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04.05.2012

Marketing vert : le grand maquillage

 

Cash investigation : Marketing vert : le grand maquillage :

Revoir l’émission : Cash investigation du vendredi 04 mai 2012 à 22h25 sur France2

 

Le «marketing vert» consiste à utiliser des arguments écologistes pour vendre un produit. Certaines marques ont effectivement opéré une conversion «verte» pour proposer désormais des produits respectueux de l'environnement. Mais d'autres en revanche n'ont porté à leur marchandise que des modifications mineures, montées en épingle par un marketing fallacieux. Comment s'y retrouver dans la jungle du «greenwashing», cet «éco-blanchiement» qui fait passer de façon éhontée des vessies pour des lanternes basse consommation ? Enquête dans un univers où les initiatives les plus éco-responsables côtoient les mystifications les plus sophistiquées. Portrait également du lanceur d'alerte Jeffrey Wigand, qui a réussi à faire plier le plus puissant lobby américain : celui des fabricants de cigarettes.

La critique TV de télérama du 28/04/2012

Repeindre tout en vert. C'est la tendance lourde de ces dernières années, à laquelle succombe un nombre de plus en plus important de produits ou de multinationales (McDonald's, Total, BP, Areva, Crédit agricole...). On appelle ça le greenwashing, en bon français « l'éco-blanchiment ». Ou comment se donner, grâce à une communication publicitaire étudiée, une belle image d'entreprise écologiquement et socialement responsable quand on ne l'est pas. Ou si peu.

Cash investigation est allé confronter les discours de quelques marques et entreprises à la réalité de leurs pratiques. Le ­résultat est édifiant. Le magazine montre comment Volvic induit le consommateur en erreur sur la nature de l'emballage de ses bouteilles. Il prouve que certains produits financiers vendus aux particuliers par de grandes banques (LCL, Société générale, Crédit agricole) comme des investissements socialement responsables ne valent pas mieux que les autres. Etrille avec une certaine jubilation la dernière publicité du Crédit agricole (« Il est temps que la banque passe au vert ») et met en évidence le double discours d'Areva, entre sa communication publicitaire et son comportement sur le terrain (ici, dans l'ancienne mine d'uranium de Mounana, au Gabon).

Pour son deuxième numéro, le nouveau magazine d'investigation de France 2 tape fort et juste. L'enquête est solide, le ton, offensif, et les questions, « cash » (d'où son titre). Les journalistes n'hésitent pas à utiliser à bon escient toutes les techniques propres à l'enquête télévisuelle : micros laissés opportunément ouverts au moment où l'interviewé se croit à l'abri des indiscrétions, caméra cachée, questionnement déstabilisant... On en redemande. — Olivier Milot

Olivier Milot

comprendre le nouveau capitalisme

Les données contradictoire (ou pas tant que cela quand on y réfléchit) du système néolibérale. D’un coté les entreprises cherchent a aller en Chine, de l’autre, elle trouve que les couts sont déjà trop élevés et cherchent d’autres niches pour s’étendre. Conversion progressive à un modèle économique centré sur la consommation. Economie et société : comprendre le nouveau capitalisme « L’interview de Scott Huff, directeur d'Innovate International, Le néolibéralisme se paye, comprendre le nouveau capitalisme ( forum 2050), comprendre le nouveau capitalisme ( forum planete Attitude),  Forum colibris.ning

09.04.2012

Terreur à Bombay

 

A voir Terreur à Bombay ( l'émission en direct sur canal +)

 

 

Synopsis de l'émission

En novembre 2008, Bombay, la plus grande ville d'Inde, est la cible d'une attaque terroriste sans précédent : dix hommes sèment le chaos pendant trois jours. Fusillades aveugles, attentats à la bombe, prises d'otages, incendies, l'équipée sauvage fera 170 morts et 300 blessés. De nombreux témoignages de rescapés, notamment celui d'un terroriste, permettent de reconstituer l'enchaînement des faits. Le réalisateur a aussi eu accès à des conversations enregistrées par les services secrets indiens, entre les dix tueurs et leurs commanditaires, cachés au Pakistan. Ces échanges hallucinants, captés pendant le massacre, permettent de découvrir leur fanatisme politique et religieux, leur détermination à faire un maximum de morts et leur soumission absolue à leurs chefs.

La critique TV de télérama du 07/04/2012

2T

Diffusé sur la chaîne américaine HBO et actualisé en France avec des interviews de spécialistes, ce documentaire analyse les attentats qui ont fait plus de cent soixante-dix morts et trois cents blessés à Bombay, en novembre 2008, à travers le récit des victimes et les images des terroristes. Pilotés depuis le Pakistan par les chefs de l'organisation djihadiste Lashkar-e-Toiba, ces tueries, incendies et prises d'otages sont le fait de dix jeunes kamikazes, aussi instrumentalisés que démunis. Ils ont accosté de nuit dans un petit port de Bombay, avant de se séparer par groupe de deux et de semer la mort partout : dans des hôtels, à la gare centrale, dans un café... Seul survivant, Amir Kasab a été filmé sur son lit d'hôpital.

