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03/05/2015

Breve histoire des guerres monétaires

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▪ Les guerres monétaires sont l'une des dynamiques les plus importantes du système financier mondial actuel. Explications. 

La «guerre des monnaies», ça veut dire quoi ? Une guerre monétaire est un combat, mais un combat principalement économique. Il n’y a pas de sang dans cette guerre là, si tant est qu’on peut l’appeler «guerre». La «guerre des monnaies», ou «guerre DES DEVISES», ou «guerre des changes» est la bataille que se livrent les pays du monde entier pour être le plus compétitif possible, via des politiques économiques - notamment monétaires - qui leur permet de baisser le niveau de leur monnaie nationale par rapport aux autres monnaies. En réalité, il s’agit de pratiquer ce que l’on appelle une dévaluation compétitive. Il s'agit donc d’une politique économique

. Pourquoi est-ce si avantageux d’avoir une monnaie faible?. L'idée de base est que les pays souhaitent rendre leur monnaie moins chère. Parce qu’une monnaie faible par rapport aux autres favorise les exportations d’un pays . D’un autre côté, les importations deviennent plus chères, ce qui poussent les ménages à consommer «maison», mais plus cher (la dévaluation est une forme de protectionnisme). Au final, l’industrie domestique est dopée, enclenchant un cercle vertueux de croissance économique, de consommation, d’emploi et in fine de recettes publique sAfin que leur monnaie soit moins chère pour promouvoir l'exportation. Faire en sorte, peut-être, qu'un Boeing soit plus concurrentiel qu'un Airbus au niveau international..

Pourquoi dévaluer est source de conflit international? Si tout le monde dévalue ainsi (à ce moment là, on peut parler de «guerre»), primo, cela annule les effets positifs de la dévaluation, et in fine, ne resteront plus que les inconvénients d’une telle manœuvre, à savoir de la création monétaire massive qui entraîne une hausse mondiale des prix. Or, l’inflation non maîtrisable est devenue une phobie pour la planète économie: l’histoire a prouvé que l’hyper-inflation pousse à la révolte sociale (davantage encore que le chômage), et parfois conduit à la -vraie- guerre

En tout cas, ce conflit international dure depuis des siècles: l’arme de la dévaluation compétitive est facile à utiliser, a priori très bénéfique pour celui qui l’enclenche, mais c’est aussi une attaque pour l’économie de tous les autres pays. Le pire des risques serait que tous les autres pays ripostent à une dévaluation par une dévaluation. Le commerce mondial perdrait son peu d’équilibre, et les sirènes d’alarme de l’hyper-inflation rugiraient. Une situation qu’aucun des pays du monde, développés, émergents ou en développement ne saurait (ré) expérimenter.

Cela fait aussi augmenter le prix des choses que nous achetons (qu'il s'agisse de produits manufacturés, de textiles ou d'électronique etc.) et cette inflation a ensuite un impact sur la chaîne d'approvisionnement américaine. Ainsi, les guerres monétaires sont en fait un moyen de créer des assouplissements monétaires et d'importer de l'inflation.

Le problème est que si un pays tente de faire baisser le prix de ses devises, un autre pays tentera de faire de même et ainsi de suite, ce qui provoque une course à qui chutera le plus bas.

▪ Les guerres monétaires du siècle passé
Il y a eu trois guerres monétaires au cours des cent dernières années. La première a couvert la période de 1921 à 1936. Elle a commencé avec l'hyperinflation sous la République de Weimar et a marqué une période de dévaluations successives.

En 1921, l'Allemagne a détruit sa monnaie. En 1925 la France, la Belgique et d'autres ont fait de même. Que s'est-il passé à cette époque, avant la Première Guerre mondiale en 1914 ?

Pendant une longue période avant cette date, le monde s'en était tenu à ce qu'on appelle l'étalon-or classique. Si votre balance des paiements était déficitaire, vous deviez payer la différence en or.

Si votre balance des paiements était excédentaire, vous obteniez de l'or. L'or permettait de réguler l'expansion ou la contraction des différentes économies. favorable pour obtenir de l'or -- ou pour, du moins, éviter de perdre l'or dont vous disposiez déjà. C'était un système très stable, qui permit de soutenir une immense croissance et un faible niveau d'inflation.

