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26/03/2011

L'agriculture massacrée

L'agriculture massacrée

·            Année: 2011

Durée: 48' 04''

Cet enregistrement disponible en libre accès ici donne une vision sans concession de l'agriculture productiviste et de la situation des agriculteurs en France. Isabelle Saporta, journaliste, auteur du "Livre noir de l'agriculture", dénonce les dérives de ce secteur vital pour le fonctionnement de toute société. Les agriculteurs, sous-payés, sont au bord de la rupture alors que la grande distribution s'approprie les marges du secteur. L'agriculture intensive détruit les sols, pollue les eaux et laisse des résidus de pesticide dans les aliments. Comme l'explique Marc Dufumier, ingénieur agronome, il ne s'agit pas de stigmatiser les agriculteurs eux-mêmes, mais de dénoncer le système de l'agriculture industrielle dans sa totalité.

Une séquence édifiante donne la parole à un formateur chargé d'instruire les agriculteurs sur la manière de manipuler les substances chimiques utilisées pour traiter les cultures. L'industrie chimique s'emploie à bannir le terme de pesticide pour ne plus parler que de produits phyto-sanitaires. Ceux-ci doivent être vu comme un "médicament" que l'on administre à la terre pour la "soigner" de ses mauvaises herbes et de ses insectes indésirables. Ces médicaments sont d'autant plus nécessaires que les variétés cultivées ont été standardisées au point de ne plus être adaptées à leur milieu d'utilisation.

L'agriculture demande donc à être réformée en profondeur. Le consommateur peut appuyer cette transformation en se tournant vers les produits bio de provenance locale.

Intervenants:

Isabelle Saporta, journaliste, auteure de “Le livre noir de l’agriculture” aux éditions Fayard, Pierre Priolet, ancien arboriculteur, a lancé l'opération consommer-juste.fr”, auteur de “Les fruits de la colère” aux éditions Robert Laffont, Marc Dufumier, directeur de la Chaire d’agronomie comparée de l’école d’ingénieur AgroParisTech.

Source: France Inter, Service public - Le livre noir de l’agriculture

Ecouter également Le néolibéralisme illustré par la grande distribution, Le problème méconnu des semences paysannes, TOXIC, ce que nous sert l'agroalimentaire est TOXIC !, Bidoche. L'industrie de la viande menace le monde., Le sol, une ressource à protégerOGM, viande clonée et farines animales, le retour ?

 

22/10/2010

Journal des bonnes nouvelles

Bagnolet, le 18 octobre 2010

Communiqué de presse de la Confédération paysanne.

Maison du Lait : « Il n’y a pas de sujet tabou ! »

 

Après 5 semaines d’occupation de la Maison du Lait et 21 jours de grève de la faim de 3 militants de la Confédération paysanne, telle est l’avancée de Monsieur Brichart, président de la FNPL-branche laitière de la FNSEA- et actuel président du CNIEL-Interprofession laitière.

 

C’est une reconnaissance que les choses ont bougé !

 

La grève de la faim des 3 paysans s’arrête aujourd’hui.

 

Elle a été un élément déterminant qui a amené le Ministre de l’Agriculture à mettre tous les syndicats représentatifs autour de la table. Celui-ci aurait cependant pu aller beaucoup plus loin dans ce conflit.

 

Le fonctionnement des interprofessions, s’il n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui de la prochaine réunion, par la responsabilité du Ministère de l’agriculture, le sera de fait dans les sujets qui y seront abordés.

 

La question ne se pose plus au fond.

 

Par les actions qu’elle vient de mener, la Confédération paysanne a mis une pression totale sur trente années de cogestion entre la Fnsea et le gouvernement ; encore visible à chaque instant de la discussion, ni le Ministère, ni la FNPL ne veulent s’en défaire.

 

Pourtant l’issue est inéluctable : demain, les interprofessions seront pluralistes ou elles ne seront plus.

 

La présence de l’ensemble des syndicats représentatifs de la profession agricole autour d’une même table à cette étape des discussions est un premier pas, pour donner un avenir aux paysans qui en ont bien besoin.

 

Une prochaine réunion aura lieu le 9 novembre à la Maison du Lait.

 

Contacts :

Philippe Collin, porte parole : 06 76 41 07 18/

Véronique Villain, secrétaire générale : 06 /12 94 51 18

 

Merci aux 5881 participants actuels à la cyber @ction toujours en cours et à toutes celles et ceux qui voudront bien y participer pour compléter la mobilisation et espérer une issue positive à ce conflit.

 

 

Retraite des Parlementaires

 

1523 votants à notre consultation de nos adhérents et don'@cteurs (99% POUR) 

http://www.cyberacteurs.org/sondage/index.php

 

Près de 6000 participants depuis hier matin et ça bouge

 

voir 

Retraites des parlementaires : Accoyer sous la pression du Web par François de Rugy 

http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?f=24&t=9933&p=12748#p12748

 

merci de votre soutien et de votre mobilisation

 

Ce succès génère beaucoup de commentaires, de messages et de réponses d'élus.

 

Comme nous moyens (nous ne sommes que 2) ne nous permettent pas de gérer ce flux en temps réel, nous vous invitons de signaler à vos élus quand ils vous répondent que nous mettons à leur disposition pour informer leurs électeurs sur leur position

- le forum

http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?f=24&t=9933

 

et les commentaires de la cyber @ction :

http://www.cyberacteurs.org/actions/commentaires.php?id=172

 

 quelques uns commencent d'ailleurs à les utiliser

 

c'est intéressant de voir que les députés verts écrivent

 

Aucun député d'un autre groupe politique, qu'il soit de droite ou de gauche, ne l'a soutenu. 

