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03/03/2017

sugar man - "SOUNDBREAKING"

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Sugar Man Bande Annonce (2012 - Documentaire) - YouTube

Sugar Man Bande Annonce du film documentaire de Malik Bendjelloul, au cinéma le 26 décembre 2012. Au début des années 70, Sixto Rodriguez enregistre 2 albums sur un label de Motown. C'est un échec complet. A tel point qu'on raconte qu'il se serait suicidé sur scène. Plus personne n'entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu'il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l'Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de "Sugar Man". Ce qu'ils découvrent est une histoire faite de surprises, d'émotions et d'inspiration.


Sugar Man Bande Annonce (2012 - Documentaire). 
 
Quand le documentariste suédois s'intéressa au cas, ce nom ne circulait que parmi les amateurs du rock des années 1970. La réédition de ses deux (excellents) albums, Cold Fact et Coming from reality, en 2008, n'avait pas fait grand bruit, non plus que la résurrection sur scène du grand oublié, absent pendant deux décennies. Ce film change tout. Il y a d'abord l'histoire qu'il raconte, vue d'Afrique du Sud, où Rodriguez, ignoré aux Etats-Unis, rencontre à son insu un étonnant succès.
 
Le récit de l'enquête devient alors passionnant et ne lésine pas sur les effets de suspense. Mais l'émotion culmine avec l'apparition du chanteur lui-même, humble et charismatique, retrouvé dans une bicoque de la banlieue de Detroit, ville qu'il n'a jamais quittée : après le flop de sa première carrière, très brève, il s'était remis à travailler sur des chantiers, tout en s'essayant à la politique... Le triomphe progressif du film, devenu phénomène, a depuis drainé partout dans le monde des foules autour des concerts de Sixto Rodriguez. Ou comment un documentaire a priori confidentiel illustre aujourd'hui, en plus de la réparation d'une injustice, la puissance de la narration et celle du cinéma. 

Searching for Sugar man (2012) Película documental
 

 


Searching for sugar man - Rodriguez (full soundtrack)
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 On aime beaucoup Trailer "SOUNDBREAKING" sur ARTE en 2017 - HD

 

L'arrivée de l'électricité dans le monde de la musique populaire a rendu possible l'amplification des instruments acoustiques. La guitare électrique, dont s'empare une foule d'artistes, du pionnier Charlie Christian au dieu Jimi Hendrix, en passant par Muddy Waters, The Rolling Stones ou Cream, fait dès lors entendre des sons inédits. Cette révolution technologique donne également naissance à un nouvel instrument, le synthétiseur, et, avec lui, à des univers sonores inexplorés. Il s'impose dans l'électro, la pop, le rock, le funk, le disco et la French Touch. Dans cet épisode, BB King, Jeff Beck, Roger Waters, Brian Eno ou encore Giorgio Moroder racontent comment la musique en a été bouleversée.
 
Soundbreaking - La grande aventure de la musique enregistrée (1/6) - ARTE

(2/6) - ARTE
 (3/6) - ARTE
 

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(4/6)

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 Vendredi 10 22:25 - 23:20
Soundbreaking, la grande aventure de la musique enregistrée
Documentaire

Réalisé en 2016 par  Maro ChermayeffChristine Le Goff
Fiche programme
 
David Bowie - Ziggy Stardust (Live) YOUTUBE.COM nnn
 
Black Coal - ARTE
Soundbreaking
fredi kahn

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 Vendredi 03 22:40 - 00:00
Sugar Man
Film

Réalisé en 2012 par  Malik Bendjelloul
Fiche programme

Sugar Man Créé le vendredi 03 mars 2017

09/02/2017

Du devoir de la désobéissance civile

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À travers les récentes révolutions et résistances contemporaines, de la Palestine à l’Égypte en passant par l’Ukraine et Hong Kong, un éclairage passionnant sur l’influence et l’héritage de la philosophe Hannah Arendt dans la pensée politique.

