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04/12/2017

Yemen: A Failed State

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L’ex-dictateur yéménite Saleh tué dans des combats à Sanaa

Publié le
Photo d’archive prise le 22 avril 2011 de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, tué le 4 décembre 2017 à Sanaa. PHOTO AMMAR AWAD/REUTERS

L’ancien président yéménite avait tenté un ultime revirement d’alliance pour revenir au pouvoir. Il a été tué, le 4 décembre, probablement par ses alliés d’hier, les houthistes. Beaucoup se félicitent d’une victoire tardive du printemps yéménite de 2012. D’autres craignent une escalade militaire. 

À peine revenu sur le devant de la scène, l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué, apparemment par balles, ce 4 décembre dans des circonstances qui restent à éclaircir. Il serait mort dans les combats qui opposent depuis plusieurs jours ses partisans aux miliciens houthistes à Sanaa, a indiqué le Congrès général du peuple (CGP), le parti de Saleh, au site de la chaîne d’information saoudiennen Al Arabiya.

Dans une vidéo diffusée par une chaîne de télévision pro-houtis, des miliciens entourent un corps qui semble être celui de l’ancien dictateur. Les milices houties auraient aussi fait sauter le domicile de Saleh dans le centre de Sanaa ce lundi 4 décembre, d’après le témoignage des habitants.

Rupture avec les houthistes

Saleh avait fait une déclaration fracassante samedi 2 décembre, annonçant sa rupture d’avec ses alliés d’hier, les rebelles houthistes, et sa disponibilité pour une entente avec la coalition saoudo-émiratie pour mettre fin à la guerre et reprendre le pouvoir.

Cette déclaration avait été acceuillie dans l’enthousiasme par les Saoudiens et les Émiratis, qui y voyaient la promesse d’enfin se voir ouvrir une issue possible à la guerre qu’ils mènent au Yémen depuis bientôt trois ans.

Mais à la surprise des observateurs saoudiens, les houthistes ont lancé une violente contre-offensive à Sanaa, la capitale du Yémen, où ils semblent avoir pris l’avantage. “Saleh a-t-il mal calculé son coup ? Les Saoudiens et les Émiratis, ont-ils crié victoire trop tôt ?” s’interrogeait dès hier soir la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, au sujet de cette contre-offensive.

“Les houthistes savaient qu’un jour ou l’autre, Saleh allait se retourner contre eux”, explique Baki Chamsan, sociologue yéménite à l’université d’Aden, interrogé par Al-Jazira. “Ils avaient bien préparé ce moment et étaient prêts à réagir.”

“Un nouveau chapitre du printemps arabe”

La mort de l’ex-dictateur, qui avait été évincé du pouvoir par le printemps yéménite en 2012, suscite différentes réactions. “Avec toutes mes excuses pour les martyrs de la révolution, cela ne nous console pas qu’il soit mort de cette manière, tué par les houthistes”, écrit le journaliste yéménite Wasim Al-Quershi sur son compte Twitter. “Il avait tout de même rendu service à son pays avant de mourir, en corrigeant l’erreur de son alliance avec les houthis.”

Sur Twitter, une vieille photo qui circule beaucoup montre Saleh en compagnie des anciens dictateurs tunisien, égyptien et libyen, Zine El-Abidine Ben Ali, Hosni Moubarak et Muammar Kadhafi, pour rappeler que deux d’entre eux ont été destitués, les deux autres tués. “Il est mort comme il a régné, depuis quarante ans sur le Yémen, par la ruse et la trahison permanente”, estime, pour résumer, l’observateur yéménite Khaled Al-Ansi, toujours sur Al-Jazira.

“Un nouveau chapitre du printemps arabe”, écrit l’intellectuel mauritanien Mohamed Mokhtar Al-Chinguiti.

Saleh est mort deux ans après Kadhafi. Le livre du printemps arabe continue de surprendre le monde. Il continuera de s’écrire en lettres rouges jusqu’à ce que les peuples arabes parviennent à la liberté et la dignité.”

“Mort de Saleh, chaos, menaces sur la région, ingérences iraniennes, tout cela à cause du refus du cours de l’histoire, du refus du printemps arabe, du refus du droit des peuples à la liberté. Si seulement, [l’Arabie Saoudite] avait soutenu le printemps arabe en 2011”, écrit pour sa part l’éditorialiste saoudien en exil Khaled Khashoggi sur son compte Twitter.

Dans le même temps, les premières réactions sur les résaux sociaux de nombre de spécialistes du Yémen expriment la crainte d’une escalade militaire, avec un redoublement des frappes aériennes de la coalition saoudo-émiratie contre les positions des houtis, à l’instar du spécialiste de la région Kristian Ulrichsen.

