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16/10/2012

Les moissons du futur

Cher-e-s camarades,

 

Aujourd'hui, je vous propose de voir tun

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On aime beaucoup Environnement par Marie-Monique Robin : "

Comment nourrir la population mondiale en se tournant vers l'agro-écologie ? C'est à cette question que tente de répondre ce documentaire, en menant l'enquête sur quatre continents. S'appuyant sur les témoignages d'experts, d'éleveurs et de cultivateurs, il dresse un bilan de la révolution agricole qui, après un demi-siècle, n'est pas parvenue à nourrir le monde, alors qu'elle a largement participé au réchauffement climatique, épuisant les sols, les ressources en eau et la biodiversité. Des expériences montrent aujourd'hui que l'agriculture familiale et biologique sur une large échelle est non seulement possible, mais efficace d'un point de vue économique

Documentaire

Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire

On aime beaucoup Société par Olivier Lemaire

Alors qu'un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition sur Terre, un tiers de la production mondiale de nourriture est gâché. L'ensemble des producteurs, distributeurs et consommateurs des pays occidentaux jettent une quantité de nourriture qui pourrait sustenter sept fois la population qui a faim dans le monde. Ce gaspillage, qui intervient tout au long de la chaîne alimentaire, soulève des questions à la fois environnementales, éthiques et économiques. En compagnie de Tristram Stuart, auteur de «Waste», découverte en Europe, au Costa Rica, au Pakistan, aux Etats-Unis ou encore au Japon d'exemples de gaspillage mais aussi d'innovations et de solutions pour tirer le meilleur parti de ce qui est produit.

Documentaires a voir  a voir Interview de Marie-Monique Robin ,  ("Les Moissons du Futur") : , Notre Poison quotidien (full-length) le monde selon monsanto (complet) : Listes de docs incontournables pour en savoir plus :

Marie-Monique Robin  et François Danjou pour des raisons différentes, mais complémentaire pour aborder un sujet complexe ( spéculation sur les matières premières et leur enjeux ainsi que les solution. L'Europe des lobbies : Industriels Contre Verts :... , Spécial investigation... , le film " Le Monde selon Mosanto"(mis en ligne sur mon blog)

liens entre marché financier et matière première ( google)

 

Spéculation financière et volatilité des matières premières agricoles - Groupe/ Prospective

 

Les variations des cours des matières premières agricoles s’amplifient depuis quelques années dans un contexte général plutôt haussier. Cette nouvelle volatilité perturbe une activité à cycle long qu’est l’agriculture, qui se gère plus facilement en stabilité des prix. Les agriculteurs doivent faire face désormais à des fluctuations brutales de revenu liées à des phénomènes de ciseaux des prix sans précédents comme en 2009.

 

Quel est le rôle de la spéculation financière sur cette nouvelle volatilité ? Après une période de forte divergence, les avis se rangent progressivement du coté de l’existence d’un lien. Cependant le lien direct et surtout son ampleur restent à prouver.

 

Enfin, des analyses conduites se dégage un consensus sur la nécessité de conserver une part de spéculation financière sur les marchés afin qu’ils puissent jouer leur rôle de couverture du risque des opérateurs. Le débat est plutôt ouvert sur le choix des outils de contrôle de ces marchés financiers et leur mise en oeuvre.

 

Spéculation financière et volatilité

 

2Quels sont les liens entre marché financier et marché physique

 

Le marché physique consiste à échanger une matière physique contre sa valeur en argent. Il se matérialise par des cotations qui correspondent sur un lieu donné, à un moment donné, pour une quantité donnée à un prix moyen d’échange (exemple : blé rendu Rouen). Cette cotation est la synthèse des positions d’offres et de demandes ce jour-là. Elle n’est qu’un enregistrement de ce qui s’est passé.

 

Le marché financier

ne conduit pas nécessairement à une transaction de matière physique. Il s’agit de l’achat et de la vente de « papier ». Pour les matières premières, on parle de marché « papiers » dérivé en ce sens que sa valeur dépend de celle d’un « sous-jacent »

Sa connaissance pointue des rouages de l'économie chinoise aussi bien que de la subtilité des principes confucéens m'ont particulièrement enthousiasmés. Longtemps au service des acteurs français et européens immigrés sur place, je vous propose à votre tour de profiter de ses lumières.

M. Danjou m'a proposé d'abord d'aborder le cas des terres rares. Si le sujet commence à être fréquemment traité dans nos médias, vous constaterez que l'éclairage de M. Danjou nous fait prendre conscience de l'étonnante complexité de ce marché.

A partir de cette analyse et du film, faites vous une opinion : .

Bonne lecture

Citoyenactif

NB : Mis sur Facebook

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Terres rares chinoises : Retour de flamme (I)

En publiant le 20 juin dernier un petit "livre blanc" sur les "terres rares", Pékin nous invite à revenir sur cette ressource. Les malentendus et manipulations qui entourent les chiffres de ses réserves, de leur exploitation en Chine, et de leur commercialisation à travers la planète, au milieu des procès d'intention et des inquiétudes, ont nourri les interrogations sur les motivations cachées de Pékin.

Quel que soit l'angle de vue adopté, les Chinois apparaissent aujourd'hui en situation moins favorable. Le nouveau contexte est en grande partie le produit de leur excès d'enthousiasme des années 90, auquel s'est ajoutée la tentation plutôt irréaliste et très contreproductive de se tailler un monopole mondial dans le secteur.

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S'il est vrai que la Chine s'était, à une période, laissée aller à un rêve de domination mondiale du secteur, il est aussi juste de préciser que les calculs de rentabilité des producteurs concurrents ont contribué à la création momentanée du monopole chinois.

Que la Chine de Deng Xiaoping ait décidé de faire de ses réserves de terres rares un atout commercial et stratégique est une évidence. Que la prise de conscience de cet avantage, peut-être exagéré, ait conduit certains Chinois, à imaginer qu'ils pourraient construire un monopole mondial leur permettant de faire la pluie et le beau temps sur le marché est également une réalité incontestable.

Ces évidences apparurent d'abord dans les déclarations des années 90, traduisant l'enthousiasme des dirigeants de disposer d'une manne de ressources stratégiques leur permettant d'équilibrer leur dépendance croissante aux hydrocarbures ; elles se manifestèrent aussi par les tactiques de rachat, en grande partie avortées, mais très mal perçue en Occident, des grands producteurs américains et australiens.

La Chine essaie de pousser son avantage
Dans une première phase, la Chine réussit à dominer le marché mondial des aimants, multipliant sa production par 10 entre 1997 et 2007. Mais ses ambitions ne s'arrêtèrent pas là. En 2005, elle tenta, par le biais de l'acquisition du pétrolier américain UNOCAL, de contrôler la société Molycorp, propriétaire et exploitant du plus grand gisement américain de terres rares à Mountain Pass en Californie. L'offre de 18,5 milliards de dollars, faite par le pétrolier chinois CNOOC, aurait conféré à la Chine un contrôle total sur les principaux gisements mondiaux connus. Elle fut rejetée par la Maison Blanche.

