier de Total et Novatek semble avoir poussé sur une autre planète.

 

Sans frontières - Russie : Un chantier hors normes - 2016/05/19

La construction du site – parfois qualifié de plus grand chantier du monde – a mobilisé plus de 60 000 personnes pendant quatre ans. Le temps de bâtir dans cette zone totalement vierge une usine de liquéfaction de gaz, un port, un aéroport et une zone d’habitation entièrement tournée vers l’exploitation gazière. Quelque 27 milliards de dollars (23 milliards d’euros) pour vaincre les défis de la glace et du froid.

Pour s’installer dans une région gelée huit mois par an, il a fallu mobiliser 10 chantiers navals en Asie pour construire 140 modules immenses, les transporter par bateaux et les assembler sur place. « C’est comme un jeu de Lego géant, finalement ! », s’amuse Christophe Thomas, l’un des responsables des opérations pour Total. Le groupe pétro-gazier français, qui participe au projet à hauteur de 20 %, a invité Le Monde à visiter le site, vendredi 8 décembre, pour le départ du premier méthanier brise-glace rempli de gaz naturel liquéfié (GNL).

 

Poutine et l'Arctique, que veut-il vraiment?

Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique de Vincent CollenLe 08/12 image: (Cliquez sur la carte pour l'agrandir). - Les Echos


 
Arctique, la conquête glacial

 
+VIDEO. Le site de production de gaz naturel liquéfié à 23 milliards d'euros est inauguré ce vendredi. Il permet au pétrolier français, actionnaire à hauteur de 20 %, de se renforcer dans les hydrocarbures à bas coût.

C'est une journée historique pour Total, pour la Russie et pour le secteur gazier. Ce vendredi dans la péninsule de Yamal, au Nord de la Sibérie, une première cargaison de gaz naturel liquéfiée (GNL) sera chargée à bord du « Christophe-de-Margerie »,  un navire méthanier brise-glace de 300 mètres de long . Patrick Pouyanné, le PDG de du pétrolier français, inaugure ce projet gazier géant aux côtés du président russe Vladimir Poutine.

Géant, Yamal LNG l'est d'abord par l'investissement nécessaire : 27 milliards de dollars (23 milliards d'euros), l'un des plus importants jamais réalisés pour le gaz naturel liquéfié, même s'il ne s'agit pas d'un record. Total détient 20 % du projet qui est opéré par le russe Novatek, actionnaire à 50,1 %. Le solde du capital est détenu par deux groupes chinois : le pétrolier CNPC et le fonds Silk Road.

80.000 pilotis plantés dans la glace

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Le site de production a été construit sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les navires méthaniers. - Crypt and Share pour Total

Yamal est également hors normes par sa situation géographique, à 600 km au Nord du cercle polaire Arctique. Les installations, qui s'étendent sur deux km2, ont été bâties sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les méthaniers.

Il a fallu construire un aéroport, des jetées pour les navires et un camp pouvant loger jusqu'à 32.000 personnes pendant les travaux . Autre défi, le projet a été financé sans recourir au dollar en raison des sanctions américaines contre la Russie. Total et ses partenaires ont fait appel à des banques européennes, russes et chinoises.

 

La première ligne de production qui entre en activité pourra livrer 5,5 millions de tonnes de GNL par an. Deux autres lignes doivent entrer en service en 2018 et 2019, portant la capacité à 16,5 millions de tonnes. Le gaz sera acheminé par l'Ouest vers l'Europe. Pour la première fois, les méthaniers pourront aussi emprunter  la route maritime par l'Est , accessible entre juin et novembre. « Cela permettra de relier l'Asie en 15 jours par le détroit de Bering contre 30 via le canal de Suez », explique Mike Borrell, directeur de l'exploration-production de Total pour la Russie.

VIDEO. Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique

 

Premier projet low-cost pour Total

Patrick Pouyanné en est très fier, le projet a été mené à bien « sans retard et sans dépassement de budget »« C'est rare dans le secteur du GNL », relève Samuel Lussac, analyste chez Wood Mackenzie. La dévaluation de la devise russe a aidé, environ 40 % des investissements étant libellés en rouble. Et Moscou a accordé des exemptions fiscales sur douze ans. « Les actionnaires de Yamal ont surtout fait de gros efforts pour contenir les coûts. Il s'agit du premier grand projet low-cost pour Total », commente Thierry Bros de l'Oxford Institute for Energy Studies. L'investissement nécessaire pour produire un million de tonnes ne dépasse pas 1,6 milliard de dollars à Yamal, contre plus de 4 milliards pour  Ichthys en Australie , un autre projet de GNL plus ancien dont Total est aussi actionnaire.

