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15/04/2014

Aux enfants de la bombe

Bonjour,

 

 

 Aux enfants de la bombe

Sciences et technique par Jean-Philippe Desbordes , Christine Bonnet

 

En 1960, Bernard Ista était ingénieur et entrait au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA). De 1960 à 1995, il a filmé tous les essais nucléaires et écrit au quotidien la chronique de ces 35 années, contrechamp des archives officielles, avant de mourir des suites d'un cancer en 1998. Son témoignage retrace l'aventure de la bombe atomique française et rend hommage aux 150 000 militaires et civils qui en furent les acteurs. Près de 30% d'entre eux souffrent aujourd'hui de pathologies graves. Danielle Ista, sa femme, ainsi que ses amis et collègues lèvent le voile sur le coût humain de la bombe atomique française.

 


Nucléaire, la bombe humaine
Environnement
 

 

 

La critique TV de télérama du 12/04/2014 

Il fut de toutes les scènes d'essais nucléaires français, sans savoir que l'état-major considérait que 7 % des hommes engagés dans les expérimentations pourraient être irradiés, et qu'il en ferait partie. Ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) depuis 1955, Bernard Ista est aussi cinéaste amateur. Bravant les interdictions, il filme, engrangeant, du Sahara à la Polynésie, les bobines de super-8.

 

Adossé aux extraits de ses films, ce documentaire, enfin diffusé dans sa version intégrale, est le carnet de route effarant de l'épopée nucléaire française, ­témoignage implacable d'un monstrueux mensonge d'Etat. Tandis que les gradés assistent aux tirs, claquemurés dans des abris de béton, bidasses et civils vaquent sans protection. Persuadés, comme on le leur a assuré, que les radiations sont négligeables et inoffensives. Déclassifié depuis, un rapport du ministère de la Défense donne la mesure du cynisme : les hommes sont volontairement exposés, « pour étudier les effets physiologiques et psychologiques afin d'obtenir les éléments nécessaires à la préparation du combattant moderne ». Qu'importent alors les sites irradiés, la contamination de l'eau et des aliments, les pathologies graves, les malformations génétiques à venir. Rien n'entamera le silence des politiques et de la hiérarchie militaire.

 

Tissage maîtrisé d'images empruntées aux films de Bernard Ista, aux archi­ves d'actualités, aux spots de propagande du CEA et de témoignages, le film joue de l'effet de contraste. Aux saynètes ensoleillées gorgées de vitalité et d'insouciance du jeune atomiste répondent les conséquences dramatiques du mensonge d'Etat. En dépit de la loi votée en 2010, les victimes sont toujours aussi mal reconnues... et indemnisées. 

 

 

Marie Cailletet

 

Bonjour a tous,

Encore un grand merci a Yuko Hirota , pour ces informations sur la situation au Japon

Elle a trouvé beaucoup d'articles intéressants dans ce site, CLIQUEZ ICI


Un article sur la radioactivité au Japon par Chris Busby de ECRR :

je vous communique avec l'écrit dd O2 Kenzaburo, écrivant très conu.

The New Yorker

History Repeats

Kenzaburo Oe

March 28, 2011 .

By chance, the day before the earthquake, I wrote an article, which was published a few days later, in the morning edition of the Asahi Shimbun. The article was about a fisherman of my generation who had been exposed to radiation in 1954, during the hydrogen-bomb testing at Bikini Atoll. I first heard about him when I was nineteen. Later, he devoted his life to denouncing the myth of nuclear deterrence and the arrogance of those who advocated it. Was it a kind of sombre foreboding that led me to evoke that fisherman on the eve of the catastrophe? He has also fought against nuclear power plants and the risk that they pose. I have long contemplated the idea of looking at recent Japanese history through the prism of three groups of people: those who died in the bombings of Hiroshima and Nagasaki, those who were exposed to the Bikini tests, and the victims of accidents at nuclear facilities. If you consider Japanese history through these stories, the tragedy is self-evident. Today, we can confirm that the risk of nuclear reactors has become a reality. However this unfolding disaster ends—and with all the respect I feel for the human effort deployed to contain it—its significance is not the least bit ambiguous: Japanese history has entered a new phase, and once again we must look at things through the eyes of the victims of nuclear power, of the men and the women who have proved their courage through suffering. The lesson that we learn from the current disaster will depend on whether those who survive it resolve not to repeat their mistakes.

This disaster unites, in a dramatic way, two phenomena: Japan’s vulnerability to earthquakes and the risk presented by nuclear energy. The first is a reality that this country has had to face since the dawn of time. The second, which may turn out to be even more catastrophic than the earthquake and the tsunami, is the work of man. What did Japan learn from the tragedy of Hiroshima? One of the great figures of contemporary Japanese thought, Shuichi Kato, who died in 2008, speaking of atomic bombs and nuclear reactors, recalled a line from “The Pillow Book,” written a thousand years ago by a woman, Sei Shonagon, in which the author evokes “something that seems very far away but is, in fact, very close.” Nuclear disaster seems a distant hypothesis, improbable; the prospect of it is, however, always with us. The Japanese should not be thinking of nuclear energy in terms of industrial productivity; they should not draw from the tragedy of Hiroshima a “recipe” for growth. Like earthquakes, tsunamis, and other natural calamities, the experience of Hiroshima should be etched into human memory: it was even more dramatic a catastrophe than those natural disasters precisely because it was man-made. To repeat the error by exhibiting, through the construction of nuclear reactors, the same disrespect for human life is the worst possible betrayal of the memory of Hiroshima’s victims.

I was ten years old when Japan was defeated. The following year, the new Constitution was proclaimed. For years afterward, I kept asking myself whether the pacifism written into our Constitution, which included the renunciation of the use of force, and, later, the Three Non-Nuclear Principles (don’t possess, manufacture, or introduce into Japanese territory nuclear weapons) were an accurate representation of the fundamental ideals of postwar Japan. As it happens, Japan has progressively reconstituted its military force, and secret accords made in the nineteen-sixties allowed the United States to introduce nuclear weapons into the archipelago, thereby rendering those three official principles meaningless. The ideals of postwar humanity, however, have not been entirely forgotten. The dead, watching over us, oblige us to respect those ideals, and their memory prevents us from minimizing the pernicious nature of nuclear weaponry in the name of political realism. We are opposed. Therein lies the ambiguity of contemporary Japan: it is a pacifist nation sheltering under the American nuclear umbrella. One hopes that the accident at the Fukushima facility will allow the Japanese to reconnect with the victims of Hiroshima and Nagasaki, to recognize the danger of nuclear power, and to put an end to the illusion of the efficacy of deterrence that is advocated by nuclear powers.

When I was at an age that is commonly considered mature, I wrote a novel called “Teach Us to Outgrow Our Madness.” Now, in the final stage of life, I am writing a “last novel.” If I manage to outgrow this current madness, the book that I write will open with the last line of Dante’s Inferno: “And then we came out to see once more the stars.”

 En anglais et en japonais :

バズビー教授毎時10兆ベクレル 8/17 RussiaToday 福島第一・地面から水蒸気
が噴き出している
vidéo youtube

Je viens de mettre ma première réalisation d'un film :
RENCONTRE des enfants de Fukushima et d'une fille de Biélorussie :


Il s'agit du concert que j'ai participé et le voyage de 5 enfants de Fukushima l'été dernier.
Regarder et si vous avez des conseils à me donner ....

En attendant de vos réponse pour la nouvelle liste, je vous envoie par wanadoo  où je ne peux pas recevoir vos mail........ne me répondez pas par
et répondez S.V.P.   à  
yukohirota14@gmail.com

bombes atomique sur Hiroshima et Nagasaki - YouTube

1/3 De Gaulle & la bombe A (1960-1961) Communisme ... - YouTube

Bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki — Wikipédia

les victimes et les impacts des essais nucléaires français / France Inter

La face cachée de Hiroshima

03/12/2013

Le pays qui n'aimait pas les femmes

Le pays qui n'aimait pas les femmes

Société par David Muntaner

 

Saroj, 11 ans, est une miraculée. Dans son village du Rajasthan, on tue les filles à la naissance, parce que la dot du mariage coûte cher. Sa mère, aidée par une femme qui milite depuis trente ans pour que les petites aient la vie sauve, l'a soustraite à la mort après avoir été obligée d'étouffer ses deux premières filles. A Delhi, Sunita, 25 ans, a quitté son mari après avoir subi ses coups pendant un an - la violence conjugale toucherait 65% des femmes en Inde. Suzanne, 38 ans, vit à Calcutta. Elle a décidé d'aller au bout du procès pour viol qu'elle a engagé à visage découvert. Enfin Gulab Bai, 84 ans, fait partie de ces veuves abandonnées aux rues de Vrindavan, haut lieu de pèlerinage du pays. En Inde, quand le mari meurt, sa femme, sous prétexte qu'elle porte malheur, est mise au ban de la société.

