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07/09/2012

Mario Draghi ou le pompier pyromane

 

Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

 

 

 

 

Hollande

ALERTE - La BCE achètera sans limite des obligations d'Etat de 1 à 3 ans

 

Traité comme la dernière des dernières, mécanisme européen d'austérité, Pacte des banksters européens, la France prête pour la la r€gle d'or ?
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Jean-Louis Mourier (Aurel BGC) : « Des garanties ont été données aux "faucons" de la BCE Attendu, le nouveau plan de Mario Draghi vise à faire retomber la tension sur les dettes périphériques tout en apportant des garanties aux « faucons » analyse Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC. La balle est maintenant dans le camp des Etats en difficulté

" Les pays qui demanderont de l’aide devront se placer dans le cadre d’un programme FESF/MES (sous réserve de la décision de la cour de Karlsruhe le 12/09). Cela implique des mesures d’ajustement et la surveillance du FMI aussi bien pour définir le programme d’ajustement que pour surveiller son exécution. La BCE ne pourra rien faire tant que les pays concernés n’auront pas demandé de l’aide. La tension sur les marchés risque de remonter à nouveau si certains pays comme l’Espagne tardent trop à demander de l’aide"

-  la Banque centrale européenne -- comme semblent le croire les hommes politiques, économistes et autres zinzins. Donc lui demander de créer de la monnaie en quantité illimitée pour :

1/ prêter en dernier ressort aux banques (contre collatéraux douteux) sur des appels d'offre de moins en moins conventionnels et sur des maturités de plus en plus longues ;
2/ acheter en dernier ressort la dette des Etats périphériques en émettant ex nihilo ;
3/ financer d'éventuelles moins-values sur des stocks de titres dépréciés...
... devient complètement absurde.

economie,poitique,sciété,polique monétaire,la bce,banque centrale europenne,le ministre de l'economie et des finances,pierre moscovici,mario draghiPourtant, Mario Draghi a donné des espoirs excessifs aux marchés. Il est allé jusqu'à affirmer que le financement de certaines dettes publiques ne serait pas de la création monétaire ! Mais ce que s'apprête à faire la BCE (cet après-midi ou à la prochaine échéance) est et restera du non-conventionnel de la même nature que les précédents LTRO. Car en achetant de la dette périphérique sur des maturités maximales de trois ans, c'est comme si la BCE faisait un nouveau LTRO de trois ans aux banques italiennes et espagnoles, entièrement destiné à acheter la dette de leurs souverains.

- Une nouvelle version du LTRO ?
La différence avec les LTRO passés, c'est que l'on va réussir cette fois à mettre en place une vraie déconnexion entre le risque bancaire et le risque souverain.

Définition du risque bancaire et types des risques bancaires Le risque est une exposition à un danger potentiel, inhérent à une situation ou une activité Typologie des risques bancaires

a-  Le risque de contrepartie
b- Le risque de taux
c- Le risque de change :
Les risques bancaires

d- Le risque de liquidité :
e- Le risque pays :
Gestion du risque Crédit au Crédit Agricole

Le début de semaine encore en hausse hier est freiné ce mardi par les nouveaux avertissements des agences de notation à l'attention de l'Europe. Les Bourses asiatiques reculent d'ailleurs de concert ce mardi matin, avant les rendez-vous monétaires de la fin de semaine sur le vieux continent et alors que Wall Street était fermée hier soir pour le Labor Day aux Etats-Unis. Alors que Moody's a abaissé ce matin à "négative" la perspective négative à la note de crédit 'Aaa' de l'Union Européenne, , statu quo de la Banque centrale australienne sur ses taux directeurs.

 ECO ET DEVISES . "Sur le marché des changes, l'Euro reste cependant bien orienté face au Dollar. De son côté, l'or continue de profiter des perspectives de création monétaire aux Etats-Unis et en Europe".