 

La commercialisation du gaz liquéfié à Yamal est sécurisée : 95 % de la production a été prévendue dans le cadre de contrats sur vingt ou vingt-cinq ans, à un prix indexé sur les cours. « Notre point mort est assuré avec un baril à 45 dollars jusqu'en 2030, à 30 dollars au-delà une fois la dette remboursée », explique Mike Borrell.

Les défis de l'environnement arctique

Le premier acheteur est... Total lui-même. Le pétrolier français n'est pas seulement un producteur de GNL mais aussi un acteur du trading, se hissant au deuxième rang mondial  avec l'acquisition de l'activité amont d'Engie . Novatek et CNPC se sont eux aussi engagés sur des volumes ainsi que le russe Gazprom et l'espagnol Gas Natural.

« Des risques » d'exécution demeurent cependant, en particulier parce que la logistique reste un défi dans « le rude environnement de l'Arctique », souligne Wood Mackenzie. La voie maritime via le détroit de Bering n'est pas éprouvée. « Sa viabilité en tant que route majeure pour le GNL est incertaine », prévient le consultant.

 

Climat : vers le point de rupture ?
Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique

"Le changement climatique, l'impuissance de l'ONU, les noeuds dans notre cerveau pour changer de modèle et rendre notre Terre plus vivable...Tout ça en data, interview, graphisme et reportage, ça valait bien 90 minutes de #Datagueule spécial"

 

05/12/2017

'Red line'

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 la publication de Fabien Mallet.

 

 

Les Inconnus - Jésus II le retour

Etats » avec « Jérusalem comme capitale d’Israël et de la Palestine », a-t-il ajouté.

 
 

 

Ville “trois fois sainte”, capitale contestée d’Israël et d’un possible futur État palestinien, Jérusalem est un symbole du conflit au Proche-Orient. Déjà la construction de la première ligne de tramway de la ville, inaugurée fin 2011 et reliant la partie ouest de la ville avec les implantations israéliennes à l’est, a ravivé les tensions.

 Le dessous des cartes - UN TRAMWAY À JÉRUSALEM | ARTE

 

Jérusalem, enjeu politique - YouTube

Le président Donald Trump a informé le président palestinien Mahmoud Abbas et le  le roi Abdallah II de Jordanie  "de son intention de transférer l'ambassade des Etats-Unis" en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, a affirmé la présidence palestinienne après un entretien téléphonique entre les deux dirigeants.

Au cours de cet échange, Abbas a mis en garde Trump contre les "conséquences dangereuses d'une telle décision sur le processus de paix, la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

 

» LIRE AUSSI - Trump informe Abbas qu'il veut « transférer l'ambassade à Jérusalem »

Dans un communiqué, le palais royal indique que le président Trump a appelé le souverain jordanien, dont le pays est le gardien des lieux saints musulmans de Jérusalem, et l'a informé de son "intention d'aller de l'avant dans son projet de transférer l'ambassade américaine".

 

Jérusalem, trois fois sainte, ne connait pas la paix - YouTube

» LIRE AUSSI - La décision de Trump sur l'ambassade américaine en Israël reportée

Le communiqué de la présidence palestinienne ne laisse pas clairement apparaître si Trump avait signifié à Abbas son dessein d'engager immédiatement le déménagement, ou s'il s'agit d'une nouvelle déclaration d'intention à long terme.

Abbas a "réaffirmé notre position ferme qu'il ne peut y avoir d'Etat palestinien sans Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions et à la loi internationales et à l'initiative de paix arabe", a dit le communiqué.

 C'est pas sorcier -Religion 1 " Un Dieu, 3 religions"

Ligne rouge'

Ces derniers jours, de hauts responsables palestiniens ont mis en garde contre les effets potentiellement destructeurs de tout mouvement qui nie leur prétention à Jérusalem-Est occupée en tant que capitale de leur futur Etat.

 

 


Saeb Erekat, le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine, a déclaré cette semaine avoir parlé aux dirigeants arabes, qui ont relayé le message "que Jérusalem est une ligne rouge, non seulement pour les Palestiniens mais aussi pour les Arabes, Musulmans et Chrétiens".

Au cours de sa campagne électorale l'année dernière, Trump a promis à plusieurs reprises de déplacer l'ambassade et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne.