En 2009, une autre tentative fut bloquée, cette fois par les autorités australiennes. Elles repoussèrent l'offre d'un minéralier chinois de prendre le contrôle, en rachetant ses dettes pour la somme de 252 millions de dollars, de la compagnie australienne Lynas.Corp. Celle minière exploite le gisement de terres rares de Mount Weld, au sud-ouest de l'Australie. Une société chinoise du Jiangsu a cependant réussi à racheter 25% des parts d'Arafura Resources Ltd., un autre exploitant de terres rares australien.

Quant aux consommateurs étrangers, ils ont, jusqu'au milieu des années 2000, très largement profité de la situation chaotique chinoise, des bas salaires, et de la baisse des coûts, qui, en Mongolie intérieure, se payait au prix d'un environnement durablement saccagé. En parallèle, le marché et les exigences de rentabilité, souvent à l'origine des stratégies de court terme, exigeaient la fermeture des mines non rentables aux Etats-Unis et en Australie. C'est cette tendance, qui a elle-même favorisé le monopole chinois, qui est aujourd'hui condamnée par les mêmes acteurs.

Un retour de flamme qui complique la situation de la Chine
Comme souvent, la tentation d'accumulation de puissance, qui se nourrit des déboires de l'histoire chinoise et des humiliations subies au XIXe siècle, a produit des réactions adverses.

 

Actuellement, le front commun des consommateurs qui ciblent les manipulations, dans un contexte où les producteurs non-Chinois se réveillent, met la Chine dans une position difficile. A quoi s'ajoute le marasme désordonné du secteur, homothétique de celui d'une bonne partie de l'appareil productif chinois. Depuis l'industrie automobile à celle de l'acier, en passant par le secteur des énergies vertes, tous sont accablés par la corruption, les doublons, les gaspillages et les produits de qualité médiocre. Au point qu'aux pires années, près de 60%des exportations de terres rares chinoises étaient produites par des mines illégales fortement polluantes, dont les bénéfices vont toujours aux membres de l'oligarchie locale et nationale, échappant complètement au contrôle de l'Etat. cf MRN - Exploitation des terres rares, PDF]  Note d'Analyse Terres rares : ombre chinoise sur notre - Grip, La Chine lance la première Bourse dédiée aux terres rares ...

Confrontée par la crise aux exigences de modernisation et de rationalisation, soucieuse de créer une filière industrielle "high-tech" utilisant les terres rares, élément essentiel de sa mutation industrielle, Pékin réagit aujourd'hui dans l'urgence. Cette réaction passe par des réflexes protecteurs, qui, sur son marché intérieur, permettent de maintenir les prix des terres rares au plus bas niveau possible, pour protéger son industrie naissante.

Dans ce contexte de pressions extérieures, où il s'agit pour la Chine de monter en gamme qualitative, il serait erroné de croire qu'elle se trouve dans une situation confortable. Si le pays doit nettoyer les "écuries d'Augias", il lui reste encore à acquérir les technologies qui lui permettront de monter en gamme.

Mais pour poursuivre son ambition, la Chine ne peut plus agir comme elle le faisait en 1992. Le pays est depuis passé sous le feu des critiques, et Pékin a perdu une grande partie de sa marge de manoeuvre.

Terres rares chinoises : Retour de flamme (II)

Le "livre blanc", rendu public au cours d'une conférence de presse du vice-ministre de l'Industrie et des technologies de l'information Su Bo, qui fit salle comble à Pékin, était une réaction du gouvernement chinois à cette longue série de polémiques accusant la Chine de vouloir contrôler et manipuler le marché. L'affaire est d'autant plus sensible que, dans le marasme économique global, les pays développés comptent sur leurs exportations de produits sophistiqués, utilisant précisément les terres rares, pour améliorer leur balance commerciale.

Avec les Etats-Unis et l'Union européenne, le Japon est en première ligne de l'offensive contre Pékin. Rien d'étonnant à cela. En 2011, il a importé 56% des ventes chinoises, ce qui correspond à la moitié des terres rares commercialisées dans le monde. Le pays accuse Pékin, qui nie vigoureusement, d'avoir, en 2010, momentanément stoppé ses livraisons pour exercer une pression sur Tokyo, au milieu d'une de leurs nombreuses échauffourées en mer de Chine de l'Est, à propos des Senkaku. C'est dire à quel point les couteaux sont tirés et les positions divergentes.

La tentative de justification tourne court
Dans ce contexte, il n'est pas non plus étonnant que le plaidoyer du vice-ministre ait fait long feu. Su Bo n'avait pourtant pas ménagé sont talent pédagogique, ni sa peine. Pour justifier la réduction des quotas d'exportation, principale cible des critiques, qui accusent aussi Pékin de manipuler les prix, il a exhibé des photos des sites d'extraction de Mongolie intérieure saccagés par l'exploitation forcenée et souvent illégale. Il a ensuite insisté sur la nécessité d'encadrer le secteur, de regrouper les sociétés d'extraction et de fermer les mines dont la production est inférieure à 20 000 tonnes par an, ainsi que les fonderies de moins de 5 000 tonnes. La mesure entraînera la disparition de 23 mines et de 99 fonderies et réduira encore de 20% les capacités de production chinoises.

Surtout, la conférence de presse a tiré la sonnette d'alarme à propos de l'épuisement rapide des réserves, ce qui a fait dresser l'oreille du marché. Il y a quelques mois, déjà Xu Guangxian -- docteur en chimie de l'université de Columbia (1951), connu pour ses recherches sur le nucléaire militaire chinois et père de la filière des terres rares, avait jeté un pavé dans la mare en dénonçant la pollution massive des sites d'extraction. Selon lui, au rythme actuel, les réserves chinoises seraient épuisées dans 30 ans.

Pourtant, en dépit des efforts démonstratifs du ministre, le plaidoyer chinois n'a pas suffi. C'est le moins qu'on puisse dire.

Accusée à l'OMC, la Chine se montre conciliante
A peine une semaine après la conférence de presse, l'UE, confirmant des déclarations faites en mars dernier, portait par la voix de Karel de Gucht, son commissaire au Commerce, l'affaire devant l'OMC. Le commissaire pressait ainsi Pékin d'honorer ses engagements et de se plier aux règles du marché. Dans le même temps, Bruxelles joignait sa voix à celle de Washington et Tokyo, expliquant que les raisons avancées par la Chine pour réduire ses exportations, n'étaient que des prétextes, pour manipuler les prix et soutenir ses producteurs.

Devant ce front uni et craignant que l'affaire ne s'envenime, Pékin fit un geste de conciliation. Le 28 août, le ministère du Commerce annonça en effet que le quota d'export du deuxième semestre serait porté à 9 770 tonnes, ce qui fera un total du quota pour 2012 à 30 996 tonnes. Il s'agissait d'une augmentation de 3% par rapport à 2011.