 Concernant l'Europe, les investisseurs attendent avec une certaine anxiété la réunion de la BCE, jeudi, au cours de laquelle ils espèrent obtenir des détails sur l'opération de rachat d'obligations d'Etat évoquée depuis le mois d'août... Hier, le président de la BCE, Mario Draghi, a donné quelques pistes, en suggérant que la banque centrale pourrait acquérir des titres de maturité inférieure à 3 ans. De tels achats ne seraient pas contraires au droit communautaire, qui interdit à la BCE de financer directement les Etats membres de la zone Euro, a-t-il estimé lors d'une intervention devant une commission du Parlement européen. Reste à savoir si ce type d'action suffira à rassurer les marchés sur les perspectives de long terme de la zone Euro, où l'activité s'est encore contractée en août dernier (indice PMI manufacturier tombé à 45,1), pour le 13ème mois consécutif.

La BCE rachètera la dette des Etats qui acceptent les règles du jeu

Très attendu, le programme de rachat d'obligations à court terme proposé par Mario Draghi est salué par les économistes. Il pourrait soulager l'Espagne et l'Italie, au prix d'une mise sous tutelle économique.

07/09/2012 André Sapir, Clemente de Lucia, Florence Pisani, Mariano Rajoy, Mario Draghi, Mario Monti, BCE, conditionnalité, OMT, Outright monetary transactions, rachats de dette, SMP

 

 

andré sapir,eurozone,clemente de lucia,florence pisani,mariano rajoy,mario draghi,mario monti,bce,conditionnalité,omt,outright monetary transactions,rachats de dette,smp,goldman sachs,mario draghi ou le pompier pyromane,jacques sapir,economie,poitique,sciétéPour ceux qui ne l'ont pas encore vu Sur ARTE : Documentaire : Goldman Sachs ,

Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde - videos.arte.tv  (a voir pendant 7 jours sur le site d'arte) Economie par Jérôme Fritel, Marc Roche : Mardi 4 septembre d...

e 20:50 à 22:05 sur Arte

 

andré sapir,eurozone,clemente de lucia,florence pisani,mariano rajoy,mario draghi,mario monti,bce,conditionnalité,omt,outright monetary transactions,rachats de dette,smp,goldman sachs,mario draghi ou le pompier pyromane,jacques sapir,economie,poitique,sciétéDocuments officiels

·         Banque centrale européenne

Communiqué sur le nouveau programme de rachat de dette (OMT)

·         Banque centrale européenne

Communiqué sur les collatéraux

L'expression était devenue aussi systématique qu'incantatoire, au risque de se vider de son sens. «L’irréversibilité de l’euro», expression fétiche des dirigeants européens, dispose enfin d’un contenu, grâce à l'entremise de Mario Draghi.

A l'issue du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 6 septembre, vécu comme un Jour J pour l'eurozone, l'Italien a présenté une série de mesures pour préserver « l’unité » de la zone euro. Depuis des mois, les pays périphériques empilent les réformes sans que les investisseurs n’abandonnent l’hypothèse d’une sortie de la zone euro de ces Etats vulnérables. Ces craintes sont «infondées », a insisté le président de la BCE au cours de son intervention.

Elles se sont pourtant répercutées sur les conditions de financement des Etats italien et espagnol, asphyxiés par l'envolée des taux d'intérêt et des primes de risque. « S'il n'y a pas un acteur public qui intervient, la dynamique de contagion ne peut pas être enrayée, explique Florence Pisani, économiste chez Dexia asset management. Les investisseurs se séparent des obligations dont le prix a trop baissé et la vente fait encore plus descendre les prix. » Ce qui pousse mécaniquement les taux d'intérêt à la hausse…

Jeu d'équilibriste

 la BCE a mis au point un pare-feu, fondé sur le rachat de dette de court terme, dans le cadre d'un nouveau programme baptisé "OMT" (Outright monetary transactions ou transactions monétaires fermes).(..) . qui permet à Mario Draghi de ne pas franchir le Rubicon : les statuts de la BCE prévoient la possibilité de réaliser des « achats fermes » et l'institution ne prête pas directement aux Etats. Elle intervient seulement sur le marché secondaire

Le dispositif antérieur, connu sous le nom de "Securities Markets Programme", mis en place par Jean-Claude Trichet, portait sur des titres de plus long terme, et avait été lancé à reculons. «..... »

L'Allemagne isolée au sein de la BCE

En ciblant les obligations à 3 ans, Mario Draghi espère que son action permettra, à terme, de réduire les emprunts souverains à plus long terme (5 à 10 ans). ( ...) A cet argument s'ajoute la crainte d'une course à l'inflation savamment entretenue par les médias allemands. (...) . « Il faut arrêter avec cette caricature », a réagi Mario Draghi, s'éloignant pour l'occasion du ton policé des banquiers centraux. La BCE n'est pas aux mains d'une « clique du Sud ».

