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17/08/2013

Une reprise en trompe l'oeil

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economie,poitique,sciété,france,françois hollandeFrance : rebond surprise de 0,5% du PIB au deuxième trimestre  France   Actualités

Par Claude Fouquet ( Journaliste dans les échos | 14/08 | | 19commentaires

Le PIB a progressé de 0,5% au deuxième trimestre. Bien plus que ne le prévoyaient l’Insee et la Banque de France. Un chiffre qui accrédite l’idée d’une reprise en cours et conforte la prévision du gouvernement.

Rebond net autant qu’inattendu de la croissance française au deuxième trimestre 2013

 

Tout le monde évoquait depuis plusieurs semaine une reprise, mais personne ne connaissait son ampleur. Selon l’Insee, celle-ci est au rendez-vous et s’avère bien plus importante que prévue. Le PIB a en effet progressé de 0,5 % selon les premiers résultats publiés ce mercredi matin. Un rythme nettement plus soutenu que les 0,2 % annoncés début juillet par l’Insee dans sa dernière Note de Conjoncture.

Un résultat qui alimentera sans aucun doute la polémique autour de l’optimisme affiché de l’exécutif début juillet, c’est le Président de la République lui-même qui a lancé le signal en affirmant que « quelque chose se passe dans l’économie .» Un discours relayé ensuite par ses ministres, à commencer par le Pierre Moscovici. En dépit d’un « couac » en fin de semaine dernière le ministre de l’économie a en effet réaffirmé qu’il n’y avait pas de modification de la prévision de croissance (  le PIB ) . Jusqu’à maintenant le gouvernement table sur une croissance de 0,1 % en 2013.

La prévision du gouvernement confortée a encore souligné Pierre Moscovici en début de matinée. Pour Jean-Marc Ayrault, ce rebond de la croissance au deuxième trimestre conforte la stratégie du gouvernement. Car, même si dans leurs dernières prévisions (réalisées avant de connaître ce rebond) l’Insee tout comme la Banque de France annoncent une croissance molle au cours du second semestre, il faudrait que celle-ci replonge pour que la prévision gouvernementale ne soit pas atteinte.

Similitude dans  le reste de l'Europe : Enfin, cerise sur le gâteau, la reprise semble être également au rendez-vous au delà des frontières de l’hexagone. Et notamment en Allemagne, principal partenaire économique de la France. Outre-Rhin aussi la croissance a surpris par sa vigueur et atteint 0,7 % sur la même période .

 VIDEO Rebond de la croissance : feu de paille ou feu de joie ? L'analyse de Dominique Seux

  Un rebond technique qui n'officialise pas encore la sortie de récession

"Cette hausse, qui intervient après deux trimestres consécutifs de repli et qui s’avère la plus forte depuis début 2011 officialise ainsi la sortie de la récession technique dans laquelle l’Hexagone avait plongé pour la première fois depuis 2009.Pour autant, cette bonne surprise ne doit pas faire oublier que même si reprise il y a, la croissance attendue de l’économie française restera largement trop faible pour faire réellement redémarrer l’emploi." D’ailleurs, publiée le même jour par l’Insee et la Dares, la première estimation de l’évolution de l’emploi au deuxième trimestre montre que l’économie française a continué de détruire des emplois . Plus qu’au premier trimestre même avec 27.800 postes perdus contre 8.300 au cours des trois premiers mois de 2012.

Sans oublier qu’un aléa important pèse toujours sur l’avenir. Rien ne permet d’affirmer que l’activité pourra soutenir un tel rythme au cours des prochains trimestres. En effet, l’Insee explique ce rebond avant tout par une reprise de la demande intérieure qui est essentiellement tirée par la consommation des ménages. cette dernière accélère et progresse  soutenue en grande partie par le dynamisme des dépenses d’énergies « favorisées par des températures de nouveau inférieures aux normales saisonnières » et la reprise des dépenses en automobiles.

La BCE a annoncé que les taux d'intéret très bas afin que l'économie reparte. Les banques centrales ont mis une politique coordonnée

On commence a voir une reprise des indicateurs économiques des pays développés. Selon Rachid Medjaoui, la reprise sera plus forte au Japon et Etats Unis. Les moteurs de cette reprises ne sont pas les meme. Immobilier et l'investissement ( du gaz de schisme) aux Etats Unis. Un indicateur a surveillé, on assiste a un rebond des indicateurs des ménages. Ils semblent que dans les pays développés, les ménages soient moins pessimistes, voir plus obptimistes pour certains. L'explication tient aux conditions financières sont " très satisfaisantes", les taux d'intérets sont très faibles et puis également la " sagesse" des prix des matières premières qui vient donné du pouvoir d'achat.

Rachid Medjaoui rajoute : Il y a un découplage entre les pays occidentaux et les pays émergents qui continue de ralentir : On assiste a une forte baisse des devises des pays émergents qui oblige les banques centrales de ces pays a remonté les taux d'intérets à un moment donné ou les économies sont entrain de fortement ralentir. Pourquoi les banquiers font cela. Tout simplement, parce qu'ils n'arrivent pas a défendre leur devise avec les réserves de change, parce que les réserves de changes ont potentiellement baissé. Une possible crise des balances des paiments. Il faut faire très très attention.  A nuancé, car les chinois sont intervenu ( la chine : ralentissement de la croissance sous controle") pour dire qu'ils ne souhaite pas un ralentissement trop fort. Il ne s'agit pas de parier sur un plan de relance budgétaire, comme nous avions eu il y a deux ou trois ans, mais ils annoncent déjà des mesures ciblées a certains secteurs économiques. Et puis deuxième choses, la nouvelle qui avait mis le feu aux poudres dans les pays émergents : la peur d'une hausse des taux long aux états Unis. Hors la réserve fédérale M Bernanke rassure plutot sur ce coté là.