Avec M. Saleh, Riyad a perdu un atout unique, capable de peser de l’intérieur sur la rébellion, et qui apparaissait comme l’un des hommes les plus à mêmes de négocier un éventuel accord politique. Sans lui, Sanaa n’est plus qu’un fief exclusivement aux mains des houthistes et de leur parrain iranien, le grand rival régional de l’Arabie saoudite. Mardi le président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani, a assuré que le pays « ser[ait] libéré des mains des agresseurs » saoudiens, tandis qu’un haut gradé iranien dénonçait « une tentative de coup d’Etat » à Sanaa.

Au Yémen, les houthistes seuls maîtres de Sanaa

La victoire des rebelles contre leur ancien allié, l’ex-président Ali Abdallah Saleh, tué par des miliciens, fige les positions et risque d’aggraver la guerre.

Le fils de Saleh appelle à venger son père

«Je conduirai la bataille jusqu'à ce que le dernier Houthi soit chassé du Yémen

Ahmed Ali Saleh, fils de l'ex-président assassiné

Ahmed Ali Saleh, ancien commandant de l'unité d'élite des Gardes républicains au Yémen, semble avoir été préparé pour succéder à son père et pourrait être la dernière chance pour le clan Saleh de regagner de l'influence.

La mort de l'ex-président «présage d'une explosion de la situation sécuritaire» au Yémen, a ajouté le chef de l'organisation panarabe. Signe de cette dimension régionale croissante du conflit, l'Iran a déclaré, par la voix de son président Hassan Rohani, que les Yéménites allaient faire regretter leurs actions aux «agresseurs», dans une allusion à l'Arabie saoudite.

Is Saudi Arabia becoming a danger to the region? - UpFront - YouTube
 

 

Subscribe to VICE News here: http://bit.ly/Subscribe-to-VICE-News Since 2011, when Yemeni youths took to the streets and sparked the eventual demise of former President Ali Abdullah Saleh's regime, the country has fallen to pieces. The new embattled government is now struggling to cope with a bevy of issues, including sectarian rivalries, CIA drone strikes, and one of al Qaeda's most sophisticated branches. It now risks presiding over the failure of one of the world's most fragile countries. In "Yemen: A Failed State," VICE News visits some of Yemen's most dangerous and hard-to-reach places and groups, including the national Army in the country's lawless East, the Houthis in Sana'a, and the Popular Committee in the South, to find out how both the government and the West's policy toward Yemen have gone wrong. Check out "Al-Qaeda Hospital Massacre in Yemen" - http://bit.ly/1lWbsLA Check out the VICE News beta for more: http://vicenews.com

 

 

Yemen: A Failed State

 

 

Rise Of The Houthis - Full Documentary

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03/12/2017

Life of the Party

 

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L'humanité s'est allée suffisamment longtemps, trop longtemps gouverner, et que la source de ses malheurs ne résident pas dans tel ou tel forme de gouvernement mais dans le principe et dans le fait même du gouvernement. quel qu'il soit.
Bakounine

Cela fait un peu plus d'un an que Donald Trump a remporté l'élection présidentielle américaine et a secoué le pays et son système politique.

Depuis lors, il a réussi à renverser presque toutes les conventions politiques, avec ses déclarations imprévisibles et ses tweets qui plongent Washington et le pays dans le chaos presque quotidiennement.

L’ex-conseiller du président a annoncé qu’il coopérait avec la justice. La Maison Blanche cherche à minimiser son rôle dans l’administration Trump. 

Le renseignement américain accuse depuis octobre 2016 la Russie, qui le nie, d’avoir interféré dans la présidentielle américaine, notamment en piratant des sites démocrates. Donald Trump a toujours démenti la moindre coopération avec Moscou. Un procureur spécial nommé en mai, Robert Mueller, ancien directeur de la police fédérale, est chargé de l’enquête. Que peut révéler Michael Flynn au procureur spécial dans le cadre d’un marché visant à obtenir une peine plus légère ? C’est désormais la principale interrogation d’une enquête qui a déjà conduit à l’inculpation, en octobre, de trois autres personnes ayant participé à différents titres à la campagne de M. Trump dont l’un de ses directeurs, Paul Manafort

Lire :   Si vous n’avez pas bien suivi l’affaire Trump-Russie…

La crainte de révélations

La mise en cause de Michael Flynn donne en outre un écho particulier à plusieurs interventions du président. Un jour après sa démission, le 14 février, Donald Trump aurait suggéré au directeur du FBI, James Comey, d’arrêter les poursuites visant son ancien conseiller du fait de ses mensonges. « C’est un bon gars (…) J’espère que vous pourrez trouver une façon d’abandonner cela, de lâcher Flynn », aurait indiqué M. Trump selon le compte-rendu dressé par l’ancien patron de la police fédérale, contesté par la Maison Blanche.

