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27/04/2014

manifeste des anarchistes mexicains 1911

Dossier Révolution mexicaine : le manifeste du 23 septembre 1911

 

décembre 2010 par Commission Journal (mensuel) / 909 vues Version imprimable

Dans Regeneración du 23 septembre 1911, la junte du Parti libéral mexicain en exil à Los Angeles rend public un appel au peuple mexicain. Dans le style ampoulé de l’époque, le texte synthétise ce que, depuis plusieurs mois, le PLM propose comme orientation révolutionnaire. Ce nouveau manifeste, remplaçant le programme réformiste de 1906 tombé en désuétude, ne fait qu’entériner l’évolution anarchiste communiste – bien que le terme ne soit jamais prononcé – de la direction du PLM.


 

 extrait du programme et du manifeste des anarchistes mexicains 1911

 

3 août 2013, 14:29

 

Abolir le principe de propriété privée signifie l'anéantissement de toutes les institutions politiques, économiques,
sociales, religieuses et morales qui composent le milieu dans lequel s'asphyxient la libre initiative et la libre association des êtres humains qui se voient obligés, pour ne pas périr, d'établir entre eux une concurrence acharnée, de laquelle sortent triomphants, non pas les meilleurs, ni les plus dévoués, ni les mieux dotés dans le physique, dans le moral ou dans l'intellectuel, mais les plus malins, les plus égoïstes, les moins scrupuleux, les plus durs de coeur, ceux qui mettent leur bien-être personnel au dessus de n'importe quelle considération de solidarité et de justice humaine.

 


Sans le principe de propriété privée, le Gouvernement n'a pas de raison d'être, car il est seulement nécessaire pour tenir en respect les déshérités dans leurs querelles ou dans leurs révoltes contre les détenteurs de la richesse sociale ; n'aura pas de raison d'être, non plus, l'Église dont l'objet exclusif est d'étrangler dans l'être humain la révolte innée contre l'oppression et l'exploitation en prêchant la patience, la résignation et l'humilité, faisant taire les cris des instincts les plus puissants et féconds avec la pratique de pénitences immorales, cruelles et nocives à la santé des personnes ; et pour que les pauvres n'aspirent pas aux jouissances de la terre et constituent un danger pour les privilèges des riches, ils promettent aux humbles, aux plus résignés, aux plus patients, un ciel qui se balance dans l'infini, plus loin que les étoiles qu'on arrive à voir...

 


Capital, Autorité, Clergé : voilà la sombre trinité qui fait de cette belle terre un paradis pour ceux qui sont arrivés à accaparer dans leurs griffes par l’astuce, la violence et le crime, le produit de la sueur, des larmes, du sang et du sacrifice de milliers de générations de travailleurs, et un enfer pour ceux qui avec leurs bras et leur intelligence travaillent la terre, conduisent les machines, construisent les maisons, transportent les produits ; de cette façon, l'humanité se trouve divisée en deux classes sociales aux intérêts diamétralement opposés : la classe capitaliste et la classe ouvrière ; la classe qui possède la terre, les machines de production et les moyens de transport des richesses, et la classe qui ne peut compter qu'avec ses bras et son intelligence pour se procurer la
subsistance.

 


Entre ces deux classes sociales il ne peut exister aucun lien d'amitié ni de fraternité, parce que la classe possédante est toujours disposée à perpétuer le système économique, politique et social qui lui garantit la tranquille jouissance de ses pillages, tandis que la classe ouvrière fait des efforts pour détruire ce système inique pour instaurer un milieu dans lequel la terre, les maisons, les moyens de production et les moyens de transport soient d’usage commun.

 


........................................

Ces premiers actes d'expropriation ont été couronnés par le plus souvent des succès ; mais il ne faut pas se limiter seulement à prendre possession de la terre et du matériel agricole : il faut que les travailleurs prennent possession des industries dans lesquelles ils travaillent, obtenant de cette façon que les terres, les mines, les usines, les ateliers, les fonderies, les voitures, les trains, les bateaux, les magasins de toutes sortes et les maisons soient ainsi au pouvoir de tous et de chacun des habitants du Mexique, sans distinction de sexe.

Les habitants de chaque région où un tel acte de suprême justice est réalisé n'ont rien d'autre à faire que se mettre d'accord pour que tous les produits se trouvant dans les boutiques, magasins, greniers, etc., soient rassemblés dans un lieu facilement accessible à tous, où hommes et femmes de bonne volonté feront un minutieux inventaire de tout ce qui a été ramassé, pour calculer la durée de ces produits, en tenant compte des besoins et du nombre d'habitants qui devront s'en servir, durée qui devra s’étendre entre le moment de l'expropriation et le moment des premières récoltes, et la remise en marche des industries.

