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14/10/2012

la grande distribution en crise?

 présentation du groupe

 

crise,grande distribution,chomage,précarisation,les lois hartz,une paupérisation croissante,marché du travail: Pourquoi parler de crise ?

 

Posted on 22 avril 2012 by risc

  

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

  Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

  Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. EADS : pertes et profits - citizenkhane, spécualtion sur les matières premières - l'indigné révolté, la grande distribution en crise? - citoyenactif, Choc de compétitivité : est-ce bien le moment? - l'indigné, spécualtion sur les matières premières - l'indigné révolté

Comment et pourquoi votre pouvoir d'achat sera détruit.

Le récent rebond de quelque 32% de CARREFOUR  depuis cet été a entraîné l'éclosion d'études pointant la sous-valorisation de la plupart des titres du secteur et le caractère défensif de la grande distribution en période de ralentissement économique.

La montée en puissance des filiales spécialisées dans le hard discount compenserait largement la perte de chiffre d'affaires des enseignes classiques.

Cette affirmation peut susciter pas mal de scepticisme mais elle tient la route car le hard discount ratisse large.

En France, les gains de clientèle s'exercent classiquement au détriment du commerce de proximité (déjà moribond) mais également au détriment des marchés de quartier. "Lles résultats de VET AFFAIREs  : le textile hard discount prend aussi la crise de plein fouet".

La grande distribution cumule les difficultés
Autrement dit, la grande distribution subit un processus déflationniste. Et comme elle met à son tour la pression sur ses fournisseurs, c'est une spirale sans fin qui tire toute l'économie vers le bas. Les dernières statistiques sont, de ce point de vue, affligeantes : les PMI manufacturiers ont sombré en Europe le mois dernier (au plus bas depuis trois ans et demi en France) et l'IFO publié ce lundi -- moral des milieux d'affaires allemands -- recule pour le quatrième mois consécutif.

le PMI manufacturier est un excellent indicateur de l’activité économique car il donne en fin de mois la tendance réelle de la croissance du PIB pour ce mois, donc très rapidement et il est généralement très fiable… La croissance plonge encore en France où elle est manifestement négative


A part le Luxembourg et la Suisse, les consommateurs sont victimes du double choc récessionniste et fiscal. Nous savons qu'il ne faut pas compter sur l'Allemagne et sa fausse prospérité pour enjoliver le tableau.

En effet, en Allemagne, les lois Hartz ont permis de maquiller les statistiques du chômage en instituant une société à deux vitesses : les travailleurs à bas (et très bas) salaires et les retraités subissent une paupérisation croissante tandis que la concentration de la richesse s'accentue (10% des ménages les plus aisés détiennent désormais 53% de la richesse privée, contre 45% il y a 10 ans).

 

Les réformes Hartz (ou la réforme Hartz) sont les réformes du marché du travail qui ont eu lieu en Allemagne, entre 2003 et 2005, sous le mandat du chancelier Gerhard Schröder (SPD)[1]Réformes Hartz :

 

Elles ont pour but de renforcer la lutte contre le chômage volontaire et d'améliorer le retour en activité des bénéficiaires d'allocations [2]. Ces réformes controversées, officiellement, visent à adapter le droit (du travail, fiscal) allemand à la nouvelle donne économique dans le secteur des services. Elles ont été mises en place progressivement, sous la forme de quatre lois, mais la plus importante et la plus impopulaire est la loi Hartz IV.

 

[PDF] L'Allemagne est plus ouverte aux réformes, Le Monde, 23 mars 2007 (entretien avec Klaus Zimmermann, président de l'Institut allemand pour la recherche économique DIW) — fichier pas accessible le 6 octobre 2010.

Ces travailleurs pauvres et retraités sont aujourd'hui autant de clients totalement captifs du hard discount mais ils passent leur temps à chercher sur Internet des offres promotionnelles et des bons plans et délaissent peu à peu les vraies boutiques.

le secteur n'affiche que 2% de progression depuis le 1er janvier --, il faut voir que désormais, le niveau très faible des taux d'intérêt qui ne rémunère plus la trésorerie à court terme.

un article consacré au BFR de la grande distribution : ce secteur a la particularité d'avoir un BFR (besoin en fonds de roulement, donc trésorerie), négatif ; c'est-à-dire que le secteur a du cash d'avance.

Auparavant, la grande distribution tirait une bonne partie de ses bénéfices du placement de ses excédents de cash (les produits en rayon étant en moyenne vendus sous quinzaine, les fournisseurs étant réglés à 180 jours). Ce n'est plus le cas aujourd'hui. L'effet de ciseaux entre clientèle désargentée et une trésorerie qui ne rapporte plus rien est particulièrement pénalisant aujourd'hui. Ce que les filiales du hard discount gagnent en volume, les groupes le perdent en marges dans l'ensemble de l'Eurozone.

Or le problème, c'est que nous ne voyons pas les processus récessifs se renverser dans les six à 18 prochains mois. Et pendant ce temps-là, le commerce on line va continuer de monter en puissance et de tailler des croupières aux distributeurs physiques.

Alors, dans ces conditions, que vaut réellement le patrimoine immobilier des grands groupes de distribution ?

L'exemple américain donne froid dans le dos avec ces centaines de galeries commerciales quasi désertes à la périphérie des grandes agglomérations et des milliers de boutiques à louer qui ne trouvent pas preneur. Seuls les plus grands malls survivent avec une capacité d'attraction qui demeure intacte, grâce notamment à une diversification dans les loisirs et services.

La formule demeure balbutiante en France et de nombreux obstacles administratifs se dressent comme l'impossibilité d'obtenir des permis de construire, sans oublier l'effet de saturation des zones de chalandise, déjà bien perceptible depuis une dizaine d'années. Ouvrir de nouveaux "super-complexes" (ou agrandir ceux déjà existants) risquerait de tuer les centres commerciaux de taille intermédiaire situés dans un périmètre de 50 kilomètres. 
 
Le trompe-l'oeil de la croissance dans les émergents  Une reprise en trompe-l'œil | Le Cercle Les Echos : LE CERCLE. (par Nouriel Roubini) - Depuis l'année dernière, une série d'évènements a redonné confiance aux investisseurs et suscité un rebond marqué dans le secteur des actifs à risque, notamment en ce qui concerne la Bourse et les matières premières.

Alors bien sûr, il reste les pays émergents dont les analystes attendent monts et merveilles. Sauf qu'au Brésil par exemple, la croissance en rythme annuel est passée de +6,8% en 2008 à +1,6% selon les derniers chiffres parus mi-septembre 2012.

En Chine, des milliers de centres commerciaux se sont ouverts... mais ceux qui visent la clientèle moyenne ou haut de gamme sont pratiquement déserts ( une dizaine de très grandes localités chinoises, et pas seulement dans les métropoles côtières).

"Alors oui, les ventes de la grande distribution progressent en Chine... Mais au regard de l'explosion -- qui se chiffre en millions de mètres carrés -- des surfaces commerciales, il est clair que la clientèle solvable n'est pas encore au-rendez-vous".