Le sort de l'Espagne bientôt connu

Devant la presse, Mario Draghi a clairement posé ses conditions en martelant les contreparties strictes sans lesquelles la BCE n'interviendra pas. Comme il l'avait déjà annoncé, l'acquisition de titres doit être précédée par le déclenchement des fonds de secours européens (FESF ou MES).

Ces derniers peuvent intervenir sur le marché primaire des dettes souveraines, mais leur utilisation est assortie d'obligations de réformes plus ou moins lourdes.

Si l'option d'une simple "ligne de crédit" octroyée pour une année est par exemple retenue pour l'Espagne, les conditions sont allégées. (… ) La deuxième option reposerait sur un sauvetage de plus grande ampleur, où l'Espagne serait littéralement mise sous tutelle économique.

Dans les deux cas, le pays devra de toute façon apprendre à travailler avec les "hommes en noir" de la Troïka, tels que les décrit la presse ibérique. ";;;", anticipe André Sapir, économiste au think tank Bruegel, ....".

Une conditionnalité à double tranchant

En balisant strictement le déclenchement des rachats, Mario Draghi comble les lacunes du système précédent mis en place par Jean-Claude Trichet. Gouvernée à l'époque par Silvio Berlusconi, l'Italie avait pu bénéficier des largesses de la BCE sans que le Cavaliere ne se lance dans un plan de réformes.

Mais ces garde-fous seront-ils efficaces ? Le Premier ministre espagnol, qui chiffre ses efforts budgétaires à 65 milliards d'euros (hausse de la TVA, des impôts, baisse des indemnités chômage, coupes généralisées dans les dépenses, y compris la santé et l'éducation…), veut éviter l'idée d'un nouveau train de mesures, cette fois-ci imposé de l'extérieur.

"Un pays qui se fait aider doit accepter des abandons de souveraineté. Il est normal que le prêteur vérifie qu'il ne fait pas un chèque en blanc, souligne Florence Pisani. Aujourd'hui, le problème est de parvenir, collectivement, à ce que les programmes européens soient plus raisonnables. On demande aux pays de rééquilibrer leur déficit de 4 à 5 points par an, la contraction s'accélère, puis on s'étonne qu'ils ne tiennent pas leurs engagements."

Echapper à la récession ( .... : , écrit dans une note Clemente de Lucia, économiste chez BNP Paribas. C'est ce dont la zone euro a désespérément besoin pour échapper à la récession."

Marie Herbet

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- Rachats d'obligations de court terme (1 à 3 ans), sans limitation de montant ni de durée

- Acquisitions conditionnées à l'utilisation du FESF ou MES donc adossées à des obligations de réformes plus ou moins poussées

- Les volumes de rachats seront publiés chaque semaine et la répartition par pays chaque mois

- Rachats ouverts aux Etats actuellement sous programme (Irlande, Portugal, Grèce), une fois qu'ils sont de nouveau en capacité de se financer sur les marchés

- L'OMT signe la fin du Securities Market Program mais la BCE garde les bons achetés dans le cadre du SMP jusqu'à ce qu'ils arrivent à échéance

- Comme à l'époque du SMP, les rachats sont "stérilisés". Les injections de la BCE sont censées être compensées par les actifs que les banques déposent auprès d'elle.

- La BCE renonce à son statut de créancier privilégié dans le cadre de ces opérations, de façon à rassurer les investisseurs privés qui assumaient un risque de perte plus important, puisque leur remboursement intervenait plus tard.

Ce nouveau cadre a été présenté au moment où la BCE a également revu ses prévisions. L'inflation va poursuivre sa baisse dans la zone euro, pour être ramenée à 1,9% en 2013, contre 2,5% cette année. La Banque prévoit une contration du PIB de 0,4% en 2012, avant une reprise molle à 0,5% l'année prochaine.