Tout ce qui sera produit sera envoyé au magasin général de la communauté où tout le monde aura le droit de prendre tout ce qui lui est nécessaire selon ses besoins, sans autre formalité que de présenter une carte qui prouve qu'il travaille dans telle ou telle industrie.

 

Comme l'aspiration de tout être humain est de satisfaire le plus grand nombre de besoins, avec le moindre effort possible, le moyen le plus adéquat pour obtenir ce résultat est le travail en commun de la terre et des autres industries. En divisant la terre afin que chaque famille prenne son lopin, outre le grave danger qu'on encourt de retomber dans le système capitaliste, car il ne manquera pas d'hommes rusés ou qui ont l'habitude de faire des économies, et qui arriveront à avoir plus que d'autres et pourront à la longue exploiter leurs semblables ; outre ce grave danger, si une famille travaille un morceau de terre, il lui faudra travailler autant ou davantage qu’aujourd’hui, sous le système de la propriété individuelle, pour obtenir le même résultat mesquin qu'on obtient
actuellement ; tandis que si on groupe la terre et on la travaille en commun, les paysans travailleront moins et produiront davantage. Bien sûr, il y aura assez de terre pour que chaque personne puisse avoir sa maison et un bon terrain pour en faire usage selon son plaisir.

Ce qui se dit à propos du travail en commun de la terre, on peut le dire du travail en commun à l'usine, à l'atelier, etc... ; mais chacun, suivant son tempérament, suivant ses goûts, suivant ses inclinations pourra choisir le genre de travail qui lui convient le mieux, pourvu qu'il produise suffisamment pour couvrir ses besoins et ne soit pas une charge pour la communauté.

 

OEuvrant de la manière ainsi décrite, c'est-à-dire, l'organisation de la production suivant immédiatement l'expropriation, libre alors de patrons et basée sur les besoins des habitants de chaque région, personne ne manquera de rien malgré le mouvement armé, jusqu'à ce que s'achève ce mouvement par la disparition du dernier bourgeois et du dernier représentant de l'autorité. Une fois détruite la loi qui soutient les privilèges, et lorsque tout sera remis aux mains de ceux qui travaillent, nous nous embrasserons tous fraternellement et célébrerons avec des cris de joie l'instauration d'un système qui garantira à tout être humain le pain et la liberté.

Ricardo Florès Magon

Lire également les autres articles du dossier :
 
Edito : les anarchistes dans la Révolution mexicaine
 
Décembre 1910 : une prise d’armes au cri de « Tierra y Libertad ! »
 
Controverse en France : la Révolution mexicaine est-elle communiste ?
 
Chronologie et cartographie de la campagne de Basse-Californie
 
Le magonisme aujourd’hui : une mémoire à se réapproprier
 
Ricardo Florès Magón s’adresse aux femmes

06/03/2014

Le nouveau capitalisme

 

Bonjour à toutes et à tous!

 Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ».Comme il avait raison.
 

La crise. Quelle crise ?
la photo de Denis BeauchampLa crise. Quelle crise ?Pourquoi parler de crise ? 
La crise. Quelle crise ?

Posted on 22 avril 2012 by risc , Merde in France (english) Textes en Français

 

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme . Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

François Hollande sur le pacte de responsabilité

: « il ne s'agit pas de changer de chemin, mais d'aller plus vite »… pour faire des cadeaux au patronat ? cf voir la finance imaginaire

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit.

 

. l. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système.

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

A lire La crise. Quelle crise ?

PENSER CRITIQUE
Kit de survie* éthique et politique

Pour situations de crise[s]

Les agents économiques ne produisent plus, eux mêmes, ce dont ils ont besoin ; ils acquierent des biens et des services sur des services et des marchés.

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. Les délocalisations d’industries et de services ont alors permis de baisser le coût du travail au niveau mondial. La consommation a été soutenue par le développement du crédit, qu’il s’agisse de dépense publique (et de dette publique) ou privée. Mais ce système est lui-même à bout de souffle, comme le montre la crise qui a commencé en 2007. Le krach de 2008 n’a pu être rattrapé qu’au moyen d’une expansion massive de l’endettement étatique. Le montant de cette dette, désormais impossible à rembourser, est l’expression concrète de cette impasse. La crise de la dette publique en Europe et les perspectives de défaut de la Grèce, désormais bien réelles, en sont la preuve. Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

 

La semaine passée aura encore été une semaine d'absence relative de résultats. Du coup, elle aura été marquée par les orientations de politique économique. Ainsi, autant la semaine d'avant avait été marquée par la FED et la BCE, autant la semaine dernière a été marquée par le discours de François Hollande. Un discours qui a pris les marchés, les journalistes et les politiques à contre-pied, car axé sur une politique de l'offre : "Il ne peut y avoir de création d'emplois dans la durée sans les entreprises. Il nous faut produire plus, il nous faut produire mieux. C'est donc sur l'offre qui faut agir. Sur l'offre ! Ce n'est pas contradictoire avec la demande. L'offre crée même la demande". Les économistes reconnaitront là une inspiration néo-classique, qui est une première pour un socialiste. Hollande s'en défend, mais le libéralisme est totalement hérité de la pensée néo-classique! Il profite de l'inculture économique ambiante pour s'en défendre.  La culture économique de Mr Hollande tranche avec l'inculture économique de son prédécesseur.

