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12/03/2013

Planète alu

 

 

Planète alu ,Planète alu

On aime beaucoup Environnement par Bert Ehgartner

Malléable, léger et inoxydable, l'aluminium a de nombreuses qualités. Ses propriétés physiques en font un métal fascinant et précieux pour les architectes. Pour autant, lorsqu'il est utilisé dans les emballages, en chimie alimentaire, à des fins cosmétiques ou dans la pharmacopée, l'aluminium fait peser des risques sur la santé et l'environnement. Les boues rejetées lors de son extraction sont toxiques. Son exploitation, pour être rentable, nécessite l'abattage de forêts entières au Brésil. Ses composants, ses sels et ses dérivés favoriseraient selon des études l'apparition de certaines maladies. Plongée au coeur d'un cycle infernal. planete alu - Vidéo Dailymotion :  : Planète Alu Arte mardi 12 mars 2013 à 20h50 Planète alu (bande-annonce) - videos.arte.tv

Difficile de lui échapper : des canettes de soda aux déodorants, en passant par les cosmétiques et les vaccins, l'aluminium a envahi notre vie quotidienne. C'est l'or gris des temps modernes : un métal léger, facilement malléable, qui remplace aussi de plus en plus souvent le fer et l'acier dans la construction des immeubles.

Mais la médaille — en aluminium — a son revers. C'est ce que s'attache à démontrer cette robuste enquête de Bert Ehgartner, pointant les dégâts causés sur l'environnement par l'extraction massive de la bauxite (minerai dont sont tirés l'oxyde et l'hydroxyde d'aluminium), en même temps que les méfaits de ce composant sur notre santé.

Avec rigueur, la narration entrecroise ces deux fils : d'un côté, les mécanismes de la production d'aluminium et leurs effets délétères, dévoilés ici à travers le décor d'un gigantesque site d'extraction dans le nord du Brésil. Le tableau est sombre : déforestation massive, rivières souillées par les boues rouges emplies de résidus dangereux (...), ouvriers rendus malades, gamins atteints de lésions cutanées... De l'autre, côté consommateur, les lourds soupçons qui pèsent sur l'aluminium en termes sanitaires. A travers les travaux de toxicologues et les témoignages de patients précocement atteints de cancer du sein ou de maladie d'Alzheimer se dessinent des liens troublants entre l'intrusion de sels ou dérivés d'aluminium dans notre corps et l'apparition de ces affections. Produit miracle pour les industriels, l'aluminium sera-t-il un des poisons du siècle ? Ce documentaire, à défaut de trancher de manière définitive, pose en tout cas sérieusement la question. — Virginie Félix

Planète Alu - arte + 7

Les meilleurs gisements de bauxite se trouvent sous les tropiques, en Afrique de l'Ouest, en Australie, en Inde et en Jamaïque. Mais c'est à Porto Trombetas dans le nord du Brésil que se situe l'une des mines les plus rentables au monde, aux mains d'une multinationale. Pour l'exploiter, il faut abattre chaque année l'équivalent de 250 terrains de football de forêt humide primaire, essentielle à la biodiversité. Les boues rouges liées à l'extraction sont toxiques, comme l'a montré la catastrophe écologique survenue en Hongrie en 2010. (Autriche, 2013, 89mn)
ZDF
Planète Alu | ARTE , Boue toxique en Hongrie | euronews, Hongrie - RFI, Accident de l'usine d'aluminium d'Ajka - Wikipédia

« Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté

planète alu,doucmentaire,environnement,bert ehgartnerFlorent Detroy, rédacteur de Matières à Profits

S'ils ne sont certainement pas devenus les meilleurs amis du monde, la glace est cependant rompue entre Vladimir Potanine et Oleg Deripaska.

Le premier gère le groupe russe Interros, et le deuxième est le directeur général de Rusal, le géant de l'aluminium russe. Les deux milliardaires étaient à couteaux tirés depuis 2008 pour le contrôle de l'autre géant minier russe, Norilsk Nickel. Premier producteur de nickel au monde, la compagnie est également le premier producteur de palladium et un important producteur de cuivre.

Les deux acteurs viennent de trouver un terrain d'entente grâce à l'oeuvre civilisatrice d'un autre milliardaire russe, Roman Abramovitch, président du sidérurgiste Evraz et proche du Kremlin.

Cette résolution pesait sur la confiance des actionnaires et sur les plans d'investissement de la compagnie. Aujourd'hui, un nouvel horizon s'ouvre pour Norilsk.

Norilsk est né sous sa forme actuelle en deux temps. D'abord, Norilsk a acquis sa taille critique sous Gorbatchev, qui a créé en 1989 un champion du nickel en regroupant les activités mécanique d'Olenegorsk avec deux autres compagnies de nickel. Ainsi est né RAO Norilsk Nickel.