  

Mario Draghi ou le pompier pyromane

Par Jacques Sapir  |  7 septembre 2012     →    Imprimer

 
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Les mesures décidées par la Banque centrale européenne (BCE) le 6 septembre ont favorablement influencé les marchés. Mais cet enthousiasme sera de courte durée. Ces mesures ne peuvent en effet cacher la victoire des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de soulager la zone euro dans la durée, elles ne peuvent, au mieux, que lui apporter un répit très temporaire. La crise de compétitivité et les forces de récession et de dépression vont continuer de s’étendre et leur effet se fera très rapidement sentir.

La président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé la mise en place d’un dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom Outright Monetary Transactions (OMT). Ce dispositif prévoit la possibilité, pour la BCE, de racheter une quantité qualifiée d’« illimitée » de titres d’une maturité de 1 an à 3 ans, mais aux conditions suivantes :

  1. Le pays qui voudrait bénéficier de l’OMT doit en faire la demande et accepter les conditionnalités attachées aux programmes d’ajustement fiscaux et budgétaires que sont le (FESF) et son successeur, le Mécanisme (MES). Ou bien accepter un programme similaire, dit « de précaution », le Enhanced Conditions Credit Line, (....) .
  2. Les opérations effectuées dans le cadre de l’OMT ne devront pas entraîner de hausse de la liquidité sur le marché. (...).

Ces mesures apparaissent limitées et restrictives. Elles sont limitées car elles ne s’adressent qu’au marché secondaire, et uniquement aux titres dont la maturité n’excède pas trois ans. De ce point de vue, il faut signaler le danger de voir l’endettement des pays de la zone euro se déformer vers le cours terme si ces pays veulent avoir l’espoir de bénéficier des opérations d’OMT.

Elles sont également restrictives : non seulement elles sont accompagnées d’une conditionnalité stricte en matière de politique d’ajustement fiscal et budgétaire, mais elles doivent en plus se faire à masse constante de liquidité. Or, en raison de la récession dont pâtit la zone euro, les banques, mais aussi les entreprises, auront de plus en plus des besoins de financement qu’il faudra couvrir par des obligations. Dans les règles de la stérilisation, il faut donc s’attendre à ce que les taux d’intérêt se stabilisent pour la dette souveraine, mais augmentent sensiblement pour les agents privés. Ceci aura des conséquences très néfastes pour la croissance et conduira à amplifier la récession que nous connaissons déjà.

En dépit de ses rodomontades, Mario Draghi a été obligé de céder sur les deux points importants mis en avant ces derniers jours par les dirigeants de la Bundesbank.

D’une part, il accepte de lier les interventions de la BCE à une supervision des politiques fiscales et budgétaires, point sur lequel la Bundesbank avait d’emblée mis l’accent. Cette supervision signifie l’accroissement et la généralisation des politiques d’ajustement déjà menées en Grèce, au Portugal, en Irlande, en Espagne et en Italie, avec les résultats désastreux que l’on connaît, tant dans ces pays qu’à l’échelle de l’ensemble de la zone euro. Ces politiques ont pourtant fait la preuve de leur inefficacité et de leur nocivité : elles sont incapables de réduire significativement le déficit budgétaire et elles provoquent une dépression économique accompagnée d’une crise sociale qui prend dans les pays qui les appliquent une tournure tragique.

D’autre part, en acceptant que les interventions de la BCE se fassent à liquidité constante (principe de stérilisation), Mario Draghi a cédé devant les plus dogmatiques des responsables monétaristes de la Bundesbank qui ont remporté une victoire claire et nette.

Une fois que la satisfaction de voir bouger la BCE se sera dissipée, il faudra bien se rendre à l’évidence :

  1.  La crise de compétitivité interne à la zone euro - qui est en réalité la « mère » de la crise de la dette - n’est absolument pas affectée par ces mesures. Pire, en contribuant à élever le coût de l’argent et en impliquant une aggravation de la pression fiscale, elles vont rendre encore plus difficile la solution de cette crise pour les pays qui ont de sérieux problèmes de compétitivité
  2.  Ces mesures vont aggraver les politiques d’ajustement et enfoncer un peu plus la zone euro dans la récession, voire dans la dépression, rendant impossible en dernière analyse l’ajustement pourtant recherché.
  3.  Dans les semaines qui viennent, les marchés vont comprendre que ces mesures ne règlent rien. (....). Ceci viendra renforcer de manière considérable les pressions récessives et dépressives qui affectent de nombreuses économies.

