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18/10/2012

17 octobre 1961 - 17 octobre 2012

Cher-e-s camarades,

 

 

Le massacre du 17 octobre 1961 désigne la répression policière extrêmement violente à l'encontre d'une manifestation de masse organisée à Paris par la Fédération de France du FLN. Préparé en secret, le boycott du couvre-feu nouvellement appliqué aux seuls Nord-Africains prend la forme de défilés nocturnes sur les grandes artères de la capitale.
Les confrontations qui se produisent à différents endroits font d'innombrables blessés et un nombre de morts qui reste indéterminé. Les brutalités policières se poursuivent au-delà de la nuit du 17 dans l'enceinte des centres d'internement."

 
 
 la photo de Nani Bou.
‎17 Octobre 1961, je n'étais pas encore née et pourtant cette Date reste Importante.... Parce qu'il ne faut jamais Oublier !
A tous ces Algériens morts, Victime...

la photo de Nordine Baaloudj.

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Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.
L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire.

Le texte du syndrome du larbin est disponible à cette adresse : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-sy...

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Elles sont arrivées en Amérique ! Grâce à vous, grâce aux 50 AMG qui les soutiennent financièrement, entre autre, elles sont arrivées. Elles ont rencontré d’autres salariés américains menacés de licenciement.

C’est une première ! Vendredi 12 octobre, 14 des 205 anciennes ouvrières de l’usine Samsonite d’Hénin Beaumont sont parties aux Etats-Unis, pour manifester avec des ouvriers Américains ! Depuis leur licenciement en 2007, les Samsonite ont gagné trois procès ! Elles s’attaquent maintenant au gros responsable de la liquidation de leur usine et de leur licenciement : le fonds d’investissement Bain Capital. Or, ce fonds d’investissement, qui s’est spécialisé dans la reprise d’entreprises en difficultés, a été crée en 1984 par… Mitt Romney, l’actuel candidat républicain aux élections présidentielles américaines.

Lorsqu’il quittait Bain Capital en 1999, Mitt Romney partait avec la bagatelle de 200 millions de dollars, base de sa fortune actuelle.

Si les Samsonite ont pu partir, c’est grâce à elles, qui ont économisé pendant des années, et aux auditeurs de Là-bas si j’y suis, qui leur ont envoyé de l’argent. Un grand MERCI à tous !

Voici les grandes lignes du programme des Samsonite aux Etats-Unis :

Dimanche 12 octobre, elles manifestaient avec des ouvriers d’une usine de composants électroniques, Sensata Technologies, à Freeport, dans l’Illinois. Bain Capital l’exige, leur activité devrait être délocalisée en Chine. Ils seront tous licenciés, par paliers successifs, jusqu’à la fermeture du site, à la fin 2012…

Lundi 13 octobre, les Samsonite manifestent devant le siège de Bain Capital, à New York, avec des centaines (des milliers ?) d’Américains.

Il y a quelques mois, les Samsonite et leur avocat, Me Fiodor Rilov, ont porté plainte contre Bain Capital. Mardi 14 octobre, ils déposeront de nouveaux documents au juge de Boston, pour compléter leur dossier de plainte.

Là-bas si j’y suis prépare un reportage autour de leur voyage 

Projection débat du Film Louise Michel, Jeudi 18 octobre au Full G, 5 rue des écoles Laïques, à 19h.
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Louise Michel c’est l’histoire de Louise et de ses collègues, ouvrières, qui du jour au lendemain, retrouvent leur usine désertée. Plus une machine, plus de patron, plus de salaire, même pas une indemnité de licenciement! Alors Louise et ses collègues décident de mettre l’argent qu’elles ont en commun pour « buter l’patron ».A l’heure où plusieurs plans de licenciement sont mis en œuvre en Europe et en France, ce film permet de lancer le débat sur la nécessité de s’organiser collectivement en temps de crise afin de faire face à l’austérité…
 
PROJECTION DEBAT DU FILM LOUISE MICHEL
 
34070 Montpellier
 LA Bande-Annonce du FILM :  
 

A voir aussi : Les moissons du futur - indigné révolté, Les moissons du futur - citoyenactif , Les moissons du futur - anarkia, Les moissons du futur – alterfinance, Les moissons du futur – l’indigné, Les moissons du futur et Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire - /antalya,  Affaire du Probo Koala : le feuilleton judiciaire est loin d’être fini - l’indigné

 

 

Dans le doute, abstiens toi !!

