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28/02/2010

Les paysans de la Confédération paysanne interpellent les politiques

Les paysans de la Confédération paysanne organisent une action devant l'entrée du salon de l’agriculture pour interpeller sur leurs problèmes de survie face aux logiques libérales et demander la réorientation massive de l’agriculture vers une agriculture paysanne et durable, favorable à l’environnement et à la santé des citoyens.
Ce sera l'occasion de rencontrer des paysans soucieux de nous nourrir avec une agriculture paysanne de qualité et de comprendre leurs revendications pour un revenu décent, de leur apporter notre soutien. Une distribution de lait aura lieu devant l’entrée à partir de 9H le mercredi 3 mars sur le terre plein à l’entrée principale du salon (place de la porte de Versailles où sera stationné un camion).
Communiqué

 

 

Face à l'érosion de la biodiversité, la France tâtonne

17/02/2010

Productivité, alimentation saine : Est ce compatibilité ?

Dans le cadre du festival de films documentaires "FESTIVALEURE" qui se déroulera au Havre du 28 au 30 avril, consacré cette année à l'alimentation, Atanka est invitée à participer à une table ronde sur le thème "Productivité, alimentation saine : compatibilité ? »

 

Fidèles à leur esprit coopératif, il souhaite préparer avec vous cette intervention, en vous soumettant quelques idées fortes auxquelles nous vous proposons de réagir. Vous pouvez leur adresser vos réactions, contributions ou documents par mail à contact@atanka.com, ou sur notre page Facebook

 

1ère idée forte : OUI, c'est possible

 

La "bio" n'est qu'une étape, mais déjà la FAO affirme qu'elle pourrait nourrir la planète (rapport à la conférence internationale de Rome, mai 2007). Pour aller plus loin, la voie à suivre est l'agriculture naturelle (ou permaculture).

 

Ouverte par le Japonais Masanobu Fukuoka, cette voie est aujourd'hui tracée par des paysans-agronomes tels que Pierre Rabhi, ou des spécialistes du sol tels que Claude Bourguignon. Ils ont montré qu'elle permettait d'obtenir des rendements équivalents à l'agriculture industrielle, avec une bien meilleure productivité grâce à des coûts inférieurs 

-        coûts directs (pas d'intrants dérivés du pétrole, etc

-        coûts indirects (santé publique, préservation des sols et de la biodiversité, etc)

 

Pour passer à la vitesse supérieure, il faut soutenir les agriculteurs qui s'avancent dans cette voie (c'est ce que nous essayons de faire avec la Coopérative Atanka), et la rendre plus compétitive en corrigeant les distorsions de concurrence que représentent les subventions, qui profitent aujourd'hui à l'agro-business :

-        subventions directes aux exploitations (PAC, etc.),

-         subventions indirectes par le financement de la recherche (aujourd'hui quasi exclusivement dédiée à l'agro-business

 

2ème idée forte : c'est une lutte

 

Si l'humanité à tout à y gagner, les industriels de la pétrochimie et de l'agro-business ont beaucoup à perdre. L'enjeu pour eux est aujourd'hui de cacher leur échec et leur inefficacité. Pour nous, il est de briser ce mythe de la meilleure productivité de l'agriculture industrielle, qui constitue une scandaleuse imposture

 

Il ne s'agit pas seulement de discussions de salon, mais de luttes extrêmement dures et concrètes (dont les OGM ne sont que l'exemple le plus médiatisé). Les agriculteurs mènent ce combat en notre nom, en première ligne, en prenant des risques importants pour eux-mêmes et leur exploitation

 

C'est notamment le cas en ce moment avec l'obligation de vaccination contre la FCO : les agriculteurs qui s'y opposent sont menacés de poursuites et de lourdes amendes..

un nouveau modèle de développement économique fondé sur l'équilibre et la coopération, qui ne pourra que remettre en cause l'essence même du capitalisme

 

4ème idée forte : chacun peut agir !

 

L'une des principales forces de "ceux d'en face", c'est leur capacité à instrumentaliser le monde politique et les médias pour nous convaincre qu'il n'y a pas d'alternative, que tout ça nous dépasse et que l'on ne peut rien faire. C'est faux 

 

Aucun système, aucune civilisation n'est éternel. L'Histoire ne s'est pas arrêtée. Des initiatives se multiplient pour se réapproprier "par en bas" la production et l'organisation des échanges, c'est-à-dire l'économie... et donc la politique. Des paysans produisent autrement, des coopératives se constituent, des médias alternatifs se développent pour relayer ces initiatives

 

Aucun système, aucune civilisation n'est éternel. L'Histoire ne s'est pas arrêtée. Des initiatives se multiplient pour se réapproprier "par en bas" la production et l'organisation des échanges, c'est-à-dire l'économie... et donc la politique. Des paysans produisent autrement, des coopératives se constituent, des médias alternatifs se développent pour relayer ces initiatives

 

 