Hausse des opérations de  fusions acquisitions : On observe aussi une hausse des fusions acquisitions d'envergure. Nous avons tout les ingrédients pour que cela se poursuivent. Il faut savoir que les entreprises cotés ont une térsorerie colossale. On parle de pratiquement un trillions de dollars en Europe et aux Etats Unis. Pour le moment se cachent, elles s'en servait pour racheter leurs actions ou pour distribuer des dividende.et elles commencent en ce moment pour faire des acquisition. Dans ces acquisitions, vous avez des acquisitions offensives, on pense a Essilor qui cherche a faire de la croissance externe, mais vous avez aussi des acquisitions défensives et notamment dans le secteurs télécom ou face a une " régulation forte", a des cash flow" qui baissent" , certains acteurs bien entendu cherchent a se regrouper. pour essayer de calmer le jeux. La 'mauvaise nouvelle', c'est que c'est un facteur qui suit les marchés boursiers c a d que ce n'est pas un facteurs qui peut pousser tout seul a la hausse, mais que si la hausse se poursuit et que l'on dépasse un certain seuil, alors oui ce facteur va venir accélérer la hausse des marchés actions".

Comment les entreprises peuvent-elles augmenter leurs marges ? Source : Capital.fr  05/08/2013

Emmanuel Zilberberg, professeur à ESCP Europe (formation continue pour les cadres dirigeants), auteur de "Le levier prix" (éd. d'Organisation), explique comment jouer sur le prix pour augmenter ses bénéfices ou gagner des parts de marché. Exemple du marché de la presse à l'appui. Accélération de la production aussi

Cela a suffi aux marchés. Est-ce que ça suffira pour l'économie et les salariés ( et non salariés)  ?

On peut en douter. Je fais appel aux lumières pour mettre en relief la gravité de la situation actuelle :

Ils se contentent de bien peu ( médias, économistes, hommes politiques...), avec 0.5% de croissance, nous sommes bien loin du pleine emplois et de la sérinité pour les travailleurs dans le travail. Le rapport de force reste toujours clairement en faveur des entreprises et des plus fortunés.

"[...] le lien entre banques et Etats n'est pas rompu. Les Etats sont toujours surendettés le chomage est toujours aussi élevé et lorsque l'on atteint un pic négatif, il existe des hausse temporaire ( les ménages et entreprises ont besoin de remplir leur stock) . La différence par rapport à 2008, c'est que maintenant tout le monde sait que les Etats sont surendettés et que les plans de rigueurs sont innadaptés, innefficaces et dangereux. ".

 

"Nous assistons à l'éclatement d'un nouvel épisode de la crise politique qui couvait au Portugal depuis le début de l'année. Il prend rapidement une dimension beaucoup plus préoccupante pour les marchés avec la perspective d'un éclatement quasi-inéluctable de la coalition gouvernementale de M. Coelho. On constate également une incertitude majeure concernant la poursuite de la rigueur voulue par Berlin et Bruxelles".

 

"Les difficultés économiques et budgétaires ne disparaissent pas par enchantement simplement parce que les marchés traversent une zone d'accalmie de quelques mois. La récession risque de se prolonger en 2014 ; le taux de chômage des jeunes restera durablement le pire de l'après-Deuxième guerre mondiale".

 

09/02/2013

"Modele" allemand

Les Allemands sont-ils bien placés pour nous faire la leçon ?

:Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux  Austérité à tous les étages

Si l’on résume, l’Europe s’apprête à vivre avec :

  • des taux d’intérêts à court terme en hausse (la BCE vient de relever son taux directeur) ;

  • des programmes de rigueur budgétaire, partout ;

  • des efforts de compétitivité redoublés, qui pèseront sur les salaires.

Sur ce dernier point, le paragraphe 11 évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d’économie Paul Krugman à s’étrangler sur son blog :

« Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »

Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre : ce n’est pas ainsi que l’Europe sera remise à flot

 

  
le Japon

 
Source : Capital
07/02/2013
© REA
Certes, ils ont réussi à réformer leur marché du travail, à boucher le trou de leur Sécu et à regonfler leur compétitivité en maîtrisant leurs salaires. Mais derrière ces indéniables succès, l’économie de nos voisins cache des facettes moins reluisantes.

« Le plus gros problème de l’Europe ? C’est la France. » Lars Feld n’a pas peur de dire tout haut ce que Berlin pense tout bas. En novembre dernier, cet économiste réputé, l’un des cinq «sages» qui conseillent Angela Merkel, a entamé la rédaction d’un rapport officieux à la demande du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Le sujet : les réformes à recommander d’urgence à l’Hexagone pour restaurer sa compétitivité. «Notre gouvernement est préoccupé parce que la France ne fait rien pour éviter de sombrer», a justifié Lars Feld. «Vous êtes le seul pays à refuser de se réformer avant qu’il ne soit trop tard : on aimerait vous aider», renchérit Stefan Kooths, de l’IFW de Kiel, l’un des six grands instituts économiques allemands.

