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22/09/2011

Communiqué de l'association négaWatt

Ayant d’abord existé sous la forme d’une liste de discussion entre professionnels de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables, l’association négaWatt a été créée fin 2001 pour répondre à une question cruciale : peut-on réduire de 75 % ou plus nos émissions de gaz à effet de serre (le « facteur 4 ») et, si oui, comment et à quelles conditions ?

Les 24 experts et praticiens de l’énergie et du bâtiment qui constituent aujourd’hui le fer de lance de l’association, s’appuyant sur un réseau de plus de 500 membres, dont plus de 250 professionnels de différents horizons adhérant à titre personnel, ont choisi d’y répondre en mettant en commun leurs connaissances et leurs expériences de terrain.

La « démarche négawatt » s’intéresse non pas à « l’offre », mais aux besoins énergétiques. Elle repose sur trois piliers indissociables : sobriété, efficacité, énergies renouvelables. L’application systématique de cette démarche dans tous les secteurs, en ayant recours à des technologies « prouvées » (déjà existantes ou à la maturité technique et économique certaine à court ou moyen terme), a permis d’élaborer en 2003 un premier scénario énergétique « facteur 4 à 2050 » pour la France, qui a été mis à jour en 2006 et qui a appuyé un certain nombre de propositions de politiques et mesures.

À l’exemple de travaux menés dans d’autres pays, notamment européens, par des experts privés ou institutionnels sur des scénarii de transition énergétique dits « 100% renouvelables », l’association s'est lancée, dès l’automne 2010, dans l'élaboration d'un nouveau scénario, approfondissant la méthode et l’ambition du précédent. L’objectif visé est ici un « scénario 100% négawatt », tant il est essentiel d’insister sur la sobriété et l’efficacité, si souvent évoquées dans les discours mais oubliées dans les actes. .

Ce travail en cours devait initialement être une contribution versée au débat politique de 2012. Le choc d’un accident majeur à la centrale de Fukushima, en posant dans le débat franco-français la question de la dépendance et de la vulnérabilité de notre société au nucléaire, place notre travail au centre des attentes sur deux questions essentielles : est-ce possible techniquement de sortir du nucléaire ? Et est-ce réaliste socialement et économiquement ?

Le scénario négaWatt n’est pas basé sur une sortie d’urgence du nucléaire faisant suite à une catastrophe ou à une décision politique soudaine : il est de la responsabilité d’un État de droit, soucieux de sa population, d’avoir dans ses cartons un tel plan B

pour faire face à une telle hypothèse qui s’apparenterait à une situation de guerre. Nos propositions, centrées sur le triptyque « sobriété, efficacité, renouvelables », aboutissent cependant de facto à un abandon progressif du recours à l’énergie nucléaire jusqu’à s’en passer totalement. Le scénario négaWatt montre de plus clairement que les bénéfices en termes d’activité économique et de création d’emplois seraient très importants, en plus des avantages en matière d’environnement, de réduction des risques et de santé publique.

Notre responsabilité est aujourd’hui de répondre aux attentes. Nous sommes engagés depuis plusieurs mois dans un renforcement de nos moyens en termes de formation, d’information, de coordination et d’étude. Nous allons accélérer cette évolution pour proposer une information plus complète sur nos propositions et des réalisations qui les illustrent. Nous allons aussi nous mobiliser pour finaliser dans les meilleurs délais notre scénario « 100 % négaWatt ».

Les experts de l’équipe, tous des professionnels et praticiens engagés sur le terrain de la transition énergétique, ont besoin de quelques mois pour achever le travail en cours et permettre ainsi que le futur scénario négaWatt 2011 apporte les réponses à la hauteur des enjeux et des attentes.

Nous recevons enfin de très nombreuses sollicitations de personnes souhaitant nous aider et relayer localement nos idées. Nous leur proposons dès à présent deux actions possibles :

 - faire connaître et comprendre, partout où c’est possible et auprès de tous les publics, les principes de la démarche négaWatt (télécharger appel, manifeste et scénario)

 - répondre à un prochain appel à souscription pour donner les moyens à l’association négaWatt d'amplifier les travaux actuels et diffuser une réflexion et une information aussi rigoureuses qu’ambitieuses

Notre avenir énergétique est un enjeu trop crucial pour être réduit à la caricature (le fumeux "retour à la bougie") ou quelques approximations de coin de table ...

Plus que jamais, une expertise résolument indépendante est bien plus qu'indispensable : elle est une pièce vitale de notre démocratie.Nous sommes résolus, avec votre soutien, à y consacrer toute notre énergie.

 

10/07/2011

Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale

Bonsoir


Voilà une interview, publiée sur le site Mouvements, qui pourrait vous intéresser.
N'hésitez pas à diffuser, discuter, débattre et agir.

Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale, entretien avec William Sacher


En 2008, les éditions Ecosociété publiaient Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique d’Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, révélant les agissements hautement critiquables des sociétés minières et pétrolifères canadiennes en Afrique. Les multinationales minières canadiennes Barrick Gold (premier producteur d’or mondial) et Banro poursuivent la maison d’édition ainsi que les trois auteurs pour diffamation en leur réclamant un total de 11 millions de $ canadiens, dans ce qu’il y a lieu de qualifier de poursuites-bâillon (appelées SLAPP en anglais). Le procès est prévu pour cet automne. Derrière ce procès, ce sont la liberté d’expression, le droit à l’information, le droit à la participation au débat public sans intimidation et la possibilité de publier des travaux de recherches de qualité et sans complaisance, qui sont remis en cause.

Afin de soutenir (http://slapp.ecosociete.org/) les auteurs et la maison d’édition, et pour contribuer à lever le voile sur les agissements des entreprises minières sur la planète, Mouvements publie une interview de William Sacher, réalisée par Maxime Combes dans le cadre du projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org) qui explique comment le Canada est devenu un véritable "paradis judiciaire et réglementaire" pour les entreprises minières. Il contribue ainsi à une "nouvelle ruée minière" visant à satisfaire les besoins croissants en matières premières de nos modèles de consommation, sans tenir compte des conséquences environnementales, sociales et démocratiques sur les populations directement impactées par l’extraction. Là où, au contraire, un "changement de paradigme civilisationnel" serait nécessaire.

Mouvements : À l’échelle internationale, on observe une véritable ruée minière, que ce soit pour l’or, l’argent, le cuivre ou des métaux plus rares et spécifiques, dont les prix ne cessent d’ailleurs de s’accroître sur les marchés internationaux. Comment l’expliquer ? Y a-t-il des régions particulièrement concernées ? Lesquelles ?

William Sacher : Nous sommes en effet dans une nouvelle ère minière. La production de nombreux minéraux a explosé au cours des dix dernières années, tandis que les dépenses d’exploration dans l’industrie atteignent des sommets [1].

Il est possible d’isoler une série de facteurs explicatifs. Tout d’abord, il y a la croissance soutenue des pays dits « émergents » (e.g l’lnde, la Chine). L’augmentation de la demande de biens de consommation, l’explosion immobilière et les grands travaux nécessaires à l’industrialisation galopante que connaissent ces pays exercent une forte pression sur la demande mondiale en minéraux de tous types [2].
Un autre facteur important concerne le commerce des métaux précieux, et tout particulièrement le recours à l’or comme valeur-refuge. La Chine veut se constituer un stock d’or [3] afin de soutenir sa monnaie, se positionner face à la menace d’éventuelles crises ultérieures et de dévaluation de ses réserves de change. Les États, les grandes institutions financières, les fonds d’investissements, ou encore les particuliers se tournent aussi vers le métal précieux. À ceci s’ajoute la possibilité de retours sur investissements conséquents, ce qui a déclenché une vague spéculative sur le métal jaune, et l’inévitable prolifération de produits financiers dérivés. Résultat : les cours de l’or explosent. Nombreuses sont les sociétés d’exploration (dénommées juniors) qui surfent sur cette vague, en promettant des gains records à leurs éventuels investisseurs [4].

Lire la suite sur Le site de la revue Mouvements, Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale

 Pour en savoir plus Nous avons des besoins illimités (crée) et des ressources limitées?

28/06/2011

Faites pression sur les élus pour qu'aucun ne s'abaisse à cette indignité de ne pas respecter la loi." la Fondation Abbé Pierre

 

" Faites pression sur les élus pour qu'aucun ne s'abaisse à cette indignité de ne pas respecter la loi..." ( Photo), Abbe Pierre, Défense de la loi SRU, Assemblée Nationale, 24 janvier 2006

abbe pierre.jpgTrois ans après la publication de son 1er palmarès en février 2008, la Fondation a souhaité refaire le point sur l’application de l’article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU La loi SRU, wikipédia ) qui impose aux communes de disposer d’au moins 20% de logements sociaux sur leur territoire

343 des 682 communes étudiées n’ont pas respecté leur objectif de rattrapage (soit 50,3%). Parmi elles, 175 ont réalisé moins de la moitié de leur objectif de production et 9 n’ont financé aucun logement social sur l’ensemble de la période, ce qui est considérable. Cette phrase de l'Abbé Pierre n'a malheuresement d'actualité que se soit le logement ( loi SRU, DALO), mais aussi concernant toute les dérives du système oligarchique et capitaliste.  Un élu de la République doit respecter ces lois qui relèvent du civisme et de la solidarité. cf  Quel est le bilan de Nicolas Sarkozy ?Comment Sarkozy a rendu possible la dérive raciste à droite,  La dictature de l'immédiateté

La Fondation lance un appel à don pour un lieu de mémoire en hommage à l’abbé Pierre

La Halte”, cette maison d’Esteville où l’abbé Pierre aimait se recueillir, va être réhabilitée et rénovée pour devenir à la fois un lieu de mémoire et un lieu de vie

Un projet unique et exceptionnel

Ni musée, ni centre d’archives, cet espace sera Lieu de Mémoire et de Vie où les visiteurs - 3000 par an - trouveront un endroit propice au souvenir et à l’information

 
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