"Mon métier, c’est la théorie politique, je veux comprendre", disait Hannah Arendt. Née en 1906 en Allemagne, la brillante étudiante juive de Martin Heidegger, avec lequel elle entretient une relation intellectuelle passionnée, assiste à la montée du nazisme et s’engage, avant de choisir l’exil en 1933. Une expérience fondatrice qui imprégnera sa pensée et l’amènera à analyser l’essence des totalitarismes, avec une profonde acuité et un anticonformisme revigorant. "Réfléchir, cela signifie penser toujours de manière critique", aimait à rappeler l’auteure des Origines du totalitarisme. En 1963, son livre Eichmann à Jérusalem – fonctionnaire zélé qu’elle voit, après avoir suivi son procès, comme un "bouffon", incarnation de la "banalité du mal" – suscite la polémique.

Puissante modernité

Ardente avocate de la pluralité, de la dignité et de la liberté, Hannah Arendt a inspiré nombre de mouvements de désobéissance civile, attitude qu’elle estimait être un devoir, face à la violence d’État. C’est au cœur de son influence capitale que plonge ce documentaire, qui revisite les récentes révolutions et résistances contemporaines, à la lumière de sa pensée et de son héritage. De la Palestine à l’Égypte en passant par l’Ukraine et Hong Kong, la réalisatrice est allée à la rencontre de ceux, jeunes pour la plupart, qui font au quotidien acte de résistance, relisant son œuvre pour y puiser une force lucide.


 
Figure imposée de la communication politique, la dénonciation des excès du capitalisme sauvage - aussi virulente qu'inoffensive - a duré le temps nécessaire à la recapitalisation des banques., La finance imaginaire, véritable Who's Who, rompt avec l'image désincarnée des marchés financiers que relaie, jour après jour, les penseurs de la doxa, et qui est bien faite, consciemment ou non, pour laisser impensés les véritables bénéficiaires des mesures de crise et politiques d'austérité à venir.. ...Google Books 06/01/2013

 

Related : Austerity hits Spain's young : After years of austerity, more than 55 half of young people are unemployed and 30 percent of children live in poverty. ( 22-May-2014 ) Europe's jobless youth crisis hits Croatia, Investing in, not arresting Kenyan youth, Who is behind Bosnia's riots?

 

Un homme ça s’empêche : il se définit pas simplement par ses prouesses ou ses droits, il se définit aussi par ce que la honte ou le scrupule le retienne de faire. L’homme qui se révolte est aussi un homme qui se résiste - Albert Camus

Invictus

 Dans les ténèbres qui m’enserrent, Out of the night that covers me

 Noires comme un puits où l’on se noie, Black as the pit from pole to pole,

 Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient, I thank whatever gods may be

 Pour mon âme invincible et fière, For my unconquerable soul,

 Dans de cruelles circonstances, In the fell clutch of circumstance

 Je n’ai ni gémi ni pleuré, I have not winced nor cried aloud

 Meurtri par cette existence, Under the bludgeoning of chance

 Je suis debout bien que blessé, My head is bloody, but unbowed

 En ce lieu de colère et de pleurs, Beyond this place of wrath and tears

 Se profile l’ombre de la mort, Looms but the Horror of the shade,

 Et je ne sais ce que me réserve le sort, And yet the menace of the years

 Mais je suis et je resterai sans peur, Finds, and shall find me, unafraid.

 Aussi étroit soit le chemin, It matters not how strait the gate,

 Nombreux les châtiments infâmes, How charged with punishments the scroll

 Je suis le maître de mon destin, I am the master of my fate :

 Je suis le capitaine de mon âme I am the captain of my soul


Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi
 Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi Mis sur Facebook

ENTRETIEN | Que disent ces manifestations des grandes mutations sociales que traverse la Roumanie ?


 
  Trump ou la rue trahie
Editorial. Après s'être entouré d'anciens loups de Wall Street dès son élection, le président américain lance le détricotage de la régulation financière. On est loin des accents populistes de la campagne, où il prétendait dénoncer la trahison des élites.LE MONDE | 08.02.2017 

 
a photo de Siné Mensuel.