Ce système a été démoli en 1914 : les pays durent alors imprimer de l'argent pour financer les combats de la Première Guerre mondiale. En 1922, ce problème fut traité lors d'une conférence organisée à Gêne, en Italie.

▪ Quand tout change...
Jusqu'à la Première Guerre mondiale, le monde opérait selon une logique de parité. Il y avait une certaine quantité d'or et une certaine quantité de monnaie-papier adossée à cet or. La quantité de monnaie-papier a ensuite été doublée, ce qui ne laissait que deux choix aux pays qui souhaitaient revenir à l'étalon or.

Ils pouvaient faire doubler le prix de l'or -- diminuer de moitié la valeur de leur monnaie -- ou diviser par deux la quantité de monnaie papier en circulation. Ces deux solutions étaient possibles, mais les pays devaient faire en sorte que la parité soit atteinte, à un nouveau seuil ou au niveau passé. Les Français dirent "pas compliqué : nous allons diviser par deux la valeur de notre monnaie". Ce qu'ils firent.

Le Royaume-Uni dut prendre la même décision, mais procéda différemment : au lieu de doubler le prix de l'or, ils diminuèrent par deux la quantité de monnaie en circulation. Ils revinrent à la parité d'avant-guerre.

Cette décision fut prise par Winston Churchill   eut des conséquences extrêmement déflationnistes. Il divisa par deux la quantité de monnaie en circulation, ce qui fit entrer le Royaume-Uni en crise trois ans avant le reste du monde. Les autres pays sombrèrent dans la dépression en 1929, le Royaume-Uni entama cette période en 1926. Je vous parle de cette histoire parce que revenir à l'étalon-or à un prix en livres sterling nettement plus élevé aurait été le bon choix. Le prix inapproprié qui fut fixé contribua à la Grande Dépression.

LIRE AUSSI:

» MON FIGARO - Politique monétaire: l’illusion d’un conflit

» G20: la Chine arrondit les angles

 

» La guerre des monnaies expliquée sur un air de rap

26/04/2015

Les raisons de la colère

 

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Après chaque élection nous revoyons surgir les mêmes questionnements : pourquoi voter dans un système de gouvernance qui ne correspond plus aux grands enjeux que posent pour les générations futures notre planète pour une co habitation des peuples dans un environnement sain pour un "bien vivre ensemble".

 

Selon le PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS

(A.G. res. 2200A, XXI, 21 U.N. GAOR Supp. No. 16, à 49, U.N. Doc. A/6316,1966, 993 U.N.T.S. 3, entrée en vigueur le 3 janvier 1976) PRÉAMBULE

 

Les Etats parties au présent Pacte, : Considérant que, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,

 

Reconnaissant que ces droits découlent de la dignité inhérente à la personne humaine, Reconnaissant que, conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'idéal de l'être humain libre, libéré de la crainte et de la misère, ne peut être réalisé que si des conditions permettant à chacun de jouir de ses droits économiques, sociaux et culturels, aussi bien que de ses droits civils et politiques, sont créées, Considérant que la Charte des Nations Unies impose aux Etats l'obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits et des libertés de l'homme, Prenant en considération le fait que l'individu a des devoirs envers autrui et envers la collectivité à laquelle il appartient et est tenu de s'efforcer de promouvoir et de respecter les droits reconnus dans le présent Pacte

 

 

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Art 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs 

 

▪ Les deux mandats de l’Etat
La dépendance à une dette en expansion constante. Il voit la catastrophe qui arrivera quand cette expansion prendra fin.

 

“Les gouvernements peuvent encore emprunter… et développer le crédit. D'une manière ou d’une autre, ils vont tenter de maintenir l’expansion du crédit

 

La nature du gouvernement et son  souci premier c   :“L’Etat a deux mandats clé : mettre en place des quasi-monopoles et des cartels pour les capitaux privés, et satisfaire assez de demandes de la part des citoyens pour maintenir la stabilité sociale”.

