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09/04/2011

Irradiation des aliments : exigeons l’interdiction en application du principe de précaution !

Paris,  8 avril 2010

Collectif français contre l’irradiation des aliments

Le Collectif français contre l’irradiation des aliments met en garde contre les décisions de l’Union européenne que pourrait impliquer l’avis que vient de publier l’AESA/EFSA sur l’irradiation des aliments.

En l’absence de recherches sérieuses et indépendantes, le collectif exige l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie pour le traitement de notre alimentation.

En plein désastre nucléaire au Japon et malgré les récents scandales de conflits d’intérêts la concernant[1], l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA) a publié, le 6 avril 2011, en anglais, un avis concernant l’irradiation des aliments[2], qui nous interpelle et nous inquiète à plus d’un titre.

 

Certes, il mentionne des problèmes récents sur des chats ayant consommé des aliments irradiés et l’incertitude concernant les causes et le mécanisme ayant conduit à ces problèmes neurologiques (leucoencéphalomyelopathie) ainsi que l’éventuelle pertinence de tels effets sur l’être humain[3]. Toutefois, les experts de l’AESA ont conclu qu’aucun risque microbiologique n’est associé à l’usage de cette technologie.

 

L’AESA indique que l’irradiation devrait être considérée comme l’un des traitements sanitaires possibles pour les aliments, parmi d’autres,  et notamment qu’elle devrait ne représenter que l’un des éléments d’un programme de gestion du risque intégré (bonnes pratiques de production agricole, de transformation et d’hygiène)[4]. Malgré l’absence de données récentes et fiables sur les contrôles effectués, elle signale par ailleurs que les volumes actuellement commercialisés sont très limités

Elle recommande que les décisions concernant l’autorisation de produits et de doses pour le traitement par irradiation ne portent pas seulement sur des catégories de produits mais aussi sur des facteurs comme : les bactéries visées,  le niveau de réduction bactériologique visé, si l’aliment est frais, congelé/surgelé, sec/séché ou sa teneur en graisses ou en protéines. Elle considère en outre que la liste de produits autorisés devrait également prendre en compte la diversité de produits alimentaires aujourd’hui commercialisés, tels que les aliments prêts-à-consommer.

 

Il faut noter par ailleurs que le dernier rapport disponible sur les contrôles dans les Etats membres de l’Union européenne porte sur l’année 2007[5]. Nous sommes donc dans une complète incertitude sur la situation des contrôles et des éventuelles fraudes sur les volumes irradiés et commercialisés à l’intérieur de l’Union européenne, depuis plusieurs années. Nous savons en outre que ces contrôles sont disparates, sans règle commune, peu fiables et ne permettent en aucune façon d’informer les citoyens-consommateurs.

Ceci rend d’autant plus dérisoire la mention dans l’avis du fait que l’irradiation ne concerne que de petites quantités d’aliments, ce qui mériterait d’être sérieusement démontré. Il faudrait en outre pouvoir garantir que les volumes n’augmenteraient pas si la réglementation actuelle devait être assouplie, ce que semble préfigurer cet avis. Ce dernier ne précise pas comment la liberté de choix du consommateur pourrait être efficacement assurée, notamment si l’obligation d’étiquetage devrait être maintenue, accompagnée de contrôles cohérents et suffisamment nombreux sur tout le territoire de l’UE, et de sanctions dissuasives en cas de fraudes.

 

Nous considérons que cet avis confirme nos craintes – largement documentées dans nos précédentes analyses. En effet, il ouvre un boulevard à la révision des conditions théoriquement imposées par l’Union européenne à ses Etats membres., Une telle révision pourrait aboutir à la banalisation de l’usage de cette technologie[6], dans le seul but de ne pas entraver le commerce international de produits alimentaires et pour se conformer aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Codex alimentarius, véritable gendarme de l’OMC.

 

Nous alertons nos représentants politiques et les citoyens en France et dans l’Union européenne sur le danger que représente cet avis de l’AESA à la fois pour la sécurité sanitaire de notre alimentation mais aussi pour l’environnement et l’équilibre socio-économique dans les territoires de production, de transformation et de consommation.

 

Depuis de nombreuses années, nous appelons nos représentants à engager ou permettre des recherches indépendantes sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.

 

Aujourd’hui plus que jamais, compte tenu des incertitudes sanitaires et des risques environnementaux et socio-économiques liés à cette technologie, nous exigeons la conduite de recherches, sérieuses et indépendantes d’intérêts économiques et idéologiques, sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.

 

En l’absence de telles recherches, nous exigeons l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie.

 

Collectif français contre l’irradiation des aliments*

www.irradiation-aliments.org

c/o Action Consommation – 21 rue Alexandre Dumas 75011 Paris

 

Contacts presse : info@irradiation-aliments.org  

Véronique Gallais (Action Consommation) :

vgallais@actionconsommation.org  – 06 8689 7889

Roland Desbordes (CRIIRAD) : roland.desbordes@criirad.org  – 06 8618 0187

 

26/03/2011

L'agriculture massacrée

L'agriculture massacrée

·            Année: 2011

Durée: 48' 04''

Cet enregistrement disponible en libre accès ici donne une vision sans concession de l'agriculture productiviste et de la situation des agriculteurs en France. Isabelle Saporta, journaliste, auteur du "Livre noir de l'agriculture", dénonce les dérives de ce secteur vital pour le fonctionnement de toute société. Les agriculteurs, sous-payés, sont au bord de la rupture alors que la grande distribution s'approprie les marges du secteur. L'agriculture intensive détruit les sols, pollue les eaux et laisse des résidus de pesticide dans les aliments. Comme l'explique Marc Dufumier, ingénieur agronome, il ne s'agit pas de stigmatiser les agriculteurs eux-mêmes, mais de dénoncer le système de l'agriculture industrielle dans sa totalité.