Puis sous la période de privatisations orchestrées par Boris Eltsine en 1994 ( Les privatisations en Russie et la naissance d'un capitalisme ... - UN ÉTAT ET UN ESPACE EN RECOMPOSITION : LA RUSSIE ) , Norilsk a été vendu à deux proches du pouvoir, Vladimir Potanine et Mikhail Prokhorov. S'il a subi les cours erratiques du nickel dans les années 1990, le cours de Norilsk a décollé pendant l'ère bénie des métaux dans les années 2000. Entre 2006 et 2008, le cours a augmenté de 155% !

( Chapitre 5 – Élections sous contrôle - Cairn.info : Elena Meleshkina du même auteur Elena Meleshkina est politologue et anime le Centre de science politique à l'Institut d'information en sciences sociales (INION) à Moscou. Elle travaille sur la vie politique et les élections dans les régions de Russie.

 

  • La résistance des élites régionales
  • Les élites régionales et le monde des affaires
  • Les moyens de pression de l'administration )

Cette performance exceptionnelle a commencé à attirer l'attention. Ainsi en 2008, Oleg Deripaska, maître de l'aluminium russe, investit dans Norilsk Nickel à hauteur de 14 milliards de dollars. Le timing était particulièrement mauvais, les cours du nickel ont perdu près de 60% sur l'année 2008.

 

Planète alu , doucmentaire, Environnement , Bert Ehgartner ,Une bataille homérique
Le scénario était alors planté. Vladimir Potanine, solidement ancré à la tête de Norilsk par l'intermédiaire de son directeur général Vladimir Strzhalkovsky, faisait du rachat d'action sa priorité. Oleg Deripaska, alors que son groupe Rusal plongeait dans le rouge et voyait sa dette se creuser pour atteindre cette année 10,7 milliards de dollars, comptait sur l'augmentation des dividendes de Norilsk pour réduire l'endettement du groupe. Ces visions opposées ont incité les deux oligarques à se livrer une véritable guerre économique et juridique.

Ainsi Vladimir Potanine a essayé de racheter les 25% de Rusal dans Norilsk il y a quelques années, en vain. La bataille a ensuite été amenée sur le terrain juridique, également en vain. Las, le président russe élu en mars dernier, Vladimir Poutine, a décidé de siffler la fin de la partie cette année. Il semble effectivement que le Kremlin soit à l'origine de l'intervention d'Abramovitch. Grâce au nouveau pacte d'actionnaire conclu avec Abramovitch, Potatin va prendre la tête de Norilsk, mais les dividendes vont être augmentés. En parallèle, la compagnie d'investissement d'Abramovitch, Millhouse, va acquérir 22% de Norilsk pour 2,2 milliards de dollars, afin de servir de tampon entre les deux autres acteurs. La part des deux protagonistes sera ramenée à la hauteur de celle de Millhouse.

planète alu,doucmentaire,environnement,bert ehgartnerUn grand vainqueur, Abramovitch
Le détail important, c'est que Millhouse va acquérir ses parts dans Norilsk au prix du marché. Cet investissement valorise la société autour de 30 milliards de dollars. Or quelques années auparavant, la proposition de rachat de Potanine des parts de Deripaska valorisait la société à 60 milliards de dollars.

Roman Abramovitch profite donc de prix cassés. Qui plus est, avec la promesse d'augmenter les dividendes, il devrait récupérer chaque année 5% de sa mise. Mais le plus profitable est à venir. Tombé à leur plus bas cette année, les prix du nickel sont prêts à rebondir dès 2013.

C'est notamment l'analyse de la banque HSBC. Selon la banque, la consommation de nickel en Chine a pratiquement stagné cette année, du fait d'une production d'acier inoxydable en hausse de 1,4% cette année. Mais la demande devrait repartir à la hausse à partir de 2013.

En plus de cette reprise chinoise, les évolutions de l'offre vont également soutenir les prix. La chute des prix a conduit plusieurs mineurs à couper dans leur prévision d'investissement. Ainsi la baisse des investissements va réduire l'offre de nickel en 2013. Ce graphe présente bien les révisions continuelles de la production entre octobre 2011 et octobre 2012.

Graphique du nickel
Source : HSBC

Les prévisions de capacité de production ont été réduites de 20% en un an. Lorsque l'on enlève un cinquième de la production sur un marché, il est rare que les sociétés concernées restent insensibles.

  • La remontée des cours prévue pour 2013

  • La bonne gestion de Norilsk Nickel

La régularisation du secteur du nickel en Russie permettra à Norilsk de développer sa stratégie d'investissement à long terme.  Le Russe devrait profiter de son implantation à l'international pour continuer sa progression. Après ses percées majeures en Afrique, notamment au Botswana, en Afrique du Sud, et en Australie, le groupe pourrait décider des prix encore bas du nickel pour procéder à de nouvelles acquisitions.