 

a lire dessus :  immigration, entreprises, sans-papiers, étrangers, expulsion, g4s, sécurité privée, expulsions, une aubaine, alian bauer, l'idéologie sécuritaire, les marchands de la peur, manuel valls, roms, serge halimi, le grand bond en arrière

 

08/10/2012

Les débats du Diplo

Les débats du Diplo
Le vendredi 5 octobre 2012
 
 

 


 


 

"On n’a plus le temps..."
Ceux qui se désolent du manque d’attention à leur cause, à leur activité, se voient souvent opposer la même explication : "on n’a plus le temps." On n’a plus le temps de se plonger dans un livre "trop long", de flâner dans une rue ou dans un musée, de regarder un film de plus de quatre-vingt-dix minutes. Ni celui de lire un article abordant autre chose qu’un sujet familier. Ni de militer, ni de faire quoi que ce soit sans être aussitôt interrompu, partout, par un appel qui requiert d’urgence son attention ailleurs [...] Mais, simultanément, l’exigence de vitesse n’a cessé d’obérer l’emploi du temps de chacun, et le nombre de tâches à réaliser a explosé. Toujours connecté. Interdit de musarder. On n’a plus le temps. Par Serge Halimi. Directeur de la rédaction du Monde diplomatique Cf. Déborah Corrèges, "La tyrannie de la vitesse", Sciences humaines, n°239, Auxerre, juillet 2012

 Sciences humaines 2012/7

Fièvre électorale aux Etats-Unis
Après les espoirs soulevés par son élection en 2008, Barack Obama achève son premier mandat dans la morosité. Son souci du compromis, qui l’a parfois conduit à devancer les attentes de ses adversaires - sur la question des libertés publiques, par exemple - a fini par décevoir ses plus fervents partisans. Mais son concurrent républicain, Willard Mitt Romney, peine encore davantage à susciter l’enthousiasme. Ses rêves de grandeur pour l’armée américaine inquiètent certains conservateurs désireux de réduire le déficit budgétaire. Loin d’être réellement disputé dans tout le pays, le scrutin du 6 novembre prochain se jouera dans une poignée d’Etats ; les autres, d’ores et déjà acquis à l’un des camps, sont délaissés par les candidats. Illustration de ces deux cas de figure, en Caroline du Nord et en Géorgie. Par Benoît Bréville. Journaliste au Monde diplomatique

 

La compétitivité, un mythe
Pour sortir d’une crise déclenchée par la finance, les pistes étaient multiples : brider la spéculation, réglementer les marchés, sanctionner les banquiers... Avec le soutien d’un nombre croissant d’industriels, l’Union européenne a formulé une autre priorité, qu’elle impose déjà aux pays en difficulté : accroître la "compétitivité" du marché du travail. Mais que désigne ce terme, que dirigeants de gauche comme de droite semblent avoir érigé en nouveau Graal ? Par Gilles Ardinat. Géographe. Cet article s’appuie sur sa thèse de doctorat, "Géographie de la compétitivité", université Paul-Valéry, Montpellier, 2011.

 

Non, les Tsiganes ne sont pas des nomades
Démantèlement de campements roms en France, discriminations en Hongrie ou en Roumanie... Partout, les Tsiganes sont montrés du doigt. Et l’image d’une ethnie sans attaches nationales, valorisée par les institutions européennes, a paradoxalement conduit à les priver de certains de leurs droits. Toutes représentations qui méconnaissent l’histoire, la culture et les réalités romanis. Par Colette Asséo. Historienne, professeure à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur de l’ouvrage Les Tsiganes. Une destinée européenne., Gallimard, coll. "Découvertes", Paris, 2010, et coauteure, avec Idit Bloch et Juliette Jourdan, du film documentaire "Mémoires tsiganes, l’autre génocide", Kuiv Productions - Mémoire magnétique, 2011, primé aux Rendez-vous de l’histoire (Blois).

 

Les révolutions de Rousseau
On célèbre cette année le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), citoyen de Genève, écrivain, philosophe, aussi bien que flâneur et naturaliste, qui renouvela les lettres françaises et la pensée politique. En inventant l’"âme sensible", il libéra le roman ; en posant la question des conditions de l’égalité entre les hommes, il écrivit le prologue des révolutions futures. Par Evelyne Pieiller. Journaliste au Monde diplomatique. Jean-Jacques Rousseau - Wikipédia

 

 
Du contrat social, édition de 1772
 

 

Programmation musicale :
-  "Ah, quelle vie qu’on vit !", par Georgius

 

-  "Remix Mitt Romney’, Inconnu

 

04/10/2012

Le pogrom des Roms

 

 

Pogrom au programme : vers de nouvelles ratonnades 

Au printemps, François Hollande déclarait dans une lettre aux associations : " Je souhaite que lorsque un campement est démantelé, une solution alternative soit proposée. " Depuis son arrivée au pouvoir il est secondé par Vals pour les travaux d' Intérieur dans une logique socialiste d'expulsion des Roumains et des Bulgares ( sans parler des autres).