Président Trump, semaine 44 : cadeaux de Noël

Le président des Etats-Unis multiplie les références à l’essence religieuse de cette fête de fin d’année. Une posture destinée à son électorat, qui pourrait se sentir légitimement floué par les récentes mesures portées par son administration. En savoir plus sur le Monde  . Dans son discours et actes, le chef d’Etat est revenu sur le thème agité par la frange la plus radicale de la droite évangélique américaine et des plus aisés. 

« Aucun pays n’a fait plus que les Etats-Unis et notre générosité perdurera. Mais nos décisions sur les politiques d’immigration doivent toujours être prises par les Américains et les seuls Américains. Nous déciderons de la meilleure manière de contrôlernos frontières et qui sera autorisé à entrer dans notre pays. L’approche mondiale de la Déclaration de New York est juste incompatible avec la souveraineté américaine. »us la présidence républicaine de Donald Trump, les Etats-Unis se sont déjà retirés de plusieurs engagements pris sous l’administration de son prédécesseur Barack Obama, comme notamment l’Accord de Paris sur le climat. Plus récemment, le locataire de la Maison Blanche a décidé de retirer le pays de l’Unesco, l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.


Promesse phare du candidat à la Maison Blanche, la réforme fiscale adoptée par le Sénat samedi 2 décembre ne fait que confirmer que le milliardaire se fiche des pauvres et des classes moyennes, estime The New York Times.

A lire 

 
Ingérence russe : Michael Flynn, ancien conseiller de Trump, reconnaît avoir menti au FBI 47
 

Life of the Party: American Politics in the Trump Era

A year into the Trump administration, how have GOP and Democrat identities changed and what does it mean for the US?

29 Nov 2017 18:19 GMT Donald TrumpUnited StatesPolitics

 

 

Il a également laissé les deux principaux partis politiques en lambeaux, avec leur identité mise en pièces. La turbulence que Trump a amenée à Washington a forcé les Républicains et les Démocrates à se demander qui ils sont vraiment.

Les deux parties ont une crise d'identité en ce moment. Et, si rien d'autre, Trump a clarifié les lignes de bataille.

Steve Phillips, fondateur, Démocratie en couleur

"Ces deux partis politiques sont épuisés intellectuellement et on ne sait pas très bien ce qu'ils représentent, je pense que la plupart des Nebraskans pensent que ces partis sont vraiment peu inspirés et peu impressionnants et nous devons refaire quelque chose de fondamental dans ce pays", dit Nebraska. sénateur Ben Sasse.

Dans leur commerce pour le pouvoir, les républicains ont perdu le contrôle de leur parti à Trump, et l'extrême droite de leur base électorale. Les explosions publiques de Trump avec des membres du Parti républicain (GOP) ne sont pas passées inaperçues non plus. Plus récemment, une querelle Twitter avec le sénateur du Tennessee, Bob Corker, a fait la une des journaux internationaux, soulignant la fragilité de la fondation du parti.

Corker, une ancienne connaissance du golf de Trump, a déclaré que la Maison Blanche devenait une «garderie pour adultes», faisant allusion aux tweets du compte officiel POTUS autour des sensibilités croissantes entre les États-Unis et la North Korea.

"On pourrait penser qu'il aspirerait à être le président des États-Unis et agir comme un président des États-Unis", a déclaré M. Corker. "Mais tu sais, ça ne va pas être le cas, apparemment."

La débâcle en cours d'inconduite sexuelle avec le candidat du sénat Alabama Roy Moore a également démontré une profonde méfiance et des différences au sein du parti républicain, avec les républicains traditionnels d'établissement et les branches d'extrême-droite du parti prenant des positions opposées.

Moore, un ancien juge de l'État de l'Alabama, est connu non seulement pour les récentes allégations d'inconduite, mais aussi pour avoir été écarté deux fois du poste prestigieux pour avoir désobéi aux décisions de la Cour suprême. Ceux-ci comprennent la législation sur le mariage entre conjoints de même sexe et la destruction d'une statue des Dix Commandements qu'il avait installée dans un bâtiment du gouvernement, affirmant qu'il voulait «ramener Dieu dans la loi».

Il rassemble également les électeurs sur l'une des questions les plus controversées du pays - les immigrants sans-papiers.