Source : 3 Russes, 1 réconciliation et 2 raisons d'investir, Nickel : Le métal du diable fait des étincelles | La Quotidienne d'Agora,

Planète alu - l'indigné, Planète alu - l'indigné révolté,

Planète Alu - forum Colibris, Forum Planète Attitude

 

05/03/2013

The gatekeepers

“The Gatekeepers” documentaire de Dror Moreh et “The Hour” série créée par Abi MorganTélévision | Sur Canal +, un documentaire sidérant dévoile les dessous du contre-espionnage d'Israël. Et “The hour” , ou la grandeur et décadence d'un journaliste star de la télé à la fin des années 50. La saison 2 a emballé nos critiques télé. Un débat animé par François Ekchajzer avec Dominique Desré, Hélène Marzolf et Olivier Milot.

 
DP/30: The Gatekeepers, documentarian Dror Moreh - YouTube :  
 

 

 
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The Gatekeepers, documentaire de Dror Moreh, diffusé sur ARTE le mardi 5 mars à 20h50 et qui sort le lendemain en DVD chez ARTE Editions.
The Hour, série créée par Abi Morgan, diffusée sur ARTE à partir du jeudi 7 mars à 20h50 et qui sort le 20 mars en DVD chez France Télévisions Distribution. DP/30: The Gatekeepers, documentarian Dror Moreh - YouTube , Israël: "The gatekeepers", documentaire choc | ARTE Journal | Comprendre , The Gatekeepers”, un documentaire ravageur pour les dirigeants israéliens , NYFF Press Conference: The Gatekeepers - YouTube, 'The Gatekeepers' - HuffPost Live ,

Film en entier The Gatekeepers 1 - YouTube ( durée 116 min) , The Gatekeepers - 9/23/2012 - YouTube ( durée 61 min) The Gatekeepers - EN

 
 
Ce qui m'a plu et de voir ces hommes appartenant aux système de répression dire des choses assez édifiantes, critiquer un système a laquel ils ont participer, montrer l'envers du décors. Ils montrent mieux l'impasse de l'obsession sécuritaire dans laquel Israel s'est lancé. Les premiers attentats ciblés, les personnel armés dans les avions ont été mis en place par Israel avant d'être généralisé aux autres pays après les attentats de 2001.
 
Leur phrase sont plus forte que les mouvement pacifique, car ils montrent le doute même de ceux qui sont chargés d'applquer la lois et leurs visions pessimistes.
 
La victoire ne vient pas de la conquête d'un territoire, mais de la vision d'un monde meilleur pour ces citoyens. Israel gagne les batailles et perd les geurres.
 
Israel, au nom de la lutte antiterroriste est devenu un état cruel qui a perdu son ame.
 
 
A la fin la phrase : " En sortons du Shin Beth, on deviendrait presque gauchiste"
 

VOIR ! "The Gatekeepers", documentaire choc sur le Service de Sécurité Israélien (Le Shin Bet)
 

 
A voir sur arte TV + 7 The gatekeepers
 

Chacun à leur tour, ils racontent, intensément, quelque trente ans de lutte antiterroriste en Israël et de gestion désastreuse de la question palestinienne. Un flot d'aveux précis, circonstanciés, d'une remarquable liberté et d'une sidérante acuité. Six anciens chefs du Shin Beth, l'équivalent israélien du FBI, expliquent comment, depuis la Guerre des six jours en 1967, dont la victoire vaut à l'État hébreu d'occuper Gaza et la Cisjordanie et de faire face à un million de Palestiniens, les responsables politiques n'ont jamais vraiment cherché à construire la paix. Une succession d'erreurs qu'inaugurent les mots d'arabe approximatif avec lequel de jeunes réservistes s'adressent aux populations des nouveaux territoires occupés, leur annonçant qu'ils viennent les "castrer", au lieu de les "recenser".

(France, Israel, 2012, 95mn)
ARTE F


Date de première diffusion : Mar., 5 mars 2013, 20h54

Date(s) de rediffusion : Samedi, 16 mars 2013, 12h20

Serge Grossvak Ce remarquable documentaire dispose d'une autre réalisation concernant l'usage de la justice. Réalisé dans la même période, en Israel : "La loi des plus forts"


La loi des plus forts - YouTube

 

 
 
The Gatekeepers - l'indigné révolté, The Gatekeepers -l'indigné , HISTOIRE CARCERALE, The gatekeepers - hensozu 
19/07/2014 Au nom du Temple

21/01/2013

La face cachée de Hiroshima -

 

La face cachée de Hiroshima - Télévision - Télérama

Lundi 21 janvier 22:50 au mardi 22 janvier 00:20 sur France 3
Voir dans la grille

 

 C'est à Hiroshima, le 6 août 1945, qu'a commencé l'âge atomique. A 2h45, le pilote Paul Tibbets fait décoller un bombardier B-29 baptisé «Enola Gay», en hommage à sa mère. A 8h15, une bombe atomique d'une puissance de 15 kilotonnes, surnommée «Little Boy», est larguée. La ville d'Hiroshima est instantanément rasée et 75 000 personnes meurent sur le coup. Retour sur les faits qui ont entouré les premières explosions nucléaires de l'histoire de l'humanité à travers le parcours des scientifiques qui ont conçu, dans le plus grand secret, la bombe A, un pacte avec les militaires et les industriels qui va mener le monde au feu atomique.

