Avertir le modérateur

18/10/2016

District 9 : "un monde à part" -

n

n

Un film intelligent qui a travers le rapport entre des aliens et des humains montre les problèmes de communications, sociaux, discrimination et économiques. Il est aussi décentralié a Joanesbourg plutôt qu'autocentré aux Etats Unis. cela ressemble en effet beaucoup à l'Afrique du Sud, mais aussi du Bresil.
 
Près de Johannesburg, une société privée gère le quotidien d'un immense camp de réfugiés extraterrestres. Citoyen sud-africain, Wikus Van De Merwe est l'un des membres du service de sécurité. Carriériste et sans pitié pour les aliens, il accepte avec enthousiasme la mission que lui confie sa hiérarchie : déplacer au plus vite les 1,8 millions d'extraterrestres vers un camp ultramoderne et au mode de fonctionnement beaucoup plus répressif. Bien qu'incompétent, Wikus entend saisir cette opportunité de carrière. Alors qu'il organise une première opération d'intimidation, il est contaminé par une substance inconnue. Traité dès lors comme un paria, il tente de survivre. Mais l'étrange substance fait de plus en plus effet sur son organisme...

District 9 french V 
 

 

 
Un régal pour un fan de science-fiction : un vaisseau extraterrestre s'arrête au-dessus de Johannesburg. Dans ses cales, des milliers d'aliens en piteux état. Survivants d'une race en voie d'extinction ? Clandestins qu'on a expédiés sans espoir de retour à l'autre bout de la Voie lactée ? Vingt ans passent durant lesquels ces drôles d'êtres vaguement humanoïdes, dont l'allure évoque insectes ou crustacés, sont parqués dans le District 9. Un ghetto cradingue, repaire de criminels, et désormais surpeuplé. Un malheureux fonctionnaire est chargé d'organiser le déplacement vers le District 10, un camp de rétention à peine plus hospitalier...
Le filmage caméra à l'épaule, faux reportage avec interviews de témoins, rend l'extraordinaire résolument ordinaire. La description de ce no man's land sauvage, siège de l'altérité la plus radicale, est saisissante. Même le détail le plus farfelu fait vrai, à commencer par l'amour immodéré des « crevettes » – le surnom courant des aliens – pour la nourriture pour chats et le caoutchouc des pneus...
 
En Afrique du Sud, où l'apartheid sévissait encore il n'y a pas si longtemps, la confrontation d'un humain très ordinaire – l'agent de terrain Wikus Van der Merwe – avec une population parquée et méprisée prend évidemment une dimension symbolique supplémentaire. Mais le film évoque plus largement le sort réservé aux clandestins (un Welcome S-F ?), ou les rapports Nord-Sud. Le parcours du personnage principal s'apparente à une rédemption classique : il se transforme peu à peu auprès de ceux qu'il était censé rudoyer. La mutation est également physique, qui tire vers le « gore »...
 
Ce premier film bourré d'idées, produit par Peter Jackson (le metteur en scène du Seigneur des anneaux et de King Kong), réussit un tour de force : son héros le plus attachant n'est pas l'Afrikaner borné qui apprend tardivement les vertus de la désobéissance civile, mais une drôle de bébête inconnue, dotée d'un langage caquetant et d'un exosquelette rutilant.

District 9 (film 2009) - Film de science-fiction - L'essentiel - Télérama.fr

said the new monitor would "help prevent violence" against foreigners and their businesses as she met with Geoffrey Onyeama, her Nigerian counterpart on Monday.

What's behind attacks on foreigners in South Africa?
Fear of xenophobic attacks persists in S Africa

 Source: News agencies

 

Vive le sport vive les jo les riches font joujou et on fout les pauvres a la rue tout va bien dans le monde de charlie

 
Environ 2600 familles ont été expulsées de leur logement à Rio. Des journalistes brésiliens leur donnent la parole et dénoncent le manque de transparence de la…
LETEMPS.CH
 

Les vies noires comptent aussi
Aux Etats-Unis, un racisme structurel existe toujours dans les services de police. Un nouveau militantisme tente d'y faire face et relance la marche séculaire du peuple noir vers l'émancipation

Message to the Black Lives Matter Movement - YouTube

 
Pap Ndiaye est professeur d'histoire à Sciences Po
Les morts à répétition de jeunes Noirs abattus par la police, alors qu'ils n'étaient aucunement menaçants, ont suscité depuis trois ans une réaction d'une vigueur qui a surpris une bonne partie du monde politique et des observateurs de la société américaine contemporaine. Pourtant, le mouvement Black Lives Matter s'inscrit dans une longue histoire, celle des protestations organisées contre les violences policières, qui sont au cœur du militantisme noir américain depuis un siècle. Au début des années 1920, la Naacp (National Association for the Advancement of Colored People, la principale organisation de défense des droits des Noirs) dénonçait la collusion entre certains services de police et de justice et des organisations suprémacistes blanchescomme le Ku Klux Klan (KKK), alors tout puissant dans le Sud profond. Des chefs du KKK portaient une étoile de shérif le jour et une cagoule blanche la nuit. Dans les grandes villes du Nord, ce sont les policiers, presque tous blancs jusqu'aux années 1960, qui étaient accusés de violences, comme à Chicago en 1919, lorsqu'ils participaient aux ratonnades dans le quartier noir.
 