La création de la Coopérative Atanka s'inscrit dans cette perspective : elle distribue des produits bio & paysans, sélectionnés pour leur goût, leur originalité et leurs qualités, proposés par des producteurs passionnés qui expérimentent et réinventent une autre agriculture, respectueuse des sols, de la nature et de l'Homme. Elle organise des commandes groupées à partir de son site www.atanka.com, sur lequel sont présentés tous les producteurs participants et leurs produits

 

Quotidiennement, à travers son mode de vie et de consommation, chacun d'entre nous peut faire le choix de soutenir et relayer ces initiatives à la mesure de ses possibilités

 

15/02/2010

Engrais : l’absurdité d’une agriculture mondiale basée sur les pesticides

Entre 1906 et 1910, deux chimistes allemands, Haber et Bosch, vont révolutionner le secteur en mettant au point le procédé de synthèse de l'ammoniac (NH3) à partir du diazote (N2) contenu dans l'air que nous respirons. Le procédé est assez complexe − il y a des conditions de pression et de température à respecter −, mais peu coûteux. Or à partir de là, on peut produire tous les nitrates de synthèse et tout l'acide nitrique que l'on souhaite − bref, des engrais et des bombes à foison : le XXe siècle est en marche...

180 millions de tonnes d'engrais consommés dans le monde en 2007 : Les plantes ont besoin, pour se développer en abondance, de puiser dans le sol trois types de macroéléments : l'azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). D'ailleurs, la proportion "NPK" est le critère de base qui définit la plupart des fertilisants.

Le phosphore et ses composés minéraux − les phosphates −  ici parler de l'azote et des nitrates (NO3-), qui sont de loin le plus important composant en volume : 60% des quelque 180 millions de tonnes d'engrais consommés dans le monde en 2007.

Les nitrates ont changé le visage de l'agriculture : Les nitrates sont produits pour l'essentiel par synthèse grâce au procédé Haber. Ils ont poursuivi leur ascension − et formé le socle de la révolution verte qui, dans l'après-guerre, a changé le visage de l'agriculture mondiale. Sans eux, pas d'agriculture intensive possible.( voir Une agriculture intensive écologique pour répondre a la faim dans le monde : Une solution? et Lien entre pollution environnementale et stérilise 

Selon certains auteurs, l'homme fixerait chaque année un volume d'azote égal à 50% de l'azote fixé par l'ensemble des bactéries de la planète, à la seule fin de doper son agriculture !

Nous connaissons la puissance du système, mais aussi ses limites : le lessivage des sols par les eaux de pluie, la pollution des nappes phréatiques, la prolifération des algues vertes − par exemple sur les côtes de ma Bretagne natale.

Pendant ce temps, à Amman en Jordanie...

De telles questions ne sont pas, bien sûr, au centre des préoccupations de l'IFA, l'Association Internationale des Industries des Fertilisants − principal lobby du secteur.

Voici quelques semaines, l'IFA tenait son 35e congrès à Amman, en Jordanie : il s'agissait, entre autres, de réfléchir aux perspectives du secteur mondial à court/moyen terme. Ses conclusions ne manquent pas d'intérêt.

Si vous avez suivi avec moi le cours des céréales ces derniers mois, vous ne serez pas surpris d'apprendre que le secteur des engrais a durement souffert de la crise.

Effondrement de la consommation d'engrais
La consommation globale − tous engrais confondus − en 2008/2009 s'est contractée de 6,7%.

La demande en potasse a dévissé de près de 20% et celle en phosphore, de plus de 10%. Il faut dire que les cours − notamment, de la potasse − avaient largement suivi la flambée spéculative sur les céréales.

Les fermiers ont donc jeté l'éponge et significativement réduit leurs taux de fertilisation. La demande en potasse s'est effondrée dans le monde − en premier lieu, en Chine. La région canadienne de Saskatchewan, grande productrice de potasse, estimait en novembre dernier son manque à gagner à 1,8 milliard de dollars !

Et pourtant, Aux yeux de l'industrie, si les récoltes sont abondantes c’est parce que les exploitants ont tout bonnement puisé dans les réserves accumulées dans leurs sols : tôt ou tard, il faudra bien qu'ils les reconstituent. Combien de temps faudra-t-il ? "Plus d'une saison sans doute", répond l'IFA...


Le marché est excédentaire
Pour la deuxième année de suite, la production d'engrais a excédé la demande, et le déstockage demandera du temps. D’où deuxième effet pervers, en plus de la destruction de l’écosystème et de la biodiversité : La spéculation..

Selon les projections − certes spéculatives − de l'association, les compartiments les plus malmenés aujourd'hui seraient à l'honneur : la demande pourrait rebondir de 13,5% pour la potasse dès l'année prochaine.

Les fonds spécialisés n'en demandaient pas davantage !

Il semble qu'ils soient déjà en train de revenir sur le secteur.

Du coup, et sur la foi d'un pronostic positif pour la potasse, le Canadien POTASH CORP fait partie des valeurs très travaillées – avec 25% de hausse en l'espace d'un mois...[:

 

 
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