Opération séduction de François Hollande auprès des investisseurs mondiaux

Le président français reçoit aujourd'hui des patrons de poids lourds de l'industrie mondiale mais aussi des responsables de fonds koweïtien, qatari et chinois. Lire

 

 Suivez jour après jour les évènements marquant de la crise de la zone euro grâce à cet « article évolutif ».    13 septembre :   Agitations autour d’un éventuel 3e plan d’aide grec  Hausses d'impôts et croissance : la mise en garde des économistes La France maintient son objectif d'un retour du déficit à 3 % en 2013 malgré une prévision de croissance abaissée à 0,8 %. 20 milliards d'euros de recettes sont recherchés. Une ponction qui va peser sur la croissance, craignent les économistes.  Sur le même sujet impôt sur le revenu : le gel du barème pénalisera 16 millions de foyers l'an prochain, Par Lucie Robequain : « Nous créons de toutes pièces une crise artificielle », Par Frederic Schaeffer : A gauche, le ton de Hollande rassure, le tour de vis inquiète, Par Elsa Freyssenet : La droite cherche le bon angle d'attaque, Par Isabelle Ficek : « Il manque encore un grand dessein, un grand récit », Par Pierre-Alain Furbury : Le Pen dénonce le « tournant de la rigueur » Par Isabelle Ficek

Aujourd'hui, il y a une économie d'échanges fondée sur la division du travail, au plan mondial. Cela a provoqué une forte spécialisation des économies nationales en fonction de leurs avantages respectifs ( cf voir les Théorie explicative du commerce mondial : la théorie de l'avantage absolu d'Adams Smith, l'avantage relative de David Ricardo)

 

Une société fonctionnement sur l'endettement, le crédit, la consommation et la course aux profits :

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme pur des livres I et II, nous sommes montés dans l’échelle des fictions pour arriver enfin à la dernière d’entre elles, celle qui garantit toutes les autres : l’endettement de l’Etat. L’endettement de l’Etat est « purement fictif » (Capital, vol. III, p. 465). C’est son existence qui donne au capital la dimension d’un rapport social et politique. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

Faut-il dire adieu à la croissance  ? Durant deux jours seront déclinés rencontres, animations, débats et projections consacrés aux grandes questions économiques et sociales du moment / Should we say goodbye to the growth? During two days will be declined meetings, events, debates and projections on the broad economic and social issues of the day

 

Sans croissance, point de salut ! répètent à l'envi les gouvernements européens. Mais à long terme, faut-il réellement faire de l'augmentation du PIB l'alpha et l'oméga du progrès humain ? Aujourd'hui, le PIB comme instrument de mesure de la richesse est de plus en plus contesté, nous obligeant à imaginer de nouveaux indicateurs et à nous interroger plus profondément sur le contenu même de la richesse Pourquoi parler de crise ? /

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2]. /

T

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. .
  2. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. .

 

 « Spectacle à tous les étages ! | Page d'accueil | Les croûtes de Bush »  vendredi, 28 février 2014Farce tranquille du capitalisme patient - zebre plus ultra

 

 

Les "capitalistes patients" embaucheront quand la conjoncture sera meilleure. D'ici là nous sommes priés de les croire sur parole et le gouvernement est sommé de leur accorder  les royales baisses des charges qu'ils exigent. Elles se feront par un effort supplémentaire de 50 milliards d'euros d'économie. Sur le dos de qui se feront ces économies et qui paiera la note ? C'est si peu un mystère que le gouvernement est incapable d'oser le dire.

 

Quant au  Pacte de responsabilité : présenté comme un "donnant-donnant de Hollande aux entreprises", c'est un miroir aux alouettes où les pigeons donnent tête baissée.

 

Ce en quoi il rejoint le gouvernement PS qui se garde de chiffrer les créations d’emplois attendues.

Comme le démontre Frédéric Lordon : "Les entreprises ne créent pas l’emploi : elles « opèrent » l’emploi déterminé par la conjoncture. Si l’on veut de l’emploi, c’est à la conjoncture qu’il faut s’intéresser, pas aux entreprises."