Cette situation témoignait du fait que le pays a perdu depuis le début des années 2000 ses capacités d'initiative. Mais l'initiative et les capacités de pression ont changé de camp.

La Chine pèse moins sur le marché
D'abord, la vision des réserves mondiales et de la suprématie chinoise a évolué. Alors qu'il y a 20 ans les médias expliquaient que la Chine détenait près de 60% des réserves globales, on ne parle plus aujourd'hui que de 30%.

Ensuite, le pays possède moins de leviers pour influencer le marché. Entre 2006 et 2010, la Chine pouvait peser sur le volume de ses exports et sur les prix. La voilà aujourd'hui prise à son propre jeu. Elle est en position défensive à double titre, sur l'affaire des quotas et sur les prix qu'elle subventionne en interne, contrevenant aux dispositions de l'OMC. Selon l'agence de presse américaine Associated Press et le groupe minier australien Lynas Corp., certaines des terres rares comme l'oxyde de terbium et l'oxyde de neodynium se négocient en Chine respectivement à 57% et 40% au-dessous du cours mondial.

Surtout, les risques de pénuries sur le marché des terres rares ont disparu, du fait de l'atonie du marché et de la réaction des producteurs. En 2011, les exportations chinoises n'ont atteint que 60% des 30 000 tonnes du quota, tandis que les Etats-Unis, l'Australie et le Japon, ce dernier ayant décidé de coopérer avec le Vietnam, se mobilisent pour relancer leur production. L'Inde a, elle aussi, décidé de tripler sa production d'ici 2017. Au point qu'à la fin de la décennie, près de 30% de la production pourrait échapper à la Chine.

Cette situation devrait amener le pays à redoubler d'efforts pour remettre en ordre son secteur, tout en poursuivant, grâce à la coopération étrangère, la mise sur pied d'une industrie performante de transformation des terres rares, aujourd'hui encore dans les limbes. A bien des égards, la situation du secteur est emblématique de celle de l'économie chinoise, dont l'ancien schéma de développement s'essouffle, au moins sur la côte est, et dont la modernisation devient nécessaire, sous peine d'accident.

agriculture,envronnement,agrocarburants,notre poison quotidien,marie-monique robin,documentaire,enquête,arte,le monde selon monsanto,pierre rahbi,marché financier,matière première,spéculation,sous-jacent,banque mondiale,ftse mining,l'indice des minières,le ftse mining,hedge funds,mario monti,mario draghi,goldman sachs,chine,etats unis,japon,crises,dettes,plan de rigueurLes terres rares, étroitement liées à l'industrie high-tech (aéronautique, industrie d'armement -- notamment les aimants --, radars, pots catalytiques, téléphones portables, MP3, batteries pour véhicules électriques, panneaux solaires, éoliennes, etc.) avaient connu une forte hausse entre 2009 et 2011, due aux tensions sur le marché provoquées par les manoeuvres chinoises.

En dépit du retournement de la conjoncture qui, à terme, pourrait priver la Chine d'une partie de ses avantages, elles restent une valeur sûre, essentiellement du fait des besoins de l'industrie de pointe dans les secteurs sensibles (défense et aéronautique) et dans celui des nouveaux moyens de communication.

Leur valeur continuera de grimper tout au long de l'année 2013, après quoi les circonstances décrites dans l'article pourraient entraîner une correction et une stabilisation des prix. Parmi les différents secteurs utilisant les terres rares, celui des aimants permanents utilisés dans l'industrie d'armement, dans les moteurs magnétiques, l'électronique grand public, les batteries de véhicules hybrides est, de loin, le plus vaste. Parmi les terres rares, le cérium est le plus utilisé (30%). Mais le neodynium et le dysprosium bénéficient de la plus forte croissance en volume.

 
conclusion
 
Le procès du naufrage du pétrolier Prestige s'est ouvert mardi à La Corogne, en Espagne, dix ans après les faits
Une étude révélerait des préjudices désastreux pour l'écosystème, l'économie mais aussi pour l'homme
 
Depuis la décision de sortir du nucléaire en Allemagne, le lignite explose ( responsable des effets des gaz a effet de serre). Son avantage : son cout très faible, les industrielles se l'accroche.la tentation du lignite | Duclair Environnement " 
 
 

C’e sont les’exemples non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière ...; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.

 

 

agriculture,envronnement,agrocarburants,notre poison quotidien,marie-monique robin,documentaire,enquête,arte,le monde selon monsanto,pierre rahbi,marché financier,matière première,spéculation,sous-jacent,banque mondiale,ftse mining,l'indice des minières,le ftse mining,hedge funds,mario monti,mario draghi,goldman sachs,chine,etats unis,japon,crises,dettes,plan de rigueur,géopolitiqueLa « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C, Alternative libertaire : Ni austérité ni relance ! Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance ,

 

 

A voir aussi : Les moissons du futur - indigné révolté, Les moissons du futur - citoyenactif , Les moissons du futur - anarkia, Les moissons du futur - alterfinance, Les moissons du futur - l'indigné, Les moissons du futur et Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire - /antalya,  Affaire du Probo Koala : le feuilleton judiciaire est loin d'être fini - l'indigné, Enjeux alimentaires et profits 2 - altermonde, Global Gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire, - saltabank, Les moissons du futur -  CITIZEN KHANE

 

A lire aussi :

14/10/2012

la grande distribution en crise?

 présentation du groupe

 

crise,grande distribution,chomage,précarisation,les lois hartz,une paupérisation croissante,marché du travail: Pourquoi parler de crise ?

 

Posted on 22 avril 2012 by risc

  

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

  Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

  Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. EADS : pertes et profits - citizenkhane, spécualtion sur les matières premières - l'indigné révolté, la grande distribution en crise? - citoyenactif, Choc de compétitivité : est-ce bien le moment? - l'indigné, spécualtion sur les matières premières - l'indigné révolté

Comment et pourquoi votre pouvoir d'achat sera détruit.

Le récent rebond de quelque 32% de CARREFOUR  depuis cet été a entraîné l'éclosion d'études pointant la sous-valorisation de la plupart des titres du secteur et le caractère défensif de la grande distribution en période de ralentissement économique.

La montée en puissance des filiales spécialisées dans le hard discount compenserait largement la perte de chiffre d'affaires des enseignes classiques.

Cette affirmation peut susciter pas mal de scepticisme mais elle tient la route car le hard discount ratisse large.

En France, les gains de clientèle s'exercent classiquement au détriment du commerce de proximité (déjà moribond) mais également au détriment des marchés de quartier. "Lles résultats de VET AFFAIREs  : le textile hard discount prend aussi la crise de plein fouet".