 

Si l’Etat échoue à maintenir des cartels monopolistiques, les marges plongent et le capital ne peut plus maintenir ses dépenses d’investissement et de main-d’œuvre. En deux mots, l’économie coule alors que les profits, l’investissement et la croissance stagnent. Le ralentissement de l'immobilier en France et en Chine ainsi que l'économie américaine vont dans ce sens

 

Colère et frustration

Emeutes en banlieue : la mécanique infernale 

Si l’Etat échoue à répondre aux demandes de ses citoyens, il risque l’instabilité sociale..  : CLIQUEZ ICI .Les raisons de la colère - vidéo dailymotion :

 

Que ce soit Etats Unis, en Afrique du Sud, en France, dans le monde arabe ( "révolution arabe") en Turquie et j'en passe : la contestation peut prendre différentes formes ( social, racistes....) , elle a très ( trop) souvent les mêmes origines. Discrimination social et politique de la part d'un pouvoir central suite a une bavure ou a des déclarations provocantes de la part d'un de ces membres. Elles servent ensuite de prétexte a celui ci pour mettre en place des couvre feux, une répression " au nom de la sécurité, c'est la liberté" ou à certains émeutiers comme en Afrique du Sud pour s'en prendre aux " étrangers" vivant et travaillant sur place.

 

En Afrique du Sud : C’est une triste image que la « Nation Arc-en-Ciel » donne d’elle-même ces jours-ci. Voilà plus de trois semaines que Durban, Johannesburg, et d’autres grands foyers d’immigration africaine s’enflamment au rythme d’affrontements et de pillages xénophobes. 

 

Mais où toute cette histoire a-t-elle commencé ? On aura beaucoup pointé du doigt la supposée responsabilité de Goodwill Zwelithini, roi des Zoulous, plus haute autorité traditionnelle de la province du KwaZulu-Natal, dans l’émergence de ces violences. Il y a évidemment quelque chose de suspect dans cette volonté d’un certain nombre de médias de faire de cet enchaînement Evènements une explication suffisante de ces attaques. 

 

Pretoria fait preuve de beaucoup plus de complaisance à l’égard des investisseurs russes et chinois qui viennent s’implanter sur le territoire national. Les deux mandats du président Zuma se seront bien plus caractérisés par la poursuite de politiques toujours plus libérales, au service des grandes compagnies étrangères et des fortunes nationales , que par la réduction de la pauvreté et du creusement des inégalités - les véritables sources des violences d’aujourd’hui.

 

L’ANC entretient la division et la désorganisation au sein des classes laborieuses (qui regroupent autant migrants que nationaux), sachant qu’elles auraient tout à gagner à s’unir et à s’organiser politiquement. A la suite des tensions xénophobes de janvier, seule une minorité de personnes arrêtées avait été condamnées ; tandis que la police, organe toujours bien problématique dans l’Afrique du Sud post-Apartheid, ne masque guère son inimitié à l’égard des populations étrangères. Personne n’a oublié ces images horribles de février 2013,

 

 

 

 
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Le gouvernement actuel, qui vient d’ailleurs d’annoncer l’envoi des troupes pour mettre un terme aux violences, semble bien incapable de, pour ne pas dire réticent à, protéger les étrangers présents sur son territoire. Ces derniers sont aujourd’hui les victimes, autant d’années de stigmatisations officielles, que de la fatigue de gens dont la condition n’en finit pas de rester la même - et qui, bien découragés d’aller chercher ailleurs, ne vont pas trouver les fautifs plus loin qu’au bout de leur nez

 

 En Turquie : . Sans précédent depuis l'arrivée du gouvernement islamo-conservateur au pouvoir en 2002, ce mouvement de contestation avait débuté fin mai 2013 par la mobilisation d'une poignée de militants écologistes opposés à la destruction du désormais fameux parc Gezi, en lisière de l'emblématique place Taksim d'Istanbul ( manifestations qui ont fait vaciller le gouvernement islamo-conservateur turc en juin 2013 ) Après une violente intervention des forces de l'ordre le 31 mai, ce combat s'est mué en une vague de contestation politique sans précédent contre la dérive jugée autoritaire et islamiste du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, aujourd'hui président.


Pendant trois semaines, plus de 3,5 millions de Turcs ont défilé dans une centaine de villes du pays, lors de manifestations sévèrement réprimées par les forces de l'ordre . 