"Si le développement de la Chine suit celle de la Corée (avec un décalage d'une vingtaine d'années), alors oui, il faut miser sur les groupes occidentaux présents dans ce pays, en ne perdant pas de vue que les groupes locaux ne manqueront pas de leur opposer une féroce concurrence... Sinon, nous pressentons que plusieurs enseignes jetteront l'éponge".

Le secteur a déjà bien trop rebondi...
Le graphique nous rappelle que le CAC Distribution et Alimentation  l'indice de référence du secteur, avait entamé l'année à 625 points après avoir plafonné trois semaines auparavant sous les 700 points (soit -10% en pleine période des fêtes et malgré le lancement d'un LTRO).

L'action la BCE -- inondant le système bancaire de liquidités en début d'année -- a fini par rassurer les investisseurs, . 

Tout se passe un peu comme si avec l'anticipation des QE de la Fed et de la BCE, les opérateurs estimaient que les banques allaient soudain ouvrir les vannes du crédit à la consommation. Elles sont en fait déjà grandes ouvertes mais les consommateurs désargentés n'empruntent pas davantage car ils sont déjà à leur limite de capacité d'emprunt. Et ceux qui ne sont pas coincés par des "fins de mois qui commencent le 15" ont largement perdu le goût de s'endetter.

Le recours au crédit à la consommation : Pour les uns, le crédit est souvent associé à un mal nécessaire ou à une solution de dernier recours en cas de soucis de trésorerie ponctuels.
Pour les autres, le crédit est un outil de gestion qui permet d'équilibrer ou de contrôler le budget des ménages. Pour soutenir leur appétit d'achat les français hésitent cependant, de moins en moins, à emprunter. Le contexte économique actuel est morose mais les français n'ont pas renoncé à acheter.
 La plupart des français estiment que le recours au crédit est indispensable pour accéder à certains biens et notamment immobiliers.

Ouvrir les vannes du crédit (sur Edubourse.com) : Expression désignant un ensemble de moyens mis en oeuvre destinés à augmenter le nombre de crédits accordés et le montant de ces derniers. L'objectif est ici de relancer la consommation et l'investissement en facilitant l'accès au crédit par une baisse des taux par exemple. L'ouverture de ces vannes est le plus souvent due aux banques centrales et aux Etats afin de doper la croissance ou à limiter les effets d'une crise financière

Alors que se passe-t-il pour les distributeurs quand les banques centrales font tourner la planche à billets ?

"Eh bien pas grand-chose puisque si l'on regarde CASINO  -- qui affiche la meilleure performance depuis mars 2009 --, le premier QE de la Fed n'a commencé à produire des effets bénéfiques qu'à la mi-juillet.

CASINO était encore au tapis début juillet 2009 alors que le CAC 40 avait déjà repris +40%. Puis durant l'été 2011, CASINO enregistra une des plus rapides et des plus sévère chutes du CAC 40, entre 76 et 52 euros. Aujourd'hui, le titre est revenu sur ses plus hauts des périodes de rebond : les 75 euros de décembre 2010, mai 2011 et printemps 2012".

07/10/2012

Le bout de la logique 1

Retour à l'âge du fer ?

il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation . Mis sur facebook



humour 81.jpg[b]Enjeux alimentaires et profits[/b ]L’Afrique est une « mine d’or » pour les investissements, selon Pékin : – Altermonde : Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « : » C’est l’ONG Norwegian People’s Aid qui s’alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d’information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l’Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l’hectare revient donc à… 3 centimes d’euros

Persée : Les problèmes que pose l’expansion du mouvement … : Une libéralisation financière croissante malgré les crises

bataille pour l'énergie.pngL'internationalisation de l'alimentation ; LES EMEUTES DE LA FAIM Tout le premier semestre de cette année a été marqué par les émeutes de la faim dans de nombreux pays. Pour ne parler que de l’Afrique, le Burkina Faso, le Cameroun, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, et le Maroc ont connu des manifestations de colère. Si la crise alimentaire ne pose essentiellement, dans les pays déve-loppés, qu’une question de pouvoir d’achat, ses consé-quences sont plus graves dans les pays du sud.

bataille de l'éenrgie 1.jpgLes interdépendances économiques mondiales, amplifiés par la financiarisationet l’internationalisation de la finance sont à les symptomes et les causes des dérives de nos systèmes politique, économique, culturelle…. Chaque jour, tant l’Europe que les Etats-Unis se rapprochent de Tokyo


Quand le monde manquera de métaux
Par Agnès Rousseaux (26 septembre 2012)
 

 
Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux
 

Aujourd'hui, près d'un milliard de personnes souffrent de la faim. C'est un être humain sur sept.
En 2050, nous serons 9 milliards sur Terre. La demande alimentaire va augmenter de 70%. Le prix des aliments de base pourrait plus que doubler au cours des 20 prochaines années.
Notre planète a les moyens de tous nous nourrir.
Mais pour cela, il faut changer notre façon de produire, de partager et de consommer la nourriture.


 

Le 7 avril 2010 sortira en salle le nouveau documentaire de Coline Serreau : "Solutions locales pour un désordre global". Dans cet entretien, la réalisatrice nous présente son film où l'on retrouve notamment , Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde ou encore M. Antoniets en Ukraine...
Entretien | Coline Serreau présente "Solutions locales pour un désordre global"

 

Société de consommation ( source Ekopia)

Le bouleversement apporté par le XXe siècle, amorcé dès la fin du XIXe avec la révolution industrielle, a été d'inverser les proportions en donnant de plus en plus d'importance au superflu et de moins en moins d'importance à la transcendance.

Les deux ( péril écologique et sociale) vont de pair puisque que le système capitalisme actuel est très destructeur socialement et écologiquement. . Qu'aux crises précédentes déjà grave, le manque de réponse et le laisser faire a accentué les effets dévastateurs qui touchent maintenant la biosphère. Le système va dans le mur. C’est ce que dénonce la confédération Atanka liée la confédération paysanne dans sa pétition Premier procès FCO : mobilisation ! Vous êtes près de 7000 à avoir signé la pétition de soutien aux agriculteurs en lutte contre l'obligation de vaccination contre la FCO.

