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05/12/2009

La mise à jour de la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN rend compte de l’incapacité globale à freiner la perte de la biodiversité

La dernière mise à jour de la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature) révélant la perte continue et sans précédent des espèces ainsi que l’incapacité des mesures en place à la faire cesser devrait amener à se pencher sérieusement sur la question, estime le WWF.
La Liste Rouge 2009, publiée par l’UICN, montre que plus d’un tiers (36%) des 47 677 espèces recensées sont menacées d’extinction. Le recensement s’est particulièrement penché sur les espèces d’eaux douces, qui sont très affectées et par la pollution, et par la perte des zones humides et le détournement des cours d’eau. Les amphibiens de la planète, dont 1895 des 6285 espèces répertoriées figurent sur la Liste Rouge, sont les plus menacés.
La Liste Rouge classe les espèces selon le statut de leur population et le niveau des menaces. Elle témoigne des effets de la perte d’habitats et de leur dégradation, de la sur exploitation, des polluants et des changements climatiques sur les populations animales dans le monde.
« Alors que les négociations cruciales sur le climat à Copenhague approchent et que l
’Année Internationale de la Biodiversité est à nos portes, ceci est un coup de semonce aux dirigeants politiques du monde entier » commente Amanda Nickson, Directrice du Programme Espèces du WWF International. « Nous nous trouvons en ce moment à mille lieux de protéger les espèces des menaces qu’elles confrontent selon les objectifs communément fixés lors de la Convention sur la Diversité Biologique s’accordant sur une réduction significative du taux de perte de biodiversité en 2010 ».

« Cet échec ainsi que les mesures à prendre pour les surmonter devront dominer l’agenda lors de la réunion l’année prochaine des parties à la Convention sur la Diversité Biologique ».

A travers son
programme d’initiatives globales, le WWF et Greenpeace ( mobilisation pour le thon rouge) poursuit des efforts majeurs afin de stopper le déclin de la biodiversité au sein de plusieurs endroits remarquables et diversifiés sur la planète, ainsi que recouvrir les populations de certaines espèces les plus en danger, tels les tigres.

Il est estimé que moins de 3200 tigres vivent dans la nature au travers de contrées s’étendant de la Russie de l’Est à l’Inde et l’Indonésie. Les tigres, prédateurs suprêmes figurant au sommet de la chaîne alimentaire, occupent moins de 7% de la surface de leur habitat d’origine, qui a réduit de 40 % ces dix dernières années.

Dans la mesure où les tigres nécessitent, pour leur survie, d’un territoire d’occupation vaste, la protection de l’espèce et de son habitat profite considérablement à plusieurs milliers d’autres espèces. La conférence internationale prévue en 2010 à Vladivostok en Russie représente à ce titre une opportunité cruciale de faire régresser le déclin du nombre de tigres et assurer leur survie dans la nature.
« Les tigres constituent le symbole du sort de toute une série d’espèces à travers la planète et démontre l’urgence qu’il y a pour les dirigeant de ce monde à manifester la volonté politique qui permettra de trouver les ressources et les incitations à maintenir une planète vivante » ajoute Amanda Nickson. « L’UICN ne cache pas que ses estimations sont susceptibles de sous –évaluer l’étendue exacte de la perte des espèces ».

Parmi les réunions internationales importantes qui se pencheront sur le sujet de la perte de la biodiversité ainsi que les menaces pesant sur le l’écosystème planétaire l’année prochaine figurent la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CBD) ainsi que la Convention sur le
Commerce International des Espèces de Faune et Flore Sauvages Menac... (CITES).
Amanda Nickson note que l’objectif 2010 de la CBD a très probablement sous-estimé l’impact croissant des changements climatiques, qui est maintenant de plus en plus reconnu comme une menace supplémentaire conduisant les espèces de faune et de flore vers l’extinction.

L’estimation concernant les espèces d’eau douce continue à provoquer des inquiétudes dans la mesure où plus d’un tiers des poissons d’eau douce répertoriés et la quasi-moitié des mollusques se trouvent au bord de la disparition. En Chine, dans le lac Dianchi, l’étude a révélé que l’intégralité des sept espèces de gastéropodes d’eau douce ainsi que 12 des 13 espèces de poisson d’eau douce encore nouvelles sur la Liste Rouge sont menacées par la surpêche, la pollution et les espèces introduites.
Cependant, l’unique rayon de soleil de l’étude, un poisson d’eau douce, l’ombre « australien » (Australian Grayling), poisson de la famille des Actinoptérygiens (poissons à nageoires rayonnées) |est passé de la catégorie Vulnérable (VU) à la catégorie Quasi menacée (NT) suite à des efforts de conservation qui ont comporté l’installation d’échelles à poissons au sein de barrages, l’amélioration de la végétation le long des cours d’eau et le contrôle des pêcheurs.

22/11/2009

Péril climatique et extinction de masse.

Chers internautes,

 D’ici 2050, 30% des espèces animales connues pourraient avoir disparues, soit directement du fait de l’homme (chasse, pêche à outrance) soit par la modification du climat et donc du milieu

 

À ce jour, le rythme d’extinction des espèces (animales ou végétales) est de 1 000 à 10 000 fois supérieur à la normale. Selon l’Union Mondiale pour la Nature (IUCN), 15 589 espèces animales sont en danger, dont 7 000 en voie d’extinction.

La destruction des écosystèmes en est l’une des causes principales, notamment le réchauffement climatique qui vient perturber le comportement de certaines espèces animales. Par exemple, l’ours blanc, dont la banquise est le principal terrain de chasse : on a relevé récemment des comportements cannibales chez certains individus, cela provoqué par la raréfaction du gibier, de même que la présence de plus en plus grandes d’ours polaires aux abords des communautés, à la recherche de nourriture.

La fondation SEDNA (sedna.tv ) est à l’origine d’une mission d’observation en Antarctique. Un équipage constitué notamment de chercheurs et de biologistes canadiens et argentins a passé près 15 mois autour de la péninsule Antarctique. Ils ont rapporté qu’en 50 ans, le réchauffement dans certaines zones de la péninsules antarctique avoisinait les 6°C (les observations portaient sur le mois de juin, début de l’hiver antarctique). Or, on sait qu’au-delà d’un réchauffement de 1°C des océans, certaines espèces (anémones, coraux, étoiles de mer) ne sont plus en mesure d’assurer leurs fonctions vitales.


L’impact du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité est énorme et avoir des incidences au niveau environnemental bien sur, mais aussi humain, démographique et géopolitique (le Conseil de Sécurité vient d’ailleurs d’inclure ces problèmes à son programme puisque le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences sur le maintien de la paix dans le monde).

Source : Conférence Mission Antarctique : la Terre vue de la mer (changements climatiques et biodiversité), Montréal, 22 mai 2007 et voir aussi ICI


la campagne de WWF pour la protection de la biodiversité  : Comme vous le savez déjà peut-être, dans 16 jours, le sommet de Copenhague mettra l'humanité face à son destin en abordant le sujet capital du dérèglement climatique.
Les espèces, elles, en subissent chaque jour les conséquences et sont en danger. N'attendons pas Copenhague pour agir !

Aujourd'hui, 22 km de corail, 1 ours polaire, 3 orangs-outans,
820 grands cétacés marins ont disparu.
Leurs jours sont comptés, ils comptent sur vous.

Merci d'agir dès maintenant
L'équipe du WWF France

 

Découvrez la campagne :

 

 
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