 

Regarder le documentaire canal Emeutes en banlieue : la mécanique infernale  ! entre les mensonges de la police relayés sans filtre par des médias à la solde de Sarkozy,ministre de l'intérieur et pompier pyromane de ces émeutes!!! d'ailleurs,il aura "en terme" d'exploitation d'un sujet ou fait divers très bien géré cette crise,il est grimpé en fléché ds les SONDAGES et élu président moins de 2 ans âpres! 10 après YouTube :

 

 

Au Etats Unis : Le 3 décembre 2014, à Los Angeles, des manifestants défilent après l'annonce de la non inculpation du policier impliqué dans la mort d'Eric Garner. Sur le panneau : "Arrêtez de nous tuer" - AFP/David McNew/Getty Images Norht America Baltimore : nouveaux affrontements après les funérailles d'un jeune Noir

 

Lire aussi : La police de Baltimore reconnaît une bavure après la mort d'un homme interpellé

Lire aussi : Heurts en marge d'une manifestation à Baltimore après la mort d'un jeune Noir

 

 

Samedi 25 avril, plus d'un millier de personnes avaient déjà manifesté à Baltimore pour marquer leur colère et leur frustration après la mort de Freddie Gray.courrier International :  La presse américaine s’alarme du fossé grandissant entre les forces de l’ordre et les habitants.

 

“Baltimore plonge dans le chaos, la violence et les pillages”, titre le site du Baltimore Sun le 28 avril. .Mais “la violence de lundi était bien plus profonde et dévastatrice”,estimeThe New York Times. A. Le gouverneur du Maryland a déclaré l'état d'urgence dans la ville et a activé la garde nationale.

 

“Cela ne peut plus continuer”

“Cela ne peut plus continuer”, proclamait le 25 avril l’éditorial du Baltimore Sun, le principal quotidien de la ville. “Des milliers de personnes sont en ce moment dans la rue pour demander justice au nom de Freddie Gray, et nous espérons que justice sera faite.”
 

Six policiers suspendus à Baltimore après une nouvelle bavure


Le même jour, un commandant de police de Baltimore appelait ses collègues à se comporter moins comme des guerriers et davantage comme des gardiens de la paix, écrit The Guardian. Un changement nécessaire pour réparer “une relation brisée” entre la police et les habitants.

Freddie Gray a été arrêté après avoir fui lors d'une rencontre avec la police. D’après les récits rapportés par la presse, il ne faisait rien de mal lorsque les forces de l’ordre sont arrivées. Auparavant, il avait été arrêté à plusieurs reprises pour des faits mineurs. Une histoire “typique dans un quartier où une pauvreté terrible depuis des générations et la guerre contre la drogue ont contribué à priver des milliers de jeunes comme lui de toute véritable opportunité”, note The Baltimore Sun.

 

 

Lire aussi : Aux Etats-Unis, la longue histoire des brutalités policières . L reconstituer les 45 minutes q.La police de Baltimore a aussi  reconnu que Freddie Gray aurait dû recevoir une assistance médicale aussitôt après son arrestation .

 

Selon les statistiques officielles, 461 homicides ont été commis par la police américaine en 2013. Un chiffre largement sous-évalué, souligne le chroniqueur Eugene Robinson, qui dénonce l’usage de la force létale par les policiers et le manque de transparence des forces de l’ordre.

La mort de l'adolescent noir Michael Brown à Ferguson s'inscrit dans une réalité tragique
et inacceptable : les policiers aux Etats-Unis tuent des civils à un rythme préoccupant. Combien de victimes chaque année ? Personne ne peut le dire précisément, car les départements de police préfèrent visiblement ne pas en parler.

Selon le rapport annuel du FBI intitulé Uniform Crime Report, il y a eu, en 2013, 461 “homicides légitimes”, définis ainsi : “action d'un représentant de l'ordre dans l'exercice de ses fonctions ayant entraîné la mort d'un criminel”. Et ces 461 personnes, sauf trois, ont été tuées par balles.

 

Les vrais chiffres sont probablement beaucoup plus élevés, car de nombreux services de police ne communiquent pas toujours leurs données au FBI. Des journalistes ont réussi à compiler des données plus complètes notamment grâce aux informations locales. Selon eux, ces chiffres seraient de l'ordre de 1 000 morts par an. Impossible de savoir combien de victimes, comme Michael
Brown, ne portaient même pas d'arme.

 

Abus de pouvoir A titre de comparaison, l'année dernière au Royaume-Uni, la
police n'a pas fait une seule victime. Pas une seule. En Allemagne, huit personnes ont été tuées par la police ces deux dernières années. Au Canada, pays qui a également un certain goût pour les armes à feu, on COMPTE une dizaine de bavures policières par an.