« la conjoncture est un processus qui, dans une certaine mesure se laisse piloter. C’est précisément l’objet de cette action qu’on appelle la politique macroéconomique. Mais, de cela, le gouvernement " socialiste " a manifestement abdiqué toute velléité : ligoté par les contraintes européennes qui ont si bien neutralisé toute possibilité de politique économique active, et ayant renoncé par avance à tout effort de retrouver quelque marge de manœuvre en cette matière, il ne lui est plus resté qu’à dévaler avec tout le monde la pente de l’idéologie libérale-entrepreneuriale pour former le puissant raisonnement que si ce sont les entreprises qui créent les emplois, alors il faut être très gentil avec les entreprises. »

Les entreprises ne créent pas l’emploi  par Frédéric Lordon - La pompe à phynance - 26 02 2014

Sauve qui peut !, Ce soir Enfants forçats, Le chomage a une histoire, Andre Gorz, Laboratoire et cobayes, Le poison grec, Hollande, vrai changement?, Les "marchands de doute" ? L'Europe au bord du suicide !, ‘Les Vivants et les Morts’

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.

 

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction. On augmentait les salaires, mais on augmentait plus encore la production. On rendait marchands de nombreux secteurs qui ne l’étaient pas auparavant, comme aujourd’hui on est en train de le faire avec l’éducation, la santé ou la sécurité. On fournissait à coûts plus bas (par l’effet de l’industrialisation et de la massification) une foule de produits plus nombreux, et qui faisaient vivre les prolétaires tout en maintenant les bénéfices. Pour développer la production de cette manière, il fallait que la consommation envahisse la société entière, avec tout ce que cela signifie: publicité, manipulation du désir, production d’une foule de saloperies destinées à satisfaire des besoins socialement créés.

 

Par ailleurs, ce qui s’appelait alors le tiers-monde était maintenu sous une domination coloniale ou post-coloniale qui permettait d’en exploiter les matières premières.

 

.Les différentes structures du système capitaliste

 

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Le nouveau capitalisme

 

« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c’est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l’après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (…)

 

La crise du capitalisme « fordiste » de l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux Etats-Unis et en Europe. Ce nouveau « régime de croissance », qualifié de « fordiste » par l’école de la Régulation, repose sur 4 piliers principaux :

·         Le rapport salarial « fordiste », organisant le partage des gains de productivité issus des principes tayloriens de l’organisation scientifique du travail sur la base d’un compromis capital/travail. Ce compromis est le fruit de négociations entre patronat et syndicats au niveau des branches et des entreprises. Il a permis une hausse rapide des salaires ;

·         Des politiques économiques actives, budgétaires et monétaires, dont l’objectif est d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises ;

·         L’Etat-providence, c’est-à-dire un système de protection sociale fondé sur la solidarité entre les classes sociales et entre les générations ;

·         Des systèmes financiers administrés, destinés à assurer le financement de l’accumulation du capital productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles et contrôlés par les autorités monétaires.

Cet environnement institutionnel a contribué à créer un contexte économique et social d’une grande stabilité, particulièrement favorable à l’accumulation du capital industriel et à la croissance de la production : c’est la période des Trente glorieuses. La croissance est alors soutenue par la progression de la demande (…) et surtout par la progression du pouvoir d’achat des salaires découlant de leur indexation sur les gains de productivité et sur les prix. Enfin, la fixation administrative des taux d’intérêt garantit aux entreprises un coût du capital stable et bas, ce qui stimule l’investissement.

Ce régime de croissance rapide s’est essoufflé à partir des années 1970 avec le ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation. La décélération des gains de productivité a été un facteur décisif et est allée de pair avec une baisse des profits des entreprises. Cette évolution résulte de la perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail ainsi que de la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus, conflits qui créent des tensions inflationnistes. Les événements de 1968 et l’échec des accords de Grenelle en France en sont l’illustration.

La crise du capitalisme fordiste résulte aussi de la déstabilisation du Système monétaire international (SMI). Les rythmes d’inflation différant selon les pays, le régime de changes fixes – qui assurait la stabilité des monnaies entre elles dans le cadre du SMI de Bretton Woods – est remplacé par un système de changes flexibles en 1973. Cette crise du SMI vient fragiliser (…) les économies [qui] deviennent de plus en plus interdépendantes. C’est le début du processus de mondialisation. (…)

 

 

Les débuts du « capitalisme actionnarial »

A partir de la fin des années 1970, en réaction à la crise du régime fordiste, les politiques économiques changent de cap dans les principaux pays industrialisés. Ces politiquent prennent place dans trois domaines principaux : une nouvelle régulation macroéconomiques, la libéralisation du système financier et, en France, la privatisation de la quasi-totalité des grandes entreprises industrielles et financières.