 

Le nouveau rapport Oxfam, Cultiver un avenir meilleur, montre comment les défaillances du système alimentaire mondial et les conséquences du changement climatique creusent les inégalités, détruisent les ressources naturelles et vont entraîner de nouvelles crises. Il montre aussi les solutions à cultiver pour nourrir la planète. Les 22 et 23 juin, les ministres de l'Agriculture des pays participant au G20 se réunissent à Paris, pour un "G20 agricole", à quelques mois du G20 de novembre, qui se tiendra à Cannes.
Oxfam France et d'autres organisations de la société civile se mobilisent pour faire entendre les voix et les droits des petits agriculteursEn pleine crise financière et économique, la France accueille une nouvelle réunion du G20, les 20 pays les plus puissants de la planète, à Cannes les 3 et 4 novembre prochains. A la légitimité contestée, ce G20 ne devrait pas plus aboutir à des décisions à la hauteur des enjeux que les précédents. Alors que de très nombreuses analyses et propositions alternatives existent. Comme en témoigne cette vidéo réalisée dans le cadre du projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org) à partir d’interviews d’intellectuels et militants du monde entier, dont Naomi Klein, Pablo Solon, Susan George ou Nnimmo Bassey :G20 à Cannes : business as usual ou alternative globale ? (également disponible sur demande en DVD pour des projections publiques). Plus d’informations sur le sommet des peuples qui sera organisé à Nice à cette occasion : http://www.mobilisationsg8g20.org/


Pour demander au G20 de :
→soutenir et protéger l'agriculture paysanne,
→mettre en place des mécanismes de régulation des prix alimentaires,
→lutter contre la spéculation et l'accaparement de terres,
Signez la pétition lancée par Artisans du Monde, ATTAC, la Confédération paysanne et Peuples Solidaires/ActionAid, qu’Oxfam France soutient.

 


MAIN BASSE SUR LE RIZ
Un film de Jean CRÉPU et Jean-Pierre BORIS
2009, 82 mn

Fipa d'or 2010 (Festival international de programmes audiovisuels) pour les Grands reportages et Faits de société. PDF]main basse sur le riz - ARTE

 


Main basse sur le riz

 


Au printemps 2008, le prix du riz est multiplié par six en quelques mois. Du jamais vu. Ce sont les plus pauvres qui souffrent de cette explosion des prix. Des manifestations éclatent dans une quarantaine de pays. On parle d’émeutes de la faim.
Que s’est-il réellement passé au printemps 2008 ? Qui a provoqué cette panique ? Qui en a bénéficié ? Quelles leçons ont été tirées et quelles décisions ont été prises ?
Ce documentaire d’investigation nous fait pénétrer dans la très discrète filière mondiale du riz. Et permet de mieux comprendre la complexité d’un marché dont les enjeux sont considérables pour la sécurité alimentaire mondiale de demain. On ne RIZ pas avec la faimFace à la crise écologique... , Les raisons de la colère


 
500 Tours Eiffel : c'est ce que nos sociétés modernes consomment en métal chaque 24 heures. De la moindre puce électronique jusqu'aux gigantesques buildings, les métaux sont partout. Or certains sont en voie d'épuisement : les gisements de cuivre, de nickel ou de zinc n'ont plus que quelques décennies devant eux. Et si le recyclage se développe, la consommation s'emballe. Enquête sur une pénurie désormais annoncée.

L'humanité est accro aux métaux. Câbles électriques et circuits électroniques, transports individuels ou collectifs, électroménager ou BTP... Les métaux sont partout. On en oublierait presque qu'ils constituent une ressource non renouvelable. Comme pour les hydrocarbures, il faut plusieurs millions d'années pour en renouveler les stocks. Or, côté consommation, la tendance est à l'emballement. « En l'espace d'une génération, nous devrions extraire une quantité plus grande de métaux que pendant toute l'histoire de l'humanité », prévient Philippe Bihouix, ingénieur centralien et co-auteur d'un
livre de référence sur le sujet.
 
Moins de vingt métaux étaient exploités dans les années 1970. Ce chiffre a depuis été multiplié par trois. Mais les réserves ne sont pas infinies. Une cinquantaine de métaux – sur la soixantaine exploités – seraient menacés de pénurie. Il reste plus d'un siècle de réserve pour le cobalt ou le platine. Celles de l'argent, de l'antimoine (utilisé notamment dans l'électronique), de l'indium (utilisé dans les cellules photovoltaïques ou les écrans LCD) se limiteraient à 20 ans, pointe l'étude de Philippe Bihouix. Et il ne resterait que 30 à 60 ans de réserve pour la plupart des grands métaux industriels : zinc, cuivre, nickel, plomb...
 
500 Tours Eiffel par jour
 
Environ 2 milliards de tonnes de métaux sont consommés chaque année, surtout du fer (1,7 milliard de tonnes [
1]). L'équivalent de 200 000 Tours Eiffel par an ! Soit plus de 500 par jour. Et chaque Français « consomme » en moyenne l'équivalent de 700 grammes de métaux en 24h !
 
Pourquoi s'inquiéter, rétorqueront certains, les métaux sont présents partout : dans la roche, dans chaque poignée de terre, dans l'eau de mer. La quantité totale de cuivre dans les terres émergées – jusqu'à une profondeur de 1 km sous terre – serait d'environ 20.000 milliards de tonnes. Soit un million d'années de notre consommation actuelle. Tout irait bien... S'il n'était pas impossible de passer l'ensemble de la croûte terrestre au tamis.
Une pénurie de cuivre en 2040 ?
 
Les véritables « réserves », elles, sont limitées. Les réserves constituent les ressources identifiées que l'on peut techniquement extraire au prix actuel. Les réserves de cuivre sont ainsi 10 000 fois moindres que la quantité totale présente sur la planète [
2]. L'humanité consomme actuellement 16 millions de tonnes par an, notamment pour les fils électriques. Ce qui laisse, à production constante, une trentaine d'années avant de manquer de cuivre.
Trouvera-t-on de nouvelles réserves dans les décennies à venir ? Les sols ont déjà été beaucoup explorés. Cas emblématique : l'or. C'est le seul métal à avoir franchi son « pic » de production. Son extraction n'augmente plus, bien que 45 % des dépenses d'exploration lui sont consacrées. Le défi à relever n'est pas tant la diminution des dernières réserves, que l'énergie croissante nécessaire pour exploiter les futurs filons.
 
 
« Une mine d'or, en Afrique du Sud ou en Australie, produit à peine 5 grammes par tonne, contre 20 il y a un siècle. Vu le prix, on peut aller chercher quelques grammes d'or par tonne de terre, mais on ne pourra pas se le permettre pour le cuivre », explique Philippe Bihouix. Les gisements les plus rentables, créés par la tectonique des plaques, le volcanisme ou le cycle de l'eau, sont déjà exploités. L'extraction des réserves moins concentrées a déjà commencé. Alors qu'on produisait 18 kg de cuivre par tonne de roches extraite dans les années 1930, on n'en trouve plus que 8 kg aujourd'hui.« Il n'est pas possible de dépenser plus d'énergie pour tous les métaux. On ne va pas ramasser à la petite cuillère les dernières ressources naturelles », pointe l'ingénieur.
 
Métaux et ressources énergétiques sont étroitement liés. Il faut toujours plus d'énergie pour extraire des métaux moins concentrés. Et les métaux sont toujours indispensables pour produire de l'énergie... Quand atteindrons-nous la limite énergétique qui rend l'extraction d'un métal non rentable ou impossible ? C'est le même processus que pour l'exploitation du pétrole. La production de 100 barils de pétrole nécessite 2 barils en Arabie Saoudite, contre 10 à 15 barils pour l'extraction offshore dans le Golfe du Mexique. Et 25 à 35 barils pour l'extraction des sables bitumineux de l'Alberta au Canada [
3].
 