 

Les progressistes comme les conservateurs devraient être scandalisés par ce recours trop fréquent de la police à la force létale. Il n'y a pas de plus grand pouvoir que nous puissions déléguer à l'Etat que ce permis de tuer. Or l'abus de ce pouvoir va à l'encontre de toute notion de gouvernement limité.

 

Selon le rapport du FBI. Il est si facile dans notre pays de se procurer une arme à feu que les policiers américains, contrairement à leurs homologues du Royaume-Uni, du Japon et d'autres pays où le port d'arme est strictement encadré, ne peuvent ignorer que le moindre suspect est susceptible de faire feu à tout moment.

 

Mais quoi qu'il en soit, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. La formation des policiers est peut-être en cause. Les procédures mises en place ne sont peut-être pas bonnes. Une certaine mentalité d'assiégés prévaut peut-être dans certains commissariats de police.

.

Au-delà de la question raciale Ce qui m'amène à la question raciale. Le quotidien USA Today a épluché les statistiques du FBI sur les “homicides légitimes” de ces dernières années. Il en ressort que dans presque un cas sur quatre, il s'agissait d'un policier blanc qui avait tiré sur un Noir.

 

Les efforts musclés de l'administration Obama pour inciter les municipalités avec des taux de bavures monstrueusement élevés, comme la ville d'Albuquerque (Nouveau-Mexique), à mettre en place des réformes sont certes louables, mais elles ne résoudront rien tant que l'ampleur du problème n'aura pas été mise en lumière.

 

Le cas de Michael Brown va bien au-delà de la question raciale. La police a tué un adolescent non armé. Et, qu'il soit noir ou blanc, c'est très grave.

 

 


En savoir plus sur  : L'Indigé révolté ,  
états-unis. Combien de bavures passées sous silence ? 

AMÉRIQUESÉTATS-UNIS THE WASHINGTON POST - WASHINGTON Publié le 04/12/2014 - 17:02

 

Dans les prisons ouvertes finlandaises, les détenus ont les clés

Jukka Tiihonen a purgé les dernières années de sa peine pour meurtre dans une prison ouverte de l’île de Suomenlinna (Rae Ellen Bichell, via Global Voices)

 

(De Kerava, Finlande) Pour trouver les détenus de la prison de Kerava, en Finlande, il faut simplement remonter une allée bordée d’arbres et ouvrir la porte d’une serre.

 

« C’est vraiment reposant d’être ici », dit Hannu Kallio, condamné pour trafic de drogue. « Nous avons des lapins. »

Les 70 détenus de cet établissement vont travailler tous les jours dans la serre. Aujourd’hui, ils mettent des jeunes plants en pot en vue d’une importante vente de printemps. Et oui, il y a un enclos à lapins à caresser et avec qui passer du temps. Il y a aussi des moutons.

« Vous êtes mieux ici »

Mais il n’y a ni porte, ni serrure, ni uniforme : c’est une prison ouverte. Tous ont postulé pour y être. Ils gagnent environ 7,40 euros de l’heure, ont des téléphones portables, font leurs courses en ville et obtiennent trois jours de vacances tous les deux mois. Ils paient un loyer à la prison. S’ils choisissent d’étudier pour un diplôme universitaire en ville au lieu de travailler, ils reçoivent une subvention. Parfois, ils partent en séjour surveillé de camping et pêche.

 

Ces détenus savent qu’il ne serait pas difficile de s’évader. Kallio dit :

 

« Vous pouvez partir si vous voulez. Mais si vous vous évadez, vous retournez en prison. Vous êtes mieux ici. »

 

En Finlande, il y a des prisons ouvertes depuis les années 30. A cette époque, elles ressemblaient plutôt à des camps de travail. Maintenant, elles sont la dernière étape d’une peine de prison, avant que les détenus ne retournent à une vie normale. Tapio Lappi-Seppälä, responsable de l’Institut de criminologie de l’université de Helsinki, explique :

« Il n’y a pas l’idée que nous enfermons les gens pour le restant de leur vie, parce que si c’était le cas, il faudrait vraiment investir et s’assurer qu’il existe une possibilité de réhabilitation. »

 

Ça n’a pas toujours été ainsi. Il y a quelques dizaines d’années, la Finlande avait l’un des taux d’emprisonnement les plus élevés d’Europe. Puis, dans les années 60, des chercheurs scandinaves ont commencé à examiner l’efficacité de la punition sur la réduction de la criminalité. Conclusion : cette efficacité est nulle.