 

Les principaux piliers du régime fordiste sont remis en cause. Les politiques de rigueur salariale déconnectent l’évolution des salaires de celle des gains de productivité, les politiques de libéralisation et de privatisation font reculer la régulation publique et les réformes financières  bouleversent la logique du système financier : l’économie d’endettement administrée fait place à une économie de marchés financiers libéralisée. A la suite de ces choix politiques et idéologiques, un nouveau régime de croissance se met progressivement en place : le « capitalisme actionnarial », dans lequel la finance de marché joue un rôle central. La création de richesse financière par les entreprises en constitue le cœur. (…) Ses principales caractéristiques sont : (…) le rôle primordial des marchés d’actions et des investisseurs (…), la prépondérance de la logique actionnariale induisant de nouvelles formes de gouvernement d’entreprise ; (…) la perte d’autonomie des politiques économiques face aux marchés financiers (…) »

 

Extraits de D. Plihon (2003), Le nouveau capitalisme, Paris, La Découverte, coll. Repères, pp. 48-

 

 

 

Politique budgétaire :relance de l’économie par la hausse des dépenses publiques. L’état peut par exemple décider de financer des mesures de réduction d’impôt afin de relancer la consommation.

 

Politique monétaire :relance de l’économie par la hausse de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie. Auparavant, les états pouvaient contrôler la quantité de monnaie en circulation dans leur économie en jouant sur les taux d’intérêt. De nos jours, une baisse des taux directeur de la banque centale peut entraîner une baisse des taux d'intérêt d’emprunt et donc une hausse de la demande de la part des ménages, puisqu'il diminue ainsi le coût des emprunts et donc augmente les achats à crédit des ménages, tout en assurant aux entreprises des possibilités d'investissement à bas coûts leur permettant ainsi de répondre à cette accélération de la demande tout en évitant l'inflation.

 

Politiques permettant d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises :  voir ci-dessus.

 

Système financier administré : Le capitalisme fordiste des 30 glorieuses repose sur un système financier administré fondé sur le financement bancaire.

 

Le capitalisme du XIXe siècle est atomisé et concurrentiel. Puis après la Seconde guerre mondial, apparaît le capitalisme dit « fordiste »par l’école de la régulation. Une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux USA et Europe. Il repose sur 4 piliers institutionnels :

  • le rapport salarial « fordiste » : organise le partage de gains de productivité issus du système taylorien.
  • Politiques économiques actives, budgétaires et monétaires.
  • L’État-Providence : système de protection social.
  • Des systèmes financiers administrés (assurer le fin de l’accumulation du K productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles contrôlés par les autorités monétaires.
Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard
 

1)      Suite au régime fordiste, quel nouveau régime s’est progressivement mis en place ?

L’essoufflement de la croissance dans les années 1970 avec ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation provoque une baisse des gains de productivité et des profits des entreprises. La perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail entraîne la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus. Le capitalisme va devenir un capitalisme actionnarial.

On assiste à un vaste processus de transformations économiques, sociales, politiques à l’échelle mondiale. C’est l’émergence d’un nouveau capitalisme mondialisé sous l’effet de deux grandes forces : les nouvelles technologies et la globalisation financière. Ainsi s’opère une transition vers une nouvelle forme de capitalisme dominé par la finance et le savoir. Le nouvel état de l’économie porte plusieurs noms : le new age : âge d’or illustré par le modèle américain = croissance économique forte et durable (grâce aux nouvelles technologies et l’économie de marché) ou encore la nouvelle économie qui est l’ensemble des entreprises appartenant au secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication et dont le développement économique est fondé sur internet dans un nombre toujours plus grand d’activités).

 

2)      Qu’est-ce que la libéralisation des marchés financiers ? A quoi servent les marchés financiers ?

 

Les vingt dernières années ont été témoin de la libéralisation du secteur financier dans la plupartdes pays de l’OCDE. L’objectif premier était d’accroître l’efficacité du système financier, mais les implications macro-économiques ont sans doute été au-delà de cet objectif, affectant les fluctuationsdu cycle et les mécanismes de transmission des politiques monétaires et fiscales. Plus précisément, la déréglementation financière, avec une compétition accrue dans le secteur des services financier, devrait avoir relaxé les contraintes de liquidité des ménages, grâce à l’extension des crédits, et permettre ainsi un niveau de consommation plus élevé.

Un marché financier, comme tout marché, est un lieu de rencontre au sein duquel des acheteurs et des vendeurs achètent et vendent. Comme dans n'importe quel marché, le prix de vente et d'achat est déterminé par le niveau de l'offre et de la demande. Les marchés financiers assure un rôle de financement. Les agents économiques qui ont des besoins de financement peuvent trouver en face d’eux des agents disposés à avancer des fonds excédentaires en contrepartie d’une rémunération appropriée pour des financements à long terme et le marché monétaire par des financements à court terme.