Une séquence édifiante donne la parole à un formateur chargé d'instruire les agriculteurs sur la manière de manipuler les substances chimiques utilisées pour traiter les cultures. L'industrie chimique s'emploie à bannir le terme de pesticide pour ne plus parler que de produits phyto-sanitaires. Ceux-ci doivent être vu comme un "médicament" que l'on administre à la terre pour la "soigner" de ses mauvaises herbes et de ses insectes indésirables. Ces médicaments sont d'autant plus nécessaires que les variétés cultivées ont été standardisées au point de ne plus être adaptées à leur milieu d'utilisation.

L'agriculture demande donc à être réformée en profondeur. Le consommateur peut appuyer cette transformation en se tournant vers les produits bio de provenance locale.

Intervenants:

Isabelle Saporta, journaliste, auteure de “Le livre noir de l’agriculture” aux éditions Fayard, Pierre Priolet, ancien arboriculteur, a lancé l'opération consommer-juste.fr”, auteur de “Les fruits de la colère” aux éditions Robert Laffont, Marc Dufumier, directeur de la Chaire d’agronomie comparée de l’école d’ingénieur AgroParisTech.

Source: France Inter, Service public - Le livre noir de l’agriculture

Ecouter également Le néolibéralisme illustré par la grande distribution, Le problème méconnu des semences paysannes, TOXIC, ce que nous sert l'agroalimentaire est TOXIC !, Bidoche. L'industrie de la viande menace le monde., Le sol, une ressource à protégerOGM, viande clonée et farines animales, le retour ?

 

22/10/2010

Journal des bonnes nouvelles

Bagnolet, le 18 octobre 2010

Communiqué de presse de la Confédération paysanne.

Maison du Lait : « Il n’y a pas de sujet tabou ! »

 

Après 5 semaines d’occupation de la Maison du Lait et 21 jours de grève de la faim de 3 militants de la Confédération paysanne, telle est l’avancée de Monsieur Brichart, président de la FNPL-branche laitière de la FNSEA- et actuel président du CNIEL-Interprofession laitière.

 

C’est une reconnaissance que les choses ont bougé !

 

La grève de la faim des 3 paysans s’arrête aujourd’hui.

 

Elle a été un élément déterminant qui a amené le Ministre de l’Agriculture à mettre tous les syndicats représentatifs autour de la table. Celui-ci aurait cependant pu aller beaucoup plus loin dans ce conflit.

 

Le fonctionnement des interprofessions, s’il n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui de la prochaine réunion, par la responsabilité du Ministère de l’agriculture, le sera de fait dans les sujets qui y seront abordés.

 

La question ne se pose plus au fond.

 

Par les actions qu’elle vient de mener, la Confédération paysanne a mis une pression totale sur trente années de cogestion entre la Fnsea et le gouvernement ; encore visible à chaque instant de la discussion, ni le Ministère, ni la FNPL ne veulent s’en défaire.

 

Pourtant l’issue est inéluctable : demain, les interprofessions seront pluralistes ou elles ne seront plus.

 

La présence de l’ensemble des syndicats représentatifs de la profession agricole autour d’une même table à cette étape des discussions est un premier pas, pour donner un avenir aux paysans qui en ont bien besoin.

 

Une prochaine réunion aura lieu le 9 novembre à la Maison du Lait.

 

Contacts :

Philippe Collin, porte parole : 06 76 41 07 18/

Véronique Villain, secrétaire générale : 06 /12 94 51 18

 

Merci aux 5881 participants actuels à la cyber @ction toujours en cours et à toutes celles et ceux qui voudront bien y participer pour compléter la mobilisation et espérer une issue positive à ce conflit.

 

 

Retraite des Parlementaires

 

1523 votants à notre consultation de nos adhérents et don'@cteurs (99% POUR) 

http://www.cyberacteurs.org/sondage/index.php

 

Près de 6000 participants depuis hier matin et ça bouge

 

voir 

Retraites des parlementaires : Accoyer sous la pression du Web par François de Rugy 

http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?f=24&t=9933&p=12748#p12748

 

merci de votre soutien et de votre mobilisation

 

Ce succès génère beaucoup de commentaires, de messages et de réponses d'élus.

 

Comme nous moyens (nous ne sommes que 2) ne nous permettent pas de gérer ce flux en temps réel, nous vous invitons de signaler à vos élus quand ils vous répondent que nous mettons à leur disposition pour informer leurs électeurs sur leur position

- le forum

http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?f=24&t=9933

 

et les commentaires de la cyber @ction :

http://www.cyberacteurs.org/actions/commentaires.php?id=172

 

 quelques uns commencent d'ailleurs à les utiliser

 

c'est intéressant de voir que les députés verts écrivent

 

Aucun député d'un autre groupe politique, qu'il soit de droite ou de gauche, ne l'a soutenu. 

 

Alors que Catherine LEMORTON députée socialiste prétend

 

Les membres des groupes GDR (Communistes et Verts) et SRC (Socialistes) ont voté pour,

 

et  que Martine FAURE du même groupe socialiste prétend

 

cet amendement n'a pas fait l'objet d'une demande de scrutin public

 

voir la video pour en juger

http://www.cyberacteurs.org/video/index.php

 

 
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