Ils ne manquent pas de confiance en eux, nos voisins ! Après avoir administré de sévères remontrances budgétaires à la Grèce, seriné leurs recommandations de bonnes réformes à l’Italie et imposé la règle d’or à toute l’Europe, voilà qu’ils se penchent sur le cas français. A Bercy, on assure officiellement que leurs conseils sont les bienvenus. Mais, dans les couloirs, les membres des cabinets grognent. «A jouer ainsi les donneurs de leçons, les Allemands commencent à agacer leurs partenai­res», commente l’économiste Charles Wyplosz. «Peut-être, rétorque René Lasserre, directeur du Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (Cirac). Mais ils ne sont quand même pas si mal placés pour donner des conseils à leurs voisins.»

A première vue, cela ne fait pas de doute. Pointé du doigt comme le maillon faible de l’Europe il y a tout juste dix ans, le pays d’Angela Merkel affiche aujourd’hui l’un des plus bas taux de chômage du continent). Il faut dire qu’il a su réformer son économie avec un pragmatisme et une réactivité inimaginables chez nous. «Notre méthode est simple : nous mettons tout le monde autour d’une table et nous agissons sur-le-champ, quitte à ajuster a posteriori ce qui fonctionne mal, résume Henrik Uterwedde, directeur de l’Institut franco­allemand de Ludwigsburg. Vous, vous tergiversez pour accoucher d’une souris.»

De fait, alors que nous peinons toujours à écorner notre système de protection sociale, celui de nos voisins a pu être profondément remanié en moins de dix ans : l’âge de départ à la retraite a été repoussé de 65 à 67 ans, la durée d’indem­nisation du chômage ramenée de 32 à 12 mois, le montant des allocations réduit, et les gaspillages dans la santé traqués pour de vrai… Résultat : de l’autre côté du Rhin, la Sécu a enregistré un excédent de 12 milliards d’euros en 2012, du jamais-vu depuis la réunification. Et les dépenses publiques ont pu être ramenées de 49,3 à 45,6% du PIB en dix ans, tandis que les nôtres culminent toujours à plus de 56%.

La réforme du marché du travail s’est révélée tout aussi radicale. Là encore, les syndicats ont fait preuve d’un pragmatisme impensable dans notre village gaulois : ils ont accepté, et même soutenu, toutes les mesures susceptibles d’améliorer la flexibilité. «C’est la meilleure façon de lutter contre le chômage», se justifie Dierk Hirschel, l’économiste de la Confédération allemande des syndicats (DGB). Son organisation a ainsi appuyé la création de contrats spécifiques, censés accélérer le retour à l’emploi des personnes qui en sont éloignées : les «mini­jobs» (400 euros par mois pour un temps partiel de 15 heures par semaine au plus, exonéré de charges) et les «jobs à 1 euro» de l’heure, sortes d’emplois d’insertion réservés aux chô­meurs de longue durée, qui touchent en parallèle leurs indemnités.

Dans la foulée, les syndicats ont accepté que les licenciements et le recours au temps partiel soient facilités. Résultat : la compétitivité des entreprises a grimpé en flèche. «Nous pouvons désormais adapter en permanence nos effectifs au niveau des commandes», témoigne ainsi Mathias Kammüller, vice-président exécutif de Trumpf, une PME familiale spécialiste de machines-outils haut de gamme. En période basse, les salariés travaillent trente-cinq heures par semaine, mais montent à quarante heures en cas de surchauffe, pour un salaire identique. Et au plus fort de la crise, en 2009, le recours massif au chômage partiel a permis de sauver tous les emplois, alors que les ventes de Trumpf avaient chuté de près de 40%.

 

Avec l'imbroglio italien, de nombreux hommes et femmes politiques allemands sont montés au créneau (notamment M. Steinbrück, le champion du SPD, parti de gauche allemand) pour délivrer la bonne parole et rappeler qu'aucun changement politique démocratique ne saurait détourner un pays de ses obligations en matière de rigueur et de réduction des déficits.

humour 115.jpg Le peuple a voté contre l'austérité ? Cela n'a aucune importance...
... Les nouveaux élus feront ce que veut Berlin, tout comme les malheureux députés grecs il y a 18 mois. Le scrutin populaire les avait conduits au Parlement d'Athènes pour refuser le dépeçage économique du pays... mais la première loi qu'ils votèrent -- sous la pression de Bruxelles, du FMI et  d'angela merkel-- fut la braderie de tous les fleurons sous tutelle étatique (aéroports, loterie, stades de sport, concessions portuaires) sous prétexte de privatisation..

L'ajustement budgétaire s'opère essentiellement par la seule variable que l'Etat contrôle, c'est-à-dire les salaires des fonctionnaires et les retraites. En y ajoutant la hausse des taxes (sur l'essence et les denrées alimentaires), la chute du pouvoir d'achat avoisine 50% en cinq ans.