 La tendance à la préouverture
Préouverture Paris : vers une cinquième semaine consécutive de hausse ?
Transgène : une augmentation de capital de 45,5 millions d'euros à 10 euros l'action

Interview de la semaine
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Le marché financier se présente donc comme une composante du marché de capitaux qui permet le financement de l’économie. C’est le lieu d’émission et d’échange des valeurs mobilières, principalement les actions et les obligations.  

La baisse tendancielle du taux de profit est un concept central du marxisme, qui affirme que le taux de profit dans une économie capitaliste est condamné à chuter tendanciellement, en raison de l’augmentation de l’intensité capitalistique au détriment du travail

Karl Marx, Semer des dragons !

 la grèce,néolibéralisme

Ce point de vue n' est du toutt erroné car il existe bel et bien une baisse tendancielle du taux de profit inhérente au capitalisme. Dit autrement, et si rien n’est fait, le système capitaliste se consume et voit son taux de profit diminuer inexorablement. Face à cette tendance, Marx souligne qu’il existe des contre-tendances. Il n’y a donc rien de contradictoire à parler d’une baisse tendancielle du taux de profit et de reconnaître avec Nicholas Kaldor que ce taux est resté stable sur deux décennies. Car s’il est resté stable, ce n’est qu’au prix de devoir injecter régulièrement dans le système, lors de crises, des contres-tendances qui lui redonnent du souffle.

Citons quelques contres-tendances :

  • une économie de guerre ;
  • une expansion des marchés (impérialisme et colonialisme) ; accentuée par la chute du système stalinien (maoïste…) lors de la guerre froide
  • l’innovation technologique ;
  • le marketing consumériste inventé par Edward Burnays

La crise permanente : La chute de la Grèce ferait office, comme Lehman en son temps, de déclencheur d'une nouvelle dépression des marchés. C’est bien l'analyse que font nombre d'investisseurs, alors que l'étau se resserre autour d'Athènes.

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La mort de la classe populaire et moyenne ?

 

Peut-on avoir une classe moyenne sans un secteur manufacturier ?

 

La façon dont on répond à cette question repose sur la manière dont on traite la question suivante : les pays ont-ils ou devraient-ils avoir de nos jours des "intérêts nationaux ?" Du point de vue du consommateur, il importe certainement peu que les objets soient fabriqués dans le pays lui-même. Aujourd'hui, on peut obtenir ce qu'on veut, en provenance de n'importe quel coin du monde.

 

Mais le système mondialisé actuel -- une chaîne d'approvisionnement diversifiée et mondiale, une logistique en flux tendu, de l'énergie bon marché et de grands conteneurs maritimes -- est encore tout jeune et peut-être pas si solide qu'on le croit lorsque les désaccords entre pays s'exacerbent.

 

En d'autres termes, veut-on être dépendant de technologies clés ou d'articles disponibles sur les marchés libres et ouverts ? Après tout, la pratiquent le libre-échange n'empèche pas l'état d'intervenir pour protéger les " fleuront français" comme les entreprises du CAC 40. Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme. Chacun protège son propre marché, que ce soit pour des raisons de chômage ou parce qu'il considère les technologies clés comme quelque chose qui ne devrait pas être confié à des étrangers.

 

Au 21ème siècle, avons-nous besoin d'une base industrielle pour avoir une économie en bonne santé ? Peut-être pas.

 La Grèce fait le tour du monde
Les investisseurs sont particulièrement inquiets car la sortie de la Grèce commence sérieusement à se matérialiser. Après le Bank run (bank run )  , la fuite des capitaux, le vote du 17 juin pourrait sonner le glas de l'intégration européenne de la Grèce. Cf Panique bancaire - Wikipédia, Source: Lesechos via Realinfos, BankRun du 15 Septembre | Facebook, Bankrun expliqué , l'argent dette + Cantona - YouTube,

Un rôle majeur tout au long de l'histoire
Toutefois, l'histoire montre que le secteur manufacturier a joué un rôle important pour faire accéder un grand nombre de personnes à la classe moyenne. C'est le travail qualifié qui a permis d'employer des millions de personnes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

 

Le revenu par habitant a alors augmenté, tout comme le PIB et les salaires en valeur réelle. L'assiette de l'impôt a augmenté elle aussi. Les années 1950 et 1960 représentent l'âge d'or des Etats-Unis, l'époque où General Motors régnait sur le monde.

 

 Le passage à une économie "basée sur les services" est qualifiée par la majorité à la fois d'inévitable et de bénéfique. Mais l'est-elle réellement ? Si vous n'avez pas la somme des connaissances et les capitaux nécessaires pour fabriquer des biens -- et comment pouvez-vous les fabriquer de manière compétitive, en quantités massives, avec une main-d'oeuvre mondialisée ? -- alors il ne fait aucun doute que cela change la nature de votre marché intérieur de l'emploi.