[INTERVIEW] "Il existe un désir de fascisme en France"

L'interview du mois, c'est Gérard Mordillat : touche-à-tout, romancier, essayiste, polémiste, documentar...

Afficher la suite
 
 
 

No comment ! Juste la colère !Le Parlement israélien a voté, le 6 février au soir, une loi controversée qui permettra à l'État hébreu de s'approprier des centaines d'hectares de terres palestiniennes dans les territoires occupés. Une décision qui suscite…

 
 « La banalisation, le double je de Trump »

Un petit oubli ? En ôtant la spécificité juive de l’Holocauste, le président américain participe, selon l’historienne Stéphanie Courouble-Share, à la banalisation du génocide nazi.LE MONDE | Cette mise au point était des plus nécessaires, car les propos de Donald Trump, loin d’être anodins, sont inquiétants à plusieurs égards.


DOCUMENTAIRE "Tous les GouverneMents Mentent" (A VOIR)

 

L'équipe de campagne de Donald Trump a travaillé avec Cambridge Analytica, une entreprise qui peut identifier le profil des utilisateurs de Facebook avec une grande précision.Cibler les électeurs, et contrôler ce qu’ils voient

 
 
 



Editorial du « Monde ». Ce devait être la revanche de Main Street contre Wall Street, de l'homme de la rue contre les banquiers, la victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton. Il n'en sera rien. 


Lire aussi :   Un loup de Wall Street entre à la Maison Blanche
Lire aussi :   Donald Trump lance le détricotage de la régulation financière
 Lire aussi :   Les profits des banques américaines dopés par l'élection de Donald Trump

Lire aussi : Le criminel, c'est l'électeur

Transparency International lie populisme et corruption

L'ONG anticorruption Transparency International (TI) a dénoncé aujourd'hui l'émergence d'un cercle vicieux où essor des populismes et corruption se nourrissent mutuellement, adressant à cet égard une mise en garde au président américain Donald Trump

Sponsorisé ·Découvrez "La Bascule": le chemin de la Turquie vers la dictature, sur LesJours.fr
 
une photo à l’album Photos du journal.
 

Ces manifestations font suite à la décision du gouvernement social-démocrate d'assouplir la législation anticorruption.

La Roumanie a connu, mercredi 1er février, des manifestations antigouvernementales de plusieurs dizaines de milliers de personnes, ont indiqué plusieurs médias nationaux. Selon ces médias, au moins 200 000 personnes sont descendues dans la rue à travers tout le pays, dont la moitié à Bucarest, pour dénoncer la décision du gouvernement social-démocrate d'assouplir la législation anticorruption."

 Documentaire Banlieue - Emeute de 2005 et Crise du CPE - Quand la France s'embrase
 
Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises sont des violences urbaines qui ont commencé à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 puis se sont répandues dans un grand nombre de banlieues à travers la France. Ces émeutes ont eu lieu dans des « banlieues » pauvres et fortement touchées par le chômage et l'insécurité.

L'état d'urgence a été déclaré le 8 novembre 2005, puis prolongé pour une durée de 3 semaines consécutives. Au 17 novembre, la police déclare être revenue en situation normale mais après ce brutal déchirement du tissu social et culturel français, des inquiétudes persistent, ces émeutes étaient prévisibles et se reproduiront peut-être.
 

 

 Désormais, on ne dit plus "ça me troue le cul" mais "ça m'interpelle à Aulnay-sous-Bois"...
Jeudi 2 février ,Théo, un habitant d'Aulnay-sous-Bois de 21 ans, investi dans le milieu associatif, a été interpellé pour s'être interposé au « contrôle » à coup de gifles d'un jeune qu'il connaissait. Théo a été victime d'un viol à la matraque.…
 

6 mois direct pour les jeunes,les 4 flics dehors...allons dehors ,contre les violences policières. Le tribunal a condamné deux jeunes à six mois de prison ferme pour des faits d'embuscade contre les forces de l'ordre. RTL.FR

 

 
 
 allez,faut suivre les manifs en soutiens à Théo
si vous aviez encore un doute,je vous motive
n la vidéo de L'Obs

L'Obs"Ils vont toujours gagner, c'est la loi madame !". De nombreux jeunes de la cité des Roses (la cité des 3000) condamnent les violences policières qu'ils disent subir au quotidien. Témoignages

Nicolas Hernandez
 

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La tentation de l'émeute - YouTube : La Tentation de l'émeute - L'Express« La tentation de l'émeute » : un autre regard sur les « jeunes de ...