 

 cONCLUSION /

 

Les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent ainsi l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro. En mettant l’accent sur la question de la liquidité - un accent fort contraint par les positions de la Bundesbank -, on « oublie » la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond : l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative que l’on connaît dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de « l’irréversibilité de l’euro ».

Est ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?

- Perte de souveraineté populaire et dans une moindre mesure des gouvernements
- Risque de faillite des pays, donc aussi de la France
- Des organismes créer avec le capitalisme : les banques centrales, OMC, PACS dont le seul objectifs est de satisfaire le marché et de soutenir les industries capitalistes
- D'une crise de la régulation a une crise systémique
- La crise permanente du système capitaliste ou fonctionnement du capitalisme. Celle ci s'en retrouve accentué avec son déclin
- Une dette souveraine du a plusieurs causes : loi de 1973, la chute tendanciel des profits ( baisse des bénéfices, du pouvoir d'achat, des impôts, lois avantageuses pour les plus riches,....). Résultat depuis 30 ans, la balance commerciale est déficitaire et nous payons que les intérêts de la dettes. Nous hypothéquons l'avenir des prochaines générations
- Les politiciens ont perdu le contrôle de la situation.
Les espoirs de nouvelles mesures de soutien à l'économie de la part des banques centrales mondiales ont encore une fois soutenu les indices alors que l'actualité macro et microéconomique devient de plus en plus réduite à l'approche de la mi août.      

 

La question du nouveau traité européen agite l'actualité. Il contient des mesures
qui vont nous concerner très directement, causant probablement une catastrophe
sociale... Mais quel est le contenu exact de ce traité?


Tout d'abord, il faut savoir qu'il n'y a pas un mais deux traités, souvent confondus : le MES et le TSCG. Que cachent ces sigles barbares ? Le premier, le MES, ratifié le 21 février 2012, concerne le mécanisme européen de stabilité. Celui-ci est censé remédier aux faillites des États comme par exemple les demandes d'aide à l'Union européenne de la Grèce, l'Irlande ou encore l'Espagne. Il consiste en une gigantesque réserve de 700 milliards d'euros qui peuvent être prêtés à des taux
assez bas aux États. Évidemment, la carotte ne va pas sans le bâton : dès qu'une demande d'aide est enclenchée, il faut appliquer des réformes structurelles décidées par la Banque centrale européenne et la Commission européenne.

Celles-ci peuvent être des privatisations, des réductions de salaires ou encore la casse de la sécurité sociale... En gros, ce mécanisme est la création d'un FMI interne à l'Europe qui permettra d'imposer toujours plus d'austérité et de réformes
structurelles.

On notera au passage qu'il coute 142 milliards à la France soit l'équivalent de trois fois le budget annuel de l'Éducation nationale... Ce traité ne concerne que les États déjà en faillite qui doivent faire appel à l'Union européenne.
Heureusement, pour faire appliquer l'austérité aux États qui ne sont pas encore en faillite, il y a le frère jumeau du MES, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSGC). Sous prétexte de complexes règles dont nous épargnerons les détails aux lecteurs et lectrices, ce traité impose un taux maximum de déficit public (variable). Celui-ci est connu sous le nom de «règle d'or».

Concrètement, cela veut dire qu'un État qui dépasse un certain taux de déficit a l'obligation de le réduire, et comme l'argent ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, appliquer une cure d'austérité dont nous ne connaissons que trop bien le contenu. A cela s'ajoutent des sanctions automatiques dès que le déficit atteint plus de 3 % du PIB.

En France, le déficit s'élève en 2012, à environ 4,5 % du PIB. Si le traité TSCG rentre en application, en 2014, celui-ci ne devra pas s'élever à plus de 1,22 % du PIB. Cela signifie qu'en un an, afin de se plier aux obligations du traité, les
socialistes devront trouver de 70 à 80 milliards d'euros, ce qui implique une cure d'austérité massive.


L'austérité: une guerre aux classes populaires!

Depuis le début de la crise, les plans d'austérité se succèdent. Les deux nouveaux traités ne sont que des étapes de ce mécanisme d'austérité qui est à l'oeuvre à l'échelle européenne. Faire une liste exhaustive de toutes les mesures prendrait
bien trop de place.