Pendant le mouvement pour les droits civiques, Martin Luther King n'hésitait pas à dénoncer les policiers violents et racistes. Dans son plus célèbre discours, « I have a dream », il dénonçait :« Nous ne pouvons être satisfaits tant que le Noir est la victime des horreurs indicibles des brutalités policières. » Mais il avertissait

De nombreux films ont marqué ces luttes sociales pour la défnse des droits des noirs américains sur la discriminations sociales, économiques, politiques..... Toutes les discriminations dont ils continuent a subir malgré l'élection d'un président noir.
 
Selma Official Trailer

Selma - Montgomery March, 1965 (Full Version)
 
Les Chemins de la dignité, ou L'honneur à tout prix au Québec est un film américain réalisé par George Tillman Jr., sorti en 2000. Wikipédia
 
 
Histoire de l'Apartheid (part 1) - YouTube


Municipales en Afrique du Sud : des élections tests pour Jacob Zuma PORTFOLIO
Au pouvoir depuis 1994, l'ANC n'a jamais semblé aussi vulnérable. Si le parti devrait à nouveau remporter la plupart des 278 métropoles du pays, la perte de grandes villes fragiliserait un peu plus le président.
Mercredi 3 août se sont déroulées en Afrique du Sud des élections municipales. A cette occasion, 26,3 millions de votants étaient attendus aux urnes, pour renouveler les mandats des maires et conseils municipaux des 278 métropoles du pays. Les résultats sont attendus jeudi 4 août. Le scrutin constitue un test pour le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), du président Jacob Zuma, en difficulté depuis quelques mois.



Afrique du Sud, génération post apartheid (Documentaire, 2014 ...

"un monde à part" - "A world apart" film cannes 1988

 Mississippi Burning Fr 2/10

 
Shadows (Shadows), une docufiction, est un film américain, le premier réalisé par John Cassavetes, sorti en 1961 en France et en 1959 aux États-Unis. Il sera suivi de Too Late Blues.  . Wikipédia
Shadows 1959 Full Movie - YouTube

 

Mix – Shadows 1959 Full Movie
 
Hallelujah ! est un film américain réalisé par King Vidor, sorti en 1929. En 2008, le film est rentré dans le National Film Registry pour conservation à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis.Wikipédia
 
King Vidor: Hallelujah (1929) - YouTube

 

Naissance d'une nation (The Birth of a Nation) est un film américain écrit, produit et réalisé par D. W. Griffith, sorti le 8 février 1915.>Wikipédia
 
Naissance d'une nation (The Birth of a nation) - 1915 - D.W. Griffith

La guerre de Sécession. Deux familles éprouvées : les Stoneman (favorables au Nord) et les Cameron (sudistes. Le retour de la paix ne calme pas les esprits. Lincoln est assasiné. Les troubles naissent des politiciens véreux et des Noirs livrés à eux-mêmes. Par réaction se crée le Ku Klux Klan justicier et vengeur.

Il y a eu de nombereuse critique pour discoursraciste et apologie du klux klu Klan.
 
Un autre film : " Autant en emporte le vent ( Gone with the Wind 1939 Full" movie' - YouTube)
 ( Gone with the Wind 


nRassemblement à Paris de « Black Lives Matter France » après la mort d'Adama Traoré
Le Monde‎ -
 
Esclavage et ségrégation raciale aux Etats-Unis, une liste de films
Articles de l-indigne taggés "American.History.X" - l'indigné Révolté- , "La nuit des morts vivants" - l'indigné



La science fictionCréé le dimanche 12 août 2012 
La malédiction du plastique Créé le mardi 07 août 2012 
Peur sur l'hôpital Créé le vendredi 08 juin 2012
A voir sur ARTE Le monde sur le fil Créé le vendredi 08 juin 2012

 District 9 : "un monde à part" -

nPOUR LA DÉFENSE DES ÉMEUTIERS Créé le jeudi 19 mai 2016 La tentation de l'émeute Créé le mercredi 25 mai 2016 

films de loup-garou Créé le lundi 07 janvier 2013

06/10/2016

L'oeil de Moscou -

n

 
 

 

En si peu de mots .....

Ce monsieur avait tout compris ! Nous sommes tous le changement...

La Relève et La Peste

L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes, texte et gros plan

n

 

"La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter."

- ALDOUS HUXLEY

 Tout a déjà été (bien) dit, mais peu de choses se sont améliorées de ce côté là . :-(

 
 
Aucun texte alternatif disponible.

 n La Russie attend toujours la reprise économique

Après deux ans de crise, la Russie attend toujours la reprise: son économie a confirmé pendant l'été sa progressive stabilisation sans renouer avec la croissance, espérée pour cette fin d'année mais prévue faible pour longtemps.Cette récession, accompagnée d'une envolée des prix, a porté un coup dur au pouvoir d'achat des Russes, notamment les plus modestes.
Encore trois ans difficiles -
 
Des pans entiers de l'économie russe (banque, pétrole, défense...) restent visés par des sanctions qui compliquent leur financement. Un assouplissement reste très incertain malgré l'arrivée au pouvoir dans plusieurs pays occidentaux de dirigeants jugés plus sensibles aux arguments de Moscou, tels Donald Trump aux Etats-Unis.Les autorités russes reconnaissent par ailleurs que, faute de réformes de libéralisation et de diversification, la Russie ne parviendra pas à renouer avec des taux de croissance nécessaires pour assurer sa modernisation, les dépenses sociales ou encore le financement de son armée engagée actuellement en Syrie et appelée à renforcer sa présence face à l'Otan.