n La face cachée d'Hiroshima Documentaire français 2017
 

 n De Paris à Fukushima : Les secrets d'une catastrophe (Intégrale)

L'héroïne de Marguerite Duras n'avait rien vu à Hiroshima. D'autres, très nombreux, continuent d'associer à la cité martyre la doctrine du « mal nécessaire » : les bombes atomiques lancées sur Hiroshima puis Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, auraient été le seul moyen de contraindre les Japonais à la capitulation et d'épargner des centaines de milliers de vies. Sauf que les explosions de ces armes de destruction massive, voulues et conçues comme telles, ont servi des intérêts politiques, industriels, militaires et médicaux qui n'avaient rien d'humaniste, et qui ont abouti non seulement à un carnage épouvantable et prolongé (ceux qui n'étaient pas morts sur le coup décédant plus tard de leurs blessures ou de mystérieuses maladies), mais à une très cynique politique de censure et de propagande autour des effets des radiations.

Kenichi Watanabe, auteur du remarquable Le Japon, l'empereur et l'armée (2009), décrypte la collusion de ces enjeux avec une précision glaçante et des archives édifiantes. Parce qu'il n'est pas suffisamment développé, le parallèle qu'il effectue en début et en fin de film entre la destruction de Hiroshima et la catastrophe de Fukushima n'est pas sa meilleure idée. Mais le minutieux décryptage du projet Manhattan, qui fit violemment entrer l'humanité dans l'ère nucléaire, justifie à lui seul que vous lui consacriez une partie de votre soirée. — Sophie Bourdais

 

 

Mardi 13 mars 2012 Japon : déni atomique

 

Nous reproduisons ici l'excellent article de Christine Ferret publié dans le numéro de décembre 2011 de la revue Article 11. Elle y décrit avec quelle désinvolture la contamination radioactive est niée par la plupart des médias, y compris de centre-gauche, mais aussi par une large partie de la population. Un an après le séisme du 11 mars et même si les rangs des manifestants antinucléaires se sont étoffés, évoquer le risque sanitaire au Japon fait de vous un marginal qu'on ignore ou qu'on moque. A l'instar de la photographie ci-dessous, prise en novembre 2011, la peur et la révolte existe mais ne s'exprime pas par crainte de la réaction des autres. Un déni atomique inédit de la plus grand catastrophe nucléaire qu'est connu l'humanité.

 

 http://japon-gekokujo.over-blog.com/article-japon-deni-atomique-101461120.html

 

"死の灰 東電" (shi no hai tôden), "les cendres de la mort de Tepco". Inscription discrète trouvée sur un banc de la gare de Tanashi à Tôkyô, novembre 2011.

 

Les Inconnus - Centrale nucléaire - YouTube
 

 n Le bout de la logique 2

 Japon : déni atomique

 

Comme s’il ne s’était rien passé. En France, la catastrophe de Fukushima est déjà oubliée ; chut, on n’en parle plus, c’est si loin. Mais sur place aussi, le drame nucléaire est mis sous cloche, relégué dans les limbes par les médias et le gouvernement. La population - délaissée et sous-informée - trinque, expliquait Christine Ferret en novembre dernier, au retour d’un séjour au Japon.

 

 

L’accident nucléaire de Fukushima a-t-il vraiment eu lieu le 11 mars dernier ? Qui séjourne quelques semaines au Japon, huit mois après la catastrophe, peut franchement en douter. Partout, les mêmes gestes quotidiens, les mêmes sons tintinnabulants dans les transports en commun, la même surface d’indifférence à l’autre et au monde, les mêmes regards qui se dérobent. Comme avant. Les amis laissent juste transparaître de temps à autre une nervosité ne leur ressemblant guère et paraissent soulagés quand les prévisions météo n’annoncent pas de pluie pour le lendemain : pas d’intempéries, donc moins de radioactivité se déposant dans les sols de Tokyo. Ils évitent aussi de laisser leurs enfants jouer dehors trop longtemps. Et prient poliment leurs invités de ne pas boire l’eau du robinet et de ne pas consommer de bœuf s’il n’est d’origine coréenne.

 

« Pas trop contaminé » ?

 