Moore peut être sur la frange politique, mais, à bien des égards, il correspond au modèle que Trump a construit: un candidat brandwasser qui n'était pas soutenu par les chefs de parti, mais, dans un champ de candidats d'établissement, les électeurs républicains ont fait son candidat .

"Les républicains ne mènent pas une guerre civile sur la politique.Je pense que ces sénateurs reconnaissent ... le parti qu'ils représentent changent sous leurs pieds pendant que nous parlons, et ils se rendent compte que vous ne pouvez pas critiquer Trump et toutes les choses qu'il Ils sont en désaccord avec toutes les positions avec lesquelles ils ne sont pas d'accord et ils remportent une primaire républicaine, c'est vraiment une crise d'identité », explique Amber Phillips, rédacteur pour le Washington Post.

Alors que les Républicains essaient de comprendre ce que leur parti est en train de devenir, cette année a également été pleine de défis pour les Démocrates, avec le parti qui n'a pas encore entièrement compris comment et pourquoi Hillary Clinton a perdu. Dans la période précédant les élections, presque tous les principaux prévisionnistes de vote aux États-Unis avaient placé une victoire de Clinton dans la fourchette de 70-99%.

Cependant, les démocrates avaient découvert leur propre division du parti longtemps avant la perte dramatique, quand le démocrate-socialiste Bernie Sanders décrit lui-même a réussi à défier sérieusement un politicien établi comme Hillary Clinton. La marque de démocrate de Clinton est décrite comme une sorte d'aile gauche, républicaine compromettante, tandis que Sanders représentait le concept d'une «gauche idéaliste».

Sanders semble avoir révélé certains des désirs intérieurs des électeurs démocrates, mais le problème pour les chefs de partis est de savoir comment concilier cela à l'époque de Trump.

"Ils veulent vraiment dire qu'ils ne sont pas Trump, mais veulent-ils aussi dire que nous sommes quelque chose de vraiment différent?" Voilà ce que nous sommes, et c'est ce qu'ils se battent, est-ce que tu cours contre Trump? littéralement jalonner un ensemble de positions qui vous offrent une alternative claire, pas seulement à Trump, mais à la politique qui vous a donné Trump? Et c'est une chose beaucoup plus profonde, beaucoup plus fondamentale », explique John Nichols, rédacteur des affaires nationales pour The Nation .

Fault Lines examine comment Donald Trump a influencé la politique américaine et les fractures qu'il a exposées dans le pays et ses partis politiques. Nous examinons également la perte d'identité du GOP et des Démocrates, et examinons ce que leurs stratégies de reconstruction signifient pour l'avenir politique du pays.

Source: Al Jazeera

02/12/2017

Envoyé Spécial et Complément d’enquête menacés

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Le travail d’investigation marqué par  Jean-Christophe Victor ou Lise Lucet, nous permettant de comprendre le monde géopolitique et des affaires, sont menacés par les intérêts de la réalpolitique ou des affaires qui refuse de voir leurs petits secrets dévoilés 

Le géographe, créateur de l'émission «le Dessous des cartes», fils de l'explorateur Paul-Emile Victor et de la journaliste Eliane Victor, est mort à 69 ans.

DISPARITION Jean-Christophe Victor, voyage sans retour
Par Laurence Defranoux — 29 décembre 2016 à 10:06
 
 
 

Envoyé Spécial et Complément d’enquête menacés: la tension monte à France Télévisions

Par  Sarah Lecoeuvre Mis à jour le Publié le
Delphine Ernotte (présidente de France Télévisions) et Élise Lucet (présentatrice d’Envoyé Spécial).

Des dizaines de postes de journalistes de ces magazines d’information devraient être supprimés d’ici septembre 2018. Alors que Delphine Ernotte est visée par le vote d’une motion de défiance, une nouvelle assemblée générale décisive est prévue ce mardi après-midi.

Branle-bas de combat à France Télévisions. Mardi après-midi, après le rendez-vous de Delphine Ernotteavec dix représentants de la SDJ de France 2, les journalistes d’Envoyé spécial et Complément d’enquête, menacés par les coupes budgétaires, ont décidé de se réunir lors d’une assemblée générale. Une motion de défiance contre Delphine Ernotte risque d’être votée.


 

Cash investigation - "Panama Papers" Paradis fiscaux: le casse du siècle / intégrale

La suite ; Parce que les journalistes de Cash ne lâchent jamais l'affaire, dans Cash Impact, ils poursuivent leur travail d'investigation et retournent sur le terrain. Leur but : aller plus loin et donner une suite aux grandes enquêtes de Cash Investigation. Le premier numéro de Cash Impact est consacré aux Panama Papers. Au mois d'avril dernier, vous avez été près de 4 millions à suivre notre enquête sur les paradis fiscaux. Cash Investigation a-t-il réussi à faire bouger les lignes ? La rédaction de Cash revient sur l'impact de la plus grande fuite de documents de l'histoire avec de nouvelles révélations et vous livre les derniers secrets des Panama Papers.