La grande distribution cumule les difficultés
Autrement dit, la grande distribution subit un processus déflationniste. Et comme elle met à son tour la pression sur ses fournisseurs, c'est une spirale sans fin qui tire toute l'économie vers le bas. Les dernières statistiques sont, de ce point de vue, affligeantes : les PMI manufacturiers ont sombré en Europe le mois dernier (au plus bas depuis trois ans et demi en France) et l'IFO publié ce lundi -- moral des milieux d'affaires allemands -- recule pour le quatrième mois consécutif.

le PMI manufacturier est un excellent indicateur de l’activité économique car il donne en fin de mois la tendance réelle de la croissance du PIB pour ce mois, donc très rapidement et il est généralement très fiable… La croissance plonge encore en France où elle est manifestement négative


A part le Luxembourg et la Suisse, les consommateurs sont victimes du double choc récessionniste et fiscal. Nous savons qu'il ne faut pas compter sur l'Allemagne et sa fausse prospérité pour enjoliver le tableau.

En effet, en Allemagne, les lois Hartz ont permis de maquiller les statistiques du chômage en instituant une société à deux vitesses : les travailleurs à bas (et très bas) salaires et les retraités subissent une paupérisation croissante tandis que la concentration de la richesse s'accentue (10% des ménages les plus aisés détiennent désormais 53% de la richesse privée, contre 45% il y a 10 ans).

 

Les réformes Hartz (ou la réforme Hartz) sont les réformes du marché du travail qui ont eu lieu en Allemagne, entre 2003 et 2005, sous le mandat du chancelier Gerhard Schröder (SPD)[1]Réformes Hartz :

 

Elles ont pour but de renforcer la lutte contre le chômage volontaire et d'améliorer le retour en activité des bénéficiaires d'allocations [2]. Ces réformes controversées, officiellement, visent à adapter le droit (du travail, fiscal) allemand à la nouvelle donne économique dans le secteur des services. Elles ont été mises en place progressivement, sous la forme de quatre lois, mais la plus importante et la plus impopulaire est la loi Hartz IV.

 

[PDF] L'Allemagne est plus ouverte aux réformes, Le Monde, 23 mars 2007 (entretien avec Klaus Zimmermann, président de l'Institut allemand pour la recherche économique DIW) — fichier pas accessible le 6 octobre 2010.

Ces travailleurs pauvres et retraités sont aujourd'hui autant de clients totalement captifs du hard discount mais ils passent leur temps à chercher sur Internet des offres promotionnelles et des bons plans et délaissent peu à peu les vraies boutiques.

le secteur n'affiche que 2% de progression depuis le 1er janvier --, il faut voir que désormais, le niveau très faible des taux d'intérêt qui ne rémunère plus la trésorerie à court terme.

un article consacré au BFR de la grande distribution : ce secteur a la particularité d'avoir un BFR (besoin en fonds de roulement, donc trésorerie), négatif ; c'est-à-dire que le secteur a du cash d'avance.

Auparavant, la grande distribution tirait une bonne partie de ses bénéfices du placement de ses excédents de cash (les produits en rayon étant en moyenne vendus sous quinzaine, les fournisseurs étant réglés à 180 jours). Ce n'est plus le cas aujourd'hui. L'effet de ciseaux entre clientèle désargentée et une trésorerie qui ne rapporte plus rien est particulièrement pénalisant aujourd'hui. Ce que les filiales du hard discount gagnent en volume, les groupes le perdent en marges dans l'ensemble de l'Eurozone.

Or le problème, c'est que nous ne voyons pas les processus récessifs se renverser dans les six à 18 prochains mois. Et pendant ce temps-là, le commerce on line va continuer de monter en puissance et de tailler des croupières aux distributeurs physiques.

Alors, dans ces conditions, que vaut réellement le patrimoine immobilier des grands groupes de distribution ?

L'exemple américain donne froid dans le dos avec ces centaines de galeries commerciales quasi désertes à la périphérie des grandes agglomérations et des milliers de boutiques à louer qui ne trouvent pas preneur. Seuls les plus grands malls survivent avec une capacité d'attraction qui demeure intacte, grâce notamment à une diversification dans les loisirs et services.

La formule demeure balbutiante en France et de nombreux obstacles administratifs se dressent comme l'impossibilité d'obtenir des permis de construire, sans oublier l'effet de saturation des zones de chalandise, déjà bien perceptible depuis une dizaine d'années. Ouvrir de nouveaux "super-complexes" (ou agrandir ceux déjà existants) risquerait de tuer les centres commerciaux de taille intermédiaire situés dans un périmètre de 50 kilomètres. 
 
Le trompe-l'oeil de la croissance dans les émergents  Une reprise en trompe-l'œil | Le Cercle Les Echos : LE CERCLE. (par Nouriel Roubini) - Depuis l'année dernière, une série d'évènements a redonné confiance aux investisseurs et suscité un rebond marqué dans le secteur des actifs à risque, notamment en ce qui concerne la Bourse et les matières premières.

Alors bien sûr, il reste les pays émergents dont les analystes attendent monts et merveilles. Sauf qu'au Brésil par exemple, la croissance en rythme annuel est passée de +6,8% en 2008 à +1,6% selon les derniers chiffres parus mi-septembre 2012.

En Chine, des milliers de centres commerciaux se sont ouverts... mais ceux qui visent la clientèle moyenne ou haut de gamme sont pratiquement déserts ( une dizaine de très grandes localités chinoises, et pas seulement dans les métropoles côtières).

"Alors oui, les ventes de la grande distribution progressent en Chine... Mais au regard de l'explosion -- qui se chiffre en millions de mètres carrés -- des surfaces commerciales, il est clair que la clientèle solvable n'est pas encore au-rendez-vous".

"Si le développement de la Chine suit celle de la Corée (avec un décalage d'une vingtaine d'années), alors oui, il faut miser sur les groupes occidentaux présents dans ce pays, en ne perdant pas de vue que les groupes locaux ne manqueront pas de leur opposer une féroce concurrence... Sinon, nous pressentons que plusieurs enseignes jetteront l'éponge".

Le secteur a déjà bien trop rebondi...
Le graphique nous rappelle que le CAC Distribution et Alimentation  l'indice de référence du secteur, avait entamé l'année à 625 points après avoir plafonné trois semaines auparavant sous les 700 points (soit -10% en pleine période des fêtes et malgré le lancement d'un LTRO).

L'action la BCE -- inondant le système bancaire de liquidités en début d'année -- a fini par rassurer les investisseurs, . 

Tout se passe un peu comme si avec l'anticipation des QE de la Fed et de la BCE, les opérateurs estimaient que les banques allaient soudain ouvrir les vannes du crédit à la consommation. Elles sont en fait déjà grandes ouvertes mais les consommateurs désargentés n'empruntent pas davantage car ils sont déjà à leur limite de capacité d'emprunt. Et ceux qui ne sont pas coincés par des "fins de mois qui commencent le 15" ont largement perdu le goût de s'endetter.