La rue s’exprime ces jours-ci à #Besançon et plus particulièrement dans les quartiers comme #Planoise, après une énième mais trop commune et sordide agression de flics sur #Aulnay-sous-Bois.

« Violeurs, tortionnaires, assassins, bienvenue dans la police », « les commissariats sont les premières zones de non-droit », ou « zbeul populaire contre la hogra » en sont des exemples.

Ici comme partout, foutons l’feu à leur système ! localement ces prochains mois l’organisation d’outils de riposte devrait s’ancrée, me contacter pour plus d’infos ou une volonté d’implication.

 
 
C'est l'information qui aurait du faire la « une » des médias aujourd'hui : la police a tiré à balles réelles face aux habitants d'Aulnay-sous-Bois, dans la nuit du 6 au 7 février.

Le contexte :

Alors que l'émotion est immense après le témoignage de Théo, violé à coup de matraque par les policiers lors d'une interpellation, des mères du quartier organisent un rassemblement pacifique dans l'après midi du 6 février. Quelque centaines de personnes s'y joignent, dans le calme.

Déjà, l’État décide de déployer des rangées de CRS cagoulés et armés de LBD face aux manifestants, qui gardent leur sang froid et demandent à être reçus au commissariat. Avant de se disperser.

A la nuit tombée, le préfet de Seine-Saint-Denis, sous les ordres du ministre de l'Intérieur socialiste, décide de verser de l'essence sur le feu, et met en place une provocation inédite. L'éclairage public est coupé dans la cité des 3000, à Aulnay, ainsi que les bus. Des centaines de policiers son déployés et quadrillent le quartier. Dans la pénombre, ils contrôlent un grand nombre de jeunes. Les CRS paradent avec leurs fusils d'assaut HK G36, distribués dans le cadre de l'état d'urgence. Des fusils de précision Tikka 3 sont également déployés en bas des tours. Un hélicoptère survole la zone, et éclaire les bâtiments.Le quartier est littéralement militarisé. Ambiance de guerre.

Dans cette ambiance, des affrontements sporadiques éclatent. Ils restent assez légers vu l’incroyable déploiement de force de l'ordre. Des poubelles sont incendiées, ainsi qu'un fast food et quelques voitures. Les attroupements sont dispersés immédiatement par des tirs de grenades. Les passants qui filment la police sont menacés physiquement. Il n'y a presque pas de journalistes.

Des habitants signalent alors des tirs à balles réelles venus des rangs de la police. Ils ramassent plusieurs douilles de 9mm en acier, et évoquent des « tirs en l'air, puis en direction d'une foule ». Un journaliste indépendant de Taranis News prend en photo les munitions.

Aujourd'hui 7 février, le syndicat Alliance et la préfecture confirment ces tirs d'armes à feu. Ils évoquent des « tirs de sommation ». Malgré le déploiement massif de force, les balles en caoutchouc, les grenades et l'hélicoptère, des policiers auraient eu besoin de sortir leur arme de service pour disperser quelques dizaines d'émeutiers ?

En réalité, ce qui s'est passé hier à Aulnay-sous-Bois est une nouvelle démonstration de la militarisation du maintien de l'ordre. Depuis 20 ans, avec les Flash-Balls, puis les LBD40, les policiers sont réhabitués à tirer, à presser sur la gâchette en direction de la foule, à viser des individus. Il ne s'agit plus d'un geste exceptionnel. Des milliers de balles en caoutchouc sont tirées chaque année en France, blessant et mutilant aussi bien dans les Cités que dans les manifestations ou les stades.