Les chaînes de télévision n’évoquent que rarement Fukushima et ses conséquences dramatiques, leur préférant – comme d’habitude – ces émissions de préparations culinaires en tous genres, qui convergent inlassablement vers la proclamation tapageuse du « oishiiiiii », autrement dit « délicieux  ». Les plus grands journaux, y compris l’Asahi Shinbun, de centre gauche, font (quasiment) comme si de rien n’était, de peur de perdre les financements publicitaires émanant des compagnies d’électricité et autres lobbies industriels. Seules exceptions : l’hebdomadaire Shukan Kinyobi, qui se fait volontiers le relais des mouvements anti-nucléaires à travers l’archipel, et le quotidien Tokyo Shinbun, dans lequel on découvre très régulièrement une carte du nord et du centre de l’île de Honshu, avec le nombre des millisieverts qui s’y déversent inexorablement depuis des mois. Dix préfectures situées autour de Fukushima sont particulièrement touchées, y compris celles de Tokyo, Chiba et Kanagawa, aux portes de la capitale. Malgré leur relatif éloignement de la centrale, certaines zones présentent des degrés de concentration de césium très élevés en raison du mouvement des vents et du dépôt des eaux de pluie. Ainsi, à Okutama-machi, un arrondissement du nord-ouest de Tokyo, des pointes allant de 60 000 à 100 000 becquerels (Bq) par m2 ont été relevées – courant octobre – dans certains quartiers. À titre de comparaison, la moyenne des dépôts de césium 137 reçus par les différentes régions françaises après l’accident de Tchernobyl s’élevait à 1 800 Bq par m2 selon la Criirad2.

 

Pour autant, aucun contrôle centralisé de la chaîne alimentaire n’a été mis en place par le gouvernement japonais. Et chaque commune est censée mesurer le degré de contamination de ses sols et de ses productions agricoles, la limite autorisée étant fixée à 500 Bq par kilo pour les aliments solides, sans aucune distinction quant à la nourriture destinée aux enfants. Les supermarchés de Tokyo regorgent donc de produits en provenance de Fukushima et des préfectures environnantes, vendus à des prix qui défient toute concurrence et que certains achètent par solidarité avec les exploitants agricoles restés sur place. Anguilles, champignons, pousses de bambou, fougères, citrons, abricots, épinards, salades et bœuf sont proscrits pour tout consommateur informé (très souvent via les réseaux sociaux). Pour qui veut tenter d’échapper à « l’ennemi invisible », faire ses courses relève désormais d’un véritable parcours du combattant et de nombreuses mères de familles se sont constituées en associations pour s’entraider dans l’identification des aliments les moins radioactifs et pour sauvegarder autant que possible la santé de leur entourage. Dans une société où le conformisme domine, les cas de discrimination à leur égard ne sont pas rares, quand elles s’entêtent à demander des vérifications sur les plats servis dans les cantines scolaires ou exigent que leurs enfants puissent consommer un repas confectionné à la maison. Une activité fort répandue consiste à chercher sur Internet du riz japonais (réputé supérieur à celui des autres pays asiatiques) récolté avant l’accident nucléaire, et désormais très cher. Et la commercialisation du riz issu de la ville d’Onami, à 57 kilomètres au nord de la centrale de Fukushima, a été interdite par le gouvernement japonais le 18 novembre, après des tests révélant un taux de césium de 630 Bq. Cet embargo est le premier touchant le riz, élément de base de l’alimentation, même si d’autres interdictions ont précédemment frappé certains légumes, le lait, la viande bovine, le thé, ou encore des poissons et crustacés. La préfecture de Fukushima avait pourtant affirmé en octobre que le sol de ses rizières n’était pas « trop » contaminé - ce qui devrait contribuer à augmenter la méfiance de la population quant à la capacité des pouvoirs publics à limiter de manière fiable les risques sanitaires.

 

Comme si de rien n’était...

 

Si la consommation des produits issus de la région de Fukushima a chuté de 20 à 40 %, une grande partie de la population japonaise, dans les supermarchés comme ailleurs, continue toutefois à faire comme si de rien n’était ; fatalisme oblige, dans un pays habitué aux catastrophes naturelles depuis des siècles. Renoncer à boire l’eau du robinet au profit de bouteilles de Volvic ou d’Évian suppose en outre des moyens financiers dont tout le monde ne dispose pas. Sans parler de la difficulté objective à trouver des produits frais de substitution, provenant du sud du Japon ou de Hokkaido. En particulier pour les treize millions de Tokyoïtes, jusqu’ici largement pourvus en nourriture et en électricité par un Tohoku3 aujourd’hui dévasté, après avoir été réduit pendant des décennies à un état de dépendance quasi-coloniale à l’égard de la capitale. Le saumon d’Alaska est désormais un plat de luxe fort prisé, réservé aux soirées d’exception.

 

La centrale de Fukushima est loin d’être sous contrôle malgré les annonces invariablement rassurantes du gouvernement et de l’opérateur Tepco, qui a laissé des journalistes pénétrer dans le site nucléaire le 12 novembre pour montrer à quel point tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, passant notamment sous silence le décès de trois « liquidateurs » depuis mars4. Les experts « sérieux » estiment pourtant qu’il faudra plus de trente ans pour retirer complètement le combustible nucléaire baignant au fond des quatre réacteurs. Les mêmes notent que la présence de gaz xénon, décelée dans le réacteur n° 2 début novembre, implique qu’une fission nucléaire a (de nouveau) eu lieu, ce à quoi Tepco a réagi par des injections d’acide borique et d’eau, censées limiter la radioactivité. L’Agence japonaise de sûreté nucléaire, qui dépend du ministère de l’Économie et de l’Industrie, peut toujours prétendre que la situation ne présente « aucun risque d’incident de criticité de grande ampleur », la stabilité de la situation n’est pas avérée. Et ce alors même que le gouvernement a autorisé fin septembre le retour temporaire des populations habitant dans la zone dite « interdite d’accès » (soit dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale), pour une durée maximale de deux heures et à condition de porter une combinaison et un dosimètre.