Le recours au crédit à la consommation : Pour les uns, le crédit est souvent associé à un mal nécessaire ou à une solution de dernier recours en cas de soucis de trésorerie ponctuels.
Pour les autres, le crédit est un outil de gestion qui permet d'équilibrer ou de contrôler le budget des ménages. Pour soutenir leur appétit d'achat les français hésitent cependant, de moins en moins, à emprunter. Le contexte économique actuel est morose mais les français n'ont pas renoncé à acheter.
 La plupart des français estiment que le recours au crédit est indispensable pour accéder à certains biens et notamment immobiliers.

Ouvrir les vannes du crédit (sur Edubourse.com) : Expression désignant un ensemble de moyens mis en oeuvre destinés à augmenter le nombre de crédits accordés et le montant de ces derniers. L'objectif est ici de relancer la consommation et l'investissement en facilitant l'accès au crédit par une baisse des taux par exemple. L'ouverture de ces vannes est le plus souvent due aux banques centrales et aux Etats afin de doper la croissance ou à limiter les effets d'une crise financière

Alors que se passe-t-il pour les distributeurs quand les banques centrales font tourner la planche à billets ?

"Eh bien pas grand-chose puisque si l'on regarde CASINO  -- qui affiche la meilleure performance depuis mars 2009 --, le premier QE de la Fed n'a commencé à produire des effets bénéfiques qu'à la mi-juillet.

CASINO était encore au tapis début juillet 2009 alors que le CAC 40 avait déjà repris +40%. Puis durant l'été 2011, CASINO enregistra une des plus rapides et des plus sévère chutes du CAC 40, entre 76 et 52 euros. Aujourd'hui, le titre est revenu sur ses plus hauts des périodes de rebond : les 75 euros de décembre 2010, mai 2011 et printemps 2012".

07/10/2012

Le bout de la logique 1

Retour à l'âge du fer ?

il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation . Mis sur facebook



humour 81.jpg[b]Enjeux alimentaires et profits[/b ]L’Afrique est une « mine d’or » pour les investissements, selon Pékin : – Altermonde : Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « : » C’est l’ONG Norwegian People’s Aid qui s’alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d’information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l’Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l’hectare revient donc à… 3 centimes d’euros

Persée : Les problèmes que pose l’expansion du mouvement … : Une libéralisation financière croissante malgré les crises

bataille pour l'énergie.pngL'internationalisation de l'alimentation ; LES EMEUTES DE LA FAIM Tout le premier semestre de cette année a été marqué par les émeutes de la faim dans de nombreux pays. Pour ne parler que de l’Afrique, le Burkina Faso, le Cameroun, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, et le Maroc ont connu des manifestations de colère. Si la crise alimentaire ne pose essentiellement, dans les pays déve-loppés, qu’une question de pouvoir d’achat, ses consé-quences sont plus graves dans les pays du sud.

bataille de l'éenrgie 1.jpgLes interdépendances économiques mondiales, amplifiés par la financiarisationet l’internationalisation de la finance sont à les symptomes et les causes des dérives de nos systèmes politique, économique, culturelle…. Chaque jour, tant l’Europe que les Etats-Unis se rapprochent de Tokyo


Quand le monde manquera de métaux
Par Agnès Rousseaux (26 septembre 2012)
 

 
Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux
 
 
500 Tours Eiffel : c'est ce que nos sociétés modernes consomment en métal chaque 24 heures. De la moindre puce électronique jusqu'aux gigantesques buildings, les métaux sont partout. Or certains sont en voie d'épuisement : les gisements de cuivre, de nickel ou de zinc n'ont plus que quelques décennies devant eux. Et si le recyclage se développe, la consommation s'emballe. Enquête sur une pénurie désormais annoncée.

L'humanité est accro aux métaux. Câbles électriques et circuits électroniques, transports individuels ou collectifs, électroménager ou BTP... Les métaux sont partout. On en oublierait presque qu'ils constituent une ressource non renouvelable. Comme pour les hydrocarbures, il faut plusieurs millions d'années pour en renouveler les stocks. Or, côté consommation, la tendance est à l'emballement. « En l'espace d'une génération, nous devrions extraire une quantité plus grande de métaux que pendant toute l'histoire de l'humanité », prévient Philippe Bihouix, ingénieur centralien et co-auteur d'un
livre de référence sur le sujet.
 
Moins de vingt métaux étaient exploités dans les années 1970. Ce chiffre a depuis été multiplié par trois. Mais les réserves ne sont pas infinies. Une cinquantaine de métaux – sur la soixantaine exploités – seraient menacés de pénurie. Il reste plus d'un siècle de réserve pour le cobalt ou le platine. Celles de l'argent, de l'antimoine (utilisé notamment dans l'électronique), de l'indium (utilisé dans les cellules photovoltaïques ou les écrans LCD) se limiteraient à 20 ans, pointe l'étude de Philippe Bihouix. Et il ne resterait que 30 à 60 ans de réserve pour la plupart des grands métaux industriels : zinc, cuivre, nickel, plomb...
 
500 Tours Eiffel par jour
 
Environ 2 milliards de tonnes de métaux sont consommés chaque année, surtout du fer (1,7 milliard de tonnes [
1]). L'équivalent de 200 000 Tours Eiffel par an ! Soit plus de 500 par jour. Et chaque Français « consomme » en moyenne l'équivalent de 700 grammes de métaux en 24h !
 
Pourquoi s'inquiéter, rétorqueront certains, les métaux sont présents partout : dans la roche, dans chaque poignée de terre, dans l'eau de mer. La quantité totale de cuivre dans les terres émergées – jusqu'à une profondeur de 1 km sous terre – serait d'environ 20.000 milliards de tonnes. Soit un million d'années de notre consommation actuelle. Tout irait bien... S'il n'était pas impossible de passer l'ensemble de la croûte terrestre au tamis.
Une pénurie de cuivre en 2040 ?
 
Les véritables « réserves », elles, sont limitées. Les réserves constituent les ressources identifiées que l'on peut techniquement extraire au prix actuel. Les réserves de cuivre sont ainsi 10 000 fois moindres que la quantité totale présente sur la planète [
2]. L'humanité consomme actuellement 16 millions de tonnes par an, notamment pour les fils électriques. Ce qui laisse, à production constante, une trentaine d'années avant de manquer de cuivre.
Trouvera-t-on de nouvelles réserves dans les décennies à venir ? Les sols ont déjà été beaucoup explorés. Cas emblématique : l'or. C'est le seul métal à avoir franchi son « pic » de production. Son extraction n'augmente plus, bien que 45 % des dépenses d'exploration lui sont consacrées. Le défi à relever n'est pas tant la diminution des dernières réserves, que l'énergie croissante nécessaire pour exploiter les futurs filons.
 