Sans métaux, plus d'énergie
 
Nous dépensons aujourd'hui environ 10 % de l'énergie primaire mondiale pour l'extraction et le raffinage des métaux. Combien en dépenserons-nous demain ? Et plus on consomme d'énergie, plus on émet de CO2... pour la même quantité de métal [
4]. Sans compter les conséquences environnementales et sociales, lorsque, les réserves diminuant, il deviendra rentable de lancer l'extraction dans des zones protégées ou inaccessibles, avec des procédés plus polluants et des conditions de travail plus pénibles. Une spirale infernale, alors que les conditions d'extraction minière sont déjà très dures [5].
 
Toutes nos sources d'énergie actuelles sont dépendantes des métaux. Des raffineries pétrolières aux gazoducs, des cellules photovoltaïques aux turbines d'éoliennes, des moteurs de véhicules aux batteries électriques... Les énergies renouvelables, nucléaires ou fossiles ne peuvent se passer des métaux. Côté nucléaire, « les « crayons » de combustible sont emballés dans des gaines de zirconium : 50 ans de réserves. Les centrales et les conteneurs pour les déchets nécessitent nickel, chrome, titane, cobalt, tungstène et plomb : 50 à 100 ans de réserves pour les plus abondants », détaille Philippe Bihouix. « On ne pourra pas tenir 10 000 ans avec le nucléaire. » Comment sans ces métaux renouveler les parcs nucléaires une ou deux fois par siècle ?
L'impératif du recyclage
 
Que faire face à cette situation ? Mieux recycler les métaux semble une évidence. Les grands métaux, comme le fer, l'aluminium ou le cuivre sont, en théorie, recyclables à 100%. Et leur recyclage est très rentable énergétiquement : récupérer de l'aluminium consomme 20 fois moins d'énergie que la production de métal neuf ! Reste qu'on ne pourra jamais en recycler 100 %. Difficile de collecter toutes les agrafes utilisées, les opercules de pot de yaourt ou les paires de lunettes ! Le pourcentage de perte diffère selon les métaux. Il est par exemple de 30 % pour le nickel, un métal pourtant bien récupéré dans des filières de recyclage...
 
La multiplication des alliages posent aussi problème. Impossible de séparer les éléments imbriqués ou les matériaux composites. Ou de faire du tri dans les 3 000 sortes d'alliage de nickel. Comment recycler complètement un ordinateur portable, qui contient 30 métaux différents ? Ou un « superalliage » de l'aéronautique, composé de 15 métaux ? De quoi compliquer sérieusement une tâche déjà immense. Surtout quand notre système économique basé sur la consommation – et un taux d'équipement toujours plus élevé – provoque l'accélération des cycles de production et des innovations... Concernant les déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E), une directive européenne impose leur collecte à hauteur de seulement 20%.
 
Revenir à l'âge du fer ?
 
 Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux
 
A ces limites s'ajoutent les usages « dispersifs » : l'incorporation de métaux dans des produits chimiques ou des objets de consommation courante. Mercure dans les shampoings, plomb et cobalt dans les teintures capillaires, bismuth dans le rouge à lèvres, ou titane et sulfate de zinc, comme colorant blanc de votre dentifrice ! Encres et pigments du papier, déodorants, pneus, peintures, engrais et pesticides, incorporent des métaux à des degrés divers.
 
 
Des usages dispersifs qui peuvent représenter une part importante de la production : 20 % pour le cobalt, 98% pour le titane (qui, sous forme de dioxyde, est le colorant blanc universel). Et les innovations ne manquent pas : les chaussettes « anti-odeur » aux
nanoparticules d'argent qui partent dans les égouts au bout de quelques lavages, ne vont pas arranger la situation. « Ce sont autant de métaux qui ne seront pas disponibles pour les générations futures. Quand on crame du cuivre, du plomb ou du lithium dans les feux d'artifice, ce n'est pas très sympa pour l'Homo sapiens de 2250 qui en aura besoin, » illustre Philippe Bihouix.

Quels substituts aux métaux ?
 
Substituer un métal par un autre s'avère aussi compliqué. Des métaux, utilisés comme catalyseur dans le secteur de la chimie, pour fabriquer du nylon ou de la margarine par exemple, pourront peut-être, pour certains, être remplacés par une « catalyse enzymatique ». Pour quelques applications, des solutions seront imaginées. Mais le problème est systémique : comment substituer en même temps plusieurs métaux par d'autres ? Certains sont irremplaçables, comme l'or, le nickel, le cobalt ou l'étain – utilisé pour les soudures en plomberie ou dans les cartes électroniques.
 
Sans oublier le cuivre, qui sert au transport du courant électrique : 8 millions de kilomètres de câbles de cuivre maillent l'Europe !(...). Ces métaux ne devraient pas manquer à moyen terme. Mais ils ne suffiront pas à remplacer toute la richesse de ceux qui sont en voie d'épuisement.
 
Spéculation effrénée et tensions géopolitiques
Cette situation commence à préoccuper les États. En
2010, des tensions entre la Chine et le Japon – et la menace d'un embargo – ont fait prendre conscience de la dépendance mondiale aux « terres rares », ce groupe de 17 métaux utilisés dans les produits de haute technologie (téléphones portables, écrans LCD, éoliennes, scanners médicaux...). Ces métaux sont aujourd'hui exportés à 97 % par la Chine, qui dispose d'environ un tiers des ressources mondiales. L'Europe
importe 48% de son cuivre, 100% du cobalt, du platine et du titane... Quant à la production française, elle est en constante régression [6].
 
Résultat : les prix des métaux flambent. Entre 2005 et 2009, la demande en minerai de fer a augmenté de 47 % et les prix de 93 % ! Quant au cuivre, sa valeur a
triplé entre 2009 et 2011. Une situation aggravée par la financiarisation des échanges : investissements spéculatifs sur les réserves de métaux, développement du « trading de haute fréquence », concentration des opérateurs.
 

Comment expliquer la récente envolée des cours ?
Par l'agitation sociale qui secoue le premier producteur de platine au monde, l'Afrique du Sud. Le pays extrait 75% de la production mondiale.

 Et ce jusqu'à ce que les nouvelles en provenance de Chine soient meilleures et que le secteur automobile reprenne du poil de la bête.La hausse des cours du platine ne devrait donc pas se poursuivre. Quand à  l'or a toutes les risques de reprendre sa tendance haussière car, contrairement au platine, les fondamentaux : demande en hausse aussi bien des banques centrales que des particuliers (saison des mariages en Inde) et perspectives de nouveaux assouplissements monétaires.

Des réserves contrôlées par quelques multinationales
 
Le poids financier des métaux représente désormais un quart de celui du marché du pétrole. Et 20% des échanges internationaux de matières premières [
7]. De quoi attirer les spéculateurs... Au point que les exigences de rentabilité financière l'emportent sur le souci de répondre à la demande mondiale en métaux. Quelques multinationales ont fait main basse sur une partie des stocks : la multinationale suisse Glencore, leader mondial sur le négoce de métaux, contrôlerait ainsi 60 % du zinc mondial, 50 % du cuivre, 22 % de l'aluminium [8]... A la fois propriétaire de sociétés minières et acteur du négoce mondial, Glencore peut intervenir sur les stocks physiques et donc le prix des matières premières, et en même temps parier sur les marchés... Une situation qui n'augure rien de bon pour la gestion de la raréfaction des métaux !