 

Ces populations sont méprisées, laissées dans l’ignorance de ce qui leur advient et les menace. Il est pourtant désormais évident que les enfants et jeunes femmes sont condamnés à plus ou moins brève échéance à des cancers de la thyroïdee5 et à des leucémies, sans parler du symptôme de léthargie « burabura  », lié à la perte des défenses immunitaires et parfaitement connu des médecins depuis les bombardements sur Hiroshima et Nagasaki. Le gouvernement japonais n’en a cure – il n’a d’ailleurs pas hésité, peu après la catastrophe, à relever les normes d’exposition aux radiations dans les écoles de la région de Fukushima : les enfants peuvent y subir une exposition de 20 millisieverts par an, soit la limite autorisée pour les personnels des centrales nucléaires françaises… Et s’ils portent des dosimètres permettant de connaître la radioactivité qu’ils reçoivent quotidiennement, ceux-ci ne sont pas en mesure d’estimer la contamination interne de l’organisme. Au passage, les normes de radioactivité pour l’eau potable ont également été relevées : le taux limite était précédemment de 10 Bq/litre pour le césium et l’iode ; il est à présent de 200 Bq/litre pour le césium et de 300 Bq/litre pour l’iode.

 

Secteur nucléaire japonais : une crise passagère

 

Quant aux 80 000 habitants évacués, déjà fragilisés par leur condition de réfugiés du nucléaire et/ou du tsunami, ils ont été soumis à une discrimination précédemment connue par les irradiés d’Hiroshima et de Nagasaki, comme par leurs descendants. Soupçonnés d’être « contagieux », risquant de donner naissance à des enfants malformés ou malades, ils sont mis au ban d’une société qui n’a pas hésité à utiliser ses parias, sans abris et burakumin6 pour nettoyer les centrales. L’indemnisation des victimes a par ailleurs tardé à se mettre en place ; elle est aujourd’hui conditionnée à des procédures paraissant très complexes à une population rurale privée de tout, guère en mesure de venir à bout d’un questionnaire de soixante pages sur ses frais médicaux, de subsistance et de déplacement, ni de se défendre face à un interlocuteur protégé par l’État, qui vient de lui consentir une avance de trésorerie équivalente à huit milliards d’euros. Selon Tepco, le nombre de personnes à indemniser s’élève à 160 000, mais la compagnie annonçait n’avoir reçu que 18 900 dossiers à la mi-novembre.

 

Les autorités continuent à prévoir un arrêt à froid (stabilisation de la température au-dessous de 100 degrés) des réacteurs de la centrale de Fukushima d’ici à la fin de l’année, mais les Japonais n’y croient guère, inondés d’annonces trompeuses depuis le début de la crise nucléaire. Ils se montrent désormais plus que méfiants à l’égard d’une puissance publique dont l’action, loin de se placer au service d’un peuple et de son avenir, semble se consacrer exclusivement à la défense des intérêts industriels et au maintien à tout prix du nucléaire civil, introduit après la Seconde Guerre mondiale par les Américains.

 

Alors que l’ancien Premier ministre Kan Naoto avait imposé au mois de mai l’arrêt de la centrale de Hamaoka, située dans la préfecture de Shizuoka et censée être la plus dangereuse, et qu’il avait annoncé une sortie progressive du nucléaire, son successeur Noda Yoshihiko prône la relance rapide des 54 réacteurs dont dispose le pays. Se souciant comme d’une guigne que 70 % des citoyens japonais se déclarent opposés à une telle mesure. Et feignant d’ignorer que le Japon n’était pas plongé dans le noir cet automne, quand seuls onze réacteurs étaient encore exploités - il faut reconnaître que les écrans géants et néons de Shinjuku avaient un peu pâli et qu’un été passé sans climatisation électrique fut, de l’aveu général, difficile mais vivable. Qu’importe, donc... Le réacteur n°4 de la centrale de Genkai, sur l’île de Kyûshû, a récemment été remis en marche, après avoir subi un arrêt automatique. Sans aucun scrupule, un accord a aussi été signé fin octobre avec le Vietnam, où la société Japan Atomic Power doit étudier la construction d’une centrale. Et des négociations sont même en cours pour vendre des réacteurs japonais à la Turquie et à la Lituanie... Dans le même temps, dans certains milieux politiques, on commence à évoquer la possibilité de délocaliser la capitale à Osaka, tant Tokyo est menacée par une contamination qui ne manquera pas de faire fuir les étrangers. Bref, le Japon marche sur la tête.