En juin, cependant, à l'instar de ses prédécesseurs, Trump a signé une dérogation de six mois pour retarder la relocalisation, ce qui aurait compliqué les efforts des États-Unis pour reprendre les pourparlers de paix israélo-palestiniens.

"Chaque président américain depuis plus de 20 ans a reconnu que cela pourrait avoir des résultats et des répercussions cataclysmiques si cela devait arriver", a déclaré Kimberly Halkett, d'Al Jazeera, à Washington DC.

WATCH: What message is Trump sending with plan to relocate embassy?

 

Un certain nombre de dirigeants du monde ont vivement critiqué une telle délocalisation, craignant que cela aggrave les tensions régionales.

 

 

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a threatened to cut diplomatic ties with Israel - menacé mardi de rompre les relations diplomatiques avec Israël au sujet de rapports selon lesquels les Etats-Unis envisagent de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne.

Une telle démarche serait une "ligne rouge" pour les musulmans, a-t-il dit.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré à Trump par téléphone que le statut de Jérusalem doit être décidé dans les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Mardi également, la Ligue arabe a tenu une réunion d'urgence pour discuter des développements sur le statut de Jérusalem, suite à une demande des responsables palestiniens.

Marwan Bishara, analyste politique principal d'Al Jazeera, a déclaré que le transfert par les Etats-Unis de l'ambassade à Jérusalem "aurait des conséquences désastreuses pour les Etats-Unis à travers le monde".

"Les Arabes et les musulmans ne prendront pas cela à plat, sinon aujourd'hui, demain, et cela aura des conséquences majeures pour les Etats-Unis."

 

Sous le contrôle jordanien

Lorsque Israël fut officiellement créé un an plus tard, Israël prit le contrôle de Jérusalem-Ouest et, en 1950, déclara la ville sainte sa capitale.

 

READ MORE

#JerusalemIsTheCapitalofPalestine: Social media reacts

Adnan Abu Odeh, ancien chef de la Cour royale hachémite, a déclaré que Jérusalem est profondément ancrée dans la psyché collective musulmane et qu'elle transcende la Jordanie.

"Jérusalem continuera à être le point focal pour les Arabes et les musulmans de la région", a déclaré Abu Odeh.

 

Pourtant, il a dit: "Jérusalem continuera à être le point de ralliement des Arabes et des Musulmans jusqu'à ce qu'il soit libéré des Israéliens".

 

 

Impact if Trump recognizes Jerusalem as Israel's capital

Demande de réunion en urgence

Les délégations palestiniennes et jordaniennes à la Ligue arabe ont demandé une réunion en urgence des ministres des affaires étrangères. Cette réunion au niveau ministériel devrait se tenir samedi, selon une source diplomatique. D’après la demande du représentant de la Palestine, la réunion devrait permettre d’examiner « les actions arabes qui s’imposent au sujet de ce changement affectant le statut juridique et historique de Jérusalem ». La demande des délégations jordaniennes et palestiniennes a, par ailleurs, été appuyée par le Maroc.

L'armée israélienne a annoncé aujourd'hui qu'elle allait déployer des forces supplémentaires en Cisjordanie, territoire palestinien occupé, après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Une porte-parole de l'armée a indiqué que des bataillons supplémentaires seraient envoyés en Cisjordanie, et que d'autres forces se tenaient prêtes à intervenir, alors que l'annonce de Donald Trump fait craindre des violences. Elle n'a pas précisé l'effectif total concerné.

  La probable reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté israélienne sur la Ville sainte de Jérusalem pourrait «raviver l'intifada». Ils ont réagi avec leurs vieux réflexes, comme s'il ne s'agissait au fond que d'une péripétie de plus dans le conflit qui les oppose depuis près d'un siècle.

 Le président américain a pris une décision historique en reconnaissant la ville sainte comme la capitale de l’Etat hébreu, au risque d’enflammer la région.

 

Le Hamas appelle aujourd'hui à une "nouvelle intifada" après l'annonce de Donald Trump sur Jérusalem. Le président américain a reconnu mercredi Jérusalem comme capitale d'Israël, marquant une rupture spectaculaire avec ses prédécesseurs et suscitant une vague de réprobation au Proche-Orient et au-delà, sur fond d'inquiétudes sur une flambée de violence.

"On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu'en lançant une nouvelle intifada", a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza.

 Le journal libanais Al Akhbar, favorable au Hezbollah, titre en une aujourd'hui "Mort à l'Amérique", réaction la plus vivre d'une presse libanaise déjà très critique à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Une puissante milice chiite irakienne pro-iranienne a menacé aujourd'hui de s'attaquer aux forces américaines présentes dans le pays après la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d'Israël.