 L'Afrique du Sud est régulièrement secouée par des grèves de mineurs. En fait, depuis le début de l'année, les conditions de travail – et salariales – des mineurs sud-africains se sont détériorées. En février dernier déjà, les salariés de la plus grande mine du monde, Rustenburg, se sont mis en grève pendant plusieurs semaines pour réclamer une hausse de leur salaire. La production avait été alors arrêtée et les cours s'étaient déjà envolés.

Rustenburg (Afrique du Sud) - Wikipédia : Rustenburg (ville du repos en afrikaans) est une ville de la province du Nord-Ouest, dans la région ouest du Transvaal, en Afrique du Sud. Elle est l'une des neuf villes (dix stades dans neuf villes différentes) qui accueillent la Coupe du Monde 2010

Une situation qui se répète aujourd'hui en particulier dans la mine de Marikana (12% de la production mondiale) exploitée par le britannique Lonmin. Là encore, les salaires sont au coeur des revendications des grévistes. Le mouvement a progressivement gagné d'autres mines sud-africaines. Le 16 août dernier, le mouvement a même tourné au drame alors que les affrontements entre grévistes et forces de police ont fait 44 morts.

Lonmin - Wikipédia : Lonmin plc (ex Lonrho plc) est une entreprise minière britannique faisant partie de l'indice FTSE 100. Voir Grève des mineurs à Marikana. en)Site officiel

La situation s'envenime et s'enlise, la production est au point mort et les cours du platine flambent tandis que les actions des minières comme Lonmin dégringolent. Afrique du sud : 12 000 mineurs licenciés et un syndicaliste tué
..., Afrique du Sud. La tension monte à Rustenburg - Monde -

Face aux enjeux du contrôle des métaux, la Commission européenne a adopté en 2008 la stratégie « 

Initiative sur les matières premières », sous la pression des lobbys indutriels et miniers. Objectif : exiger des autres pays du monde un abandon ou une très forte limitation des « restriction aux exportations ». L'Europe veut sécuriser ses approvisionnements, à n'importe quel prix.

Lueur d'espoir en vue ou marasme persistant ?
Existe-t-il un espoir que la situation s'arrange rapidement ? En fait, pas vraiment. Le problème c'est que depuis quelques mois, le marché du platine est déprimé, et même en profonde révolution.

Pourquoi ? Plusieurs raisons structurelles à cela :
1. L'augmentation des coûts d'exploitation des minières
. La hausse des prix de l'énergie (électricité et pétrole) ainsi que les (légitimes) revendications salariales des mineurs pèsent sur la marge de nombre de minières.

2. Le ralentissement global du prix des matières premières. Et derrière cette déprime du secteur se cache bien évidemment la Chine. Alors que l'économie du pays ralentit (à quel point, c'est sujet à controverse) et que sa demande en matières premières suit la même tendance, le cours des commodities flanche de manière générale.

3. Le recul du secteur automobile.Car le platine est essentiellement un métal industriel. Près des trois-quarts de la demande en platinoïdes viennent de l'industrie automobile. En effet, le platine est utilisé pour la fabrication de pots catalytiques. Recul de l'automobile signifie donc baisse de la demande et donc affaiblissement durable des cours.

Le marché du platine est donc profondément marqué par une situation économique déprimée. Face aux reculs de la demande et de leurs profits, les groupes miniers sont donc obligés de se restructurer :
- Les dépenses d'investissements sont en net recul, de même que les embauches. Plus de 130 000 emplois auraient été supprimés en Afrique du Sud.
- Certaines mines peu rentables doivent fermer.
- Et enfin, d'autres miniers ont décidé de profiter de la période pour revoir entièrement leur mode de production. "Touché par une grève, un mineur de platine de taille moyenne, Royal Bafokeng Platinum, va investir dans la mécanisation pour maintenir ses marges de profit. Ce qui lui permettra de diminuer sa masse salariale, tout en étant capable de satisfaire les demandes d'augmentation de salaires des mineurs restants", nous apprend L'Usine nouvelle.

Qu'en conclure ?

 

Des abysses du Pacifique à la planète Mars
En France, le Sénat s'est également emparé de cette question [
9] et le gouvernement a créé en 2011 un Comité pour les métaux stratégiques (Comes), piloté notamment par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Mais ses intérêts semblent avant tout économiques : « La première préoccupation est que chaque entreprise connaisse sa vulnérabilité », explique le secrétaire général du Comes. « Des politiques restrictives, des grèves, des accidents pourraient mettre des filières industrielles en péril en quelques semaines. » Et comment la France, complètement dépendante des importations, fera-t-elle face aux pénuries qui s'annoncent ? La question ne semble pas à l'ordre du jour...
 
La stratégie actuelle des États et entreprises semble être la recherche incessante de nouveaux gisements. Et quand ceux-ci ne suffiront plus, ira-t-on chercher des métaux au fonds des océans ou sur d'autres planètes ? En juillet 2011, des chercheurs japonais ont
annoncé la découverte d'immenses gisements de « terres rares » au fond du Pacifique : près de 100 milliards de tonnes. Des réserves 1000 fois supérieures à celle recensées jusqu'à présent, selon l'étude publiée [10]. Mais quelle débauche d'énergie et de technologies seront nécessaires pour exploiter ces gisements, situés entre 4 000 et 6 000 mètres de profondeur ? Quel prix faudra-t-il payer demain pour aller prospecter de nouvelles réserves de métaux à plus de 2000 mètres sous la couche terrestre ? Quant à faire de la Lune ou de nos planètes voisines nos futures réserves géologiques... « C'est la vie, la tectonique des plaques qui créent les concentrations de métaux. Sur la Lune, vous risquez de ne trouver qu'une soupe indifférenciée », décrit Philippe Bihouix. Pas de quoi rentabiliser le voyage aller-retour.
 
Nos arrières-petits enfants, des « ferrailleurs-cueilleurs » ?
 