 

 Aux Etats-Unis, le déclin de l'industrie s'est traduit par plus de travail à temps partiel, à des salaires réels plus bas, pour plus de monde. Et sans doute, cela a également signifié un travail moins satisfaisant pour les employés, un travail dont ils ne pouvaient plus être fiers et grâce auquel fonder une famille.

 

 . On a également assisté à un déclin structurel du taux de participation de la main-d'oeuvre, avec moins de personnes qui recherchent du travail et plus de gens qui sont licenciés et pointent au chômage.

 

Avec un libre échange, les prix des produits manufacturés sont certes plus bas mais les salaires ont eux aussi baissé. Qu'est-ce que vous pensez que cela signifie pour la qualité de vie ? Vous avez accès au crédit pour acheter des biens et des services moins chers mais votre salaire réel baisse, de même que la satisfaction que vous tirez de votre travail. Est-ce une bonne affaire ? Est-ce équitable ?

 

La désindustrialisation n'est pas la même pour tous
Les cités-Etats (comme Singapour) et les Etats-nations (comme la Suisse) sont en bien meilleure position pour dé-industrialiser ou se spécialiser (technologie de dessalement à Singapour, horlogerie en Suisse, par exemple). Mais cela ne fonctionne pas toujours aussi bien.

 

Regardez comment la finance et la City dominent l'économie du Royaume-Uni. La classe populaire et moyenne a été balayée. Les prix de l'immobilier dans les grandes villes grimpent en flèche. Il y a les gens très très riches... et les autres.

 

Le documentaire : Ainsi squattent-ils , un documentaire de Marie Maffre 2013 – 90' illustre bien cette problématique :

Dans nos villes, des milliers de mètres carrés sont vides. Au pied de ces immeubles, sur les trottoirs dorment les sans-abris. De jeunes militants refusent cette aberration sociale et décident, collectivement, de faire revivre ces maisons abandonnées. Elles deviennent des lieux de vie, de partage où s’inventent de nouvelles façons de lutter pour favoriser le vivre ensemble, l’ouverture à l’autre, le mélange social. En s’ancrant dans les immeubles occupés par le collectif Jeudi Noir, ce film explore les complexités de leur militantisme

 

Même chose en Amérique, même si le phénomène est plus ou moins atténué par le boom du gaz de schiste, grâce auquel l'énergie bon marché a ramené certains types d'usines sur les terres américaines. Mais alors même que l'économie passe des services pour les masses à la finance pour les élites, combien de gens peuvent devenir trader en obligations ou agents immobiliers dans un pays de 300 millions d'habitants ?

 

Au 20ème siècle, la fabrication de masse est allée de pair avec la création d'une classe moyenne solide.

 

Dans le monde occidental, la classe populaire et  moyenne est sous la pression des coûts de main-d'oeuvre plus bas sur les marchés émergents  et de la part "des élites". La révolution technologique n'arrivera pas suffisamment à l'avance parce que la guerre est déjà là... et elle est pour vous. 

 

MANIFESTE CNT-AIT 71

27 juin 2013, 11:48

Constatant que la situation sociale et économique ne cesse de s'aggraver, La CNT-AIT 71 syndicat anarchiste ré-affirme ses principes :
-que le consensus et la collaboration au pouvoir des organisations politiques ou syndicales n'entrainent qu une accélération de la destruction de nos conditions de vie.

De ce fait nous refusons toute alliance avec des partis, des syndicats ou associations réformistes, électoralistes etou dictatoriaux.


-que la seule solution est la lutte par la base que ce soit sur les lieux de travail comme dans le reste de la société par le biais de comités de lutte et de conseil libre.

-que l'anarcho-syndicalisme est le meilleur outil théorique-pratique pour faire face à la situation actuelle.


Son projet est l'instauration du communisme anarchiste soit :


-le refus et l'abolition du capitalisme ( propriété privée ou étatique)
-le refus et l'abolition du principe d autorité sous quelque forme que ce soit :Etat, hiérarchie religieuse , patronale ou autres.

et donc :
– pour l'émancipation économique et sociale
– pour une gestion collective par la base et fédéraliste.
 

 

"Tant qu'il n'y aura pas d'égalité économique et sociale, l'égalité politique sera un mensonge."
(Michel Bakounine)

 

Un vent glacial venu de l'Est

Homs, chronique d'une révolte

Homs, chronique d'une révolte

Le nouveau capitalisme

 

Faites le deuil du monde d'hier, Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer ! 