"La décision de Trump concernant Al-Qods (Jérusalem) légitime le fait de frapper les forces américaines en Irak", a affirmé Akram al-Kaabi, chef de la milice de Noujaba dans un communiqué.

Ce mouvement, né en 2013 est soutenu militairement par les Gardiens de la révolution islamique, l'armée d'élite du régime iranien. Leur nombre serait autour de 1500 et font partie des groupes para-militaires du Hachd al-Chaabi, créés en 2014 pour combattre l'organisation djihadiste Etat islamique (EI).

"La décision folle de Trump de faire de Jérusalem la capitale des sionistes ravive le soulèvement pour éliminer cette entité du corps de la nation islamique", a-t-il ajouté.

Près de 4000 soldats américains sont déployés en Irak après l'offensive éclair en 2014 de l'EI.

 

Jérusalem 3000 ans d'histoire - Documentaire - YouTube

 LIRE AUSSI : 

» Trump fait cause commune avec Israël sur Jérusalem

» Trump et Jérusalem: vague d'avertissements à travers le monde 

» Palestiniens et Israéliens face au risque d'un nouvel embrasement 

» Trump joue avec le feu sur l'explosif statut de Jérusalem 

 SOURCE: AL JAZEERA NEWS

Jérusalem la ville trois fois Sainte  Par Enkolo dans Accueil le 07 décembre 2017 " le statut de jérusalem" , 'Red line' - citoyenactif, Jérusalem Publié le 07/12/2017 à 19:54 par saltabank, Jérusalem la ville trois fois Sainte - Indigné révolté

04/12/2017

Yemen: A Failed State

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L’ex-dictateur yéménite Saleh tué dans des combats à Sanaa

Publié le
Photo d’archive prise le 22 avril 2011 de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, tué le 4 décembre 2017 à Sanaa. PHOTO AMMAR AWAD/REUTERS

L’ancien président yéménite avait tenté un ultime revirement d’alliance pour revenir au pouvoir. Il a été tué, le 4 décembre, probablement par ses alliés d’hier, les houthistes. Beaucoup se félicitent d’une victoire tardive du printemps yéménite de 2012. D’autres craignent une escalade militaire. 

À peine revenu sur le devant de la scène, l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué, apparemment par balles, ce 4 décembre dans des circonstances qui restent à éclaircir. Il serait mort dans les combats qui opposent depuis plusieurs jours ses partisans aux miliciens houthistes à Sanaa, a indiqué le Congrès général du peuple (CGP), le parti de Saleh, au site de la chaîne d’information saoudiennen Al Arabiya.

Dans une vidéo diffusée par une chaîne de télévision pro-houtis, des miliciens entourent un corps qui semble être celui de l’ancien dictateur. Les milices houties auraient aussi fait sauter le domicile de Saleh dans le centre de Sanaa ce lundi 4 décembre, d’après le témoignage des habitants.

Rupture avec les houthistes

Saleh avait fait une déclaration fracassante samedi 2 décembre, annonçant sa rupture d’avec ses alliés d’hier, les rebelles houthistes, et sa disponibilité pour une entente avec la coalition saoudo-émiratie pour mettre fin à la guerre et reprendre le pouvoir.

Cette déclaration avait été acceuillie dans l’enthousiasme par les Saoudiens et les Émiratis, qui y voyaient la promesse d’enfin se voir ouvrir une issue possible à la guerre qu’ils mènent au Yémen depuis bientôt trois ans.

Mais à la surprise des observateurs saoudiens, les houthistes ont lancé une violente contre-offensive à Sanaa, la capitale du Yémen, où ils semblent avoir pris l’avantage. “Saleh a-t-il mal calculé son coup ? Les Saoudiens et les Émiratis, ont-ils crié victoire trop tôt ?” s’interrogeait dès hier soir la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, au sujet de cette contre-offensive.

“Les houthistes savaient qu’un jour ou l’autre, Saleh allait se retourner contre eux”, explique Baki Chamsan, sociologue yéménite à l’université d’Aden, interrogé par Al-Jazira. “Ils avaient bien préparé ce moment et étaient prêts à réagir.”

“Un nouveau chapitre du printemps arabe”

La mort de l’ex-dictateur, qui avait été évincé du pouvoir par le printemps yéménite en 2012, suscite différentes réactions. “Avec toutes mes excuses pour les martyrs de la révolution, cela ne nous console pas qu’il soit mort de cette manière, tué par les houthistes”, écrit le journaliste yéménite Wasim Al-Quershi sur son compte Twitter. “Il avait tout de même rendu service à son pays avant de mourir, en corrigeant l’erreur de son alliance avec les houthis.”