Face à l'emballement de nos besoins en métaux et les rendements décroissants pour les extraire, l'ONU appelle à « découpler » le taux de croissance économique du taux de consommation des ressources naturelles. Les
estimations ont de quoi faire peur : le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque année par l'humanité pourrait atteindre 140 milliards de tonnes d'ici 2050. Soit trois fois les niveaux actuels. Et 23 fois plus qu'au début du 20ème siècle. Chaque être humain consomme en moyenne 8 tonnes par an de ressources naturelles – produits agricoles, bois, énergies fossiles ou métaux [11]. Soit 22kg par jour ! Les gisements bon marché et de bonne qualité de certaines ressources essentielles comme le pétrole, le cuivre et l'or commencent déjà à s'épuiser, souligne l'ONU, qui invite « à modifier considérablement les politiques des gouvernements, le comportement des entreprises et les modes de consommation du grand public. »
 
Recycler davantage, ralentir les cycles de consommation, en luttant par exemple contre l'obsolescence programmée, réparer plutôt que jeter, diminuer les usages dispersifs. Les moyens sont nombreux pour réduire l'actuel gaspillage des pays économiquement développés. Mais cela ne suffira sans doute pas, sans changer profondément nos modes de vie, de production et de consommation. « Quel avenir veut-on laisser aux générations futures ? Un retour à l'âge de fer, un monde où quelques dizaines de millions de « ferrailleurs-cueilleurs », survivants de la grande panne ou de l'effondrement, retrouveront l'abondance en exploitant le stock de métaux en place dans les bâtiments délabrés, les décharges, les usines à l'arrêt ? » questionne Philippe Bihouix. Reste à faire prendre conscience des enjeux, pour freiner la course infinie à l'extraction, avec toujours plus de conséquences sociales et environnementales. « Expliquer le pic du pétrole est déjà compliqué ! Avec les métaux, on a 60 histoires différentes... ». Nous n'aurons pourtant bientôt sans doute plus le choix.
Agnès Rousseaux
 
Photos :
 Métal /
KittyBitty via Flickr
 Mineur : © Steve Mc Curry
 Mine d'or au Congo /
The Velvet Rocket
 
 

Notre pouvoir de nuisance y est montré, en mettant en avant combien de temps la nature reprend ces droits si l'homme disparaissait du jour au lendemain ( peut importe comment, ce qui est important est après : " Population Zero - Un monde sans homme (Fin du monde)
Japon : cette déflation qui n'en finit pas.. - citoyenactif, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d’état social - anarkia, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d'état social - indigné révolté, Est ce la "Fin de la Zone euro"... ou du "capitalisme"? - l'indigné
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4p8i-pr9BWs


 

Notes
[
1] et quelques dizaines de millions de tonnes d'aluminium, chrome, cuivre, manganèse, zinc, les principaux métaux extraits aujourd'hui
 
[
2] Seulement 500 millions de tonnes, voire 3 milliards de tonnes de « ressources ultimes », selon l'United States Geophysical Survey (USGS), c'est-à-dire des ressources identifiées mais pas encore exploitables avec les techniques et au prix actuel
 
[
3] Cette limite physique s'appelle Energy Return On Energy Invested (EROEI)
[
4] Le rejet de CO2 augmente avec la consommation d'énergie, elle-même inversement proportionnelle à la teneur des gisements. « Cela apparait de manière patente quand on compare les émissions de CO2 de la production de différents métaux entre le cuivre (5 à 10 t CO2/t de cuivre produite présent à 0.8% en moyenne dans les gisements), l'argent (de l'ordre de 200 t CO2/t pour des gisements exploités à quelques centaines de g/t), le platine (10000 t CO2/t pour des gisements de quelques g/t). » Jacques Villeneuve, Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), Service Environnement et Procédés. Source
 
[
5] A lire, sur l'extraction du cuivre en Zambie : Glencore : comment une multinationale pille l'Afrique avec la complicité de l'Europe. La production d'une tonne de cuivre nécessite aujourd'hui 80 à 150 kg d'explosifs pour les mines à ciel ouvert, une demi-tonne d'acide sulfurique et provoque des émissions de 20 à 2500 kg de dioxyde de soufre... Avec des conséquences sanitaires souvent dramatiques pour les populations locales. Au Pérou, 75% de la forêt amazonienne est cédé en concession à des entreprises pour l'extraction de ressources naturelles !
[
6] La France produit surtout du nickel et du cobalt en Nouvelle-Caledonie, et de l'or en Guyane.
[
7] 50% des échanges internationaux de matières premières concernent l'énergie et 30 % les produits agricoles
[
8] Lire ici.
[
9] Le rapport du Sénat pointe notamment l'insuffisance de la recherche sur les métaux stratégiques : « Il est significatif que plus aucune école d'ingénieur ne comporte le terme métallurgie dans son intitulé ! (...) Cette situation apparaît d'autant plus insatisfaisante que la formation et la recherche en métallurgie perdurent aux États-Unis et se développent en Chine comme au Japon. »
[
10] "Nous estimons qu'une zone de un kilomètre carré entourant l'un des sites de prélèvement pourrait satisfaire à elle seule un cinquième de la consommation annuelle mondiale de ces éléments", écrivent les chercheurs. Source
[11] Selon un rapport des Amis de la Terre (en anglais)

Blog / Le bout de la logique - nicocitoyenactif

Japon : cette déflation qui n'en finit pas.. - citoyenactif, Nous ne vivons pas une  » crise », mais un coup d’état social - anarkia, Nous ne vivons pas une » crise », mais un coup d'état social - indigné révolté, Est ce la "Fin de la Zone euro"... ou du "capitalisme"? - l'indigné

26/07/2012

L'internationalisation de l'alimentation

 

LES EMEUTES DE LA FAIM

 Tout le premier semestre de cette année a été marqué par les émeutes de la faim dans de nombreux pays. Pour ne parler que de l’Afrique, le Burkina Faso, le Cameroun, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, et le Maroc ont connu des manifestations de colère. Si la crise alimentaire ne pose essentiellement, dans les pays déve-loppés, qu’une question de pouvoir d’achat, ses consé-quences sont plus graves dans les pays du sud.


humour 81.jpgLe prix du blé a doublé entre février 2007 et février 2008.
Le prix du riz a atteint son niveau le plus élevé depuis dix ans. Dans certains pays, c’est le prix du lait et du pain qui ont plus que doublé. Et par-tout, on s’inquiète de l’utilisation industrielle des céréales pour fabriquer des biocarburants.


De nombreuses causes ont été avancées pour expli-quer la situation. Quelle est leur part réelle ? Quel-les seront les conséquences de la hausse des prix sur la sécurité alimentaire et sur l’agriculture dans ces pays ? Quelles solutions peut-on envisager pour gérer cette crise et en sortir
?

 

Afin de mieux comprendre : :Documentaire |L'Histoire des Choses : Le néolibéralisme doit sa renaissance au cours du dernier quart du 20ème siècle aux crises énergétiques des années 70, causées par les augmentations importantes et inattendues du prix du pétrole, de l'or( ...) , La dépendance chinoise au charbon ! : Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs, Est ce la crise de la finance, de la dette ou du capitalisme? – Altermonde, La scandaleuse spéculation sur les matières agricoles - Beurk.com : « Entre 2000 et 2011 le prix des matières premières agricoles de base (blé, maïs et riz) ont connu une hausse moyenne de 150 %. Beaucoup d’économistes démontrent que des spéculateurs sans scrupule parient sur les denrées alimentaires dans le but ultime de s’enrichir au détriment de la vie de millions d’être humain »

 

 

Pour Marx, le capitalisme conduit à des contradictions ("exploitation de l'homme par l'homme"):

  • concentration des richesses sur une classe de la société et misère pour l'autre ;
  • accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique ,
  • surpopulation de travailleurs, engendrant le chômage ;
  • augmentation de la production sans augmentation de la consommation provoquant des crises cycliques de surproduction.