Cash Investigation – Les nouvelles révélations des Panama Papers / Cash Impact (Intégrale)


 


Coton : l'envers de nos tee-shirts - Cash investigation (Extrait 1), Coton : l'envers de nos tee-shirts - Cash investigation (intégrale)

 Rappel Accident industriel au Bangladesh : le contre effet Rana Plaza
Une usine d'emballage plastique a pris feu dans le nord de Dacca. 29 morts, selon un bilan encore provisoire. C'est l'accident industriel le plus meurtrier au Bangladesh depuis l'effondrement du Rana Plaza en 2013, mais il n'aura pas le même écho à l'international. Pourquoi?

Au Mexique, premier producteur mondial d'avocats, l'explosion de la demande vire au cauchemar. Racket des narcotrafiquants, déforestation, maladies dues aux pesticides... "l'or vert" coûte cher à la population. Un reportage d'"Envoyé spécial".

 

Envoyé spécial. Les avocats du diable - 21 sept. 2017 (France 2)

Les journalistes sont de plus en plus inquiets pour l’avenir de leur rédaction. Surtout depuis lundi après-midi et la mise au point de Yannick Letranchant. Le directeur de l’information de France 2, avec son directeur délégué Pascal Doucet-Bon, a convoqué les rédacteurs en chef d’Envoyé spécial et Complément d’enquête pour leur annoncer que la réforme des magazines «devait aller vite». Dès janvier, il envisagerait de basculer quatre journalistes en CDI d’Envoyé spécial à la rédaction des JT de la chaîne. À compter de cette période, seulement dix journalistes travailleraient pour l’émission. Quant aux CDD (en contrat jusqu’au mois de juin), ils ne seront pas renouvelés à la fin de la saison. Ainsi, au mois de septembre, le contenu d’Envoyé spécial ne reposerait plus que sur le travail de quatre journalistes titulaires. Contre 14 aujourd’hui. «Autant dire qu’il n’y a plus d’investigation, plus d’émission. Le service public est détruit», déplore-t-on. Même scénario pour Complément d’enquête qui perdrait 10 reporters en un an (2 postes en septembre contre 12 aujourd’hui).

Découragés, les journalistes annulent leur tournage

L’année prochaine, le groupe du service public entend externaliser ses activités en achetant des reportages à des sociétés de production. Une «aberration» pour les reporters des magazines. Selon eux, avec ces nouvelles méthodes, la chaîne peut dire adieu à de nouveaux scoops à la «Bygmalion». «Dans une boîte de production où les moyens sont moins importants, je n’aurais jamais pu faire une enquête que j’ai réalisée il y a quelques mois à l’étranger», témoigne une journaliste.

«Le pire c’est qu’ils nous demandent de travailler plus entre janvier et juin pour faire du stock pour l’année prochaine. Comment comptent-ils motiver le peu de journalistes qui restent avec un tel discours?», se demande-t-on au sein des rédactions des magazines.

Stupeur, colère, tristesse. Voici comment les reporters de ces programmes phares décrivent leurs sentiments. Découragés par cette situation, certains ont même décidé d’annuler des tournages prévus cette semaine. Vers un mouvement de grève? «Toutes les hypothèses sont envisageables», nous indique-t-on.

» LIRE AUSSI - Anne Sinclair, Hugo Clément et Robert Badinter se mobilisent pour Envoyé spécial etComplément d’enquête

Pour rappel, c’est dans le cadre d’un plan d’économies de 50 millions d’euros en 2018 que la direction de France Télévisions réfléchit à réduire le nombre de numéros d’Envoyé spécial et Complément d’enquête.

Jeudi, au terme d’une assemblée générale organisée par la Société des journalistes (SDJ) de France 2, le principe du vote d’une motion de défiance contre Delphine Ernotte a déjà été adopté par une grande majorité des 150 à 200 journalistes présents. Interpellée par cette menace, la présidente du groupe a finalement décidé de recevoir dix membres de la SDJ de France 2 qui représentent la rédaction des JT et des magazines. C’est cette semaine que la patronne doit trancher sur l’avenir des magazines d’information. La suppression de 19h le dimanche et 13h15 est également envisagée.

A revoir ce très bon hommage a Jean-Christophe Victor

 

Le dessous des cartes - Hommage à Jean Christophe Victor - 7 janvier 2017

 
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