A Beaumont-sur-Oise, cet été, la gendarmerie avait déjà sorti ses fusils d'assaut face aux émeutiers, sans les utiliser. A Aulnay, l’État assume l'utilisation d'armes à feu dans le cadre du maintien de l'ordre. La boucle est bouclée. Et nous sommes sous un gouvernement socialiste.

Sources :

-Aulnay-sous-Bois: la préfecture confirme des tirs à balles réelles de sommation :
https://www.buzzfeed.com/…/aulnay-sous-bois-la-prefecture...

- Des tirs à balles réelles de la police dans la nuit de lundi à mardi à Aulnay-sous-Bois
http://www.liberation.fr/…/des-tirs-a-balles-reelles-de-l...

- Taranis News : http://taranis.news/…/aulnay-sous-bois-nuit-demeute-et-pr... 

Le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, auteur de "Force publique, autour une enquête sociologique sur les violences policières" était l'invité de Sylvain Bourmeau dans La Suite dans les idées en juin dernier.

L'occasion de revenir sur les dérives qui touchent l'institution policière, et qui ne se limitent pas au cas de violences. Pour son livre, le sociologue a pu passer plusieurs semaines au sein de l'Inspection Générale des Services (IGS) chargée d'enquêter sur les policiers à Paris et en proche banlieue.

Il a constaté un "écart entre le nombre de plaintes déposées pour des violences et le nombre de sanctions prononcées". Ce qui peut nourrir un certain sentiment d'impunité dans l'opinion publique.

A ECOUTER L'abus de pouvoir policier, une sociologie. (La Suite dans les idées, juin 2016

 

Trois policiers de la division Nord de Marseille ont été mis en examen pour vol, révèle France Bleu Provence. Ils sont soupçonnés d'être entrés par effraction dans un appartement occupé par des trafiquants de drogue. Une enquête a été ouverte par l'IGPN, la police des polices. 

LIRE AUSSI:

» Marseille confrontée à une nouvelle flambée des règlements de comptes

 
 
FÉV11
sam 16:30 · Rouen, Haute-Normandie
195 personnes intéressées · 80 participants
 
 

Du devoir de la désobéissance civile -Créé le mardi 07 février 2017

 

29/01/2017

Story of Stuff

Story of Stuff (2007, OFFICIAL Version)

INTERVIEW. Comment un simple clip décrivant la société de consommation peut-il être le départ d'un tel mouvement ? We Demain a éclairci ce mystère en rencontrant Allison Cook, la porte-parole de la communauté Story of Stuff ("l'histoire des choses" en français). Son ambition ? " Créer une alternative à la gouvernance actuelle."

 L'Histoire des choses est un documentaire américain animé au sujet du cycle de vie des produits de consommation. Il a été réalisé par Louis Fox en 2007. L'activiste Annie Leonard a écrit et raconte ce film.Wikipédia

Au début, il ne s’agissait que d’une petite vidéo de vingt minutes mise en ligne en 2007. The Story of Stuff explique de façon ludique la façon dont nous produisons, utilisons et jetons les objets manufacturés. Cinq ans et plus de quatre millions de vues plus tard, un mouvement en est né.
 
À l’occasion du OuiShareFest, qui s’est tenu du 20 au 22 mai à Paris, We Demain s’est entretenu avec Allison Cook. Chargée des relations avec la communauté de la désormais ONG The Story of Stuff, elle a rejoint Annie Leonard, la militante américaine à l’origine du projet en 2007. Fraîchement débarquée de Californie pour nous parler de cette organisation qui rassemble à présent une dizaine de salariés et plus d’un million d’adhérents dans le monde, elle revient sur ce travail "collaboratif " qu'elle a choisi d'exercer pour être "en accord avec ses valeurs".
 
We Demain : Comment a débuté l'aventure The Story of Stuff ?
 