 
« Une mine d'or, en Afrique du Sud ou en Australie, produit à peine 5 grammes par tonne, contre 20 il y a un siècle. Vu le prix, on peut aller chercher quelques grammes d'or par tonne de terre, mais on ne pourra pas se le permettre pour le cuivre », explique Philippe Bihouix. Les gisements les plus rentables, créés par la tectonique des plaques, le volcanisme ou le cycle de l'eau, sont déjà exploités. L'extraction des réserves moins concentrées a déjà commencé. Alors qu'on produisait 18 kg de cuivre par tonne de roches extraite dans les années 1930, on n'en trouve plus que 8 kg aujourd'hui.« Il n'est pas possible de dépenser plus d'énergie pour tous les métaux. On ne va pas ramasser à la petite cuillère les dernières ressources naturelles », pointe l'ingénieur.
 
Métaux et ressources énergétiques sont étroitement liés. Il faut toujours plus d'énergie pour extraire des métaux moins concentrés. Et les métaux sont toujours indispensables pour produire de l'énergie... Quand atteindrons-nous la limite énergétique qui rend l'extraction d'un métal non rentable ou impossible ? C'est le même processus que pour l'exploitation du pétrole. La production de 100 barils de pétrole nécessite 2 barils en Arabie Saoudite, contre 10 à 15 barils pour l'extraction offshore dans le Golfe du Mexique. Et 25 à 35 barils pour l'extraction des sables bitumineux de l'Alberta au Canada [
3].
 
Sans métaux, plus d'énergie
 
Nous dépensons aujourd'hui environ 10 % de l'énergie primaire mondiale pour l'extraction et le raffinage des métaux. Combien en dépenserons-nous demain ? Et plus on consomme d'énergie, plus on émet de CO2... pour la même quantité de métal [
4]. Sans compter les conséquences environnementales et sociales, lorsque, les réserves diminuant, il deviendra rentable de lancer l'extraction dans des zones protégées ou inaccessibles, avec des procédés plus polluants et des conditions de travail plus pénibles. Une spirale infernale, alors que les conditions d'extraction minière sont déjà très dures [5].
 
Toutes nos sources d'énergie actuelles sont dépendantes des métaux. Des raffineries pétrolières aux gazoducs, des cellules photovoltaïques aux turbines d'éoliennes, des moteurs de véhicules aux batteries électriques... Les énergies renouvelables, nucléaires ou fossiles ne peuvent se passer des métaux. Côté nucléaire, « les « crayons » de combustible sont emballés dans des gaines de zirconium : 50 ans de réserves. Les centrales et les conteneurs pour les déchets nécessitent nickel, chrome, titane, cobalt, tungstène et plomb : 50 à 100 ans de réserves pour les plus abondants », détaille Philippe Bihouix. « On ne pourra pas tenir 10 000 ans avec le nucléaire. » Comment sans ces métaux renouveler les parcs nucléaires une ou deux fois par siècle ?
L'impératif du recyclage
 
Que faire face à cette situation ? Mieux recycler les métaux semble une évidence. Les grands métaux, comme le fer, l'aluminium ou le cuivre sont, en théorie, recyclables à 100%. Et leur recyclage est très rentable énergétiquement : récupérer de l'aluminium consomme 20 fois moins d'énergie que la production de métal neuf ! Reste qu'on ne pourra jamais en recycler 100 %. Difficile de collecter toutes les agrafes utilisées, les opercules de pot de yaourt ou les paires de lunettes ! Le pourcentage de perte diffère selon les métaux. Il est par exemple de 30 % pour le nickel, un métal pourtant bien récupéré dans des filières de recyclage...
 
La multiplication des alliages posent aussi problème. Impossible de séparer les éléments imbriqués ou les matériaux composites. Ou de faire du tri dans les 3 000 sortes d'alliage de nickel. Comment recycler complètement un ordinateur portable, qui contient 30 métaux différents ? Ou un « superalliage » de l'aéronautique, composé de 15 métaux ? De quoi compliquer sérieusement une tâche déjà immense. Surtout quand notre système économique basé sur la consommation – et un taux d'équipement toujours plus élevé – provoque l'accélération des cycles de production et des innovations... Concernant les déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E), une directive européenne impose leur collecte à hauteur de seulement 20%.
 
Revenir à l'âge du fer ?
 
 Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux
 
A ces limites s'ajoutent les usages « dispersifs » : l'incorporation de métaux dans des produits chimiques ou des objets de consommation courante. Mercure dans les shampoings, plomb et cobalt dans les teintures capillaires, bismuth dans le rouge à lèvres, ou titane et sulfate de zinc, comme colorant blanc de votre dentifrice ! Encres et pigments du papier, déodorants, pneus, peintures, engrais et pesticides, incorporent des métaux à des degrés divers.
 
 
Des usages dispersifs qui peuvent représenter une part importante de la production : 20 % pour le cobalt, 98% pour le titane (qui, sous forme de dioxyde, est le colorant blanc universel). Et les innovations ne manquent pas : les chaussettes « anti-odeur » aux
nanoparticules d'argent qui partent dans les égouts au bout de quelques lavages, ne vont pas arranger la situation. « Ce sont autant de métaux qui ne seront pas disponibles pour les générations futures. Quand on crame du cuivre, du plomb ou du lithium dans les feux d'artifice, ce n'est pas très sympa pour l'Homo sapiens de 2250 qui en aura besoin, » illustre Philippe Bihouix.

Quels substituts aux métaux ?
 
Substituer un métal par un autre s'avère aussi compliqué. Des métaux, utilisés comme catalyseur dans le secteur de la chimie, pour fabriquer du nylon ou de la margarine par exemple, pourront peut-être, pour certains, être remplacés par une « catalyse enzymatique ». Pour quelques applications, des solutions seront imaginées. Mais le problème est systémique : comment substituer en même temps plusieurs métaux par d'autres ? Certains sont irremplaçables, comme l'or, le nickel, le cobalt ou l'étain – utilisé pour les soudures en plomberie ou dans les cartes électroniques.
 
Sans oublier le cuivre, qui sert au transport du courant électrique : 8 millions de kilomètres de câbles de cuivre maillent l'Europe !(...). Ces métaux ne devraient pas manquer à moyen terme. Mais ils ne suffiront pas à remplacer toute la richesse de ceux qui sont en voie d'épuisement.
 
Spéculation effrénée et tensions géopolitiques
Cette situation commence à préoccuper les États. En
2010, des tensions entre la Chine et le Japon – et la menace d'un embargo – ont fait prendre conscience de la dépendance mondiale aux « terres rares », ce groupe de 17 métaux utilisés dans les produits de haute technologie (téléphones portables, écrans LCD, éoliennes, scanners médicaux...). Ces métaux sont aujourd'hui exportés à 97 % par la Chine, qui dispose d'environ un tiers des ressources mondiales. L'Europe
importe 48% de son cuivre, 100% du cobalt, du platine et du titane... Quant à la production française, elle est en constante régression [6].
 
Résultat : les prix des métaux flambent. Entre 2005 et 2009, la demande en minerai de fer a augmenté de 47 % et les prix de 93 % ! Quant au cuivre, sa valeur a
triplé entre 2009 et 2011. Une situation aggravée par la financiarisation des échanges : investissements spéculatifs sur les réserves de métaux, développement du « trading de haute fréquence », concentration des opérateurs.
 