 

 DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTube, Crise aux pays des merveilles, Lien entre capitalisme et l’endettement - Antalya, La Finance imaginaire - Hensozu

 

BA Les Infiltres Vendredi Prochain 22H50 Sur France 2 [ Inédit ] Pôle Emploi entretien #1 - YouTube :  

Reportage "Ils luttent contre le chômage" - YouTube :57 min Enquête : "Pôle emploi : Peugeot-Sochaux, Cadences en Chaîne - YouTube : 53 min , Pôle emploi au coeur de la crise :Nouveau Parti d'Emmanuel...Recul du Front de gauche,...Comprendre le capitalisme...

 

 

 

 

01/03/2014

Bakounine Un regard affuté sur les thèses de Marx

Bakounine

2 Un regard affuté sur les thèses de Marx

 

 

 

Photo : Bakounine en audio:
http://www.youtube.com/watch?v=o-wakEwAtCQ
Dieu et l'Etat: http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/bakounine-michel-dieu-et-letat.html

 

 

Exposer les divergences entre Bakounine et Marx nous éclaire sur les oppositions entre le communisme et le socialisme libertaire. Elles sont d’actualité car les positions de Bakounine nourrissent nos réflexions sur la domination et sont des anticipations des dérives intrinsèques au communisme.

Toutefois, il n’est pas aisé d’en rendre compte, les idées de ces deux penseurs ayant évolué au gré de leurs expériences et des leçons tirées des évènements. Anticapitalistes, ils critiquent la concentration du capital entre les mains de quelques-uns. Mais, constatant que des ouvriers s’embourgeoisent, Bakounine conteste la simplification de Marx qui en déduit la paupérisation croissante du plus grand nombre. Il réfute la primauté de l’économie pour saisir la situation politique d’un pays et souligne l’importance de la religion, des institutions, des mentalités.

Photo

Tous deux sont contre tout système exploiteur, mais la prévalence de la liberté, pour Bakounine, et sa radicalité sur l’égalité impliquant le refus de toute hiérarchie lui font repousser toute autorité qui n’est pas issue d’une compétence, une connaissance et qui s’impose par un statut, une prise de pouvoir. Il est ainsi le fer de lance du socialisme anti-autoritaire s’insurgeant contre le bureaucratisme, le centralisme de l’AIT (Association internationale des travailleurs) défendu par Marx, pour s’approprier le pouvoir. Réaffirmant l’anti-autoritariste au cœur de l’anarchisme, Bakounine défend l’autonomie des fédérations et préconise une réflexion collective contre des décisions venues d’en haut.

 

Les chefs

L’anti-autoritarisme se conjugue avec l’anti-étatisme. Mais pour Marx, l’émancipation des travailleurs passe par la conquête du pouvoir politique, par les élections ; Bakounine, lui, envisage une lutte pour l’émancipation de pair avec une lutte contre la bourgeoisie et l’État remplacé par le fédéralisme, dans la lignée de Proudhon. Par nature, l’État est répressif et le pouvoir s’y concentre. La participation des « dominés » aux élections, préconisée par Marx, est un jeu de dupes, les dominants n’hésitant pas à transformer une démocratie en dictature quand ils pressentent leur pouvoir en danger.

Bakounine refuse une « dictature du prolétariat » qui signifie la prédominance des ouvriers. Il estime qu’un parti gouvernant, administrant et gérant les moyens de production et les richesses, tel que Marx le souhaite, conduirait à l’accaparement des pouvoirs. Depuis 1917, cette clairvoyance n’est plus à démontrer.

Les idées libertaires ayant alors un écho certain, surtout dans les sections latines et suisse de l’AIT, Marx veut stopper leur influence ; il cherche à salir Bakounine en le calomniant, l’accusant d’être un agent du tsar, un « capteur d’héritage ». Il parvient à exclure les anti-autoritaires de l’AIT au congrès de La Haye, en 1872. Le 15 septembre 1872 se tientle congrès de Saint-Imier fondant l'Internationale « anti-autoritaire ». Il nous faut bien aussi – même brièvement – évoquer un point délicat : si Marx avait des préjugés sur les Slaves (Karl Marx, Semer des dragons ! : citoyen actif ) , Bakounine lui-même était imprégné de l’antisémitisme ambiant. Il nous lègue la perspicacité de ses vues sur les thèses marxistes et nous invite à la vigilance dans l’organisation anarchiste, pour ne pas ouvrir de voies possibles à des prises de pouvoir.

 

Agnès Pavlowsky

En Kiosque

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[PDF] Variations sur Empire

Et si Karl Marx avait raison ? : citoyen actif

Le blog de zones subversives –

Détroits n°1 - Infokiosques.net

http://cerclelibertairejb33.files.wordpress.com/2014/02/nc2b0-47.pdf

Les chefs

 

K. Marx - Le Capital Livre I : XXVIII

Marx-Engels : Le parti de classe (I) - Introduction - 36

karl marx : citoyen actif - Les blogs

 
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