 

Russie tu votes, n’en fait pas tout un cirque ! Le 4 décembre, les Russes vont élire un nouveau Parlement. Tandis que Russie Unie est au pouvoir depuis une décennie, il se pourrait que le parti réduise son nombre de sièges au sein de la Douma. Le parti centriste pourra tout de même être galvanisé par le retour aux affaires de Vladimir Poutine, candidat à l’élection présidentielle de mars 2012, après avoir « jonglé » avec l’actuel chef de l’État, Dmitri Medvedev. Mais dans les coulisses du cirque politique, un chœur de protestation commence à s’énerver. Alors que plus de 60% des sympathisants de Russie Unie sont des femmes et que Poutine devient de plus en plus populaire auprès des jeunes eurasiens, de plus en plus de journalistes, d’activistes et d’étudiants prennent la parole, principalement à travers les réseaux sociaux. Le Premier ministre est même attaqué directement, depuis qu’un large public l’a copieusement sifflé. Fini le pain et les jeux. Mais à quand la sortie de trapèze ?

 La semaine prochaine, France 3 va diffuser un documentaire sur Vladimir Poutine et la Russie qui va faire jaser. En effet il s’agit d’un véritable travail journalistique, dis donc ! Afficher la suite Russie : vers une nouvelle guerre froide ? - Vu du Droit En savoir plus VUDUDROIT.COM

 

Les visées sur l'Europe, en utilisant des mouvements d'extrême droite pour imposer ces intérêts économiques et sa vision rétrogrades de la société.

Front National : L'oeil de Moscou - Spécial Investigation - YouTub

 

 

 Poutine avance ces pions en Syrie, en Europe de l'est et aux USA en s'appuyant sur des relais de confiance

L'ambassadeur russe auprès des Nations unies a indiqué aujourd'hui s'être plaint auprès du secrétaire général Ban Ki-moon de critiques onusiennes contre les populistes, tout en niant que sa démarche était liée au fait que Donald Trump avait été visé par ces remarques.

Selon Vitali Tchourkine, le Jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a outrepassé ses compétences officielles en critiquant le mois dernier les responsables politiques populistes. Zeid avait notamment cité le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump ainsi que le dirigeant néerlandais d'extrême-droite Geert Wilders. Il avait appelé à barrer la route à de tels "démagogues". "Il devrait se limiter aux droits de l'homme", a relevé M. Tchourkine auprès de journalistes. "Il ne devrait pas critiquer des chefs d'Etat ou de gouvernement étrangers au sujet de leurs politiques. Ce ne sont pas ses affaires". Il a dit avoir fait part de son mécontentement à Ban Ki-moon lors d'un entretien privé, et que son homologue à Genève avait fait de même directement auprès du responsable des droits de l'homme. Et précisé que Donald Trump n'avait pas été mentionné dans ces conversations.

M. Zeid avait considéré que M. Wilders avait beaucoup de points communs avec M. Trump, ainsi qu'avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, la dirigeante du parti français d'extrême-droite Marine Le Pen et l'ex-dirigeant du parti britannique europhobe Nigel Farage. "Je faisais référence aux autres hommes politiques", a insisté l'ambassadeur. "Au sujet de Trump, ce sont les Etats-Unis qui auraient dû se plaindre car cela voudrait dire qu'il (Zeid, NDLR) interfère avec leur campagne présidentielle", a souligné M. Tchourkine.
 
Le Système Poutine, Créé le dimanche 25 septembre 2016

Royaume-Uni : May s'attaque à l'immigration

Les entreprises seront poussées à embaucher en priorité des Britanniques.

Correspondant à Londres«Si vous avez perdu votre emploi à cause de l'immigration, la vie ne semble pas juste.» Dans son discours de clôture du congrès du Parti conservateur, mercredi, à Birmingham, Theresa May s'est adressée aux 17 millions de Britanniques «ordinaires» qui ont mené la «révolution tranquille»du Brexit, pour les assurer qu'elle était de leur côté. «Les gens ont voté pour le changement. Et le changement va venir», a-t-elle promis. En tête de ses priorités: la réduction des aides sociales et de l'intégrations des réfugiés. 

 La CIA rend son rapport. Une évaluation secrète de la CIA conclut que la Russie a interféré dans l’élection présidentielle américaine pour aider Donald Trump à l’emporter, rapporte vendredi le Washington Post, qui s’appuie sur des responsables ayant pris connaissance de ce rapport.

Après la crise ukrainienne, le conflit syrien a fait voler en éclats les tentatives de rapprochement entre les États-Unis et la Russie. Profitant de la faiblesse américaine, Vladimir Poutine impose son tempo, et la tension diplomatique s'exacerbe. 
nLe siège, de Remy Ourdan - le 22 mars sur Arte  Trois adolescentes qui vont danser dans les caves de Sarajevo.
  

Les visées de Moscou

 La Russie envisage de rétablir une présence militaire au Vietnam et à Cuba, où elle disposait de bases, rapportent aujourd'hui des agences de presse russe citant Nikolaï Pankov, vice-ministre de la Défense.

Les deux minorités font front commun contre les discriminations en vue des législatives.La minorité polonaise de Lituanie joue la carte russe selon Le Monde 

Les juges d'instruction ont renvoyé en procès le Front national et deux de ses dirigeants, Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh, dans l'enquête sur des soupçons d'enrichissement frauduleux aux frais de l'Etat lors des campagnes législatives et présidentielle de 2012

Autriche: l'extrême droite renforce ses liens avec Russie unie

La formation d'extrême droite autrichienne FPÖ a annoncé avoir conclu aujourd'hui un contrat de coopération avec le parti Russie unie du président Vladimir Poutine, offrant à celui-ci un nouveau relais en Europe occidentale.