Tout n’est pas simple. Les causes sont multiples, les unes structurelles, les au-tres, conjoncturelles. Dans certains pays (Brésil, Chine, Inde), le pouvoir d’achat des gens a augmenté, d’où la consommation alimentaire qui s’accroît. Dans les villes qui grandissent très rapidement, les habitudes alimentaires changent avec une consommation de viande plus élevée. Par contre, la production agricole est moins excédentaire qu’il y a dix ans, et le marché, plus tendu.

 

 

humour 98.jpgL'internationalisation de l'alimentation

 

D’entreprises sont aujourd’hui engagées dans une réelle stratégie de développement à l’export, considéré comme une activité coûteuse avec un retour sur investissement trop lent. Pour les PME, qui se sentent souvent démunies, des solutions d’accompagnement efficaces existent pour relever le défi de l’export à l’international

 

Au cours des 35 dernières années, l'industrie agro-alimentaire mondiale a connu un phénomène d'internationalisation : le taux d'internationalisation de l'agriculture (76,5 en 1985) est plus fort que celui de l'économie française (39,2 en 1981); cette internationalisation concerne la circulation des produits mais également celle des capitaux, les entreprises, les modèles de production. Tous ces vecteurs transforment la nature même de la société rurale et agricole : diminution de l'auto-consommation, spécialisation des systèmes productifs, allongement du processus de production, régression de la population active dans l'agriculture et augmentation dans les autres secteurs de l'économie agro-alimentaire. Ce phénomène est illustre par 4 exemples : l'économie céréalière (taux d'internationalisation passe de 7 a 48 % en 30 ans), l'alimentation animale (a partir de 1970, 1/4 des aliments nutritifs consommes par les animaux passe par le marche et 1/10e est importe), la production de poulets (5 firmes contrôlent 90 % de la production mondiale) et la distribution (montée de la grande distribution). Cette internationalisation pose problème, les mécanismes de régulation des marches étant fragiles : seule une partie des échanges avec la CEE est soumise a des règles négociées et a des systèmes communes de régulation. Pour les échanges commerciaux avec les PVD (30 % des importations et 27 % des exportations de la France en 1981), aucun des stocks régulateurs des accords mis sur pied ne fonctionne de manière satisfaisante en 1983. (IBISCUS-Min. COOPERATION)

 

L'internationalisation du goût en Chine....

Gastronomie chinoise. La première conclusion que l'on tire est simple, les privilégiés du régimes chinois  ont envie de nouveauté. Hamburger, sushi, Chocapic... c’est produits se retrouvent dans tout leurs supermarchés.

Pour répondre à ce début d'internationalisation du goût, et gagner également en productivité, les autorités ont ouvert les portes à de nombreuses multinationales de l'agro-alimentaire.

Plusieurs sociétés qui profiteront de cette tendance. Alors que les goûts culinaires chinois évoluent, elles seront en première ligne pour y répondre. L'agro-alimentaire, c'est le nouveau secteur d'investissement pour maintenir les profits alors que l’Europe connaît une paupérisation.

Le blé est la culture dominante dans le nord, notamment dans le Heilongjiang (au nord de Pékin), dans les plaines du bas Yang Tsé et les plaines du fleuve Jaune. Le riz, à l'inverse, est davantage cultivé dans les régions du sud. Pourtant cette distinction a tendance à s'estomper. Si l’on trouve encore facilement du riz à Pékin, j'ai surtout constaté que le blé commençait à prendre le dessus sur le riz. Et il semble que ce soit un phénomène assez classique.

Le Japon et les pays de l'ASEAN avaient vu à leur tour leur consommation de riz diminuer au profit de la farine de blé. Actuellement, le goût pour le blé est en train de s'étendre à toute l'Asie. Récemment, le Vietnam, l'Indonésie et les Philippines se sont mis à importer d'importantes quantités de blé.

En Chine, les équilibres régionaux sont profondément modifiés par ce changement. Les régions productrices de riz au sud, autrefois exportatrices, commencent à importer du blé du nord. Une tentative d’explication est surtout très intéressante pour nous. Le blé convient mieux à une alimentation diversifiée, car on peut en faire des crêpes, des nouilles, du pain... alors que l'on consomme le riz seulement sous forme de grains.

Cette transition témoigne donc d'un changement  des goûts chinois et des profits pour les grands groupes chinois et étrangers. La Chine a encore beaucoup d'obstacles devant elle. Et en particulier, elle doit d'abord arriver à augmenter sa production actuelle tout en améliorant sa qualité.

 Les raisons qui expliquent la hausse de la consommation alimentaire chinoise

. L'augmentation de la population urbaine entraîne un changement d'habitudes alimentaires, qui se caractérise notamment par une hausse de la consommation de viande. Or le phénomène ne devrait pas s'achever avant longtemps. La population urbaine devrait encore atteindre 822 millions d'habitants d'ici 2030, contre 607 millions aujourd'hui. Pour répondre à la demande, la Chine a commencé à profondément moderniser son agriculture.

La Chine, premier producteur de blé au monde...
Le pays a réussi notamment à devenir autonome en blé en augmentant ses rendements. Ils s'élèvent actuellement à 4,7 tonnes par hectare. C'est plus du double du rendement moyen étasunien. Mieux ( ou pire selon de quel coté, nous nous plaçons) la Chine est aujourd'hui le premier producteur de blé au monde , avec 115 millions de tonnes produites l'année dernière.

Ces performances ont été atteintes grâce un important soutien du gouvernement, notamment dans le choix des semences et une utilisation accrue d'engrais. Les gains de productivité devraient continuer à croître, alors que le gouvernement a encore augmenté les subventions et ses aides. A terme, l'Etat veut mécaniser à 90% les principaux marchés agricoles chinois, contre 30 à 40% aujourd'hui.

Des leaders de la mécanisation de l'agriculture dans le monde. Américaine, cherchent a s’implanter sur le sol chinois et a devenir de  futur leader,

Dans le riz, la production a également fortement progressé. Les efforts chinois en agronomie ont même été récompensés par un prix Wolf, l'équivalent du Nobel de l'agriculture, décerné en 2004 à l'agronome Yuan Long Ping.

Cet agronome, "qui rêve de plants de riz aussi grands que des arbres", a réussi à faire passer les rendements à l'hectare de trois tonnes en 1964, à 12 tonnes en 2012. Notez que le Japon plafonne encore à 6,6 tonnes à l'hectare. Le prochain défi de Yuan Long Ping sera d'atteindre 15 tonnes !

Pourtant d'importants efforts restent à faire avant que l'agriculture chinoise devienne efficace.

La Chine a soif

Le nord et le centre de la Chine connaissent leur pire sécheresse depuis 60 ans. Plus de 5 millions d’hectares de cultures sont aujourd’hui touchés. Et particulièrement les cultures de blé. Or, la Chine en est le premier producteur et consommateur mondial. Reportage vidéo.