Contentons-nous de dire que la plupart des mesures d'austérité touchent prioritairement, les salarié-e-s, le prolétariat, que ce soit à travers des baisses du salaire indirect (des baisses de prestation de la sécurité sociale comme l'assurance maladie les retraites ou chômage), une diminution des services publics ou encore des attaques directe contre les salaires (ex : en Grèce moins 20% sur les salaires des fonctionnaires).

Si ces mesures augmentent temporairement le taux de profit de la bourgeoisie, il est très probable qu'elles auront des conséquences quasi apocalyptiques pour l'économie de la zone euro. En effet, une baisse globale de la masse salariale ajoutée à une baisse des dépenses étatiques dans un contexte économique de crise mène à une récession. Celle-ci, qui est une contraction de l'activité économique, va mener à une diminution des recettes fiscales, et donc a un fort déficit des finances publiques. En retour, le fort déficit va mener à de nouvelles mesures d'austérité et ainsi de suite. La boucle est bouclée.

Ce mécanisme est à l'oeuvre en Grèce où un nouveau plan d'austérité de 14 milliards d'euros va prendre effet en septembre alors que le pays connait une récession de 7 %. Il l'est aussi en Espagne, pays en récession depuis 2010, mais aussi dans une moindre mesure dans l'ensemble de la zone euro qui devrait connaître une récession de 0,4% en 2012.

Plus globalement, ces politiques d'austérité risquent d'approfondir la crise à l'échelle planétaire. En effet, l'Union européenne est le plus gros marché mondial :

 


Pour la bourgeoisie, pour les plus riches, cela signifie une augmentation des revenus, de leur taux de profit. Elle est obtenue au prix d'attaques massives contre la classe salariée européenne. Ces attaques, suite aux mécanismes décrits ci-dessus,
présentent une réelle possibilité de mener l'économie mondiale au fond du gouffre.


Perspectives

Face à ces perspectives d'effondrement, une réponse qui gagne du terrain consiste à proposer une autre gestion de la crise comme peuvent le faire une myriade d'intellectuels, des colonnes de Marianne à la fondation Copernic en passant par

Attac.

Le discours antilibéral propose en filigrane une autre gestion de l'économie capitaliste à base d'investissements publics, de relance monétaire et de protectionnisme. Les mesures qu'il prône comme la monétisation de la dette ou la relance keynésienne (à l'exception du protectionnisme) sont en application dans d'autres pays industrialisés comme les USA ou le Royaume-Uni (qui a refusé les traités) sans pour autant obtenir des rés ultats très probants.

Pour nous, cette perspective n'est ni réaliste ni souhaitable. Le capitalisme est un système mortifère qui détruit l'environnement, pour produire des biens en grande partie inutiles aux prix de l'exploitation toujours croissante de la majeure partie de l'humanité.

La crise majeure qu'il traverse est un moment où il faut se demander comment sortir du capitalisme et non comment l'amender.

Le deuxième traité (TSCG) n'est pas encore ratifié en France. La question du  référendum sur la question nous semble insuffisante. S'il y a résistance à ces traités, c'est dans la rue qu'elle se fera.

Les multiples plans d'austérité ont déjà suscité de nombreuses et fortes résistances que ce soit en Espagne, en Italie, en Grèce mais aussi au Royaume-Uni et en Roumanie.

Avant d'être à la rue, soyons dans la rue ! La cure d'austérité en France est d'ores et déjà annoncée et entérinée par les nouveaux traités européens. Elle consistera en une attaque directe et massive sur nos salaires et nos droits à la sécurité sociale.

 


Il importe de construire dès aujourd'hui les résistances à cette attaque et de se poser dès maintenant la question d'aller plus loin que la simple résistance à l'austérité...

Matthijs - AL-Montpellier


source : Alternative libertaire

TSCG : le nouveau produit toxique de Goldman Sachs contre l’Europe, par Sydne93 

 

 un lien. Grèce : les dictateurs de l'UE exigent 6 jours de travail par semaine

 

 

 

05/07/2012

».Hollande et le changement!