Le texte, signé à Moscou par le patron du FPÖ Heinz-Christian Strache et des dirigeants de Russie unie, prévoit une coopération accrue "à différents niveaux, de la jeunesse et des étudiants aux organisations régionales en passant par les questions internationales", selon un communiqué du FPÖ. M. Strache a appelé à cette occasion à une levée des sanctions internationales "dommageables économiquement et inutiles" qui frappent la Russie depuis l'invasion de la Crimée en 2014. Le secrétaire général adjoint de Russie unie, Sergueï Jelezniak, a de son côté dit vouloir "contribuer au renforcement du partenariat entre nos partis et nos pays", notamment dans le domaine des "valeurs traditionnelles".

Cette signature marque une nouvelle étape dans le rapprochement de Russie unie avec différents mouvements souverainistes et d'extrême droite en Europe occidentale. Elle intervient également à un moment où plusieurs ténors aux Etats-Unis et en Europe, dont le président américain élu Donald Trump et le candidat de droite à la présidentielle française François Fillon, plaident pour un rapprochement avec Moscou. M. Strache était accompagné à Moscou par plusieurs membres de l'état-major du FPÖ dont Norbert Hofer, qui a obtenu 46,2% des voix au second tour de la présidentelle autrichienne début décembre.

» L'Autriche dit non à l'extrême droite

 

Pour une très large partie du monde politique occidental, Vladimir Poutine est un président «infréquentable», mais pas pour Marine Le Pen. Depuis qu’elle a pris la présidence du FN, celle-ci ne cesse en effet de faire des appels du pied au président de la Fédération de Russie. Son opération de séduction a marché. Depuis près de quatre ans, le FN de Marine Le Pen et la Russie de Vladimir Poutine dansent front contre front. La présidente du FN a été reçue pluisieurs fois officiellement à Moscou, tandis que des émissaires du Kremlin sont envoyés dans les grands rendez-vous politiques du Front national. Par ailleurs, plusieurs millions d’euros sont arrivés directement de Russie dans les poches du FN. Raphaël Tresanini a mené l’enquête sur les raisons de ce rapprochement.

L'objectif commun du Kremlin et de l'extrême droite allemande est de faire barrage à la réélection de la chancelière l'an prochain selon le Figaro.

«Merkel en Sibérie, Poutine à Berlin»: le slogan est devenu un classique des manifestations populistes, encore scandé lundi dernier par les agitateurs venus perturber les célébrations de la fête nationale à Dresde. La capitale saxonne, ville-bastion de Pegida, hébergea le lieutenant-colonel du KGB Vladimir Poutine et sa famille à la fin des années 1980. Devenu le maître du Kremlin, il suscite la nostalgie dans les rangs de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) et des néonazis, qu'il invite à l'occasion dans «sa» ville de Saint-Pétersbourg. Avec Angela Merkel, les relations ont été cordiales jusqu'à ce que la chancelière se mette en travers de sa route en Ukraine. Au cours d'un appel téléphonique, la semaine dernière, la chancelière a une nouvelle fois pressé le président russe «d'œuvrer en faveur de la stabilisation du cessez-le-feu et la mise en place effective du traité de Minsk».

 

 

 

 

 

 au coeur du goulag moderne

Vingt ans après la chute de l'URSS, le goulag n'a que changé de nom. Le système pénitentiaire russe conserve les usages de l'époque : discipline militaire, humiliations, administration toute puissante, traitements dégradants allant jusqu'à la torture. Avec le retour au pouvoir de Vladimir Poutine, tous les opposants sont menacés de se retrouver emprisonnés sous des prétextes souvent fallacieux.

Ce film terrifiant, version longue d'un reportage de vingt-six minutes diffusé mi-novembre dans Envoyé spécial, nous fait sillonner la Mordovie chère à Gérard Depardieu. Ce « coin oublié de Dieu », selon une ancienne détenue de retour sur cette « terre de l'horreur »

Ce film terrifiant, version longue d'un reportage de vingt-six minutes diffusé mi-novembre dans Envoyé spécial, nous fait sillonner la Mordovie chère à Gérard Depardieu. Ce « coin oublié de Dieu », selon une ancienne détenue de retour sur cette « terre de l'horreur ». une augmentation inquiétante du nombre de prisonniers politiques.

Mais le pire reste le traitement qu'on leur inflige ( ..)

En savoir plus Russie, au coeur du goulag moderne Découvertes par Madeleine Leroyer , Elise Menand

Russie Au Cœur Du Goulag Moderne ( Tout Savoir ) - YouTube

 

La paix belliqueuse

 

Les dossiers cafebabel dessus :

Papa Poutine ou père fouettard ? Les jeunes russes désunis par cafebabel.pl

Booh-tine: le Premier ministre russe hué en public par English language version of cafebabel.com

Poutine et les jeunes russes : « Pourquoi je l'apprécie en tant que président » par English language version of cafebabel.com

Stratégie 31 et indignés russes : nouveau cocktail Limonov ? par cafebabel.com

« Khodorkovski » : de la prison au cinéma par n- ost

Papa Poutine, pour Noël je voudrais une Union eurasienne par Virag Gulyas

05/10/2016

«Le scénario de l’effondrement l’emporte»

n

 
Les temps changent.... Le système reste !!

 n

C'est pas sorcier -HISTOIRE DU CLIMAT - YouTube : L'effet de serre est un phénomène naturel provoquant une élévation de la température à la surface de notre planète. Indispensable à notre survie, ce fragile équilibre est menacé. Les activités humaines affectent la composition chimique de l'atmosphère et entraînent l'apparition d'un effet de serre additionnel, responsable en grande partie du changement climatique actuel.