L' 'allemagne, elle, n'a nul besoin de faire baisser les salaires "en interne" pour demeurer compétitive. En effet, les entreprises germaniques ont décidé depuis longtemps (chute du Rideau de fer) de délocaliser leur production dans les pays de l'Union européenne où les salaires sont les plus bas.

Et l'Europe est une mine d'opportunités pour qui sait exploiter les inégalités salariales : les rémunérations en Allemagne, France, Pays-Bas, Finlande, Suède, Autriche, Danemark sont le double ou le triple de celles versées aux salariés en Grèce, au Portugal ou en Slovénie. Elles sont aussi 7 à 9 fois plus élevées que celle versées aux Roumains, lituaniens ou Lettons et 10 fois plus élevés que celles perçues par des Bulgares.

A titre de comparaison, prenons l'Amérique du Sud. Alors que les différences semblent gigantesques, aux yeux d'Européens non avertis, entre les économies industriellement les plus développées (Brésil, Argentine, Chili) et les plus faibles (Paraguay, Bolivie, Equateur...), la différence entre les salaires minimum légaux est de l'ordre de 1 à 4. Ce sont donc des disparités nettement plus faibles qu'au sein de notre propre Union européenne.

L'Allemagne, un commerce qui roule
Une fois produits dans les pays à bas coûts salariaux, les biens intermédiaires (semi-finis) sont rapatriés en Allemagne sans payer de taxes d'import/export (comme les règlementations commerciales européennes l'y autorisent), pour être assemblés en bout de chaîne de production. Ils sont ensuite réexportés principalement vers les autres pays d'Europe avec le label Made in Germany... et les tarifs haut de gamme (c'est-à-dire des marges très confortables) qui vont avec.

L'Allemagne fait d'une pierre deux coups puisque les produits finalisés sur son sol et revendus majoritairement au sein de l'Eurozone apparaissent dans la balance de ses exportations (dont le solde positif se chiffre en centaines de milliards d'euros)... alors qu'une partie importante de ce total n'est en réalité que le résultat de l'assemblage de produits importés.

En 2011, les excédents commerciaux de l'Allemagne provenaient à 80% de ses échanges avec les autres pays de l'UE. Pour schématiser, cela représente en moyenne 150 milliards d'euros vis-à-vis des autres pays de la Zone euro, 80 milliards vis-à-vis de l'Europe hors Zone euro, et 50 milliards avec le reste du monde (dont la Chine pour moitié).

Les marchés applaudissent cette splendide mécanique qui gagne à tous les coups. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin la raison d'un retour du DAX 30 à 3% de ses records historiques absolus de l'été 2007...

De même, ce n'est pas un hasard si les élections italiennes ont coulé la bourse de Milan et restauré le système de vases communicants avec des actifs germaniques : Bunds et actions.

Qu'en dit le DAX 30 ?

Compte tenu de la sous-performance chronique des établissements financiers de l'indice ces cinq dernières années, la plupart des grandes valeurs industrielles -- à l'exception notable de Siemens et de Volkswagen -- ont surpassé leurs records de 2007 ou 2008.

Si l'on compare leurs performances financières par rapport à leurs concurrentes respectives italiennes, japonaises, françaises et surtout britanniques, la différence n'est pas aussi considérable que les épargnants se l'imaginent.

En achetant des valeurs allemandes, les investisseurs internationaux ont d'abord voulu placer leurs avoirs dans un coffre-fort dont ils sont sûrs qu'il contiendrait toujours de l'euro-mark et pas de l'euro-sud ou de l'euro-PIIGS.

A lire : Articles de l-indigne taggés "précarisation" - l'indigné ...

 Le modèle allemand: des "minijobs" payés rien du tout. Mais qu'est ce qu'on attend!

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Un petit article sur les emplois précaires sous payés mis en place en Allemagne par la social démocratie, qui décidément a dans ce pays une très longue histoire de trahison (plus qu'ailleurs)...

samedi, 13 août 2011 - ZEC plus ultra

 : " Le commencement de la fin "

Les politiques font du business, il est normal que les agences de notation fassent de la politique. Elles ont  aussi ce talent particulier de transformer des situations gérables en crises inextricables :  Irlande, Grèce, et Portugal en ont fait les frais. C'est au tour des États-Unis  de connaître la joies du cercle vicieux créé par les pronostics de l'opinion financière :

1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;

et

2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )

> Le commencement de la fin - Frédéric lordon - La pompe à phynance

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"Blabla de zinc" de Chimulus

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 Autre atout de l’Allemagne : elle dispose d’un tissu de PME soudées, qui chassent en bande. Tandis que les grands groupes français pressurent sans relâche leurs fournisseurs, leurs homologues allemands les emmènent avec eux à la conquête de nouveaux marchés. «Bosch nous a demandé de lui construire une machine laser sur mesure que les Chinois seraient incapables d’imiter et il nous a laissé le temps qu’il fallait, se réjouit Mathias Kammüller. Grâce à cela, nous som­mes tous deux devenus leaders sur un nouveau segment.» Aujourd’hui, Trumpf réalise 70% de son chiffre d’affaires à l’export.