Allison Cook : Au début, cela se résumait à un clip de 20 minutes produit par les designers américains des Freen Range Studios, une agence californienne qui crée des vidéos pour les "changemakers", les acteurs du changement de tous bords. Annie Leonard avait alors eu l'idée de faire un film racontant le cycle de vie de nos objets et leur impact sur la planète. Et de proposer des alternatives. Pour ce faire, elle a voyagé pendant des années à travers le monde à la recherche d'autres modes de consommation, ayant des retombées écologiques et politiques positives.

Le succès de cette vidéo dépasse alors toutes les attentes, avec, très rapidement, des centaines de milliers de vues...

Oui. C'est là qu’elle s’est rendue compte que nous pouvions l’utiliser comme tremplin pour rassembler des personnes prêtes à s'engager dans une "quête collaborative de solutions".
 

 

Comment expliquer un tel succès ?

Parce qu'il y a une demande pour l'information simple ! Lorsqu'il s'agit d'analyser notre façon de consommer, nous disposons d’une quantité inimaginable de données, d’études, d’articles et d’ouvrages, qui empêchent bien souvent les gens de creuser les sujets davantage. C'est le phénomène bien connu de la surcharge informationnelle, aussi appelée "infobésité". Et cela noie les gens qui souhaitent réellement s’investir. En vulgarisant des thèmes complexes, The Story of Stuff a réussi à créer une dynamique culturelle. À partir de là, nous avons pu mesurer la quantité de gens désireux de créer un changement. Bien souvent, il leur manque seulement les clefs. Mais le besoin d’en parler est fort.
 

 

Allison Cook, membre et employée de The Good Stuff depuis cinq ans (Crédit : DR)
Allison Cook, membre et employée de The Good Stuff depuis cinq ans (Crédit : DR)
Comment peut-on "mesurer" le désir de changement ?
 
On ne le peut pas scientifiquement, c’est vrai. En revanche, nous avons halluciné face à la quantité de courriels reçus. Des milliers de personnes du monde entier nous ont écrit pour nous témoigner de leur enthousiasme. Des milliers !  Certains d’entre eux se sont lancés des défis radicaux, comme de ne plus rien acheter pendant un an. D’autres ont changé leur façon de faire des courses. Dans de nombreuses universités américaines, cela a même provoqué un réel engouement pour les études en sciences environnementales. Au point que de nouveaux cursus ont été créés ! Et maintenant, nous sommes plus d’un million à participer à l’aventure The Story of Stuff.
 

 

Allison Cook au OuiShareFest 2015 (Crédit : DR)
Allison Cook au OuiShareFest 2015 (Crédit : DR)
Pour parvenir à ce chiffre, vous avez continué à produire des vidéos déclinant les différents thèmes abordés dans la première.
 
Grâce au succès de notre vidéo initiale, nous avons constaté que le format fonctionnait. Effectivement, nous avons à présent neuf vidéos à notre actif, toutes mettant en scène les mêmes personnages et adoptant la même animation flash. The Story of Cap&Trade, mise en ligne en 2009, raconte par exemple la façon dont fonctionne le commerce du carbone. Elle traite des mécanismes de la pollution et de ces principaux responsables. Tout en recensant à la fois des solutions concrètes pour faire face au dérèglement climatique et des dizaines d’organisations au sein desquelles les internautes peuvent s’engager, s’ils le souhaitent.

Vous jouez à plein la carte collaborative, en plaçant les scripts de ces vidéos en open source. Dans quel but ?

L'objectif est que ces scriptes puissent être compris de tous. L'histoire des bouteilles plastiques, des cosmétiques, des appareils électroniques, descitoyens unis, de la banqueroute et du changement sont traduites dans plus de 30 langues et partagées partout dans le monde.
 

 

(Crédit : The Story of Stuff)
(Crédit : The Story of Stuff)
Votre mouvement s’appuie donc uniquement sur des vidéos et les réactions des gens à ces mêmes vidéos ?
 