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu'au niveau micro-économique. Elle s'explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. Nous allons nous intéresser aux catastrophe liée aux réchauffement climatique, -- la pollution atmosphérique t sur les conséquences de cette pollution sur notre organisme, notre santé et s'interroge sur les raisons pour lesquelles cette question de santé publique n'est pas mieux prise en compte. Vous devez être conscient de ses conséquences globables.

Le mystère de la disparition des abeilles

La « restructuration écologique » ne peut qu'aggraver la crise du système. Il est impossible d'éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d'ici à l'an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l'ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu'à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C,

la terre en 2075


 

Dossier > Menaces sur la biodiversité :Protéger la biodiversité. Soit. Mais pourquoi ? « La biodiversité, c'est la vie même de la planète ».

Et bien plus encore, c'est « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, et des complexes écologiques dont ils font partie ».

La biodiversité ne se résume donc pas à l'inventaire des espèces. Pour la déchiffrer, il faut avoir une approche globale du vivant – des micro-organismes aux animaux en passant par les végétaux –, qui intègre les trois niveaux que sont les gènes, les espèces et les écosystèmes.

Et l'homme dans tout ça ? Il est au cœur de la biodiversité et ne cesse d'interagir avec elle.

S'il est besoin de trouver une cause utilitaire à la protection de la biodiversité, il suffit de mentionner que l'homme y puise ses ressources alimentaires, mais aussi les matières premières nécessaires à sa vie

La biodiversité menacée

Nature par Bernard Guerrini, Mathias Schmitt

La Biodiversité menacée : quelles solutions pour demain ? La biodiversité menacée | Comprendre le monde | fr - ARTE : Sale Temps Pour La Planete 1/2 - Vidéo Dailymotion : Sale temps pour la planèteTEASER TANZANIE LES DAMNES DE LA TERRE : http://www.dailymotion.com/video/xsorr4_teaser-tanzanie-les-damnes-de-la-terre_travel?search_algo=1

 
La  Victoire pour les espèces en dangers et le plan climat voulu par Barack Obama Climat: Obama salue une "journée historique", montre un début de prise de conscience mais insuffisant. La situation est sombre.
 
La Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées (Cites) a clos ses travaux aujourd'hui à Johannesburg après avoir adopté une série de décisions importantes pour agir contre le trafic des espèces animales et des plantes menacées.

Mais un vote sur le renforcement de l'interdiction de la vente de l'ivoire a mis en lumière des divisions parmi les Etats africains et les experts. Le trafic illégal en matière de vie sauvage est évalué à 20 milliards de dollars (18 milliards d'euros) par an.
 
 

  Climat: les insectes font 69 mds d'euros de dégâts chaque année Les insectes envahissants, en pleine expansion sous l'effet des échanges mondiaux et du réchauffement planétaire, font chaque année au moins 69 milliards d'euros de dégâts dans le monde, un chiffre largement sous-estimé, selon une étude parue aujourd'hui.


Dommages aux biens et services, coûts en matière de santé, pertes agricoles, les impacts des insectes envahissants (proliférant hors de leur milieu naturel) sont nombreux. Et le résultat chiffré de cette évaluation est a minima, soulignent les auteurs de cette synthèse inédite publiée dans Nature Communications.

La situation devrait encore se dégrader avec le réchauffement planétaire: les aires favorables à leur expansion devraient croître de 18% d'ici 2050, si rien n'était fait pour freiner le déréglement climatique, pointe l'étude. Aujourd'hui environ 10% des insectes introduits dans une nouvelle région s'y implantent, et 10% d'entre eux finissent par y proliférer.
 
 
 
Le président américain Barack Obama a salué ce mercredi "une journée historique" dans la lutte contre le réchauffement climatique après l'annonce de l'entrée en vigueur prochaine de l'accord international conclu à Paris fin 2015. "Aujourd'hui est une journée historique dans la lutte pour protéger notre planète pour les générations futures", a déclaré M. Obama, estimant qu'elle pourrait rester dans l'histoire "comme un tournant".

Il ouvre la voie, à "une échelle sans précédent", aux investissements et à l'innovation dans une économie bas carbone, a-t-il ajouté. Cet accord "nous donne la meilleure chance possible sauver notre planète", a encore dit le président américain qui avait fait de la lutte contre le changement climatique l'une de ses priorités en arrivant au pouvoir en 2009. "Aucun pays, même un pays aussi puissant que le nôtre, ne peut relever ce défi seul. Nous devons nous y attaquer ensemble", a-t-il encore dit. Reconnaissant que la diplomatie était souvent un exercice long et frustrant, il a mis en exergue les négociations internationales sur le climat qui démontrent qu'avec "des efforts persistants, un fort leadership américain, de l'optimisme, de la confiance et de l'espoir", un résultat est possible. 
 