Si les victimes disent l'effroi et le sang versé de façon arbitraire, les dialogues, hallucinants, entre les commanditaires et les exécutants interceptés par les services secrets indiens permettent d'approcher leur logique. « Sois courageux, mon frère. Pour que ta mission soit réussie, tu dois te faire tuer ! Dieu t'attend au paradis ! » Soumis à leurs chefs, les kamikazes exécutent les ordres avec une sidérante docilité, tout en respectant un objectif essentiel : commettre des attentats à forte portée médiatique et visuelle en incendiant des bâtiments symboles (comme le palace du Taj Mahal) afin d'alimenter les télévisions du monde entier. Hasard du calendrier, ce documentaire fait écho à la récente affaire Mohamed Merah, en dévoilant les motivations de ces jeunes, prêts à mourir en martyrs.

Emmanuelle Skyvington

L'Inde confrontée à la montée du radicalisme islamiste

20.03.2012

Gilles Manceron : « Les accords d'Evian ont mis fin à la guerre mais pas à celle de la mémoire »


Gilles Manceron : « Les accords d'Evian ont mis fin à la guerre mais pas à celle de la mémoire »

 
Gilles Manceron : « Les accords d'Evian ont mis fin à la guerre mais pas à celle de la mémoire »
Entretien avec l'historien français
vendredi 16 mars 2012 / par Falila Gbadamassi
   
  
Gilles Manceron.jpgLes accords d'Evian, qui consacrèrent la fin de la guerre d'Algérie et la naissance de l'Etat algérien, auront cinquante ans le 18 mars. Dans les mémoires algériennes et françaises, les évènements douloureux qui ont entouré cette trêve ont laissé des traces indélébiles qui exigent plus qu'un devoir de mémoire. Retour sur quelques-unes d'entre elles avec l'historien français Gilles Manceron.
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Gilles Manceron est un journaliste et historien spécialiste du colonialisme français. Il a rédigé de nombreux ouvrages sur la guerre d'Algérie et ses conséquences. Parmi eux, La guerre d'Algérie de la mémoire à l'histoire (avec Hassan Remaoun, Syros, 1993), Marianne et les colonies, une introduction à l'histoire coloniale de la France (La Découverte, 2003) ou encore La triple occultation d'un massacre, seconde partie du livre de Marcel et Paulette Péju, Le 17 octobre des Algériens (La Découverte, 2011). Gilles Manceron a été vice-président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et rédacteur en chef de sa revue, Hommes et Libertés. Il demeure l'un des responsables dela LDH.
 
Afrik.com : Que représente ce cinquantenaire à la fois pour l'Algérie et pour la France ?

Gilles Manceron :
Il me semble que c'est l'occasion de revenir, surtout en France, sur ce passé colonial et à la guerre d'Algérie qui a clos la période coloniale française. De part et d'autre, c'est l'occasion de tourner la page. Depuis 50 ans, elle est toujours en suspens et on évite de la regarder en face. Du côté algérien, c'est le même enjeu. Peu d'évènements sont programmés en Algérie. La proclamation de l'indépendance a été fêtée, il y a 50 ans, et l'est chaque année depuis. Peut-être que s'il y a un début de reconnaissance dela France, il y aura éventuellement des gestes, entre autres, pour faire la lumière sur la disparition d'Européens au moment de l'indépendance.
 
Afrik.com : Un début de reconnaissance sous quelle forme ?

Gilles Manceron :
L'essentiel est quela France reconnaisse l'injustice de la colonisation et la violence de la guerre d'Algérie. Il s'agit d'une réparation morale, de reconnaître ce que la colonisation avait de contradictoire avec les valeurs républicaines. Ce serait un premier pas...
Afrik.com : Toutes les anciennes colonies françaises sont en droit de réclamer cette repentance mais le cas algérien demeure particulier...

Gilles Manceron :
Je préfère le terme de reconnaissance à celui de repentance. Effectivement, « c'est le gros morceau » de la conquête française, si je puis me permettre cette expression familière. C'est l'épisode le plus long – de la conquête, en passant par l'exploitation comme colonie de peuplement, à la guerre finale - et le plus violent de l'histoire coloniale française.
 
Afrik.com : Pourquoi la France rechigne-t-elle à opter pour cette « reconnaissance » ?

Gilles Manceron :
Ce n'est pas facile pour plusieurs raisons. D'abord, l'ensemble des forces politiques françaises a été impliqué. Ensuite, il y a eu une justification par la France de sa pseudo œuvre civilisatrice en s'appuyant sur des valeurs républicaines. Contrairement à d'autres pays comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas qui étaient conscients de la valeur utilitaire de la colonisation, que c'était de l'exploitation et qui n'ont jamais cherché à la justifier politiquement. Il est plus difficile de déconstruire ce discours politique. Entre les partisans du général de Gaulle, favorables à l'indépendance, et les jusqu'au-boutistes de l'Algérie française, la droite s'est longtemps divisée sur la question algérienne. Dans les années 2000, elle a tenté de gommer cette division pour se rapprocher d'une extrême-droite avec laquelle elle était en délicatesse depuis la Seconde Guerre mondiale mais surtout depuis la guerre d'Algérie. C'était le cas en 2007 avec Nicolas Sarkozy et son refus de « repentance ». C'est encore le cas aujourd'hui, en 2012, avec la "droitisation" de son discours. Nicolas Sarkozy tente ainsi de séduire certains nostalgiques de la colonisation.
 
Palestro, Algérie  

 
Algérie 4.gifpalestro LAKHDARIA ville ALGERIE 07/06/1961
 
8 mai 1956 : vingt militaires français tombent dans une embuscade montée par des maquisards d'Ali Khodja, un des jeunes chefs locaux du FLN, sur les hauteurs des gorges de Palestro. Les corps des militaires, ouvriers et pères de famille, sont retrouvés mutilés. Dans la presse, au parlement, l'adversaire algérien est renvoyé à une prétendue barbarie originelle. Le gouvernement décide d'envoyer des renforts, qui organisent une répression brutale dans la région. Nourri de témoignages recueillis côtés français et algérien et de documents inédits, ce film remonte le cours des violences qui ont marqué l'histoire coloniale de la vallée. L'acte guerrier fait ainsi écho à d'autres
 
La « Pacification » en Algérie - La politique du Mensonge - Témoignage de Français (part 7)
 


 Ils eurent 20 ans dans les Aurès (I)
 

Algérie 1.jpg19 mars 2012, Algérie, cinquantième anniversaire du cessez le feu. Pour eux le feu n' a pas cessé. A petit feu sous la cendre, pendant des années le silence les a rongé. Mémoire douloureuse, que celle des deux millions d'appelés en Algérie de 1954 à 1962. Longtemps leur parole fut confisquée. Mais depuis vingt ans, peu à peu, l'histoire des Appelés prend sa place dans la mémoire commune comme dans celle des familles.

Il y a quinze ans, en 1998, LA-BAS faisait entendre la parole refoulée des sans grade de la guerre sans nom. Avec des voix inédites évoquant la solitude, la violence, l'amertume d'une génération perdue. Pour la première fois ils parlaient de la torture qu'ils avaient pratiquée. Et des ordres qu'ils avaient reçus. Et des lettres d'amour attendues.

Reportage Giv Anquetil, Daniel Mermet.
 
Programmation musicale :
  Michel Ferchaud : "Je vous rends ma médaille"
 
Livres :
  Rémi Serres, Ghislaine Ruvira, Djelloui Siamani, Zouina El-Ghers : J'ai vécu la guerre d'Algérie (Bayard)
  Jean-Luc Einaudi : Franc-tireur (Sextant)
  Benjamin Stora : Histoire de la guerre d'Algérie (La Découverte)
 
Ils eurent 20 ans dans les Aurès (II)

Algérie 2.jpgLa parole refoulée des sans grade de la guerre sans nom continue de résonner dans LA-BAS aujourd'hui.

Avec des voix inédites évoquant la solitude, la violence, l'amertume d'une génération perdue. Ils parlent de la torture qu'ils ont pratiquée. Et des ordres qu'ils ont reçus. Et des lettres d'amour attendues.
Reportage Giv Anquetil, Daniel Mermet.
 
Programmation musicale :
  Marche du premier commando
  Eddy Mitchell : "Soixante, Soixante-Deux"
 
Livres :
  Rémi Serres, Ghislaine Ruvira, Djelloui Siamani, Zouina El-Ghers : J'ai vécu la guerre d'Algérie (Bayard)
  Jean-Luc Einaudi : Franc-tireur (Sextant)
  Benjamin Stora : Histoire de la guerre d'Algérie (La Découverte)
 
Ils eurent 20 ans dans les Aurès (III)
 
 
Algérie 3.jpgLa parole refoulée des sans grade de la guerre sans nom continue de résonner dans LA-BAS aujourd'hui.

Avec des voix inédites évoquant la solitude, la violence, l'amertume d'une génération perdue. Ils parlent de la torture qu'ils ont pratiquée. Et des ordres qu'ils ont reçus. Et des lettres d'amour attendues.
Reportage Giv Anquetil, Daniel Mermet.
 
Programmation musicale :
  Richard Anthony : "Nouvelle vague"
  The Platters : "Only You"
  Chet Baker : "My funny Valentine"
 
Livres :
  Rémi Serres, Ghislaine Ruvira, Djelloui Siamani, Zouina El-Ghers : J'ai vécu la guerre d'Algérie (Bayard)
  Jean-Luc Einaudi : Franc-tireur (Sextant)
  Benjamin Stora : Histoire de la guerre d'Algérie (La Découverte)

 
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