Non, pas uniquement. Au cours de notre travail, nous avons remarqué que plein de gens ne s'engagent pas car ils ne savent pas comment le faire. Nous avons donc également créé des Mooc (Massive Open Online Course, formations en ligne gratuites) pour que plus de gens se décident à agir. Chaque Mooc se déroule sur quatre semaines et est accessible gratuitement, partout dans le monde, à tout le monde. Il se déroule en quatre étapes.

Lesquelles ?

La première semaine, nous aidons chaque participant à se fixer un but. Nous leur demandons quelles sont les choses qu’ils voudraient changer s’ils le pouvaient. La seconde semaine, nous les formons à la communication. La façon dont vous parlez d’un sujet compte énormément : elle doit être simple, accessible, sans jargon ou acronymes. Dans un troisième temps, nous aidons les participants à se connecter à d’autres acteurs du changement et à se créer un véritable réseau social personnalisé, avec des conséquences dans la vraie vie. Par le biais d’exercices ciblés, nous les poussons à aller parler de leur projet à leurs voisins et amis. Enfin, la quatrième semaine, nous les aidons à constituer un plan. L’idée n’est pas de se fixer des projets inatteignables, mais bien de se demander comment concrètement, nous pouvons réussir à mettre nos idées en action, par étapes.
 

 

À qui ces formations sont-elles adressées ?
 
À tout le monde. Les participants sont d’origines diverses. Nous comptons parmi eux aussi bien des nonnes que des professeurs, des avocats que des femmes au foyer. C’est pratique, car il suffit de disposer d’une connexion web – vous pouvez aussi bien y participer au fin fond d’une forêt que dans une grande métropole. Les formations ont lieu toutes les six semaines et rassemblent jusqu’à cent personnes, qui concrétisent réellement des projets par la suite. En Californie, une participante a par exemple réussi à développer une alternative aux sacs plastiques en créant un véritable réseau de sacs réutilisables.
 

 

(Crédit : The Story of Stuff)
(Crédit : The Story of Stuff)
Quels sont vos autres projets ?

Ils sont multiples : en presque six ans, un livre que nous avons publié s'est élevé au rang de best-seller. Nous avons aussi créé des programmes d’enseignement pour les lycées américains, lancé une série de podcasts, The Good Stuff ("les bons trucs"), qui parle des efforts faits par les acteurs du changement, au quotidien. Mais surtout, nous sommes engagées dans plusieurs campagnes et pétitions, dont les problématiques sont aussi bien résumées dans nos vidéos que dans nos moocs. Depuis 2014, nous cherchons ainsi à réduire la pollution générée par le plastique ou les microbilles, en travaillant sur une législation qui permettrait de réduire leur utilisation dans la production de cosmétiques, ou de dentifrice, par exemple. Ce, grâce à des relais dans les mondes économique et politique.
 
Notre dernier projet s’appelle Community Launchpad. Nous avons reçu plus de 150 propositions de projets visant à réduire l’impact de notre consommation sur l’homme et la planète. Ces demandes sont arrivées de partout : d’Amérique du nord et du sud, bien sûr, mais aussi d’Australie, d’Afrique, d’Europe, de Nouvelle Zélande et d’Asie.

À quoi peuvent-elles aboutir ?

L’idée est de les aider à concrétiser leurs projets. Nous travaillons actuellement avec des "changemakers" du Brésil, qui souhaitent créer une extension au navigateur de Google Map pour réduire notre empreinte carbone sur le net. Même si tout est loin d’être rose, nous le voyons tous les jours : l’esprit humain est impressionnant. C’est en rassemblant les idées positives qui en émergent que nous parviendrons à offrir une véritable alternative aux façons de gouverner actuelles.
 
Propos recueillis par Lara Charmeil
Journaliste à We Demain
@LaraCharmeil

 


Un grand classique : "L'île aux fleurs" de Jorge Furtado (1989).
LE CAPITALISME RÉSUMÉ EN 12 MINUTES
 

 

dérèglements climatiques : citoyen actif

lobbies industriels : citoyen actif

Story of Stuff

20-minute online movie - The Story of Stuff

The Story of Stuff Project | Facebook

 
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