 
Ottawa aura beaucoup de mal à atteindre ses objectifs alors que les émissions de gaz à effet de serre progressent à un rythme effréné, du fait de la production pétrolière.Les émissions progressent à un rythme effréné

« Le monde entier se mobilise pour lutter contre les changements climatiques et on le fera sans les conservateurs », a indiqué le ministre des affaires étrangères Stéphane Dion, les accusant d’avoir bloqué le dossier pendant dix ans sous le règne de Stephen Harper (2006-2015). Le premier ministre Justin Trudeau est  davantage d’actions sur le front climatique et un objectif de réduction d’émissions plus ambitieux que celui fixé par son prédécesseur : une baisse de 30 % d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2005.C’est là où le bât blesse, car le Canada aura déjà beaucoup de mal à atteindre cet objectif alors que les émissions progressent à un rythme effréné. Ottawa a d’ores et déjà renoncé à sa promesse de ne dépasser pas la cible initiale. Concernant la taxe carbone Certaines provinces sont déjà plus vertueuses que d’autres : les plus prospères, représentant 80 % de la population canadienne, font leur part.
La Saskatchewan, grande productrice d’énergies fossiles, dans l’ouest du pays, y est par contre farouchement opposée. « Toutes les provinces doivent faire leur part », a précisé M. Trudeau lundi à Ottawa.

Autorisation d’oléoducs polluants

Dans le camp des critiques, on craint surtout que M. Trudeau ne souffle encore longtemps le chaud et le froid, oscillant entre sa volonté de réduire les émissions et celle de ne pas nuire à une croissance économique déjà anémique. En Alberta et en Saskatchewan, les gouvernements comme le lobby pétrolier réclament aussi que l’Etat fédéral autorise d’autres grands projets de pipelines, afin de faciliterl ’exportation du pétrole des sables bitumineux et la hausse de sa production.

Chez Greenpeace Canada, on relève que mettre un prix sur le carbone est « une bonne nouvelle » mais qui ne comblera pas plus du « tiers de l’écart entre la trajectoire actuelle des émissions et les objectifs de Paris ». Même son de cloche du côté de l’ONG québécoise Equiterre, où l’on estime qu’« à dix dollars la tonne, la taxe n’aura pas beaucoup d’impact sur une réduction des émissions »

Pétrole - Le Début De La Fin - Documentaire Complet En Francais

 

LIRE AUSSI :
» Ratification partielle de l'accord de Paris sur le climat
 
Déjà en proie à un déficit chronique de précipitations, le sud-ouest des Etats-Unis est menacé d'une "méga-sécheresse" d'ici la fin du siècle à cause du réchauffement climatique, selon une étude publiée dans la revue américaine Science Advances
Les "méga-sécheresses" sont des périodes sévères d'aridité qui durent plus de trente ans, précisent les chercheurs dont les travaux ont été publiés hier. 
 
Situation la plus grave depuis 25 ans"

Aux Etats-Unis, il s'agit "sans doute de la situation la plus grave depuis 25 ans", avait affirmé le 18 juillet le secrétaire américain à l'Agriculture Tom Vilsack, après avoir rencontré le président Barack Obama pour évoquer cette catastrophe qui touche près de 61% des Etats-Unis, premier producteur mondial de soja et de maïs. En 1988, la sécheresse avait coûté des dizaines de milliards de dollars à l'économie américaine
 
Une telle méga-sécheresse créerait "une pression sans précédent sur les ressources en eau déjà limitées" en Californie, dans le Nevada, au Nouveau-Mexique, dans l'Utah et le Colorado, écrivent ces chercheurs, dont Toby Ault de l'université américaine Cornell qui a mené ces travaux. Le bassin du Colorado, qui s'étend entre l'Arizona, la Californie, le Nouveau-Mexique, le Nevada, l'Utah et le Wyoming, connaît une sécheresse depuis seize ans. En Californie, qui entre dans la sixième année d'une sécheresse exceptionnelle, les autorités ont imposé des limites strictes sur la consommation d'eau en 2015.
 
 
Some 80% of homes in Haiti's southern province destroyed as Hurricane Matthew marches through the Caribbean http://aje.io/j67x
 
  
 «Le scénario de l’effondrement l’emporte»
 
Wall-E - Bande-Annonce Française

WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre WALL·E 2008 Full Movie - YouTube

 

Dès le premier sommet de la Terre de 1972, le chercheur américain Dennis Meadows partait en guerre contre la croissance. A la veille de la conférence «Rio + 20», il dénonce les visions à court terme et dresse un bilan alarmiste.

En 1972, quatre jeunes scientifiques du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) rédigent à la demande du Club de Rome un rapport intitulé The Limits to Growth (les Limites à la croissance). Celui-ci va choquer le monde. Leur analyse établit clairement les conséquences dramatiques d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. En simulant les interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres, ces chercheurs élaborent treize scénarios, treize trajectoires possibles pour notre civilisation.

Nous sommes avant la première crise pétrolière de 1973, et pour tout le monde, la croissance économique ne se discute pas. Aujourd’hui encore, elle reste l’alpha et l’oméga des politiques publiques. En 2004, quand les auteurs enrichissent leur recherche de données accumulées durant trois décennies d’expansion sans limites, l’impact destructeur des activités humaines sur les processus naturels les conforte définitivement dans leur raisonnement. Et ils sont convaincus que le pire scénario, celui de l’effondrement, se joue actuellement devant nous. Rencontre avec l’un de ces scientifiques, Dennis Meadows, à la veille de la conférence de Rio + 20.

Le sommet de la Terre démarre mercredi à Rio. Vous qui avez connu la première conférence, celle de Stockholm, en 1972, que vous inspire cette rencontre, quarante ans plus tard ?

Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. C’est complètement fou. Dépenser l’argent que ça coûte à financer des politiques publiques en faveur de la biodiversité, de l’environnement, du climat serait plus efficace. Il faut que les gens comprennent que Rio + 20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c’est même l’inverse.

Regardez les grandes conférences onusiennes sur le climat, chaque délégation s’évertue à éviter un accord qui leur poserait plus de problèmes que rien du tout. La Chine veille à ce que personne n’impose de limites d’émissions de CO2, les Etats-Unis viennent discréditer l’idée même qu’il y a un changement climatique. Avant, les populations exerçaient une espèce de pression pour que des mesures significatives sortent de ces réunions. Depuis Copenhague, et l’échec cuisant de ce sommet, tout le monde a compris qu’il n’y a plus de pression. Chaque pays est d’accord pour signer en faveur de la paix, de la fraternité entre les peuples, du développement durable, mais ça ne veut rien dire. Les pays riches promettent toujours beaucoup d’argent et n’en versent jamais.

Vous n’y croyez plus ?

Tant qu’on ne cherche pas à résoudre l’inéquation entre la recherche perpétuelle de croissance économique et la limitation des ressources naturelles, je ne vois pas à quoi ça sert. A la première conférence, en 1972, mon livre les Limites à la croissance (dont une nouvelle version enrichie a été publiée en mai) avait eu une grande influence sur les discussions. J’étais jeune, naïf, je me disais que si nos dirigeants se réunissaient pour dire qu’ils allaient résoudre les problèmes, ils allaient le faire. Aujourd’hui, je n’y crois plus !

L’un des thèmes centraux de la conférence concerne l’économie verte. Croyez-vous que ce soit une voie à suivre ?

Il ne faut pas se leurrer : quand quelqu’un se préoccupe d’économie verte, il est plutôt intéressé par l’économie et moins par le vert. Tout comme les termes soutenabilité et développement durable, le terme d’économie verte n’a pas vraiment de sens. Je suis sûr que la plupart de ceux qui utilisent cette expression sont très peu concernés par les problèmes globaux. La plupart du temps, l’expression est utilisée pour justifier une action qui aurait de toute façon été mise en place, quelles que soient les raisons.

Vous semblez penser que l’humanité n’a plus de chance de s’en sortir ?

Avons-nous un moyen de maintenir le mode de vie des pays riches ? Non. Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective, on se dira : «Je me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre où on voulait», ou «je me souviens, avant, on prenait l’avion comme ça». Pour les plus riches, cela durera un peu plus longtemps, mais pour l’ensemble des populations, c’est terminé. On me parle souvent de l’image d’une voiture folle qui foncerait dans un mur. Du coup, les gens se demandent si nous allons appuyer sur la pédale de frein à temps. Pour moi, nous sommes à bord d’une voiture qui s’est déjà jetée de la falaise et je pense que, dans une telle situation, les freins sont inutiles. Le déclin est inévitable.

En 1972, à la limite, nous aurions pu changer de trajectoire. A cette époque, l’empreinte écologique de l’humanité était encore soutenable. Ce concept mesure la quantité de biosphère nécessaire à la production des ressources naturelles renouvelables et à l’absorption des pollutions correspondant aux activités humaines. En 1972, donc, nous utilisions 85% des capacités de la biosphère. Aujourd’hui, nous en utilisons 150% et ce rythme accélère. Je ne sais pas exactement ce que signifie le développement durable, mais quand on en est là, il est certain qu’il faut ralentir. C’est la loi fondamentale de la physique qui l’exige : plus on utilise de ressources, moins il y en a. Donc, il faut en vouloir moins.

La démographie ne sera pas abordée à Rio + 20. Or, pour vous, c’est un sujet majeur…

La première chose à dire, c’est que les problèmes écologiques ne proviennent pas des humains en tant que tels, mais de leurs modes de vie. On me demande souvent : ne pensez-vous pas que les choses ont changé depuis quarante ans, que l’on comprend mieux les problèmes ? Je réponds que le jour où l’on discutera sérieusement de la démographie, alors là, il y aura eu du changement.

Jusqu’ici, je ne vois rien, je dirais même que c’est pire qu’avant. Dans les années 70, les Nations unies organisaient des conférences sur ce thème, aujourd’hui, il n’y a plus rien.

Pourquoi ?
 

Je ne comprends pas vraiment pourquoi. Aux Etats-Unis, on ne discute plus de l’avortement comme d’une question médicale ou sociale, c’est exclusivement politique et religieux. Personne ne gagnera politiquement à ouvrir le chantier de la démographie. Du coup, personne n’en parle. Or, c’est un sujet de très long terme, qui mérite d’être anticipé. Au Japon, après Fukushima, ils ont fermé toutes les centrales nucléaires. Ils ne l’avaient pas planifié, cela a donc causé toutes sortes de problèmes. Ils ont les plus grandes difficultés à payer leurs importations de pétrole et de gaz. C’est possible de se passer de nucléaire, mais il faut le planifier sur vingt ans.

C’est la même chose avec la population. Si soudainement vous réduisez les taux de natalité, vous avez des problèmes : la main-d’œuvre diminue, il devient très coûteux de gérer les personnes âgées, etc. A Singapour, on discute en ce moment même de l’optimum démographique. Aujourd’hui, leur ratio de dépendance est de 1,7, ce qui signifie que pour chaque actif, il y a 1,7 inactif (enfants et personnes âgées compris). S’ils stoppent la croissance de la population, après la transition démographique, il y aura un actif pour sept inactifs. Vous comprenez bien qu’il est impossible de faire fonctionner correctement un système social dans ces conditions. Vous courez à la faillite. Cela signifie qu’il faut transformer ce système, planifier autrement en prenant en compte tous ces éléments.