Le platine vaut-il l'or ?
Il y a deux jours, je vous signalais que l'or montrait des signes de reprise. Signaux techniques soutenus par des fondamentaux Graphe cours de l'or

Cette perspective  a peut-être encouragé certains d'entre eux à s'intéresser à d'autres métaux précieux dont celui qui a pendant un certain temps tenu la dragée haute à l'or (du moins en terme de cours), j'ai nommé le platine. "Quand on observe l'évolution du cours du platine, on se dit que la consolidation est manifestement terminée, et que le métal va se reprendre. Le platine a du potentiel : en mars 2008, il dépassait les 2 200 $ et en septembre 2011, les 1 800 $." et  " Ensuite, ce fut la dégringolade jusqu'à 1 287 $ en décembre dernier. Depuis mai dernier, le platine évolue autour des 1 400 $ mais s'est repris ces dernières semaines de 1 340 $ mi-août à 1 559 aujourd'hui. Une hausse d'environ 200 $ en 15 jours, cela laisse présager une reprise haussière des cours, non ?

Eh bien... pas forcément !

Voyons déjà ce qui a fait flamber les cours ces dernières semaines.

Comment expliquer la récente envolée des cours ?
Par l'agitation sociale qui secoue le premier producteur de platine au monde, l'Afrique du Sud. Le pays extrait 75% de la production mondiale.

 Et ce jusqu'à ce que les nouvelles en provenance de Chine soient meilleures et que le secteur automobile reprenne du poil de la bête.La hausse des cours du platine ne devrait donc pas se poursuivre. Quand à  l'or a toutes les risques de reprendre sa tendance haussière car, contrairement au platine, les fondamentaux : demande en hausse aussi bien des banques centrales que des particuliers (saison des mariages en Inde) et perspectives de nouveaux assouplissements monétaires.

Des réserves contrôlées par quelques multinationales
 
Le poids financier des métaux représente désormais un quart de celui du marché du pétrole. Et 20% des échanges internationaux de matières premières [
7]. De quoi attirer les spéculateurs... Au point que les exigences de rentabilité financière l'emportent sur le souci de répondre à la demande mondiale en métaux. Quelques multinationales ont fait main basse sur une partie des stocks : la multinationale suisse Glencore, leader mondial sur le négoce de métaux, contrôlerait ainsi 60 % du zinc mondial, 50 % du cuivre, 22 % de l'aluminium [8]... A la fois propriétaire de sociétés minières et acteur du négoce mondial, Glencore peut intervenir sur les stocks physiques et donc le prix des matières premières, et en même temps parier sur les marchés... Une situation qui n'augure rien de bon pour la gestion de la raréfaction des métaux !

 L'Afrique du Sud est régulièrement secouée par des grèves de mineurs. En fait, depuis le début de l'année, les conditions de travail – et salariales – des mineurs sud-africains se sont détériorées. En février dernier déjà, les salariés de la plus grande mine du monde, Rustenburg, se sont mis en grève pendant plusieurs semaines pour réclamer une hausse de leur salaire. La production avait été alors arrêtée et les cours s'étaient déjà envolés.

Rustenburg (Afrique du Sud) - Wikipédia : Rustenburg (ville du repos en afrikaans) est une ville de la province du Nord-Ouest, dans la région ouest du Transvaal, en Afrique du Sud. Elle est l'une des neuf villes (dix stades dans neuf villes différentes) qui accueillent la Coupe du Monde 2010

Une situation qui se répète aujourd'hui en particulier dans la mine de Marikana (12% de la production mondiale) exploitée par le britannique Lonmin. Là encore, les salaires sont au coeur des revendications des grévistes. Le mouvement a progressivement gagné d'autres mines sud-africaines. Le 16 août dernier, le mouvement a même tourné au drame alors que les affrontements entre grévistes et forces de police ont fait 44 morts.

Lonmin - Wikipédia : Lonmin plc (ex Lonrho plc) est une entreprise minière britannique faisant partie de l'indice FTSE 100. Voir Grève des mineurs à Marikana. en)Site officiel

La situation s'envenime et s'enlise, la production est au point mort et les cours du platine flambent tandis que les actions des minières comme Lonmin dégringolent. Afrique du sud : 12 000 mineurs licenciés et un syndicaliste tué
..., Afrique du Sud. La tension monte à Rustenburg - Monde -

Face aux enjeux du contrôle des métaux, la Commission européenne a adopté en 2008 la stratégie « 

Initiative sur les matières premières », sous la pression des lobbys indutriels et miniers. Objectif : exiger des autres pays du monde un abandon ou une très forte limitation des « restriction aux exportations ». L'Europe veut sécuriser ses approvisionnements, à n'importe quel prix.

Lueur d'espoir en vue ou marasme persistant ?
Existe-t-il un espoir que la situation s'arrange rapidement ? En fait, pas vraiment. Le problème c'est que depuis quelques mois, le marché du platine est déprimé, et même en profonde révolution.

Pourquoi ? Plusieurs raisons structurelles à cela :
1. L'augmentation des coûts d'exploitation des minières
. La hausse des prix de l'énergie (électricité et pétrole) ainsi que les (légitimes) revendications salariales des mineurs pèsent sur la marge de nombre de minières.

2. Le ralentissement global du prix des matières premières. Et derrière cette déprime du secteur se cache bien évidemment la Chine. Alors que l'économie du pays ralentit (à quel point, c'est sujet à controverse) et que sa demande en matières premières suit la même tendance, le cours des commodities flanche de manière générale.

3. Le recul du secteur automobile.Car le platine est essentiellement un métal industriel. Près des trois-quarts de la demande en platinoïdes viennent de l'industrie automobile. En effet, le platine est utilisé pour la fabrication de pots catalytiques. Recul de l'automobile signifie donc baisse de la demande et donc affaiblissement durable des cours.

Le marché du platine est donc profondément marqué par une situation économique déprimée. Face aux reculs de la demande et de leurs profits, les groupes miniers sont donc obligés de se restructurer :
- Les dépenses d'investissements sont en net recul, de même que les embauches. Plus de 130 000 emplois auraient été supprimés en Afrique du Sud.
- Certaines mines peu rentables doivent fermer.
- Et enfin, d'autres miniers ont décidé de profiter de la période pour revoir entièrement leur mode de production. "Touché par une grève, un mineur de platine de taille moyenne, Royal Bafokeng Platinum, va investir dans la mécanisation pour maintenir ses marges de profit. Ce qui lui permettra de diminuer sa masse salariale, tout en étant capable de satisfaire les demandes d'augmentation de salaires des mineurs restants", nous apprend L'Usine nouvelle.

Qu'en conclure ?