Sur Twitter, une vieille photo qui circule beaucoup montre Saleh en compagnie des anciens dictateurs tunisien, égyptien et libyen, Zine El-Abidine Ben Ali, Hosni Moubarak et Muammar Kadhafi, pour rappeler que deux d’entre eux ont été destitués, les deux autres tués. “Il est mort comme il a régné, depuis quarante ans sur le Yémen, par la ruse et la trahison permanente”, estime, pour résumer, l’observateur yéménite Khaled Al-Ansi, toujours sur Al-Jazira.

“Un nouveau chapitre du printemps arabe”, écrit l’intellectuel mauritanien Mohamed Mokhtar Al-Chinguiti.

Saleh est mort deux ans après Kadhafi. Le livre du printemps arabe continue de surprendre le monde. Il continuera de s’écrire en lettres rouges jusqu’à ce que les peuples arabes parviennent à la liberté et la dignité.”

“Mort de Saleh, chaos, menaces sur la région, ingérences iraniennes, tout cela à cause du refus du cours de l’histoire, du refus du printemps arabe, du refus du droit des peuples à la liberté. Si seulement, [l’Arabie Saoudite] avait soutenu le printemps arabe en 2011”, écrit pour sa part l’éditorialiste saoudien en exil Khaled Khashoggi sur son compte Twitter.

Dans le même temps, les premières réactions sur les résaux sociaux de nombre de spécialistes du Yémen expriment la crainte d’une escalade militaire, avec un redoublement des frappes aériennes de la coalition saoudo-émiratie contre les positions des houtis, à l’instar du spécialiste de la région Kristian Ulrichsen.

Avec M. Saleh, Riyad a perdu un atout unique, capable de peser de l’intérieur sur la rébellion, et qui apparaissait comme l’un des hommes les plus à mêmes de négocier un éventuel accord politique. Sans lui, Sanaa n’est plus qu’un fief exclusivement aux mains des houthistes et de leur parrain iranien, le grand rival régional de l’Arabie saoudite. Mardi le président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani, a assuré que le pays « ser[ait] libéré des mains des agresseurs » saoudiens, tandis qu’un haut gradé iranien dénonçait « une tentative de coup d’Etat » à Sanaa.

Au Yémen, les houthistes seuls maîtres de Sanaa

La victoire des rebelles contre leur ancien allié, l’ex-président Ali Abdallah Saleh, tué par des miliciens, fige les positions et risque d’aggraver la guerre.

Le fils de Saleh appelle à venger son père

«Je conduirai la bataille jusqu'à ce que le dernier Houthi soit chassé du Yémen

Ahmed Ali Saleh, fils de l'ex-président assassiné

Ahmed Ali Saleh, ancien commandant de l'unité d'élite des Gardes républicains au Yémen, semble avoir été préparé pour succéder à son père et pourrait être la dernière chance pour le clan Saleh de regagner de l'influence.

La mort de l'ex-président «présage d'une explosion de la situation sécuritaire» au Yémen, a ajouté le chef de l'organisation panarabe. Signe de cette dimension régionale croissante du conflit, l'Iran a déclaré, par la voix de son président Hassan Rohani, que les Yéménites allaient faire regretter leurs actions aux «agresseurs», dans une allusion à l'Arabie saoudite.

Is Saudi Arabia becoming a danger to the region? - UpFront - YouTube
 

 

Subscribe to VICE News here: http://bit.ly/Subscribe-to-VICE-News Since 2011, when Yemeni youths took to the streets and sparked the eventual demise of former President Ali Abdullah Saleh's regime, the country has fallen to pieces. The new embattled government is now struggling to cope with a bevy of issues, including sectarian rivalries, CIA drone strikes, and one of al Qaeda's most sophisticated branches. It now risks presiding over the failure of one of the world's most fragile countries. In "Yemen: A Failed State," VICE News visits some of Yemen's most dangerous and hard-to-reach places and groups, including the national Army in the country's lawless East, the Houthis in Sana'a, and the Popular Committee in the South, to find out how both the government and the West's policy toward Yemen have gone wrong. Check out "Al-Qaeda Hospital Massacre in Yemen" - http://bit.ly/1lWbsLA Check out the VICE News beta for more: http://vicenews.com

 

 

Yemen: A Failed State

 

 

Rise Of The Houthis - Full Documentary

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