 

« L’emprisonnement ne sert à rien »

Tapio Lappi-Seppälä dit :

« Ce fut la première fois qu’une recherche aussi cruciale eut lieu et qu’elle montra que l’emprisonnement ne sert à rien. »

Pendant les trente années qui ont suivi, la Finlande a remodelé sa politique pénale petit à petit. A la fin de cette période de « décarcération », la Finlande avait le taux d’emprisonnement le plus bas du continent. Lappi-Seppälä indique que la criminalité n’a pas augmenté en conséquence :

« La leçon finlandaise est qu’il est parfaitement possible de diminuer le recours à l’emprisonnement [de deux tiers], sans influencer la courbe de criminalité du pays. »

 

En revanche, ce qui a fonctionné fut une réintroduction graduelle à la vie normale, comme ce qu’offrent les prisons ouvertes. Environ un tiers des détenus finlandais vivent dans des prisons ouvertes, et selon l’Agence pour les sanctions criminelles de Finlande, ceux-ci sont moins susceptibles d’être à nouveau arrêtés. Le taux de récidive chute d’environ 20%.

Les prisons ouvertes sont également moins chères. Esa Vesterbacka, responsable de l’Agence pour les sanctions criminelles, explique que le coût par individu diminue d’un tiers en éliminant les besoins en personnel et systèmes de sécurité, ainsi qu’en logeant les détenus dans des dortoirs. :

« Ce n’est pas la raison principale pour créer ce type de prison, mais bien entendu, de nos jours, ce n’est pas plus mal de pouvoir faire moins cher. »

Il y a même une prison ouverte dans l’attraction touristique majeure de Helsinki, l’île de Suomenlinna. L’île est un site classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et dans lequel les touristes affluent chaque été. Pourtant, seule une clôture jaune sépare la prison d’une zone résidentielle et des musées.

Les dortoirs bleus des détenus de la prison ouverte de Suomenlinna (Agence pour les sanctions criminelles de Finlande)

Un système imaginable aux Etats-Unis ?

Lappi-Seppälä indique :

« On ne se rend vraiment pas compte qu’on se promène au milieu d’une prison ouverte. Personne n’y pense. Mais je ne crois pas que les touristes, même les Américains, trouvent cela effrayant. »

 

Il est tentant de se demander si un tel système pourrait fonctionner dans d’autres pays, notamment aux Etats-Unis, pays qui incarcère le plus de gens au monde.

 

Heather Thompson est professeure d’histoire à la Temple University : elle étudie l’incarcération de masse et les populations carcérales, et explique que c’est difficile à dire car les Etats-Unis n’abordent pas ce sujet.

 

« Nous en arrivons tout juste à reconnaître que nous incarcérons bien trop de gens. Nous n’avons pas encore eu de débat sur les conditions de détention, sur ce que les gens vivent vraiment en prison, pour qu’ils en sortent comme des êtres humains entiers. »

 

Nous refusons de participer plus longtemps aux jeux de dupes que sont les élections, épiphénomène dans le cadre de cette « démocratie représentative » érigée en modèle universel, imposé aux peuples du monde entier par la pensée hégémonique de l’Occident au nom d’une soi-disant Raison.

 

Lorsque cette « raison » n’entend plus battre le cœur de l’humanité et se croit au-dessus de toutes les limites, elle devientt vide de sens et n’est rien d’autre qu’une nouvelle religion.

 

La seconde raison de notre refus, parce qu’elle ne peut pas, ne doit pas, être séparée de la première, porte sur ce qu’apporte dans ses valises cette « démocratie représentative » : son mode de vie fondé sur le mal avoir (après l’esclavage, les colonisations dont celle de l’imaginaire, le pillage des ressources, des terres et des forets jusqu’à l’immigration « choisie », après la main d’œuvre, lorsque l’Occident manquait de bras, est venu le temps de piller les cerveaux), et son mode d’organisation de « société » fondée sur la sacralisation de la propriété et de la liberté individuelle (« seul(e) au monde je fais ce que je veux ; les autres et ce qui nous entoure n’existent pas à mes yeux »), sur la consécration d’une nouvelle divinité, l’argent, et le primat de l’économique, sa financiarisation et le régime de la dette illimitée. … Après le processus de dématérialisation de la monnaie que représentent aujourd’hui les stocks d’or par rapport à la circulation monétaire dans le monde ?