 

Une contestation marginale

Qu’en sera-t-il demain du projet qui, avant la catastrophe et d’ici à 2030, ambitionnait de faire passer de 30 à 53 % la part de l’énergie nucléaire dans les approvisionnements électriques du pays, grâce à la construction de 14 nouveaux réacteurs ? Nul ne le sait. Les militants anti-nucléaires japonais sont perplexes. Beaucoup d’entre eux rêvent surtout de quitter l’archipel ou, tout au moins, de s’installer au sud du pays, loin de Fukushima.

 

C’est que la contestation est loin d’être massive. Depuis la manifestation historique du 19 septembre, qui a rassemblé 60 000 personnes à Tokyo et à laquelle se sont associées des personnalités faisant figure de consciences nationales (OE Kenzaburo, Kamata Satoshi), aucun mouvement d’ampleur n’a pris forme. Les initiatives ne manquent pourtant pas, orchestrées le plus souvent par des militants dont la jeunesse est frappante – de quoi ne pas tout à fait perdre espoir, dans cet univers de compteurs Geiger. Une centaine de femmes de Fukushima, redoutant un redémarrage des réacteurs, ont organisé, du 27 au 29 octobre, un sit-in devant le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce, pour exiger une réorientation radicale de la politique énergétique et la préservation de la santé des enfants. Des tentes contenant du matériel d’information à destination de la population de la capitale ont aussi été dressées, déclenchant l’ire de l’extrême-droite. Les jours suivants, des femmes de Tokyo et d’ailleurs ont continué, dans l’indifférence générale, à réclamer la protection de leurs enfants, tout en chantant et en récitant des poèmes devant le bâtiment du ministère. Enfin, une chaîne humaine de 1 200 personnes munies de chandelles a encerclé ce même ministère le 11 novembre, sous la surveillance hargneuse d’une police qui n’hésite pas à arrêter violemment les manifestants pacifistes. Il est décidément périlleux de s’opposer à l’ordre établi au Japon, pays où la libre circulation des passants affairés et les lois du marché constituent un impératif catégorique, supérieur aux intérêts de santé publique.

 

Par sa passivité mêlée de peur face à l’ennemi radioactif, mais aussi face à une crise économique dont l’invocation permanente sert de rempart au changement, la population japonaise entretient un ordre nucléaire qui menace sa survie même, sur un archipel fragile et dont la sismicité a notoirement augmenté depuis le tremblement de terre de Kobe en 1995. Elle entrevoit désormais, de manière encore confuse, que l’accident de Fukushima a accéléré le processus de perte de puissance du Japon, désormais voué à une dépendance grandissante à l’égard de la Chine - notamment du point de vue alimentaire. Les dirigeants japonais seront-ils en mesure de le reconnaître et d’accepter que le Japon, truffé de réacteurs au sacrifice de ses rares enfants, est désormais un « petit » pays ? Rien n’est moins sûr.

En attendant, le gouvernement consacre, dans la zone « interdite d’accès », ses efforts à la poursuite de ces animaux domestiques réduits à l’état sauvage faute de compagnie humaine, de nourriture et de soins. Si les bêtes d’élevage, principalement des bovins, ont été abattus dès le mois d’avril, chiens et chats errants parfois irradiés, abandonnés par leurs propriétaires sinistrés, continuent à hanter les environs de la centrale de Fukushima. Certains ont été sauvés par des ONG ayant établi des refuges où sont aujourd’hui gardés quelque 600 animaux. L’opinion publique se montre très sensible sur le sujet.

 

Hiroshima, Première Catastrophe Nucléaire De L'Histoire [ Documentaire Choc ]
 

 

Merci Yuko pour ces informations.
Laurent Mabesoone

Quel joie d'apprendre que mon amie de Kyushu, Mlle Utano, elle, au moins, s'est habillée tout de jaune aujourd'hui pour protester contre la remise en marche du réacteur 4 de la centrale de Genkai ! Car il faut se mettre a l'évidence, le peuple japonais a été manipule et magistralement trompe par le fascisme nucléaire, aujourd'hui.

La première insulte, c'est la remise en marche d'un réacteur défaillant a Genkai. IL avait ete arrete pour un problème de refroidissement, et on le remet en marche, alors qu'il est a un mois de son arret pour controle technique ! Apres le réacteur de Tomari (a Hokkaido en septembre), c'est la deuxième remise en service depuis l'accident de Fukushima. La preuve est faite que le régime de Noda est un régime a la botte du lobby nucleaire, contrairement a son predecesseur Kan, pourtant si decrie a l'epoque.

Le lobby reprend de la force. Aujourd'hui, en fait, la tepco et la kepco se sont donnee la main pour annoncer le meme jour, pratiquement a la même heure, une "grande nouvelle tres embarassante" (qui couvait depuis longtemps). Puis, en fin de journée, le siege du fascisme nucléaire, le Comite de Surete Nucleaire (ho an in), c'est-a-dire le sommet de l'Etat, fait marche arriere pour proteger ses deux vassaux : "La fission dans le reacteur 2 n'est pas un problème de grande importance".
http://sankei.jp.msn.com/life/news/111102/trd11110212120015-n1.htm

Décryptons :

La tepco a vole au secours de la kepco en annonçant la soi-disant découverte d'un redémarrage de réaction en chaine au réacteur 2 de Fukushima, afin de faire oublier la remise en marche du réacteur 4 de Genkai. De toute façon, la tepco savaient certainement que la fission continuait depuis longtemps (depuis septembre, on découvrait a Miyagi, entre autres, des traces d'Iode 131 dans l'eau potable. le Xénon 133, soit-disant découvert hier au réacteur 2, c'est probablement en partie une décomposition-beta d'Iode 131... ceci veut dire que les enfants de Fukushima doivent absorber depuis septembre une deuxième vague d'iode radioactif, sans le savoir...)

Bref, la tepco s'est débarrassée de sa casserole, la kepco aussi, et les medias ne savent plus de quoi parler, puisque le Comite de Sureté Nucléaire annonce maintenant que "tout va bien".

Alors, n'oublions surtout pas que la tepco a quand meme lache un tres gros morceau: le corium du reacteur 2 de Fukushima est actuellement en fission de facon accidentelle. Ceci veut dire : une explosion atmospherique peut se produire a tout moment dans les 100 tonnnes de carburants qui tombent ci et la. Voici les faits. Maintenant, les habitants du Japon sont-ils des citoyens responsables envers les generations futures, si ils se taisent et laissent faire la reconstruction du parc nucleaire, dans de telles conditions ? Alors qu'une fission nucleaire accidentelle se poursuit a deux pas ? Disons "NON" !


九州にいる、うちのメンバー歌野さんの素晴らしい意思表示(黄ファッション)は特に今日、大変必要だったと思います。私達、日本の住民は原子力ファシズムに操作され、見事に騙された1日ですから。
玄海4号機の再運転は、たとえ12月中旬の定期検査までの運転だったとしても、(泊の再運転に続く)新たな国民侮辱です。やはり野田政権は菅政権と比べにならないほどの原子力ファシズムになってきています。「ムラ」はまた強くなったような気がします。というのは、今度は紛れも無く、東電と九電は手を結んで情報を操作したからです。以下の記事の通り、東電は九電と全く同じ日の同じ時間帯に重大な発表をして、その後は原子力ファシズム本陣の保安院は「2号機の再臨界は大規模な問題ではない」と、逃げている一方です。
http://sankei.jp.msn.com/life/news/111102/trd11110212120015-n1....htm
つまり、東電は九電を意図的に助けたのです。僕はそう思います。どうせ、2号機がポツポツと燃えているのを前から知っていたのでしょう。(9月から宮城県などの水道にヨウ素が再び検出されたりしました。今回のXenon133だって、Iodine131の崩しという可能性は十分あるでしょう。つまり9月から福島の子供たちは再び放射性ヨウ素を吸わされているという可能性が高い)。
とにかくこれで2社がお互いの”面倒な発表”を同時に、さり気なく済ませた、、、いやらしいメディアの使い方、そしていやらしい保安院です。
これで、原発専門の記者も一般人も十分反発する余裕もありません。
しかし、覚えておきましょう。
福島第一原発はやはり、いつでも水蒸気爆発にが起こりえます。
再臨界=東電がそれを認めたような事実です。
そんななか、日本の住民は少なくとも意思表示する義務があると思います。

A lire : Hiroshima, de John Hersey (éd. Tallandier).

1 Réalisée par les amis de Formes Vives.

2 Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité.

3 La région de Tohoku couvre le nord-est de Honshu, île principale du Japon.

4 Contrairement à la réglementation en vigueur en France, les centrales nucléaires japonaises et leurs sous-traitants ne sont pas dans l’obligation de vérifier l’identité des personnes qu’elles recrutent, d’où la difficulté des contrôles sanitaires : un travailleur dans le besoin peut se faire embaucher sous un faux nom. Pas de suivi, donc, du niveau d’irradiation lié aux précédents contrats.

5 Rappelons au passage que la population japonaise n’a eu droit à aucune forme de prévention ; le gouvernement n’a pas distribué de pilule d’iode, ni dans la région de Fukushima ni ailleurs, alors que de nombreux ressortissants étrangers en bénéficiaient par le biais de leurs ambassades.

6 Terme désignant un groupe social minoritaire japonais, discriminé socialement et économiquement.

 

http://japon-gekokujo.over-blog.com/article-bienvenue-au-japon-101428332.html

 

Enquête sur une super catastrophe nucléaire

La catastrophe de Fukushima a ébranlé les croyances de citoyens japonais qui, jusqu'ici, se fiaient à leurs installations nucléaires. Le début de l'ère du soupçon ?

Documentaire de Peter F. Müller, Michael Müller et Philipp Abresch

Vers le dossier "Les leçons de Fukushima"

(Allemagne, 2012, 52mn)
NDR

 

Date de première diffusion: Mar., 6. mars 2012, 20h45

En savoir plus

Thèmes:

Société, Environnement & Sciences

Sophie Bourdais

La face cachée de Hiroshima - Émissions - France 3

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