La production encore handicapée par trois problèmes

·         La réduction des terres arables

On estime qu'1% des terres arables chinoises disparaissent chaque année sous le double coup de l'urbanisation du territoire et de la pollution des sols. Pire, 15% des sols seraient déjà pollués aux métaux lourds.

C'est particulièrement le cas pour la culture du riz. 10% de la récolte serait contaminée.

·         Le manque d'infrastructures

Le pays perd autour de 10% de sa production de blé chaque année lors du transport et l'acheminement, et 20% de sa production de légumes (le pays est le premier producteur au monde). La moyenne tourne autour de 2% à 4% dans les pays développés.

Au total, le pays perd 300 millions de yuans en produits agricoles chaque année à cause de ses faibles infrastructures de stockage et de distribution.

·         Les scandales sanitaires

Après le lait à la mélanine, le porc aux anabolisants, les pastèques qui explosent et le choux au formole, le moins que l'on puisse dire, c'est que la confiance des consommateurs chinois dans la production nationale s'est quelque peu estompée.

Si la Chine est donc bien un géant agricole, elle est encore un nain de l'agro-alimentaire, c'est-à-dire la transformation des produits. Pour l'instant, un quart seulement de la production agricole chinoise est transformée. Le gouvernement est en train de prendre des mesures pour inverser la tendance.

Ainsi, le marché de l'agro-alimentaire devrait croître de 10% par an jusqu'en 2016.

le secteur laitier
Un secteur va particulièrement profiter du changement alimentaire chinois, celui du lait.,  secteur des marchandises, les produits laitiers.

Le secteur laitier est en train de repartir en forte hausse, quatre ans après le scandale de la mélanine. Grâce à une meilleure régulation et un début de concentration dans le secteur, les consommateurs sont rassurés. La consommation de produits laitiers connaît ainsi une croissance de 5% - 8%.

Surtout, j'ai constaté une forte montée en gamme, similaire à ce que nous avons connu il y a 10 ans en France. Ainsi les "alicaments" (contraction de médicament et d'aliment) sont en plein boom.

 

Rayon "Alicaments" dans un supermarché de Pékin

Pour profiter de ce marché, plusieurs compagnies sont bien positionnées. Ainsi vous retrouverez Mengniu Dairy sur le marché de Hong Kong, et Bright Dairy & Food à Shanghai.

Mais les compagnies étrangères représentent un pari encore plus intéressant. Laminées l'année dernière face à la concurrence des produits chinois, les multinationales de l'agroalimentaire, comme Danone et Nestlé, sont en train de se repositionner sur les yaourts "haut de gamme".

Après les scandales sanitaires à répétition, elles pourraient bien profiter d'une demande de sécurité.

Constat :

Humour 15.jpgTypologie des agro-industries - FAO :

L’agriculture et l’industrie ont toujours été considérées comme deux secteurs radicalement distincts, qu’il s’agisse de leurs caractéristiques ou de leur rôle dans la croissance économique. L’agriculture était le précurseur du développement et celui-ci était jugé au degré d’industrialisation atteint par les pays. La croissance n’était autre chose que le passage plus ou moins graduel d’une économie agricole à une économie industrielle, financé par le produit de l’agriculture.

Aujourd’hui, ce modèle n’est plus valable. D’une part, la contribution de l’agriculture à l’industrialisation ainsi que son importance pour le développement harmonieux et la stabilité politique et économique ont été réévaluées. De l’autre, l’agriculture est devenue une sorte d’industrie: la technologie, l’intégration verticale, la commercialisation, les préférences des consommateurs sont devenues très semblables à ce qu’elles sont dans les autres branches de l’industrie. Elles sont souvent caractérisées par un degré élevé de complexité, de diversité et d’intégration

La Chine avec le ralentissement de son économie et sa demande qui explose, doit rechercher ses ressources minières a l'étrangers afin d'assurer ( et sécuriser son approvisionnement). Elle joue sa survit, sous peine de voir des révoltes des démunis et exclus du système. Elle remplace donc les grands puissances historiques sur le néocolonialisme dans le néocolonialisme économique, alimentaire et énergétique. cf  Enjeux du pétrole ? - Citoyenactif

Car la situation sociale, environnementale et sanitaire se dégrade (24/07/2012  Les pluies meurtrières à Pékin   soulèvent la question des infrastructures ) entrainant des révoltes " vertes)

mobilisation 5.jpgLes «émeutes vertes» se multiplient en Chine : 

 

Excédés par les ravages de la pollution industrielle qui accompagne la folle croissance chinoise, les victimes descendent dans la rue.  La dernière des «émeutes vertes» a éclaté dans la province côtière du Fujian. Des milliers d'habitants de Fengwei protestaient contre la pollution occasionnée par une tannerie et une raffinerie de pétrole, qui auraient empoisonné l'eau et provoqué des cancers de l'estomac et de l'œsophage. Après une manifestation pacifique, devant le peu d'écoute des autorités, les protestataires ont pris des officiels en otages, avant que la pression de la police ne déclenche les affrontements. Il y aurait eu des tirs d'intimidation et des dizaines de blessés.

 

Entre préserver l'environnement et continuer a maintenir la croissance, la Chine est tiraillé. Il y a pourtant urgence pour le pouvoir a trouver rapidement une solutions sous peine de voir les révoltes citoyennes se développer.

 

mobilisation.jpgNouvelle émeute dans le centre de la Chine | Rue89 : 03/07/2007 à 12h52

La banderole affiche les numéros de matricule des deux policiers accusés de violences (Apple Daily)

Une nouvelle fois, un incident mineur dégénère en émeute de masse en Chine, cette fois dans la région de Chongqing, dans le centre du pays, où 10000 personnes s’en sont prises aux forces de l’ordre. Et, une nouvelle fois, les photos se retrouvent très vite sur Internet, faisant le tour de la Chine... et du monde.

Le point de départ a été l’arrestation d’un couple qui protestait contre les autorités accusées d’avoir trop tardé à transporter leur fils mortellement poignardé dans une rixe. Selon le Centre d’information sur les droits de l’Homme et la démocratie, basé à Hong Kong, quelque 10000 personnes en colère ont marché vers le siège du gouvernement de Youyang, et de sérieux affrontements se sont produits avec la police.

Les photos sont révélatrices de la manière dont se déroulent ce type d’incidents

Ce qu’en dits Emeutes | Chine Information

Emeutes

A Shifang, une nouvelle révolution verte 04/07/2012

 

Échauffourées dans le Sud de la Chine

 

Emeutes dans la province chinoise du Zhejiang

 

LIRE AUSSI

» BLOG - L'actualité chinoise vue par notre correspondant à Pékin , 24/07/2012 La Chine réalise sa plus grosse opération d'achat à l'étranger

Sources :
bastamag
foodwatch
alterinfo
> latribune 
latribune
finance times
> courrierinternational
> oecd
leblogfinance

 

Bonne semaine

 

 
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