" Ce sont des citoyens européens, c'est important de le rappeler. Ils ont quitté leur pays pour des raisons économiques mais aussi parce qu'ils victimes de discriminations. Depuis plusieurs années, ils font l'objet d'expulsion à répétition, un phénomène qui s'est accéléré ces deux dernières années. Ils sont expulsés des bidonvilles dans lesquels ils tentent de survivre. Je suis effaré que l'Etat français réponde en miroir à ces difficultés là par la même violence institutionnelle et aujourd'hui, je suis également effaré par cette violence populaire." (Bernard Eynaud LDH)


Une attaque préméditée

Jeudi 27 septembre, une cinquantaine d'habitants des quartiers Nord de Marseille a attaqué un campement de Roms - installés sur un terrain vague quatre jours plus tôt - les a fait fuir puis mis courageusement le feu à ce qui restait de vêtements et d'électroménagers laissés sur place.

La quasi totalité de la presse  utilisent des termes qui édulcorent la réalité infecte d'un pogrom à la française : " Camp délogé par les habitants" ou  " Roms expulsés par des riverains excédés" ou " Des habitants de Marseille ont fait fuir des Roms installés dans leur quartier..." ou  mieux " Expulsions de Roms par des riverains à Marseille : " cri de désespoir " - le cri de désespoir étant poussé par les riverains organisés en milice hors-la-loi !?

Et à propos des forces de l'ordre, selon l'AFP, la police a assisté à la scène sans que sa présence n'entrave en rien le nettoyage en cours qui aura été mené à son terme :  personne n'a été verbalisé puisqu'aucune infraction n'a été relevée et qu'il  n'y a pas eu de violence physique...

Finalement, selon  Samia Ghali " c'est la police qui a fait partir les Roms car ils étaient en situation dangereuse"   "Quand j'ai appelé la police du quartier, elle m'a répondu que désormais, elle ne pouvait pas intervenir sans autorisation du préfet. Du coup, c'est quand la situation menaçait de dégénérer [...] que la police est venue."

Daniel Schneidermann pose quelques questions simples et de bon sens :

" ...La police avait-elle des consignes ? En a-t-elle demandé à la préfecture pendant que se déroulaient les faits ? Ladite préfecture en a-t-elle à son tour demandé au ministère de l'Intérieur ? Questions d'autant plus pressantes que les habitants, dans l'après-midi, avaient prévenu la maire socialiste des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia Ghali, celle qui avait, voici quelques semaines, demandé au gouvernement l'intervention de l'Armée pour régler les problèmes de sécurité, de leur intention de passer à l'action, si les Roms n'étaient pas délogés par la police.

On peut imaginer que l'élue a elle-même averti la préfecture, laquelle a donc disposé de quelques heures pour arrêter sa ligne de conduite.

On serait dans un Etat de droit, et plus encore dans un Etat de droit sous un gouvernement de gauche, ces questions seraient posées, et le gouvernement (de gauche) aurait à coeur de ne pas laisser accréditer le soupçon qu'il laisse se constituer des milices spontanées d'évacuation des Roms. Mais patience. Elles le seront peut-être. "  Daniel Schneidermann

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Photos Nouvel Obs

La haine dans l'air

" Le jeudi 24 mai 2012, accompagnée d’une quarantaine d’énergumènes, Nora Remadnia Preziosi, candidate UMP dans la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône, a fait irruption dans un campement rom installé depuis janvier sur un terrain vague de Château-Gombert. " Pour que Marseille incarne le bien vivre ensemble ", promet-elle dans un clip électoral… " Cassez-vous ou on vous met le feu ! " hurle la petite foule surexcitée. "

> Roms : Petit pogrom électoraliste par Nicolas Arraitz, CQFD n°101 (juin 2012)  - Mille Babords

Le pogrom des Roms
Le vendredi 28 septembre 2012
 
 Le pogrom des Roms / France Inter : Hier, jeudi soir, quartier Nord de Marseille, des riverains ont mené une opération commando contre un campement de Roms. Une exaction préméditée, sans violence physique certes, mais d’une violence sociale sans précédent.

Révélée par le quotidien La Provence, cette action été préméditée. Les riverains avaient averti les autorités, "si rien n’était fait, ils le feraient eux-mêmes"... Les policiers sont arrivés sur place sur les coups de 19h afin de séparer la trentaine de riverains et les familles roms, qui ont reflué avec caravanes et véhicules, laissant derrière eux quelques affaires qui ont été incendiées dans la soirée. Aucune interpellation n’a eu lieu en l’absence d’agression physique...

 

Le 3 décembre 2008, Là-bas si j’y suis posait déjà la question de ces pogroms anti-Roms en Europe. Francesco Giorgini s’était rendu en Italie, à Opéra, plus exactement, une charmante cité aux portes de Milan.

En décembre 2006, les habitants avaient assiégé pendant plus d’un mois un camp de Roms et mis le feu à leurs tentes. Cet évènement fut le premier de toute une série d’actes anti-Roms à Rome, à Naples. 

 Programmation musicale :
-  "Redbulla", par le Balkan Beat Box
-  "Romano hip hip", du Gipsy CZ
-  "Disparaitra", par Rona Hartner 

 voir chronqiue, daniel mermet, pogrom, roms, racisme, pillage, ratonnade

 
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