 

Alors que Catherine LEMORTON députée socialiste prétend

 

Les membres des groupes GDR (Communistes et Verts) et SRC (Socialistes) ont voté pour,

 

et  que Martine FAURE du même groupe socialiste prétend

 

cet amendement n'a pas fait l'objet d'une demande de scrutin public

 

voir la video pour en juger

http://www.cyberacteurs.org/video/index.php

 

12/09/2010

Des terres rares à la potasse, la Chine défend sa place sur le marché des matières premières ( politique de l'impasse)

Le jusqu’au boutisse d’une politique sociale et environnementale désastreuse. Développement de la Chine... mais aussi envol du Brésil, hausse des matières premières agricoles, nouvelles technologies...

 

▪ L'enjeu n'est plus le même, dans la partie d'échecs en 3D que joue la Chine pour les ressources naturelles. D'un côté, l'empire du Milieu la joue offensive. Mais de l'autre, il ne fait que de la défense...

Pékin pousse les entreprises d'Etat à étudier le rachat de PotashCorp (POT), le géant canadien des engrais qui a déjà repoussé une offre hostile de la part de BHP Billiton, le géant minier anglo-canadien

 

Les spéculateur vont ainsi profiter  de cette actualité pour se positionner  sur les secteurs les plus qu’ils jugent les plus prometteurs :  alors que les économies occidentales s'enfoncent dans la crise, d'autres gisements de gains sont à leur portée d'investissement. Cela veut dire une hausse des matières premières et agricoles.

Juste pour vous rappeler l'importance de cette affaire : pour eux, « on ne peut pas faire fonctionner une ferme sans engrais » (dans un système qui ne veut pas remettre en cause le productivisme destructeur, pour moi le compost est plus qu’efficace : fertilise la terre, la régénère, est naturelle et permet de rendre les agriculteur indépendant, mais bon ce n’est pas la même logique). Et on ne peut pas avoir d'engrais sans les trois ingrédients suivants :

- la potasse (POT en est le 1er producteur mondial) ;
- le phosphate (POT en est le 3e producteur mondial) ;
- l'azote (POT en est le 3e producteur mondial).

S'agit cependant pas là d'un nouveau chapitre de l'histoire intitulée "la Chine achète le monde". Ou d’ un acte de défense. La Chine craint que BHP ne gagne "trop" de pouvoir sur la fixation des prix dans le marché mondial de la potasse. BHP est déjà en bonne voie pour générer 15% de la production mondiale de potasse d'ici 2020. Ajoutez POT à ça et on atteint les 35%.

Ainsi, l'entreprise chinoise d'Etat Sinochem a fait appel à HSBC pour la conseiller sur la meilleure façon de faire une offre sur POT. Et selon Reuters, Pékin pousse discrètement un fonds de pension canadien à soumettre sa propre offre.

Cette dernière solution passerait sans doute mieux auprès du Canada. Le gouvernement canadien n'a pas de scrupules à laisser la Chine acheter des sables bitumeux d'Alberta (Sinopec détient une part de 9% du plus gros gisement de la région). Mais POT, c'est une autre histoire. L'offre chinoise risque de provoquer le même genre de réponse que celle qu'a obtenue la Chine de la part de Washington en 2005 suite à sa tentative de rachat d'Unocal.

▪ Dans un autre domaine des matières premières, la Chine a décidé de mettre ses atouts en avant. Les gens commencent à comprendre ce sur quoi nous écrivons depuis des années...

"Le monopole de la Chine sur les éléments utilisés pour les ordinateurs, les voitures électriques, l'armement et autres produits clés pourrait déclencher une crise en Occident", déclare un article de l'agence United Press International de cette semaine.

"Derrière la montée des pays pauvres en matières premières comme le Japon, la Corée du Sud et la Chine, en tant que géants de l'industrie", rapporte The Economist, "se cache l'empressement d'autres pays à vendre leurs matières premières cruciales, même à un prix ahurissant. La cohue autour d'un groupe d'éléments connus sous le nom de 'terres rares' est vue par certains comme un test de la volonté de la Chine à rendre la pareille".

"La Chine a défendu son contrôle sur les exportations de terres rares", disait Bloomberg la semaine dernière, "après que les dirigeants japonais ont exprimé leur inquiétude au sujet de l'offre en matières premières utilisées dans la fabrication de produits allant des téléphones portables aux radars".

Si vous n'êtes pas familier avec tout ça, en voici les grandes lignes : les terres rares sont 17 éléments utilisées dans tout, des iPods aux missiles guidés. Selon les estimations que vous avez vues, la Chine contrôle entre 93% et 97% de la production mondiale.

"Le problème des terres rares dépasse le simple domaine de l'investissement", affirme Byron King, rédacteur de la lettre Energy and Scarcity Investor, qui nous parlait des terres rares début 2008, "même si je suis convaincu que les investisseurs les plus malins peuvent faire un massacre dans les années à venir". ( Il le dit ouvertement)

"Les terres rares incarnent également un peu des cultures nationales chinoises, face aux Etats-Unis et aux autres pays occidentaux -- le Canada, l'Australie, le Japon, les membres de l'Union européenne. D'après moi, la compétence dans le secteur des terres rares indique la place qu'ambitionne un pays dans les 50, voire les 100 prochaines années".

"Oui, les terres rares sont aussi importantes que ça pour les prochaines générations de technologie, dans des domaines tels que l'énergie, la métallurgie, les matériaux et le contrôle environnemental. Si un pays 'fait' dans les terres rares, il prospèrera dans les décennies à venir. Si un pays néglige les terres rares, il prend la décision de faire naufrage dans les flots de la future économie mondiale. C'est un pays en déclin. Les terres rares incarnent le concept chinois de 'nation du soleil levant', par opposition à une 'nation du soleil couchant'."

 
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