 

Des abysses du Pacifique à la planète Mars
En France, le Sénat s'est également emparé de cette question [
9] et le gouvernement a créé en 2011 un Comité pour les métaux stratégiques (Comes), piloté notamment par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Mais ses intérêts semblent avant tout économiques : « La première préoccupation est que chaque entreprise connaisse sa vulnérabilité », explique le secrétaire général du Comes. « Des politiques restrictives, des grèves, des accidents pourraient mettre des filières industrielles en péril en quelques semaines. » Et comment la France, complètement dépendante des importations, fera-t-elle face aux pénuries qui s'annoncent ? La question ne semble pas à l'ordre du jour...
 
La stratégie actuelle des États et entreprises semble être la recherche incessante de nouveaux gisements. Et quand ceux-ci ne suffiront plus, ira-t-on chercher des métaux au fonds des océans ou sur d'autres planètes ? En juillet 2011, des chercheurs japonais ont
annoncé la découverte d'immenses gisements de « terres rares » au fond du Pacifique : près de 100 milliards de tonnes. Des réserves 1000 fois supérieures à celle recensées jusqu'à présent, selon l'étude publiée [10]. Mais quelle débauche d'énergie et de technologies seront nécessaires pour exploiter ces gisements, situés entre 4 000 et 6 000 mètres de profondeur ? Quel prix faudra-t-il payer demain pour aller prospecter de nouvelles réserves de métaux à plus de 2000 mètres sous la couche terrestre ? Quant à faire de la Lune ou de nos planètes voisines nos futures réserves géologiques... « C'est la vie, la tectonique des plaques qui créent les concentrations de métaux. Sur la Lune, vous risquez de ne trouver qu'une soupe indifférenciée », décrit Philippe Bihouix. Pas de quoi rentabiliser le voyage aller-retour.
 
Nos arrières-petits enfants, des « ferrailleurs-cueilleurs » ?
 
Face à l'emballement de nos besoins en métaux et les rendements décroissants pour les extraire, l'ONU appelle à « découpler » le taux de croissance économique du taux de consommation des ressources naturelles. Les
estimations ont de quoi faire peur : le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque année par l'humanité pourrait atteindre 140 milliards de tonnes d'ici 2050. Soit trois fois les niveaux actuels. Et 23 fois plus qu'au début du 20ème siècle. Chaque être humain consomme en moyenne 8 tonnes par an de ressources naturelles – produits agricoles, bois, énergies fossiles ou métaux [11]. Soit 22kg par jour ! Les gisements bon marché et de bonne qualité de certaines ressources essentielles comme le pétrole, le cuivre et l'or commencent déjà à s'épuiser, souligne l'ONU, qui invite « à modifier considérablement les politiques des gouvernements, le comportement des entreprises et les modes de consommation du grand public. »
 
Recycler davantage, ralentir les cycles de consommation, en luttant par exemple contre l'obsolescence programmée, réparer plutôt que jeter, diminuer les usages dispersifs. Les moyens sont nombreux pour réduire l'actuel gaspillage des pays économiquement développés. Mais cela ne suffira sans doute pas, sans changer profondément nos modes de vie, de production et de consommation. « Quel avenir veut-on laisser aux générations futures ? Un retour à l'âge de fer, un monde où quelques dizaines de millions de « ferrailleurs-cueilleurs », survivants de la grande panne ou de l'effondrement, retrouveront l'abondance en exploitant le stock de métaux en place dans les bâtiments délabrés, les décharges, les usines à l'arrêt ? » questionne Philippe Bihouix. Reste à faire prendre conscience des enjeux, pour freiner la course infinie à l'extraction, avec toujours plus de conséquences sociales et environnementales. « Expliquer le pic du pétrole est déjà compliqué ! Avec les métaux, on a 60 histoires différentes... ». Nous n'aurons pourtant bientôt sans doute plus le choix.
Agnès Rousseaux
 
Photos :
 Métal /
KittyBitty via Flickr
 Mineur : © Steve Mc Curry
 Mine d'or au Congo /
The Velvet Rocket
 
 
Notre pouvoir de nuisance y est montré, en mettant en avant combien de temps la nature reprend ces droits si l'homme disparaissait du jour au lendemain ( peut importe comment, ce qui est important est après : " Population Zero - Un monde sans homme (Fin du monde)
Japon : cette déflation qui n'en finit pas.. - citoyenactif, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d’état social - anarkia, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d'état social - indigné révolté, Est ce la "Fin de la Zone euro"... ou du "capitalisme"? - l'indigné
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4p8i-pr9BWs


 

Notes
[
1] et quelques dizaines de millions de tonnes d'aluminium, chrome, cuivre, manganèse, zinc, les principaux métaux extraits aujourd'hui
 
[
2] Seulement 500 millions de tonnes, voire 3 milliards de tonnes de « ressources ultimes », selon l'United States Geophysical Survey (USGS), c'est-à-dire des ressources identifiées mais pas encore exploitables avec les techniques et au prix actuel
 
[
3] Cette limite physique s'appelle Energy Return On Energy Invested (EROEI)
[
4] Le rejet de CO2 augmente avec la consommation d'énergie, elle-même inversement proportionnelle à la teneur des gisements. « Cela apparait de manière patente quand on compare les émissions de CO2 de la production de différents métaux entre le cuivre (5 à 10 t CO2/t de cuivre produite présent à 0.8% en moyenne dans les gisements), l'argent (de l'ordre de 200 t CO2/t pour des gisements exploités à quelques centaines de g/t), le platine (10000 t CO2/t pour des gisements de quelques g/t). » Jacques Villeneuve, Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), Service Environnement et Procédés. Source
 
[
5] A lire, sur l'extraction du cuivre en Zambie : Glencore : comment une multinationale pille l'Afrique avec la complicité de l'Europe. La production d'une tonne de cuivre nécessite aujourd'hui 80 à 150 kg d'explosifs pour les mines à ciel ouvert, une demi-tonne d'acide sulfurique et provoque des émissions de 20 à 2500 kg de dioxyde de soufre... Avec des conséquences sanitaires souvent dramatiques pour les populations locales. Au Pérou, 75% de la forêt amazonienne est cédé en concession à des entreprises pour l'extraction de ressources naturelles !
[
6] La France produit surtout du nickel et du cobalt en Nouvelle-Caledonie, et de l'or en Guyane.
[
7] 50% des échanges internationaux de matières premières concernent l'énergie et 30 % les produits agricoles
[
8] Lire ici.
[
9] Le rapport du Sénat pointe notamment l'insuffisance de la recherche sur les métaux stratégiques : « Il est significatif que plus aucune école d'ingénieur ne comporte le terme métallurgie dans son intitulé ! (...) Cette situation apparaît d'autant plus insatisfaisante que la formation et la recherche en métallurgie perdurent aux États-Unis et se développent en Chine comme au Japon. »
[
10] "Nous estimons qu'une zone de un kilomètre carré entourant l'un des sites de prélèvement pourrait satisfaire à elle seule un cinquième de la consommation annuelle mondiale de ces éléments", écrivent les chercheurs. Source
[11] Selon un rapport des Amis de la Terre (en anglais)

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