 

En suivant ce « modèle » nous avons, ici, abandonné nos devenirs aux mains de différents professionnel(le)s dans le cadre des institutions de la République ; institutions que ces professionnels se sont taillés sur mesure et à la tête desquelles plastronnent de soi-disant décideurs devenus, avec leur consentement, les rouages de la méga machine ; aujourd’hui, par leurs pantalonnades, ils servent de paravent à ce « modèle » de démocratie tout en obéissant à leur maitre suprême, la finance.

 

Les différentes castes institutionnelles partisanes, syndicales, associatives,… se répartissent les rôles pour nous fair

 

La mise en scène est assurée par les médias bien-pensants et les experts en tout genre qui ressassent à longueur d’ondes et à travers les différents écrans la même antienne.

 

Hier le roi montait sur le trône de droit divin ; aujourd’hui nous élisons rois, reines et roitelets...

 

Une de mes sources cet article de Rue 89 Cet article"Dans les prisons ouvertes finlandaises, les détenus ont les clés GLOBAL VOICES ONLINE" , ainsi que le reportage de Rae Ellen Bichell pour The World, ont à l’origine été publiés sur PRI.org le 15 avril 2015, et sont reproduits ici dans le cadre d’un accord de partage de contenu avec notre partenaire Global Voices Online.

 

Public Radio International, traduit par Gwenaëlle Lefeuvre

09/01/2015

HOMMAGE

Chères amies, chers amis, camarades

 Flores Magon

prenez 2belles grosses merdes, jetez les l'une contre l'autre, elles ne se repoussent pas elles fusionnent.
Et maintenant vous comprendrez mieux pourquoi les islamistes ne s'en prennent pas au fachos du FN et pourquoi les cadres du FN ont des amitiés dans certaines dictatures islamistes .
(amitiés de jm le Pen avec saddam Hussein par exemple ou les nazis qui fuirent dans les pays musulmans en 45)

La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans : citoyen actif  :  A voir La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Documentaire/Reportage: Les Frères Musulmans, cette secte au pouvoir dans de nombreux pays

 

 

HOMMAGE Des dessins pour notre ami Charlie

De très nombreux dessins nous parviennent des quatre coins du monde, en hommage à Charlie Hebdo.

 



L’attaque dui 7 01 2015 ’a pas seulement ôté la vie de Wolinski, Charb, Cabu et des autres journalistes de Charlie Hebdo: elle menace l'essence même de notre démocratie, notre liberté d'expression, nos droits, notre humanité partagée.

Seule une poignée de personnes mal intentionnées jubile. À coup sûr, les terroristes et extrémistes de tous bords vont tenter d’utiliser ce drame pour diviser notre société, en jouant sur les peurs et les préjugés. Mais la tragédie de ce matin peut aussi nous rassembler comme jamais -- cela ne dépend que de nous. , aux quatre coins de France, nos voix ne font qu’une, que nous clamons tous ensemble notre solidarité et notre unité pour défendre la liberté de notre presse, notre diversité et notre tolérance, nous parviendrons à couvrir les discours haineux et le bruit des armes. Ne nous laissons pas diviser et réduire au silence. ”.

Sur le sujet :

 

"Charlie Hebdo" : des hommages en images
L'actu Médias / Net 

Tignous, un humaniste féroce
L'actu Médias / Net

 Honoré, l'homme modeste
L'actu Médias / Net 

"Charlie Hebdo" : de Salman Rushdie à Louis C.K., hommage d'artistes du monde entier
L'actu Médias / Net 

"Charlie Hebdo" : et après ?
L'actu Médias / Net 

"Charlie Hebdo" tiré à 1 million d'exemplaires mercredi prochain
L'actu Médias / Net 

La marche républicaine pour "Charlie Hebdo" repoussée à dimanche
L'actu Médias / Net 

A Charb, Cabu, Wolinski, Tignous et les autres...
L'actu Médias / Net 

A revoir : "Fini de rire" ou la liberté d'expression chez les dessinateurs de presse
Télévision 

documentaire Fini de rire - Arte

 

 

Fini de rire | Monde | fr - ARTE

 

 

Fini de rire | Facebook

 

 

Fini de rire - La bande-annonce - YouTubeFini de rire - YouTube

 

le tourbillon jihadiste :, le tourbillon jihadiste : , L'Irak et la géopolitique ? , La Guerre d'Image

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