La critique TV de télérama du 30/11/2013

 

En décembre 2012, le viol d'une étudiante dans un bus, à New Delhi, avait suscité des manifestations dans tout le pays, et poussé le gouvernement à modifier la législation. Un sursaut national qui, dans les faits, n'a pourtant pas réellement fait évoluer la condition des femmes. Considérées comme des fardeaux, jugées inutiles, elles sont encore, dans certaines régions, assassinées à la naissance. Et celles qui ont le droit de vivre expérimentent, bien souvent, une existence de sacrifice et d'humiliation.

En 2006, La Malédiction de naître fille (1) , récompensé du prix Albert-Londres, évoquait déjà cette situation révoltante. Ce film brosse un état des lieux similaire, en s'appuyant sur le parcours et la parole de plusieurs femmes d'âges et de milieux différents : Saroj, une petite fille du Rajasthan, sauvée de l'infanticide par une mère qui avait, avant elle, été forcée à sacrifier deux filles. Gadgendra, une courageuse militante qui tente de faire évoluer les mentalités dans les campagnes. Sunita, une femme de New Delhi, martyrisée par son mari et par sa belle-famille. Suzette, première femme à avoir témoigné à visage découvert dans les médias indiens du viol qu'elle a subi. Et enfin Gulab Bai, une veuve octogénaire devenue mendiante dans la ville sainte de Vrindavan.

 

Mosaïque de témoignages poignants, révélant, de manière brutale, les facettes les plus sombres, obscurantistes, de la société indienne. Seul bémol : il n'était pas franchement nécessaire de mettre en scène, en guise de fil rouge, une voix off censée porter les réflexions imaginaires d'un bébé à naître. Ce procédé artificiel appuie lourdement un propos qui se suffisait pourtant largement à lui-même.

 

 

(1) Documentaire d'Alexis Marant et Manon Loizeau.

Hélène Marzolf

14/03/2013

Le vrai pouvoir du Vatican

 

 

ARGENTINE Jorge Bergoglio n'est pas le pape des pauvres - courrier international

la photo de Raymond Burki.

Le pape François blanchi par le Vatican

 

Le pape François blanchi par le Vatican

 

 

Le nouveau pape a l'image d'un homme proche des pauvres et tiers-mondiste. C'est une illusion pour ce journaliste de Página 12, qui revient sur son rôle trouble dans l'affaire des enfants volés.
 
Jorge Bergoglio célébrant la messe du mercredi des Cendres dans la cathédrale métropolitaine de Buenos Aires, le 13 février 2013 
 
Jorge Bergoglio célébrant la messe du mercredi des Cendres dans la cathédrale métropolitaine de Buenos Aires, le 13 février 2013 AFP
 
Parmi les centaines de courriels que j’ai reçus, j’en ai retenu un : "Je n’en crois pas mes yeux. Je suis si angoissée et furieuse que les bras m’en tombent. Il est arrivé à ses fins. C’est la personne idéale pour cacher la corruption morale, un expert ès cachotteries." Le message est signé de Graciela Yorio, la sœur du prêtre Orlando Yorio, qui a dénoncé Jorge Mario Bergoglio ( Wikipédia ) comme le responsable de son enlèvement et des actes de torture qu’il a subis pendant cinq mois en 1976. Orlando est décédé en 2000 en imaginant le cauchemar qui s’est réalisé le 13 mars. Bergoglio, les pauvres et la dictature - Le Point : " Le passé trouble de l'Église argentine :
 
L'Église d'Argentine est l'une des plus contestées d'Amérique latine pour sa passivité, voire sa complicité, à l'égard de la dernière dictature militaire de 1976-1983", rappelle la spécialiste Paula Paranagua. "Le national-catholicisme était l'idéologie dominante des forces armées, qui comptaient avec la bénédiction de la hiérarchie de l'Église. Contrairement aux Églises du Brésil et du Chili, qui ont joué un rôle capital dans la défense des victimes de la répression et dans la lutte pour les libertés, le clergé argentin a montré une indifférence coupable face aux horreurs commises. Les religieux et religieuses solidaires des Mères de la place de Mai n'étaient pas soutenus par leurs supérieurs, et ont payé parfois de leur vie leur fraternité", analyse-t-il.
 

En bref, le sótano était un extraordinaire concentré de ce qu’a produit de pire la fameuse « doctrine de la guerre révolutionnaire » élaborée dans les années 1950 par des officiers français en Indochine et mise en œuvre lors de la guerre d’Algérie : une doctrine reprise et appliquée par les militaires argentins lors de la « sale guerre » des années 1976-1983, comme l’a révélé en 2004 la journaliste Marie-Monique Robin dans son film puis dans son livre « Escadrons de la mort, l’école française ».Escadrons De La Mort L'ecole Française partie1 , partie 2 , partie 3 , Partie 4,

Le vrai pouvoir du Vatican

 Épisode 1

C'est un opérateur des Frères Lumière qui a saisi les premières images en mouvement d'un pape : Léon XIII, bénissant l'assistance à tour de bras, alors que le sanglant XXe siècle n'a pas encore commencé. De ces cataclysmes en cascade que constituent la Grande Guerre, la révolution bolchévique, la montée des fascismes en Europe, émerge la figure controversée de Pie XII, centrale dans cette première partie, qui s'est abstenu durant la Seconde Guerre mondiale de condamner les persécutions contre les juifs. Un silence, plaident les historiens du Vatican, qui s'explique en partie par la hantise de susciter des représailles contre les populations soumises aux nazis. Ce fut le cas aux Pays-Bas, où la dénonciation par l'évêque d'Utrecht des mesures antisémites accéléra le rythme des déportations, notamment de juifs convertis au catholicisme.

 

(France, 2010, 53mn)
ARTE F

 

(2/2)

Retour en arrière : en 1931, l'Église reconnaît la toute jeune République espagnole. Mais les massacres de religieux lui font choisir le franquisme, qu'elle cautionnera jusqu'à la fin. La guerre froide offrira en revanche au Vatican l'occasion d'affirmer la dimension universelle du catholicisme et son désir de paix. Jean-Michel Meurice met en lumière les relations de Jean XXIII, architecte de Vatican II, avec Kennedy et Khrouchtchev, l'Ostpolitik de Paul VI et la lutte pour la liberté religieuse derrière le rideau de fer. L'élection à la papauté de l'archevêque de Cracovie Karol Wojtyla, en 1978, va ensuite jouer un rôle décisif dans la dissolution du bloc soviétique...

(France, 2010, 55mn)
ARTE F


Date de première diffusion : Sam., 9 mars 2013, 16h46

 
une photo de Ze Babache.
Photo
 
TagTélé - Le vrai pouvoir du Vatican (1/2) ( 2/2 )
 
[reportage] Le vrai pouvoir du Vatican 1/2 - YouTube :  :

Depuis la création de l'Etat du Vatican, en 1929, sept papes et leurs neuf secrétaires d'Etat seulement ont assuré la continuitéde la diplomatie papale.
Ils ont été confrontés tour à tour au fascisme, au nazisme, à deux guerres mondiales, au totalitarisme soviétique, à la guerre civile espagnole, à l'extermination des juifs, aux purges staliniennes, à la guerre froide,aux dictatures sud-américaines, à la menace atomique. Dans le même temps l'Eglise, en particulier sous l'égide de Jean-Paul II,a pris une dimension sociopolitique universelle.
Ce film en deux parties raconte l'histoire secrète de la diplomatie vaticaneau cours du siècle dernier, notamment à partir d'archives très récemment ouvertes. Grâce aussi aux recherches d'historiens etaux témoignages approfondis de membres de la curie romaine, il révèle nombre d'aspects ignorés et restitue la complexité desfaits.

[reportage] Le vrai pouvoir du Vatican 2/2 - YouTube :

VATICAN • Les scandales s'invitent au conclave

 
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