 

Pékin Bulle immobilière et chute tendanciel du taux de profit ? - l'indigné

Chypre, symbole de l’Europe en difficulté ?- citoyenactif

».Hollande et le changement!- Citizen Khane

 

 

Modèle Japonais généralisé

 

Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

 

Hollande, les banques françaises et la dette grecque

  " S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

 

Hollande

Concernant Hollande, il se positionne à la fois comme l'héritier du mitterrandisme et de la deuxième gauche, la gauche rocardienne et deloriste, plus pragmatique et acceptant l'économie de marché  10 mai 1981 - 15 mai 2011 ,    "Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale"

 

. Les espoirs  de voir les promesses  de François Hollande s'éloigne de jour en jour cf "Coup de pouce" de la gauche molle , Hollande et le changement!- Citizen Khane, Programmes électorales

.».hollande et le changement,françois hollande,economie,poitique,société Lors de son mandat présidentiel, le président français s'est engagé clairement dans une campagne pour une certaine idée de l'Europe. Et la conjugaison des soutiens espagnols et italiens aux positions françaises, en opposition à la vision allemande, vient de rendre ce sommet européen électrique. Il semble maintenant se rapprocher du consensus sur la rigueur.

Rarement un parti aurait été aussi hégémonique à la tête de l'Etat. Ca tombe bien, parce que le PS va devoir avoir les reins solides. Il devra affronter les vents mauvais de Bercy et de la Cour des comptes, qui commencent déjà à tirer la sonnette d'alarme sur l'état des finances françaises.

L'heure des mesures sociales vient de s'achever avec les législatives. Retraite, justice, tout a été empaqueté pour plaire aux électeurs et aux syndicats. C'est maintenant l'heure de la rigueur socialiste.

».hollande et le changement,françois hollande,economie,poitique,sociétéJean-Marc Ayrault peaufine son "grand oral" de la rigueur : Ajoutez le vôtre ! Confronté au défi de trouver rapidement des dizaines de milliards d'euros pour tenir les objectifs de réduction du déficit, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault fera mardi la pédagogie de la rigueur dans son discours de politique générale.

Pour faire  simple, deux visions qui peuvent paraître aux apparences irréconciliables s'affrontent du néolibéralisme : les défenseurs du fédéralisme politique, l'Allemagne, s'opposent aux défenseurs du fédéralisme économique (France, Espagne et Italie).. Trancher le nœud gordien signifiera décider – enfin – vers quoi s'avance l'Union européenne. Cette décision ne se fera pas sans une certaine violence, suivant le scénario d'une "transfiguration par l'épreuve", comme l'explique Eric Leboucher, journaliste de Slate.fr.

La France dans la spirale de la dette
"France Faces Major Test as It Enters 'Danger Zone'" (La France affronte un test majeur alors qu'elle entre dans la 'zone à risque') – CNBC.

Vous aurez certainement remarqué qu'il est beaucoup plus percutant que les commentaires des médias français sur la politique économique et budgétaire du gouvernement et sur le discours de politique générale que Jean-Marc Ayrault a prononcé hier devant l'Assemblée.

Notre problème, c'est une incompréhension. Une partie des électeurs de François Hollande avaient voté pour ce qu'ils imaginaient être un programme "anti-rigueur". Et une partie des électeurs de droite contre un programme qu'ils imaginaient dispendieux. Les premiers pensaient que nous n'aurions pas à subir les conséquences de la crise de la dette souveraine. Les autres ( les UMPIstes, …) se croyaient de retour en 1981 et craignaient de voir les socialistes dépenser sans compter.

Manifestement, ils avaient tous tort.

L'objectif affirmé du gouvernement est de faire passer le déficit budgétaire de 4,5% cette année à 3% l'année prochaine. Pour cela, il faudra qu’il réalise 35 milliards d'euros d'économie. Un programme de possible coupe sombre qui a nécessité la mise en place d'une stratégie de communication bien établie.

1. Demander à la Cour des comptes de publier un rapport sur l'état des finances publiques.

2. Constater (oh, quelle surprise !) que nous sommes en déficit de 6 à 10 milliards d'euros cette année et de 33 milliards l'année prochaine.