Mais tout n’est pas rose pour autant de l’autre côté du Rhin. Prenez le marché du travail. Certes, l’Allemagne est au plein-emploi. Mais les 2 millions de jobs qui ont été créés depuis 2001 sont presque tous «atypiques». Près d’un travailleur sur quatre travaille aujourd’hui à temps partiel. Et dans les services, la majorité des postes – jusqu’à 75% dans la restauration – sont désormais précaires. Les entreprises auraient tort de se priver : à la différence de l’industrie, le secteur tertiaire n’abrite aucun syndicat assez puissant pour défendre effica­cement les salariés. Il y a quel­ques mois, la chaîne de droguerie low-cost Schlecker s’est ainsi fait prendre à licencier des employés en CDI payés 12,80 euros de l’heure, pour réembaucher des intérimaires à 6,80 ­euros ! «Dans la distribution, tout le monde fait ça», regrette Henrik Uterwedde.

Pas étonnant que le nom­bre de CDI à temps plein (23,6 millions) n’ait pas augmenté d’un iota ces dernières années. Et que de plus en plus d’Allemands restent coincés dans les «minijobs» (plus de 1,5 million de personnes) et les «jobs à 1 euro» (280 000), pourtant censés n’être qu’une étape vers l’em­ploi classique. Mariechen Schäfer, 49 ans, occupe ainsi ­depuis six ans un minijob de caissière à Berlin. «Dès qu’un employeur traditionnel voit cela sur mon CV, son visage se décompose : la plupart d’entre eux nous considèrent comme des boulets», témoigne cette ancienne secrétaire de direction. «Le marché du travail allemand se rapproche désormais du ­modèle britannique, pour le meilleur – la réactivité – et pour le pire – la pré­carité», résume Steffen Lehndorff, de l’université de Duisbourg-Essen.

A lire : Documentaire Génération-Précaire

Certes, on peut estimer que des bataillons de salariés précaires sont toujours préférables à une armée de chômeurs. Mais si la tendance se poursuivait, le dynamisme du pays pourrait en pâtir. D’après l’OCDE, le taux de travailleurs pauvres dépasse aujourd’hui les 22% et les inégalités ont augmenté plus vite que dans le reste de l’Europe ces dix dernières années. Les 10% des ménages les plus aisés détiennent désormais 53% de la richesse privée du pays, contre 45% il y a dix ans. Pendant la même période, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (60% du ­revenu médian, soit 952,10 euros par mois pour une personne seule, contre 964 euros en France) est passé de 12,2 à 15,9%, contre 13,8% chez nous. «A trop vouloir nous con­centrer sur nos performances à l’export, nous avons oublié que l’objectif premier de la politique économique est de réduire les inégalités», reconnaît Steffen Lehndorff.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le pays voit également son taux de natalité s’effondrer. D’après les prévisions de Bruxelles, sa population aura diminué de près de 20%, à l’horizon 2060. L’Allemagne aura alors 66 millions d’habitants, soit moins que la France (73 millions), un citoyen sur trois aura plus de 65 ans et le pays ne comptera plus que trois actifs pour un retraité, contre six aujourd’hui. Cette chute vertigineuse de la natalité est facilement explicable. Chez nos voisins, les femmes qui continuent de travailler après avoir eu des enfants sont en effet traditionnellement très mal vues.

«C’est difficile à imaginer chez nous, mais on les considère comme des mères indignes, témoigne David Sejourné, spécialiste du management franco-allemand, marié à une Allemande. Du coup, beaucoup préfèrent renoncer à la maternité pour ne pas sacrifier leur carrière.» Et les effets sur la croissance se font déjà sentir. Selon l’OCDE, le vieillissement a coûté 0,2 point de PIB au pays en 2011. D’ici à 2030, la facture devrait monter à un point de PIB par an. Inquiétant.

A lire :le Japon : La crise de la fécondité au Japon
 "A l'instar du japon, nous pourrons avoir un lien entre crise et la baisse de la natalité : Zone euro : la crise porte un coup à la natalité - Le Figaro :

Nos voisins, si donneurs de leçons sur l’austérité budgétaire, sont-ils au moins des modèles de gestion publique ? Pas autant qu’ils veulent le laisser croire. Car enfin, eux aussi ont un peu tendance à bidouiller les chiffres officiels quand ça les arrange… Pendant la crise, par exemple, le gouvernement a omis de prendre en compte dans son budget 20 milliards d’euros de prime à la casse, dissimulés dans le fonds spécial ITF. Grâce à quoi, ­Angela Merkel a pu afficher un déficit public de 3,1% en 2009 au lieu de 5,2%. Et se vanter ­auprès de ses partenaires de se rapprocher plus vite qu’eux des critères de Maastricht. «C’est de la manipulation comptable pure et simple», observe Sylvain Broyer, de Natixis. «Si nous avions fait la même chose avec notre plan de relance, Bruxelles nous serait tombé dessus», grince-t-on à Bercy.

Les frasques de l’Allemagne, par contre, n’émeuvent pas grand monde. Emprunts pour la réunification, dépenses de relance, dettes des chemins de fer… Cela fait des années que Berlin loge discrètement des sommes colossales dans des fonds spéciaux au fonctionnement opaque, les Sondervermögen. Si bien qu’aujourd’hui ils abritent 40% de la dette du pays !

Ajoutons que les collecti­vités locales allemandes affrontent des difficultés financières que l’on ne soupçonne même pas chez nous. L’Etat ne cesse en effet de leur confier de nouvelles missions (versement des aides sociales à la petite enfance et à la vieillesse, entretien des bâtiments publics…), sans augmenter leurs moyens. «Un peu comme chez vous, mais en pire», remarque Hans-Peter Busson, spécialiste du sujet chez Ernst & Young. Résultat : leur dette atteint 653,92 milliards d’euros, soit plus de 25% de l’endettement total du pays, contre 161,3 milliards chez nous (8,8% de notre ardoise).

Pour limiter l’hémorragie, les deux tiers des municipalités ont été contraintes de réduire de 50% leur budget d’entretien des routes et des bâtiments scolaires. Et la moitié d’entre elles ont fait flamber les tarifs d’accès à leurs équipements municipaux, comme les stades – quand elles ne les ont tout sim­plement pas vendus ou fermés. «Des dizaines de piscines sont à l’abandon dans tout le pays», se désole l’économiste Stefan Kooths.

Plus grave encore, le taux d’investissement public du pays est aujourd’hui l’un des plus bas de l’OCDE (1,5% du PIB, contre 3,2% chez nous), et ça fait dix ans que ça dure. Certes, la qualité des infrastructures reste globalement satisfaisante. «Mais si on continue à ce rythme, nos trottoirs seront bientôt en aussi piteux état que ceux des villes américaines», s’alarme Hans-Peter Busson.

Reste un dernier point de faiblesse de l’économie allemande : ses ban­ques publiques régionales, les Landesbanken, sont dans un sale état. Avant la crise, elles ont en effet massivement spéculé sur les subprimes, et elles ont perdu. «Elles manquent aujourd’hui de capitaux, sont très peu transparentes et vont devoir réviser leur modèle économique pour survivre», prévient Pascal Ordonneau, consultant spécialiste de la finance. Pour le moment, elles peuvent encore tenir. Mais si Bruxelles y mettait son nez, elles se verraient contraintes de dévoiler la totalité de leurs pertes et d’accélérer leur restructuration. Ce serait du pire effet sur les marchés. Angela Merkel, qui espère bien être réélue en septembre prochain, est prête à tout pour l’éviter. Il y a deux mois, elle a réussi à convaincre la Commission de repousser son projet de contrôle de l’ensemble des banques européennes. Aux calendes grecques, bien sûr…

Marie Charrel

 une photo de blague de arnaud.

 

A lire : État libéral dégénéré , Le Japon a tout" bon" ! , le chômage : mission impossible , ARTE Reportage ( Chine : le déclin de Wenzhou), Pourquoi parler de crise ? - l'indigné, La malédiction du gaz de..., bataille de l'énergie 2 , Bien mal acquis profite..., Vers des médias low cost à..., L'argent sans foi ni loi 2 , la 'destruction créatrice' 2 , Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi :

Articles de Frédéric Lordon
sur son blog
"La pompe à phynance" :

> " Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières ", 23 avril 2008 (également in Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d’agir, Paris, 2008) ; et aussi « Si le G20 voulait... », 18 septembre 2009.

> "Pour un système socialisé du crédit ", 5 janvier 2009

> "Au-delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie", 17 février 2010.

> " La dette publique, ou la reconquista des possédants ", 26 mai 2010.

> " Qui a peur de la démondialisation ? ", 13 juin 2011

A voir :  Manager de transition, L'art D'ignorer les Pauvres , Situation du travail en FranceAttention Danger Travail ,

 

06/02/2013

État libéral dégénéré

C’et pas nous, c’est eux… Ne nous en prenons pas aux effets, attaquons toujours les causes !
Bakounine
 

. La plus grande économie du monde, lors de la période la plus inventive et la plus dynamique de l’histoire de l’humanité, est le reflet d’un système néolibéral « Le moteur du mode de production capitaliste, c’est l’accroissement constant des profits » dans un système de planète finie..Elle consiste aussi a mettre toujours plus de pression.

 

 

 

 « La crise » économique a effacé « vingt ans de progrès »

Pour y parvenir en situation de crise, il faut diminuer encore plus le coût global du travail (augmentation de la productivité, création de zones franches, réduction de taxes et de charges sociales…) et, pour cela, rendre le travail de plus en plus flexible et précaire (horaires et durée des contrats au gré du patronat, travail par intérim ou en sous-traitance, externalisation forcée de travailleurs obligés de se mettre à leur compte…).

Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

État libéral dégénéré

 
« […] il n’y a pas plus de raisons d’assimiler le libéralisme à tout ce que des libéraux, ou des hommes supposés tels, ont à quelque moment proclamé comme un évangile. Ils peuvent très bien s’être trompés, et dans la mesure où ce qu’ils considéraient comme du libéralisme a eu des conséquences antilibérales, ils se sont certainement trompés. »
C’est ce qu’écrivait Walter Lippmann dans les années 1930. Je découvre l’auteur, et l’existence d’un courant de pensée « néolibéral » bien éloigné de l’image qu’on a tracé de lui dans les milieux de gauche. Je ne vais pas discuter aujourd’hui du contenu de La Cité libre, mais de la surprenante impression de « déjà-vu, déjà-lu » qui m’est apparue à la lecture de ces lignes.

« Ils se sont certainement trompés partout où les conclusions auxquelles ils sont parvenus contredisent leur point de vue originel et viennent à l’encontre de leurs buts. »

Lippmann voulait refonder le libéralisme au nom du libéralisme.

« Le développement du libéralisme récent a eu toutes ces conséquences négatives, et le caractère doctrinaire des derniers libéraux n’a pas permis un réexamen approfondi de leurs erreurs. »

Serge Audier, dans Néo-libéralismes, parle de Lippmann :
 
« Pour le comprendre, il faut renoncer à élucider le sens du libéralisme à partir de ce qu’il est finalement devenu – une idéologie conduisant à l’échec économique et à la souffrance sociale des masses. C’est en vérité une toute autre philosophie qui animait jadis les “pionniers libéraux” dont il faut se remémorer la ferveur évangélique qu’ils mettaient à prêcher que le libre échange était un nouveau bienfait pour l’humanité entière. Aux sources morales et politiques du libéralisme, il n’y a pas le cynisme d’une minorité avide et indifférente aux fléaux sociaux, mais bien un mouvement généreux, fidèle aux plus hauts idéaux universalistes d’émancipation du monde moderne… »

Cela vous rappelle quelque chose ? Au même moment, dans cette fin des années 1930, Léon Trotsky tente de refonder le communisme au nom du communisme.

« Une fois figé dans ses propres erreurs, le libéralisme attira naturellement un nombre excessif d’arrivistes et d’opportunistes médiocres, et rebuta les hommes généreux, braves et clairvoyants. »

Le communisme, devenu stalinisme, attira lui aussi un nombre d’excessifs et de médiocres opportunistes. C’est ce que Trotsky dénonce, avec quasiment les mêmes termes, dans la « promotion Lénine » qui permet à Staline d’intégrer des milliers d’individus au sein du parti, et d’y noyer les quelques survivants de la vieille garde bolchevik.

Bon, où je veux en venir ? Ce n’est pas seulement pour ce parallèle et cette simultanéité. C’est aussi pour leur commun échec. On ne peut réduire un pays, une société, des masses d’individus, à une idéologie. Celle-ci peut intervenir directement ou indirectement sur tous les faits, gestes et pensées des individus qui composent une société, elle n’est pas la société. L’idéologie peut parler économie, elle peut même n’être qu’économisme, elle n’est pas l’économie, elle n’est pas un mode de production. Le libéralisme n’est pas le capitalisme. Les faits sont plus puissants que les mots. L’idéal économique et politique libéral n’a jamais existé. De même pour l’idéal communiste. Leur influence a changé le monde – pas comme le voulaient la plupart de leurs propagandistes – mais revenir à un corpus, à des pratiques idéales d’avant la faillite est illusoire, justement parce que le monde a changé ! Entre autres, il n’est plus disposé à entendre le même discours.

Soixante-dix ans après, le capitalisme n’est pas guéri des défauts dénoncés par Lippmann. Certains de ses défenseurs, des hommes d’État, ont pu se référer à ses analyses, mais d’autres ont poussé à l’extrême les travers qu’il dénonçait. Quatre-vingt ans après 1929 : 2008. L’ampleur du désastre confirme l’impossibilité d’une refondation du capitalisme. Quant au communisme, la réalité des faits est un repoussoir qu’aucun discours ne peut contrer. Mais s’arrêter là serait simplet. Ce n’est pas une conclusion qui rejetterait ces deux idéologies dans les poubelles de l’histoire. C’est l’intro.
« Le mot “libéral” sera peut-être oublié, ceux qui se font appeler “libéraux” devront peut-être retomber dans un silence humilié, mais les nécessités inhérentes au mode de production n’en contraindront pas moins les hommes à redécouvrir et à restaurer les principes essentiels d’une société libérale. » Et pourquoi pas ? Mais ce mode de production sera-t-il encore capitaliste ? (à suivre)
 

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En conséquence, les gouvernements successifs ont pour mission de réformer le contrat de travail et de diminuer les dépenses liées à la reproduction de la force de travail (santé, enseignement, retraite et aides diverses). Quelques exemple : Le chili, et la Grèce., mais j’aurais pu aussi citez le Québec, le Japon…. : Les raisons de la colère  Les raisons de la colère 1_3 Les raisons de la colère 2_3 Les raisons de la colère 3_3 :

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Un parallèle avec le lanceur d'alerte Karl Marx : Le Capital - travail : L'heure est grave J
 Non, la crise n'est pas finie. Mais quelle crise? Une crise économique? Elle existe en Espagne, en Grèce, en Italie, mais pas encore vraiment chez nous ni en Allemagne….
Marxisme économique - Wikipédia(..), Baisse tendancielle du taux de profit . Cf  a voir K. Marx - Le Capital Livre I : Sommaire, Le Capital - Wikipédia :Le Capital. Critique de l'économie politique, l, (… ) dans l'ouvrage Les Théories de la plus-value


Ca chauffe : À terme donc, le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions, c'est l'état de crise permanent, qui ne peut être évité que temporairement par l'expansion économique à des marchés vierges, ou par l'emballement de la croissance technologique

 Je vais vous  donner la conclusion avant de vous donner les faits : la “croissance”, ces 20 dernières années, était en majeure partie fictive. Les roues de l’économie ont tourné de plus en plus vite. Les centres commerciaux étaient pleins. Des maisons ont été construites sur quasiment tous les terrains vagues. Wall Street a encaissé de gros chèques. Mais, dans l’ensemble, c’était une illusion. Comparé à un vrai boom, c’était une contrefaçon. Personne n’est allé nulle part. Le système

Voici ce qu’en dit le New York Times :

“La récente crise économique a laissé la famille américaine médiane de 2010 sans plus de richesse qu’au début des années 90, effaçant près de deux décennies de prospérité accumulée, a déclaré lundi la Réserve fédérale”.

“Une famille hypothétique plus riche que la moitié des familles du pays et plus pauvre que l’autre moitié avait une valeur nette de 77 300 $ en 2010, à comparer avec 126 400 $ en 2007, a déclaré la Fed. Le krach des prix de l’immobilier représentait directement trois quarts de la perte”.

“Les revenus des familles ont également continué à décliner, une tendance qui a commencé avant la crise mais s’est accélérée sur la même période. Le revenu de la famille médiane est passé à 45 800 $ en 2010 contre 49 600 $ en 2007. Tous les chiffres sont ajustés à l’inflation”.

“[...] Bien que les chiffres datent de 18 mois, l’étude met en lumière les problèmes qui continuent de ralentir le rythme de la reprise économique. La Fed a réalisé que les familles de la classe moyenne avaient enregistré le plus gros pourcentage de pertes tant en revenus qu’en patrimoine durant la crise, limitant la capacité et leur volonté de dépenser”.

On pourrait être tenté de penser que ce n’est qu’un recul temporaire… que quand les choses reviendront à la normale.

N’y comptez pas. La richesse des ménages, aux Etats-Unis, repose sur l’immobilier et les salaires. Les prix de l’immobilier pourraient arrêter de chuter, mais il est peu probable qu’ils entament un nouveau marché haussier. Ils vont plutôt répliquer la croissance du PIB, comme ils l’ont toujours fait. On ne peut pas non plus s’attendre à voir les salaires augmenter de manière substantielle.

Pourquoi ? Parce que 15 millions d’Américains n’ont pas d’emploi. Il faudra du temps — pratiquement une éternité, au rythme actuel — avant qu’ils ne soient réabsorbés dans la population active.  « Tant que ce gigantesque “stock” de main-d’œuvre apte au service n’est pas utilisé, ne vous attendez pas à voir les salaires grimper » En d’autres termes, lorsque les choses reviendront à la normale, elles seront ce qu’elles sont actuellement… La bulle était une illusion. La sinistre situation actuelle est une réalité.

▪ Et les riches, dans tout ça…
Paradoxe contradictoire : Le New York Times continue en soulignant que si les autorités avaient laissé M. le Marché faire son travail en 2008-2009, les riches ne seraient pas si riches…

Les données fournissent toutefois une indication que la récession a réduit les inégalités de revenus aux Etats-Unis, au moins temporairement. Le revenu moyen des familles les plus riches a diminué bien plus sévèrement que la médiane, indiquant que ceux qui sont tout au sommet de l’échelle ont perdu au moins quelques échelons”.

Mais ils se récupèrent plus vite, et la baisse a proportionnellement moins d’impact. Ils ont eu de nombreuses aides étatiques. La com, un monstre doux, L’exil fiscal ou le martyr...

D’abord, les autorités néolibérale et la main invisible chère a Adams Smith (précurseur inventeur du néolibéralisme) ont rendu les riches plus riches en créant une économie fictive nourrie par le crédit, où la quantité de crédit a été multipliée par 50 au cours des 50 dernières années. Ensuite, lorsque la bulle de crédit a éclaté, les autorités sont intervenues pour empêcher les riches de perdre leur argent. Et maintenant, les autorités se lamentent sur les “inégalités” dans notre société… et sur le fait qu’elles doivent “y faire quelque chose”.N’en ont-elles pas déjà fait assez ? 

 

le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions - indigné révolté : le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions, il est menacée par son fonctionnement même.
 
. Cette situation implique un contrôle social accru de l'Etat par un renforcement de la répression : fermeture des frontières, chasse aux sans-papiers, conditions tyranniques d'obtention ou de maintien des allocations de chômage et des minima sociaux, coupures de gaz et d'électricité et expulsions locatives en toutes saisons, enfermement des jeunes déviants... deviennent notre paysage quotidien et suscitent régulièrement des résistances et révoltes de prolétaires subissant l'accroissement de leurs difficultés financières et une répression de plus en plus omniprésente.

 Le risque fascisant : La face identitaire de Toulouse et Michel Drac, La face identitaire de Toulouse ,Michel Drac , le bloc Identitaire , Alain soral,  Festivals, ,

Système politiques et économiques médiatique L’oligarchie des incapables : incompétence et lâcheté, La bourgeoisie telle qu’en elle-même, Les médias et la politique, A voir d'urgence lol : La raison d'Etat, documentaire , enquête de Patrick Benquet sur la francafrique en 2 partie

 Festival Gemme la résistance

le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions , Les enjeux énergétiques , Les techniques d'évasion des riches sont de plus en plus efficaces , Sous surveillance par Didier Cros - Indigné Révolté

 « La crise » économique a effacé « vingt ans de progrès » - Citoyenactif

 Le moteur du mode de production capitaliste, c’est l’accroissement constant des profits - Citizen Khane

 
 
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