La planification existe déjà, mais elle ne fonctionne pas. Nous avons besoin de politiques qui coûteraient sur des décennies mais qui rapporteraient sur des siècles. Le problème de la crise actuelle, qui touche tous les domaines, c’est que les gouvernements changent les choses petit bout par petit bout. Par exemple, sur la crise de l’euro, les rustines inventées par les Etats tiennent un ou deux mois au plus. Chaque fois, on ne résout pas le problème, on fait redescendre la pression, momentanément, on retarde seulement l’effondrement.

Depuis quarante ans, qu’avez-vous raté ?

Nous avons sous-estimé l’impact de la technologie sur les rendements agricoles, par exemple. Nous avons aussi sous-estimé la croissance de la population. Nous n’avions pas imaginé l’ampleur des bouleversements climatiques, la dépendance énergétique. En 1972, nous avions élaboré treize scénarios, j’en retiendrais deux : celui de l’effondrement et celui de l’équilibre. Quarante ans plus tard, c’est indéniablement le scénario de l’effondrement qui l’emporte ! Les données nous le montrent, ce n’est pas une vue de l’esprit.

Le point-clé est de savoir ce qui va se passer après les pics. Je pensais aussi honnêtement que nous avions réussi à alerter les dirigeants et les gens, en général, et que nous pouvions éviter l’effondrement. J’ai compris que les changements ne devaient pas être simplement technologiques mais aussi sociaux et culturels. Or, le cerveau humain n’est pas programmé pour appréhender les problèmes de long terme. C’est normal : Homo Sapiens a appris à fuir devant le danger, pas à imaginer les dangers à venir. Notre vision à court terme est en train de se fracasser contre la réalité physique des limites de la planète.

N’avez-vous pas l’impression de vous répéter ?

Les idées principales sont effectivement les mêmes depuis 1972. Mais je vais vous expliquer ma philosophie : je n’ai pas d’enfants, j’ai 70 ans, j’ai eu une super vie, j’espère en profiter encore dix ans. Les civilisations naissent, puis elles s’effondrent, c’est ainsi. Cette civilisation matérielle va disparaître, mais notre espèce survivra, dans d’autres conditions. Moi, je transmets ce que je sais, si les gens veulent changer c’est bien, s’ils ne veulent pas, je m’en fiche. J’analyse des systèmes, donc je pense le long terme. Il y a deux façons d’être heureux : avoir plus ou vouloir moins. Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins.

Partout dans les pays riches, les dirigeants promettent un retour de la croissance, y croyez-vous ?

C’est fini, la croissance économique va fatalement s’arrêter, elle s’est déjà arrêtée d’ailleurs. Tant que nous poursuivons un objectif de croissance économique «perpétuelle», nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du XXIe siècle. Par effondrement, il faut entendre une chute combinée et rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par tête. Nous sommes dans une période de stagnation et nous ne reviendrons jamais aux heures de gloire de la croissance. En Grèce, lors des dernières élections, je ne crois pas que les gens croyaient aux promesses de l’opposition, ils voulaient plutôt signifier leur désir de changement. Idem chez vous pour la présidentielle. Aux Etats-Unis, après Bush, les démocrates ont gagné puis perdu deux ans plus tard. Le système ne fonctionne plus, les gens sont malheureux, ils votent contre, ils ne savent pas quoi faire d’autre. Ou alors, ils occupent Wall Street, ils sortent dans la rue, mais c’est encore insuffisant pour changer fondamentalement les choses.

Quel système économique fonctionnerait d’après vous ?

Le système reste un outil, il n’est pas un objectif en soi. Nous avons bâti un système économique qui correspond à des idées. La vraie question est de savoir comment nous allons changer d’idées. Pour des pans entiers de notre vie sociale, on s’en remet au système économique. Vous voulez être heureuse ? Achetez quelque chose ! Vous êtes trop grosse ? Achetez quelque chose pour mincir ! Vos parents sont trop vieux pour s’occuper d’eux ? Achetez-leur les services de quelqu’un qui se chargera d’eux ! Nous devons comprendre que beaucoup de choses importantes de la vie ne s’achètent pas. De même, l’environnement a de la valeur en tant que tel, pas seulement pour ce qu’il a à nous offrir.

Laure Noualhat
 
 
 
fin de petrole
 


 
Un monde sans humains - YouTube

 Faut-il Avoir Peur de la fin du Pétrole

 

Les limites à la croissance  de Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers Rue de l’Echiquier, 432 pp., 25 €.

INTERVIEW
«Le scénario de l’effondrement l’emporte»
Par Laure Noualhat
 
Les temps changent.... Le système reste !!

n

Le bout de la logique 1 , Le bout de la logique ( suite)Enjeux alimentaires et profitsÉPIDÉMIES, LA MENACE INVISIBLELa Planète entre dans une...

syndrome d'aspergersantémaladiehygiene,autismedocumentairehans aspergerinterviews,comportementales

Main basse sur le riz Créé le dimanche 12 août 2012 

Les temps changent.... Le système reste !! - l'indigné Révolté

Tchernobyl, le nuage sans fin"Créé le vendredi 29 juillet 2016

Au Coeur De La Maison Blanche Barack ObamaCréé le lundi 18 juillet 2016

Les Temps Changent : enjeux des négociations sur le climat

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu