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17/08/2013

Une reprise en trompe l'oeil

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economie,poitique,sciété,france,françois hollandeFrance : rebond surprise de 0,5% du PIB au deuxième trimestre  France   Actualités

Par Claude Fouquet ( Journaliste dans les échos | 14/08 | | 19commentaires

Le PIB a progressé de 0,5% au deuxième trimestre. Bien plus que ne le prévoyaient l’Insee et la Banque de France. Un chiffre qui accrédite l’idée d’une reprise en cours et conforte la prévision du gouvernement.

Rebond net autant qu’inattendu de la croissance française au deuxième trimestre 2013

 

Tout le monde évoquait depuis plusieurs semaine une reprise, mais personne ne connaissait son ampleur. Selon l’Insee, celle-ci est au rendez-vous et s’avère bien plus importante que prévue. Le PIB a en effet progressé de 0,5 % selon les premiers résultats publiés ce mercredi matin. Un rythme nettement plus soutenu que les 0,2 % annoncés début juillet par l’Insee dans sa dernière Note de Conjoncture.

Un résultat qui alimentera sans aucun doute la polémique autour de l’optimisme affiché de l’exécutif début juillet, c’est le Président de la République lui-même qui a lancé le signal en affirmant que « quelque chose se passe dans l’économie .» Un discours relayé ensuite par ses ministres, à commencer par le Pierre Moscovici. En dépit d’un « couac » en fin de semaine dernière le ministre de l’économie a en effet réaffirmé qu’il n’y avait pas de modification de la prévision de croissance (  le PIB ) . Jusqu’à maintenant le gouvernement table sur une croissance de 0,1 % en 2013.

La prévision du gouvernement confortée a encore souligné Pierre Moscovici en début de matinée. Pour Jean-Marc Ayrault, ce rebond de la croissance au deuxième trimestre conforte la stratégie du gouvernement. Car, même si dans leurs dernières prévisions (réalisées avant de connaître ce rebond) l’Insee tout comme la Banque de France annoncent une croissance molle au cours du second semestre, il faudrait que celle-ci replonge pour que la prévision gouvernementale ne soit pas atteinte.

Similitude dans  le reste de l'Europe : Enfin, cerise sur le gâteau, la reprise semble être également au rendez-vous au delà des frontières de l’hexagone. Et notamment en Allemagne, principal partenaire économique de la France. Outre-Rhin aussi la croissance a surpris par sa vigueur et atteint 0,7 % sur la même période .

 VIDEO Rebond de la croissance : feu de paille ou feu de joie ? L'analyse de Dominique Seux

  Un rebond technique qui n'officialise pas encore la sortie de récession

"Cette hausse, qui intervient après deux trimestres consécutifs de repli et qui s’avère la plus forte depuis début 2011 officialise ainsi la sortie de la récession technique dans laquelle l’Hexagone avait plongé pour la première fois depuis 2009.Pour autant, cette bonne surprise ne doit pas faire oublier que même si reprise il y a, la croissance attendue de l’économie française restera largement trop faible pour faire réellement redémarrer l’emploi." D’ailleurs, publiée le même jour par l’Insee et la Dares, la première estimation de l’évolution de l’emploi au deuxième trimestre montre que l’économie française a continué de détruire des emplois . Plus qu’au premier trimestre même avec 27.800 postes perdus contre 8.300 au cours des trois premiers mois de 2012.

Sans oublier qu’un aléa important pèse toujours sur l’avenir. Rien ne permet d’affirmer que l’activité pourra soutenir un tel rythme au cours des prochains trimestres. En effet, l’Insee explique ce rebond avant tout par une reprise de la demande intérieure qui est essentiellement tirée par la consommation des ménages. cette dernière accélère et progresse  soutenue en grande partie par le dynamisme des dépenses d’énergies « favorisées par des températures de nouveau inférieures aux normales saisonnières » et la reprise des dépenses en automobiles.

La BCE a annoncé que les taux d'intéret très bas afin que l'économie reparte. Les banques centrales ont mis une politique coordonnée

On commence a voir une reprise des indicateurs économiques des pays développés. Selon Rachid Medjaoui, la reprise sera plus forte au Japon et Etats Unis. Les moteurs de cette reprises ne sont pas les meme. Immobilier et l'investissement ( du gaz de schisme) aux Etats Unis. Un indicateur a surveillé, on assiste a un rebond des indicateurs des ménages. Ils semblent que dans les pays développés, les ménages soient moins pessimistes, voir plus obptimistes pour certains. L'explication tient aux conditions financières sont " très satisfaisantes", les taux d'intérets sont très faibles et puis également la " sagesse" des prix des matières premières qui vient donné du pouvoir d'achat.

Rachid Medjaoui rajoute : Il y a un découplage entre les pays occidentaux et les pays émergents qui continue de ralentir : On assiste a une forte baisse des devises des pays émergents qui oblige les banques centrales de ces pays a remonté les taux d'intérets à un moment donné ou les économies sont entrain de fortement ralentir. Pourquoi les banquiers font cela. Tout simplement, parce qu'ils n'arrivent pas a défendre leur devise avec les réserves de change, parce que les réserves de changes ont potentiellement baissé. Une possible crise des balances des paiments. Il faut faire très très attention.  A nuancé, car les chinois sont intervenu ( la chine : ralentissement de la croissance sous controle") pour dire qu'ils ne souhaite pas un ralentissement trop fort. Il ne s'agit pas de parier sur un plan de relance budgétaire, comme nous avions eu il y a deux ou trois ans, mais ils annoncent déjà des mesures ciblées a certains secteurs économiques. Et puis deuxième choses, la nouvelle qui avait mis le feu aux poudres dans les pays émergents : la peur d'une hausse des taux long aux états Unis. Hors la réserve fédérale M Bernanke rassure plutot sur ce coté là.

Hausse des opérations de  fusions acquisitions : On observe aussi une hausse des fusions acquisitions d'envergure. Nous avons tout les ingrédients pour que cela se poursuivent. Il faut savoir que les entreprises cotés ont une térsorerie colossale. On parle de pratiquement un trillions de dollars en Europe et aux Etats Unis. Pour le moment se cachent, elles s'en servait pour racheter leurs actions ou pour distribuer des dividende.et elles commencent en ce moment pour faire des acquisition. Dans ces acquisitions, vous avez des acquisitions offensives, on pense a Essilor qui cherche a faire de la croissance externe, mais vous avez aussi des acquisitions défensives et notamment dans le secteurs télécom ou face a une " régulation forte", a des cash flow" qui baissent" , certains acteurs bien entendu cherchent a se regrouper. pour essayer de calmer le jeux. La 'mauvaise nouvelle', c'est que c'est un facteur qui suit les marchés boursiers c a d que ce n'est pas un facteurs qui peut pousser tout seul a la hausse, mais que si la hausse se poursuit et que l'on dépasse un certain seuil, alors oui ce facteur va venir accélérer la hausse des marchés actions".

Comment les entreprises peuvent-elles augmenter leurs marges ? Source : Capital.fr  05/08/2013

Emmanuel Zilberberg, professeur à ESCP Europe (formation continue pour les cadres dirigeants), auteur de "Le levier prix" (éd. d'Organisation), explique comment jouer sur le prix pour augmenter ses bénéfices ou gagner des parts de marché. Exemple du marché de la presse à l'appui. Accélération de la production aussi

Cela a suffi aux marchés. Est-ce que ça suffira pour l'économie et les salariés ( et non salariés)  ?

On peut en douter. Je fais appel aux lumières pour mettre en relief la gravité de la situation actuelle :

Ils se contentent de bien peu ( médias, économistes, hommes politiques...), avec 0.5% de croissance, nous sommes bien loin du pleine emplois et de la sérinité pour les travailleurs dans le travail. Le rapport de force reste toujours clairement en faveur des entreprises et des plus fortunés.

"[...] le lien entre banques et Etats n'est pas rompu. Les Etats sont toujours surendettés le chomage est toujours aussi élevé et lorsque l'on atteint un pic négatif, il existe des hausse temporaire ( les ménages et entreprises ont besoin de remplir leur stock) . La différence par rapport à 2008, c'est que maintenant tout le monde sait que les Etats sont surendettés et que les plans de rigueurs sont innadaptés, innefficaces et dangereux. ".

 

"Nous assistons à l'éclatement d'un nouvel épisode de la crise politique qui couvait au Portugal depuis le début de l'année. Il prend rapidement une dimension beaucoup plus préoccupante pour les marchés avec la perspective d'un éclatement quasi-inéluctable de la coalition gouvernementale de M. Coelho. On constate également une incertitude majeure concernant la poursuite de la rigueur voulue par Berlin et Bruxelles".

 

"Les difficultés économiques et budgétaires ne disparaissent pas par enchantement simplement parce que les marchés traversent une zone d'accalmie de quelques mois. La récession risque de se prolonger en 2014 ; le taux de chômage des jeunes restera durablement le pire de l'après-Deuxième guerre mondiale".

 

31/07/2013

le changement dans la continuité"

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C'et pas nous, c'est eux... Ne nous en prenons pas aux effets, attaquons toujours les causes !
Bakounine : Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer ! , L'argent sans foi ni loi 2, mis sur facebook , Mis sur Facebook


Dossier d'été: l'austérité

 

 

 

Pourquoi parler de crise ?

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes (...)

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit (…)

 

 

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction (...)

 

 Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée A lire : présentation du groupe source RISC – Revue Internationale Sur la Crise

 


 Dossier d'été: l'austérité

 

  » Le commencement de la fin « Les politiques font du business, il est normal que les agences de notation fassent de la politique. Elles ont  aussi ce talent particulier de transformer des situations gérables en crises inextricables :  Irlande, Grèce, et Portugal en ont fait les frais. C'est au tour des États-Unis  de connaître la joies du cercle vicieux créé par les pronostics de l'opinion financière


1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;


et
2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )

 > Le commencement de la fin – Frédéric lordon – La pompe à phynance


economie,poitique,sciété,polique monétaire,la bce,banque centrale europenne,le ministre de l'economie et des finances,pierre moscovici,mario draghiLes bilans des banques centrales augmentent considérablement
. Le montant des titres détenus par la Fed va passer de moins de 1 000 milliards de dollars en 2007 à 6 000 milliards en 2016. Au cours de la même période, le montant des titres détenus par la Banque du Japon sera passé de 20% du PIB à 60% et pour la BCE de 15% à 45%. Dans ces conditions, comment peut-on imaginer que les banques centrales pourront revenir à une structure "normale" des taux sans provoquer une crise extrêmement grave ?

 

 le changement dans la continuité" - l'indigné révolté

Dossier d'été: l'austérité

Vendredi 28 juin 2013I
Qui dit hausse des taux, dit...
  
]Menace de credit crunch en Chine   
latribune.fr
| 21/06/2013
Le marché interbancaire chinois a été pris de panique ce vendredi et a contraint la banque centrale à intervenir. Les marchés craignent des faillites bancaires : le risque de restriction du crédit est élevé.
Sur le même sujet

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Chine: la production industrielle en hausse de 9,2%
 
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Déjà deux ( 5 ans) ans, tant d'argent et si peu de changement

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La faillite de Lehman, c'était il y a deux ans ( cinq ans en 2013) jour pour jour. Avec le recul, la plupart des témoins et des acteurs de cet événement — qui marquera un tournant dans l'histoire du capitalisme — auraient aussi bien pu ne pas avoir lieu. En effet, l'argument du coût du sauvetage ne tient pas la route lorsque l'on fait les comptes de l'argent public englouti dans le sauvetage d'AIG (sans parler de Freddie Mac et Fannie Mae), dont les pertes furent générées par des activités spéculatives n'ayant pas grand-chose à voir avec son cœur de métier.

Mais l'arrogant Richard Fuld assumait très bien le rôle de méchant, avec cette expression du visage qui aurait pu lui valoir un premier rôle dans un film de gangster du temps de la prohibition. C'était à tel point qu'Henry Paulson n'a pas pu résister à la tentation de profiter de son statut de secrétaire au Trésor US (et ex-PDG de Goldman Sachs) pour éliminer l'un de ses plus féroces rivaux.

Le grand vainqueur de ce règlement de compte habillé à la va-vite d'une vague justification morale, c'est non seulement le "gouvernement Sachs" — resté seul maître du terrain en tant que banque d'affaires et devenant au passage le plus influent opérateur de Wall Street — mais également la Barclays. Cette dernière a en effet mis la main sur une bonne partie de la clientèle institutionnelle de Lehman, pour un prix symbolique correspondant à la valeur du seul immeuble new-yorkais hébergeant le quartier général du groupe.

 

Ce qui s'est passé? La capitalisation boursière represente le prix d'une société representé par un nombre d'action déterminé sur le marché et qui fluctue à la hausse ou à la baisse. Lorsqu'une entreprise lance une offre publique d'achat, elle se base sur le prix de la capitalisation boursière. Si une entreprise est déclarée en dépot de bilan, en cessation de paiement, elle peut voir sa capitalisation baissé et ainsi devenir une proie pour des prédateur ( comme Goldman Sachs). Goldman Sachs a ainsi vue son poid- ou monopole - sur la vie politique , économique et financière la rendant ainsi de plus en plus intouchable des gouvernements ( elle s'est infiltré dans de nombreux arcanes du gouvernement en Europe et Etats Unis) et des peuples.

Souvenez-vous des déclarations de Greg Smith, ancien responsable des ventes de produits dérivés basé à Londres chez  goldman sachs -- requin parmi les requins : Scandales financiers : Goldman Sachs et la city.

"Les intérêts du client continuent d'être mis de côté dans le fonctionnement de l'entreprise... Cela me rend tout simplement malade de voir à quel point les gens peuvent parler sans gêne de voler leurs clients. Sur les 12 derniers mois, j'ai vu cinq directeurs gestionnaires différents traiter leurs clients de 'marionnettes', parfois dans des e-mails en interne... Ces jours-ci, la question la plus fréquemment posée par les analystes juniors au sujet des produits dérivés, c'est "combien d'argent avons-nous gagné sur le dos du client ?"

 

▪ Apple nuit gravement à la balance commerciale des Etats-Unis.
Sauf que le titre Apple n’est pas le reflet du succès de l’économie américaine, mais d’un modèle économique qui réussit à ses actionnaires mais nuit gravement à la balance commerciale des Etats-Unis.

Les profits d’Apple ne rapportent pas un dollar de recettes sur les dividendes au fisc américain, puisque la firme ne redistribue rien de ses profits stratosphériques.

Aujourd’hui, personne n’est en mesure de déterminer ce qu’Apple compte faire de ses 100 milliards de dollars de trésorerie, puisque la société ne saurait trouver sur le marché de cible plus rentable… qu’Apple.

Il y a deux sortes de "monnaie", explique Bill : celle qui est basée sur le crédit… et la monnaie fiduciaire, en pièces sonnantes et trébuchantes, qui a une valeur intrinsèque.

 "L’argent basé sur le crédit est à la fois très vieux et très neuf", résumait Bill vendredi dernier. "Il a cessé de fonctionner il y a environ 5 000 ans. C’est à cette époque que la société humaine — du moins dans les régions ‘développées’ — est devenue trop grande pour le supporter. Dans une petite tribu, on peut suivre qui doit quoi à qui. On savait ce que valaient les reconnaissances de dette. Ces reconnaissances — exprimant une relation entre des gens… s’étirant souvent sur de nombreuses générations — sont de ‘l’argent’. On savait qui les avait… qui honorerait ses obligations… quand et comment. En bref, c’était de ‘l’argent’ avec lequel on pouvait travailler".

 

Actuellement, bien entendu, nous avons effectué un retour fracassant à la monnaie basée sur le crédit. Il n’y a plus que ça, ou presque. Des 85 milliards de dollars injectés mensuellement par la Fed à la carte bancaire bien rangée dans votre portefeuille, l’argent est immatériel, désincarné, presque abstrait

 

Mais le boom des Etats-Unis n’était pas un boom économique ; c’était une bulle financière — et toutes les bulles explosent. Dans une bulle financière typique — de la folie des tulipes au 17ème siècle à la bulle des dot.com au 21ème siècle — les prix des actifs explosent et les spéculateurs perdent de l’argent. Ils se relèvent ensuite en époussetant leurs vêtements, plus pauvres mais plus sages, et les gens retournent au travail. Mais les bulles des dernières années possédaient quelque chose que les précédentes n’avaient pas — le soutien de la banque centrale la plus grande et la plus puissante au monde… et une devise aussi déloyale que ses gardiens. Cela était principalement dû à la contribution du Dr. Alan Greenspan, et désormais de son protégé, Ben Bernanke. Ils ont construit un monde plus sûr pour les bulles".

Résultat : plus de bulles que jamais, encore plus grandes.

"Mais dans une ville… ou une économie s’étendant sur plusieurs nations, langues, fuseaux horaires, cultures et juridictions politiques… un système basé sur le crédit s’effondre. ".

 

La récente crise est due au crédit, et notamment à un octroi débridé de prêts (notamment immobiliers) à des personnes n’ayant largement pas la capacité de rembourser les sommes qui leur avaient été versées. Les marchés sont donc partis de l’idée que le consommateur, surendetté et de plus en plus souvent au chômage, n’allait plus rembourser ses dettes.

Après l’explosion de la bulle des technologiques, en 2000-2001, une autre bulle, plus grosse — celle de l’immobilier résidentiel — a pris sa place. Elle a été aidée et encouragée par des bulles simultanées sur les produits dérivés de prêts hypothécaires — notamment dans le domaine des subprime — et sur le secteur financier en général. L’explosion de ces bulles domine les gros titres de la presse financière depuis cinq  an.   

ÉTATS-UNIS Detroit : après la faillite, les questions

La ville de Detroit s'est officiellement déclarée en faillite le 18 juillet. Le point d'orgue d'une longue descente aux enfers pour le berceau de l'industrie automobile.

 

  • 19 juillet 2013

 

Le siège de General Motors en arrière-plan, géant de l'automobile basé à Detroit.- Photo AFP.

Inévitable.” Le mot revient dans presque tous les articles de la presse américaine à l’heure d’évoquer la faillite de Detroit et ses 18 milliards de dollars de dette [environ 14 milliards d’euros]. “Confrontés à des revenus fiscaux en chute constante, les dirigeants municipaux n’ont rien fait à part se chamailler, nier le problème… et dépenser”, se désole The Detroit News.

La ville de plus de 700 000 habitants ne s’est jamais remise de la crise financière de 2008 et du fort déclin de l’industrie automobile. “Comme la mort de quelqu’un atteint d’une maladie incurable, la banqueroute planait au-dessus de Detroit depuis deux ans”, constate Detroit Free Press. Mais la chute de la ville vient de plus loin. “Tous les habitants ne se sont pas enfuis dans la nuit, fait remarquer The Detroit News, leur nombre s’effondre constamment depuis les années 1950.” Autrefois quatrième ville des Etats-Unis, “Motor City” a perdu 63 % de sa population en soixante ans.

Les 18 milliards de dette ne se sont pas non plus matérialisés d’un coup, continue le quotidien local. Ils ont été empilés par les maires et les conseillers municipaux, qui ont préféré hypothéquer le futur pour payer les factures d’aujourd’hui plutôt que de faire correspondre dépenses et recettes
.”

Maintenant que sa banqueroute est annoncée, Detroit attend de savoir si elle pourra être placée sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites, ce qui lui permettrait de renégocier sa dette. Mais comme le souligne The Detroit News, “si personne ne peut prédire avec certitude où ce processus va mener […] on peut dire avec quasi-certitude que cela va constituer une nouvelle épreuve pour les citoyens de Detroit qui ont déjà beaucoup souffert”. Ils vivent déjà dans une ville “où 90 % des affaires d'homicide ne sont pas résolues, où 80 000 bâtiments abandonnés pourrissent le paysage et où la moitié des lampadaires ne fonctionnent pas la nuit”.

Face à ses difficultés, Detroit avait été mise sous tutelle dès mars dernier et est à présent gérée par Kevyn Orr, "celui qui pourrait faire la différence", selon Detroit Free Press. Le journal attend beaucoup de ce juriste qui “a déjà mis en place un plan pour restructurer la dette et remettre de l’argent dans les services municipaux”. Son plan démontre que la ville ne peut rembourser l'intégralité de sa dette, mais traite tous les créditeurs “de manière égale”, d'après le quotidien. “Il n'y a plus d'argent et aucun moyen d'en avoir plus.”

Si Detroit est la plus grande ville des Etats-Unis à s'être déclarée en faillite, ce n'est pas la première, comme le souligne une carte interactive de Governing.com. Depuis janvier 2010, huit villes et des dizaines d'organismes assurant des services publics ont fait banqueroute aux Etats-Unis.

 

C'est actuellement la question que se posent les 20 000 anciens employés du service public de la ville de Detroit qui vient de se déclarer en faillite. Ils craignent de voir leurs pensions amputer, et ils ont raison. L'expert mandaté par l'état du Michigan pour gérer le délicat cas de Detroit vient d'ores et déjà d'annoncer que les retraites devront être réduites tôt ou tard

 

Il sera intéressant de voir ce qui va se passer avec les retraites des fonctionnaires de la ville de Detroit, soi-disant garanties par la Constitution de l'état du Michigan. Seront-elles effectivement payées ? Ou les fonctionnaires verront-ils leur retraite partir partiellement en fumée comme ce fut le cas pour les ex-salariés de General Motors en 2008 ?

 

 … l’actuel système basé sur le crédit a été mis en place en 1971 par Nixon. Nous sommes en 2013… il a donc 42 ans d’existence. Si les autorités décider, au pied du mur, après sept ou huit années supplémentaires de "politiques non-conventionnelles" et autres bricolages monétaires, de passer l’éponge purement et simplement vers 2020… pour recommencer de zéro. Hélas, "il ne faut pas oublier qu’à chaque dette correspond un actif quelque part".

Dans leur suffisance, les maîtres du monde ont oublié ce principe de base. Ils ont aussi oublié qu’ils ne sont pas seuls dans leur petit club — et que des milliards d’êtres humains subissent et dépendent de leurs décisions. Enfin, ils ont choisi d’ignorer les règles de base du monde réel

"La titrisation, l’internationalisation des échanges, la disparition de tout lien physique entre un prêteur et un emprunteur rend désormais impossible l’organisation à grande échelle d’un tel jubilé," . "Trop tard, trop de dettes, il fallait lire les livres d’histoire avant de faire des bêtises".

 Ceci pourrait-il nous arriver en France ? ".

Si la génération du baby-boom en a très largement profité, les jeunes, littéralement exclus du système (des retraites et du travail), sont les grandes victimes. A eux de payer les avantages acquis de leurs aînés auxquels ils n'auront pas droit. On comprend leur amertume. Difficile d'en vouloir aux quelque 200 000 jeunes qui ont déjà plié bagages depuis 2008 pour tenter leur chance sous des cieux plus cléments...

3 000 milliards d'euros de dette supplémentaire : de quoi parle-t-on ?
Du très discret hors bilan. Vous savez, ces dettes qu'on ne comptabilise pas dans le bilan parce que qualifiées d'"incertaines"... On y trouve notamment les garanties données par la France au MES pour "sauver l'euro" (187 milliards d'euros), ou encore les engagements de retraite de l'Etat au titre des fonctionnaires (1 679 milliards).

Ce qui est frappant, c'est la trajectoire de cette dette : elle a doublé en cinq ans, et triplé depuis 2005 (le rapport Pébereau chiffrait il y a huit ans les engagements hors bilan à 1 000 milliards d'euros).

Curieusement, il n'existe aucune règle internationale (ni européenne) pour définir ce qui relève du bilan et du hors-bilan. Ainsi, les Anglo-Saxons mettent les engagements de retraite des fonctionnaires dans le bilan (ils sont compris dans la dette), contrairement à nous.

Se pourrait-il que l'Etat ne verse pas les retraites promises ?
Il semblerait que ce soit possible. En effet, ces engagements ne sont pas contractuels ; et

 

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▪ La petite entreprise (française) connaît la crise
La France affichait 70 milliards de déficit à fin 2011, en partit parce que le coût de l’énergie atteint de nouveaux sommets, ". Ces dernières sous-traitent massivement vers la Pologne ou la Slovaquie mais elles continuent d’apposer le label made in Germany.

Les entreprises étrangères ont peu investi en France (2,77 milliards d’euros l’an dernier). En revanche, les entreprises françaises ont investi massivement dans des pays à bas coût : près de 5 milliards d’euros et l’implantation de Dacia au Maroc — dans une zone franche de surcroît –est hautement emblématique.

Quand le ratio IDE (Investissements Directs Etrangers) devient négatif et que le déséquilibre s’accentue, la variable de l’ajustement monétaire permet classiquement de rétablir de façon quasi indolore la compétitivité — au prix d’un éventuel surcroît d’inflation.

 

 

La France peut elle faire faillite? - l'indigné

Une remontée des taux interbancaire sur le marché monétaire pourrait entrainé une faillite de tout les créanciers ayant emprunter des créances sur le marché monétaire., y compris les banques centrales

  

 

Exemple aux  ÉTATS-UNIS :

Detroit : après la faillite, les questions

 

19.07.2013 | Courrier international

 

La ville de Detroit s'est officiellement déclarée en faillite le 18 juillet. Le point d'orgue d'une longue descente aux enfers pour le berceau de l'industrie automobile.

 

Dossier d'été: l'austérité via @@AL Montpellier
Dossier d'été: l'austérité "socialiste". Les chomeurs 2/4

 


 Le gouvernement Hollande a pu distraire la galerie pendant quelque temps en se faisant passer pour progressiste : ainsi il y eu une intervention au Mali au nom des droits de l'Homme (et de l'industrie nucléaire), puis le Mariage Pour Tous, dont les opposants entre cathos intégristes et nostalgiques du IIIe Reich, nous ont fait oublier pendant quelque temps le gouvernement socialiste.
 
Pourtant, c'est une erreur. Les « socialistes » sont arrivés au pouvoir avec une mission « restaurer la compétitivité ». Cela peut paraitre sympa au premier abord, mais ce n'est rien d'autre qu'écraser le prolétariat, les travailleurs en diminuant leurs droits, leurs salaires pour augmenter le taux de profit du patronat. Pendant que ceux qui peuvent encore se le permettre bronzent dans le Sud de la France, les socialistes, main dans la main avec des syndicats jaunes et le patronat préparent l'offensive contre nos droits.
C'est pour cela que nous faisons un dossier d'été qui présente les différentes « réformes » ou plutôt attaques en cours dont nous serons les victimes en septembre.
 
Voici un article qui récapitule les différentes pistes de réduction de nos droits, qui ne sont pourtant pas mirobolants...dans un contexte d'explosion du chomage
 
(Article issu de la presse bourgeoise)
 
L'Unedic a rendu public ce jeudi de nouvelles prévisions qui montrent que le pari du gouvernement d'une inflexion de la courbe du chômage à la fin de l'année est compromis et, surtout, que 2014 s'annonce sombre. Pour 2013, les nouvelles sont plutôt bonnes compte tenu du contexte. Alors que le consensus des économistes ne table plus sur une quasi-stagnation mais sur un diminution de 0,2 % du PIB, le régime géré par les partenaires sociaux n'a pas dégradé ses prévisions de chômage sur 2013. Il anticipe désormais une hausse de 178.700 du nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois, soit 7.000 de moins qu'il y a cinq mois. Du côté de l'emploi salarié, les destructions concerneraient 35.600 postes, deux fois moins qu'en 2012.
 
Une inflexion au troisième trimestre
(...) .
 
Michel Sapin, cela « conforte l'analyse du gouvernement et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin 2013 et au-delà ». (....) 
 
Une dette portée à 24,1 milliards d'euros (...) .
 
La situation est pour l'instant sous contrôle car, comme l'avait expliqué son président, Jean-François Pilliard, son programme d'endettement pour cette année permet de faire face au besoin de financement prévu fin 2013, soit quelque 18 milliards d'euros. Mais ce n'est pas le cas pour l'an prochain. La renégociation des règles de l'assurance-chômage, dont la convention arrive à son terme en décembre prochain, doit démarrer à la rentrée. Elle va se dérouler avec en toile de fond d'une dégradation financière record, ce qui augure de discussions très tendues entre patronat et syndicats. Tout cela avec un changement de président à la tête du Medef .

 

 

http://l-indigne.skyrock.com/3176717907-Dossier-d-ete-l-austerite.html

 

 Paris, mardi 30 juillet 2013

Et si les retraites promises n'étaient pas payées ?

Le Japon a tout" bon" !,

Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer ! 

l'état de l'économie ...

Déjà deux ans, tant d'argent et si peu de changement | La Chronique ...

09/02/2013

"Modele" allemand

Les Allemands sont-ils bien placés pour nous faire la leçon ?

:Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux  Austérité à tous les étages

Si l’on résume, l’Europe s’apprête à vivre avec :

  • des taux d’intérêts à court terme en hausse (la BCE vient de relever son taux directeur) ;

  • des programmes de rigueur budgétaire, partout ;

  • des efforts de compétitivité redoublés, qui pèseront sur les salaires.

Sur ce dernier point, le paragraphe 11 évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d’économie Paul Krugman à s’étrangler sur son blog :

« Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »

Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre : ce n’est pas ainsi que l’Europe sera remise à flot

 

  
le Japon

 
Source : Capital
07/02/2013
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Certes, ils ont réussi à réformer leur marché du travail, à boucher le trou de leur Sécu et à regonfler leur compétitivité en maîtrisant leurs salaires. Mais derrière ces indéniables succès, l’économie de nos voisins cache des facettes moins reluisantes.

« Le plus gros problème de l’Europe ? C’est la France. » Lars Feld n’a pas peur de dire tout haut ce que Berlin pense tout bas. En novembre dernier, cet économiste réputé, l’un des cinq «sages» qui conseillent Angela Merkel, a entamé la rédaction d’un rapport officieux à la demande du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Le sujet : les réformes à recommander d’urgence à l’Hexagone pour restaurer sa compétitivité. «Notre gouvernement est préoccupé parce que la France ne fait rien pour éviter de sombrer», a justifié Lars Feld. «Vous êtes le seul pays à refuser de se réformer avant qu’il ne soit trop tard : on aimerait vous aider», renchérit Stefan Kooths, de l’IFW de Kiel, l’un des six grands instituts économiques allemands.

Ils ne manquent pas de confiance en eux, nos voisins ! Après avoir administré de sévères remontrances budgétaires à la Grèce, seriné leurs recommandations de bonnes réformes à l’Italie et imposé la règle d’or à toute l’Europe, voilà qu’ils se penchent sur le cas français. A Bercy, on assure officiellement que leurs conseils sont les bienvenus. Mais, dans les couloirs, les membres des cabinets grognent. «A jouer ainsi les donneurs de leçons, les Allemands commencent à agacer leurs partenai­res», commente l’économiste Charles Wyplosz. «Peut-être, rétorque René Lasserre, directeur du Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (Cirac). Mais ils ne sont quand même pas si mal placés pour donner des conseils à leurs voisins.»

A première vue, cela ne fait pas de doute. Pointé du doigt comme le maillon faible de l’Europe il y a tout juste dix ans, le pays d’Angela Merkel affiche aujourd’hui l’un des plus bas taux de chômage du continent). Il faut dire qu’il a su réformer son économie avec un pragmatisme et une réactivité inimaginables chez nous. «Notre méthode est simple : nous mettons tout le monde autour d’une table et nous agissons sur-le-champ, quitte à ajuster a posteriori ce qui fonctionne mal, résume Henrik Uterwedde, directeur de l’Institut franco­allemand de Ludwigsburg. Vous, vous tergiversez pour accoucher d’une souris.»

De fait, alors que nous peinons toujours à écorner notre système de protection sociale, celui de nos voisins a pu être profondément remanié en moins de dix ans : l’âge de départ à la retraite a été repoussé de 65 à 67 ans, la durée d’indem­nisation du chômage ramenée de 32 à 12 mois, le montant des allocations réduit, et les gaspillages dans la santé traqués pour de vrai… Résultat : de l’autre côté du Rhin, la Sécu a enregistré un excédent de 12 milliards d’euros en 2012, du jamais-vu depuis la réunification. Et les dépenses publiques ont pu être ramenées de 49,3 à 45,6% du PIB en dix ans, tandis que les nôtres culminent toujours à plus de 56%.

La réforme du marché du travail s’est révélée tout aussi radicale. Là encore, les syndicats ont fait preuve d’un pragmatisme impensable dans notre village gaulois : ils ont accepté, et même soutenu, toutes les mesures susceptibles d’améliorer la flexibilité. «C’est la meilleure façon de lutter contre le chômage», se justifie Dierk Hirschel, l’économiste de la Confédération allemande des syndicats (DGB). Son organisation a ainsi appuyé la création de contrats spécifiques, censés accélérer le retour à l’emploi des personnes qui en sont éloignées : les «mini­jobs» (400 euros par mois pour un temps partiel de 15 heures par semaine au plus, exonéré de charges) et les «jobs à 1 euro» de l’heure, sortes d’emplois d’insertion réservés aux chô­meurs de longue durée, qui touchent en parallèle leurs indemnités.

Dans la foulée, les syndicats ont accepté que les licenciements et le recours au temps partiel soient facilités. Résultat : la compétitivité des entreprises a grimpé en flèche. «Nous pouvons désormais adapter en permanence nos effectifs au niveau des commandes», témoigne ainsi Mathias Kammüller, vice-président exécutif de Trumpf, une PME familiale spécialiste de machines-outils haut de gamme. En période basse, les salariés travaillent trente-cinq heures par semaine, mais montent à quarante heures en cas de surchauffe, pour un salaire identique. Et au plus fort de la crise, en 2009, le recours massif au chômage partiel a permis de sauver tous les emplois, alors que les ventes de Trumpf avaient chuté de près de 40%.

 

Avec l'imbroglio italien, de nombreux hommes et femmes politiques allemands sont montés au créneau (notamment M. Steinbrück, le champion du SPD, parti de gauche allemand) pour délivrer la bonne parole et rappeler qu'aucun changement politique démocratique ne saurait détourner un pays de ses obligations en matière de rigueur et de réduction des déficits.

humour 115.jpg Le peuple a voté contre l'austérité ? Cela n'a aucune importance...
... Les nouveaux élus feront ce que veut Berlin, tout comme les malheureux députés grecs il y a 18 mois. Le scrutin populaire les avait conduits au Parlement d'Athènes pour refuser le dépeçage économique du pays... mais la première loi qu'ils votèrent -- sous la pression de Bruxelles, du FMI et  d'angela merkel-- fut la braderie de tous les fleurons sous tutelle étatique (aéroports, loterie, stades de sport, concessions portuaires) sous prétexte de privatisation..

L'ajustement budgétaire s'opère essentiellement par la seule variable que l'Etat contrôle, c'est-à-dire les salaires des fonctionnaires et les retraites. En y ajoutant la hausse des taxes (sur l'essence et les denrées alimentaires), la chute du pouvoir d'achat avoisine 50% en cinq ans.

L' 'allemagne, elle, n'a nul besoin de faire baisser les salaires "en interne" pour demeurer compétitive. En effet, les entreprises germaniques ont décidé depuis longtemps (chute du Rideau de fer) de délocaliser leur production dans les pays de l'Union européenne où les salaires sont les plus bas.

Et l'Europe est une mine d'opportunités pour qui sait exploiter les inégalités salariales : les rémunérations en Allemagne, France, Pays-Bas, Finlande, Suède, Autriche, Danemark sont le double ou le triple de celles versées aux salariés en Grèce, au Portugal ou en Slovénie. Elles sont aussi 7 à 9 fois plus élevées que celle versées aux Roumains, lituaniens ou Lettons et 10 fois plus élevés que celles perçues par des Bulgares.

A titre de comparaison, prenons l'Amérique du Sud. Alors que les différences semblent gigantesques, aux yeux d'Européens non avertis, entre les économies industriellement les plus développées (Brésil, Argentine, Chili) et les plus faibles (Paraguay, Bolivie, Equateur...), la différence entre les salaires minimum légaux est de l'ordre de 1 à 4. Ce sont donc des disparités nettement plus faibles qu'au sein de notre propre Union européenne.

L'Allemagne, un commerce qui roule
Une fois produits dans les pays à bas coûts salariaux, les biens intermédiaires (semi-finis) sont rapatriés en Allemagne sans payer de taxes d'import/export (comme les règlementations commerciales européennes l'y autorisent), pour être assemblés en bout de chaîne de production. Ils sont ensuite réexportés principalement vers les autres pays d'Europe avec le label Made in Germany... et les tarifs haut de gamme (c'est-à-dire des marges très confortables) qui vont avec.

L'Allemagne fait d'une pierre deux coups puisque les produits finalisés sur son sol et revendus majoritairement au sein de l'Eurozone apparaissent dans la balance de ses exportations (dont le solde positif se chiffre en centaines de milliards d'euros)... alors qu'une partie importante de ce total n'est en réalité que le résultat de l'assemblage de produits importés.

En 2011, les excédents commerciaux de l'Allemagne provenaient à 80% de ses échanges avec les autres pays de l'UE. Pour schématiser, cela représente en moyenne 150 milliards d'euros vis-à-vis des autres pays de la Zone euro, 80 milliards vis-à-vis de l'Europe hors Zone euro, et 50 milliards avec le reste du monde (dont la Chine pour moitié).

Les marchés applaudissent cette splendide mécanique qui gagne à tous les coups. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin la raison d'un retour du DAX 30 à 3% de ses records historiques absolus de l'été 2007...

De même, ce n'est pas un hasard si les élections italiennes ont coulé la bourse de Milan et restauré le système de vases communicants avec des actifs germaniques : Bunds et actions.

Qu'en dit le DAX 30 ?

Compte tenu de la sous-performance chronique des établissements financiers de l'indice ces cinq dernières années, la plupart des grandes valeurs industrielles -- à l'exception notable de Siemens et de Volkswagen -- ont surpassé leurs records de 2007 ou 2008.

Si l'on compare leurs performances financières par rapport à leurs concurrentes respectives italiennes, japonaises, françaises et surtout britanniques, la différence n'est pas aussi considérable que les épargnants se l'imaginent.

En achetant des valeurs allemandes, les investisseurs internationaux ont d'abord voulu placer leurs avoirs dans un coffre-fort dont ils sont sûrs qu'il contiendrait toujours de l'euro-mark et pas de l'euro-sud ou de l'euro-PIIGS.

A lire : Articles de l-indigne taggés "précarisation" - l'indigné ...

 Le modèle allemand: des "minijobs" payés rien du tout. Mais qu'est ce qu'on attend!

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Un petit article sur les emplois précaires sous payés mis en place en Allemagne par la social démocratie, qui décidément a dans ce pays une très longue histoire de trahison (plus qu'ailleurs)...

samedi, 13 août 2011 - ZEC plus ultra

 : " Le commencement de la fin "

Les politiques font du business, il est normal que les agences de notation fassent de la politique. Elles ont  aussi ce talent particulier de transformer des situations gérables en crises inextricables :  Irlande, Grèce, et Portugal en ont fait les frais. C'est au tour des États-Unis  de connaître la joies du cercle vicieux créé par les pronostics de l'opinion financière :

1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;

et

2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )

> Le commencement de la fin - Frédéric lordon - La pompe à phynance

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"Blabla de zinc" de Chimulus

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 Autre atout de l’Allemagne : elle dispose d’un tissu de PME soudées, qui chassent en bande. Tandis que les grands groupes français pressurent sans relâche leurs fournisseurs, leurs homologues allemands les emmènent avec eux à la conquête de nouveaux marchés. «Bosch nous a demandé de lui construire une machine laser sur mesure que les Chinois seraient incapables d’imiter et il nous a laissé le temps qu’il fallait, se réjouit Mathias Kammüller. Grâce à cela, nous som­mes tous deux devenus leaders sur un nouveau segment.» Aujourd’hui, Trumpf réalise 70% de son chiffre d’affaires à l’export.

Mais tout n’est pas rose pour autant de l’autre côté du Rhin. Prenez le marché du travail. Certes, l’Allemagne est au plein-emploi. Mais les 2 millions de jobs qui ont été créés depuis 2001 sont presque tous «atypiques». Près d’un travailleur sur quatre travaille aujourd’hui à temps partiel. Et dans les services, la majorité des postes – jusqu’à 75% dans la restauration – sont désormais précaires. Les entreprises auraient tort de se priver : à la différence de l’industrie, le secteur tertiaire n’abrite aucun syndicat assez puissant pour défendre effica­cement les salariés. Il y a quel­ques mois, la chaîne de droguerie low-cost Schlecker s’est ainsi fait prendre à licencier des employés en CDI payés 12,80 euros de l’heure, pour réembaucher des intérimaires à 6,80 ­euros ! «Dans la distribution, tout le monde fait ça», regrette Henrik Uterwedde.

Pas étonnant que le nom­bre de CDI à temps plein (23,6 millions) n’ait pas augmenté d’un iota ces dernières années. Et que de plus en plus d’Allemands restent coincés dans les «minijobs» (plus de 1,5 million de personnes) et les «jobs à 1 euro» (280 000), pourtant censés n’être qu’une étape vers l’em­ploi classique. Mariechen Schäfer, 49 ans, occupe ainsi ­depuis six ans un minijob de caissière à Berlin. «Dès qu’un employeur traditionnel voit cela sur mon CV, son visage se décompose : la plupart d’entre eux nous considèrent comme des boulets», témoigne cette ancienne secrétaire de direction. «Le marché du travail allemand se rapproche désormais du ­modèle britannique, pour le meilleur – la réactivité – et pour le pire – la pré­carité», résume Steffen Lehndorff, de l’université de Duisbourg-Essen.

A lire : Documentaire Génération-Précaire

Certes, on peut estimer que des bataillons de salariés précaires sont toujours préférables à une armée de chômeurs. Mais si la tendance se poursuivait, le dynamisme du pays pourrait en pâtir. D’après l’OCDE, le taux de travailleurs pauvres dépasse aujourd’hui les 22% et les inégalités ont augmenté plus vite que dans le reste de l’Europe ces dix dernières années. Les 10% des ménages les plus aisés détiennent désormais 53% de la richesse privée du pays, contre 45% il y a dix ans. Pendant la même période, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (60% du ­revenu médian, soit 952,10 euros par mois pour une personne seule, contre 964 euros en France) est passé de 12,2 à 15,9%, contre 13,8% chez nous. «A trop vouloir nous con­centrer sur nos performances à l’export, nous avons oublié que l’objectif premier de la politique économique est de réduire les inégalités», reconnaît Steffen Lehndorff.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le pays voit également son taux de natalité s’effondrer. D’après les prévisions de Bruxelles, sa population aura diminué de près de 20%, à l’horizon 2060. L’Allemagne aura alors 66 millions d’habitants, soit moins que la France (73 millions), un citoyen sur trois aura plus de 65 ans et le pays ne comptera plus que trois actifs pour un retraité, contre six aujourd’hui. Cette chute vertigineuse de la natalité est facilement explicable. Chez nos voisins, les femmes qui continuent de travailler après avoir eu des enfants sont en effet traditionnellement très mal vues.

«C’est difficile à imaginer chez nous, mais on les considère comme des mères indignes, témoigne David Sejourné, spécialiste du management franco-allemand, marié à une Allemande. Du coup, beaucoup préfèrent renoncer à la maternité pour ne pas sacrifier leur carrière.» Et les effets sur la croissance se font déjà sentir. Selon l’OCDE, le vieillissement a coûté 0,2 point de PIB au pays en 2011. D’ici à 2030, la facture devrait monter à un point de PIB par an. Inquiétant.

A lire :le Japon : La crise de la fécondité au Japon
 "A l'instar du japon, nous pourrons avoir un lien entre crise et la baisse de la natalité : Zone euro : la crise porte un coup à la natalité - Le Figaro :

Nos voisins, si donneurs de leçons sur l’austérité budgétaire, sont-ils au moins des modèles de gestion publique ? Pas autant qu’ils veulent le laisser croire. Car enfin, eux aussi ont un peu tendance à bidouiller les chiffres officiels quand ça les arrange… Pendant la crise, par exemple, le gouvernement a omis de prendre en compte dans son budget 20 milliards d’euros de prime à la casse, dissimulés dans le fonds spécial ITF. Grâce à quoi, ­Angela Merkel a pu afficher un déficit public de 3,1% en 2009 au lieu de 5,2%. Et se vanter ­auprès de ses partenaires de se rapprocher plus vite qu’eux des critères de Maastricht. «C’est de la manipulation comptable pure et simple», observe Sylvain Broyer, de Natixis. «Si nous avions fait la même chose avec notre plan de relance, Bruxelles nous serait tombé dessus», grince-t-on à Bercy.

Les frasques de l’Allemagne, par contre, n’émeuvent pas grand monde. Emprunts pour la réunification, dépenses de relance, dettes des chemins de fer… Cela fait des années que Berlin loge discrètement des sommes colossales dans des fonds spéciaux au fonctionnement opaque, les Sondervermögen. Si bien qu’aujourd’hui ils abritent 40% de la dette du pays !

Ajoutons que les collecti­vités locales allemandes affrontent des difficultés financières que l’on ne soupçonne même pas chez nous. L’Etat ne cesse en effet de leur confier de nouvelles missions (versement des aides sociales à la petite enfance et à la vieillesse, entretien des bâtiments publics…), sans augmenter leurs moyens. «Un peu comme chez vous, mais en pire», remarque Hans-Peter Busson, spécialiste du sujet chez Ernst & Young. Résultat : leur dette atteint 653,92 milliards d’euros, soit plus de 25% de l’endettement total du pays, contre 161,3 milliards chez nous (8,8% de notre ardoise).

Pour limiter l’hémorragie, les deux tiers des municipalités ont été contraintes de réduire de 50% leur budget d’entretien des routes et des bâtiments scolaires. Et la moitié d’entre elles ont fait flamber les tarifs d’accès à leurs équipements municipaux, comme les stades – quand elles ne les ont tout sim­plement pas vendus ou fermés. «Des dizaines de piscines sont à l’abandon dans tout le pays», se désole l’économiste Stefan Kooths.

Plus grave encore, le taux d’investissement public du pays est aujourd’hui l’un des plus bas de l’OCDE (1,5% du PIB, contre 3,2% chez nous), et ça fait dix ans que ça dure. Certes, la qualité des infrastructures reste globalement satisfaisante. «Mais si on continue à ce rythme, nos trottoirs seront bientôt en aussi piteux état que ceux des villes américaines», s’alarme Hans-Peter Busson.

Reste un dernier point de faiblesse de l’économie allemande : ses ban­ques publiques régionales, les Landesbanken, sont dans un sale état. Avant la crise, elles ont en effet massivement spéculé sur les subprimes, et elles ont perdu. «Elles manquent aujourd’hui de capitaux, sont très peu transparentes et vont devoir réviser leur modèle économique pour survivre», prévient Pascal Ordonneau, consultant spécialiste de la finance. Pour le moment, elles peuvent encore tenir. Mais si Bruxelles y mettait son nez, elles se verraient contraintes de dévoiler la totalité de leurs pertes et d’accélérer leur restructuration. Ce serait du pire effet sur les marchés. Angela Merkel, qui espère bien être réélue en septembre prochain, est prête à tout pour l’éviter. Il y a deux mois, elle a réussi à convaincre la Commission de repousser son projet de contrôle de l’ensemble des banques européennes. Aux calendes grecques, bien sûr…

Marie Charrel

 une photo de blague de arnaud.

 

A lire : État libéral dégénéré , Le Japon a tout" bon" ! , le chômage : mission impossible , ARTE Reportage ( Chine : le déclin de Wenzhou), Pourquoi parler de crise ? - l'indigné, La malédiction du gaz de..., bataille de l'énergie 2 , Bien mal acquis profite..., Vers des médias low cost à..., L'argent sans foi ni loi 2 , la 'destruction créatrice' 2 , Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi :

Articles de Frédéric Lordon
sur son blog
"La pompe à phynance" :

> " Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières ", 23 avril 2008 (également in Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d’agir, Paris, 2008) ; et aussi « Si le G20 voulait... », 18 septembre 2009.

> "Pour un système socialisé du crédit ", 5 janvier 2009

> "Au-delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie", 17 février 2010.

> " La dette publique, ou la reconquista des possédants ", 26 mai 2010.

> " Qui a peur de la démondialisation ? ", 13 juin 2011

A voir :  Manager de transition, L'art D'ignorer les Pauvres , Situation du travail en FranceAttention Danger Travail ,

 

 
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