3. Que ce déficit n'est pas une bonne chose. D'où la multiplication des déclarations mettant en garde contre la spirale de la dette (craintes sur le budget français, donc augmentation des rendements de nos obligations souveraines, donc aggravation du poids de la dette, donc on reprend ce cycle infernal au commencement pour terminer dans la même situation que l'Espagne ou l'Italie).

4. Pour contrer ce futur angoissant, le gouvernement annonce haut et fort vouloir remettre le pays dans les rails budgétaires. Et pour cela il faudra réduire le déficit donc augmenter les rentrées (les impôts) et baisser les dépenses (la rigueur, celle qui ne dit pas son nom).

7,5 milliards de rentrées fiscales sont prévues, venant essentiellement de l'impôt sur la fortune et de l'augmentation des taxes sur les transactions financières.

5. Pour faire passer la pilule, le gouvernement a pris deux engagements :
- augmenter le salaire minimum
- maintenir le nombre de fonctionnaires à un niveau stable : ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas des remaniements en profondeur de la fonction publique, avec une réattribution et une redistribution des postes.

Dans Jean-Marc Ayrault peaufine son "grand oral" de la rigueur  Budget : 7 milliards d'impôts en plus pour 2012 AFP- boursorama,

 « L'enjeu est de convaincre les Français que les hausses d'impôts et le rabotage des dépenses se feront selon la règle énoncée durant la campagne, c'est-à-dire en épargnant les plus pauvres, que ces mesures ne casseront pas l'activité économique et que la lumière est au bout du chemin de la rigueur. "Les classes populaires et les classes moyennes seront préservées. Parallèlement, la dépense sera maîtrisée", rappellent les services du Premier ministre dans un communiqué publié lundi matin ».

Ce plan peut-il fonctionner ?.

Les projections gouvernementales sont quant à nous, malgré tout notre désir de voir le gouvernement réussir sa mission et tenir la France loin de la spirale de la dette, nous avons quelques doutes sur ces prévisions. Et ce pour deux principales raisons. Deux écueils sur lesquels va trébucher le gouvernement

1. Une croissance en berne. Pour 2012, la 

Comment comparer l'Angleterre ou la France des années 30 et 50, industrielles puis dynamisées par la reconstruction d'après-guerre, avec la situation actuelle ? La croissance n'est plus l'apanage de l'Occident, mais des BRIC ( enfin déjà dépassé puisque ce continent montre aussi des signes de faiblesse, de chute des profits Pékin Bulle immobilière et chute tendanciel du taux de profit ? - l’indigné, Baisse du taux de profit et croissance chinoise ‘ . Or sans croissance, la dette a des effets pervers, Nous nous rapprochons plus de l’analyse de Karl Marx et la chute tendancielle du taux de profit.

 2. Ces prévisions ne prennent pas en compte les dernières aides accordées à l'Espagne (environ 100 milliards aux dernières nouvelles) – et encore moins celles à venir pour sauver, par exemple, Chypre (Chypre, symbole de l’Europe en difficulté ?- citoyenactif, l'Italie, etc.

 

 

Et si Karl Marx avait raison ?  : l'économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c'est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation

 

23/06/2012

La Norvège, et les garde fous néolibérale

Le cas de la Norvège : Rente pétrolière et mirage d’une prospérité :cf pour bien comprendre mes rouages du système actuel ,  L'Histoire des Choses, Documentaire |L'Histoire des Choses, Pour en savoir plus sur les dégâts de ce mécanisme implacable : Histoire de l'industrie pétrolière , Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs ( Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz -, La crise de l'Euro, c'est la crise du modèle occidental


Nous sommes plusieurs à s’attaquer aux discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes. cf David Cameron prêt à dérouler le tapis rouge aux exilés fiscaux français. Mon article a été aussi mis sur mon mur  Facbook. cf la finance folle , Peur sur l'hôpital , Le chomage a une histoire , Toxic fringues . C’est peut être le point de rupture d’un monde dédié a la finance, un monde dans lequel l’économie n’est plus au service de l’Homme, mais l’homme au service de l’économie.La mise à mort du travail - du mercredi 20 juin 2012 à 04h10 : A voir: La gueule de l'emploi - Société par Didier Cros, L'art D'ignorer les Pauvres,  Voir aussi Quel leçon tiré de la crise? - indigné révolté, "

 

 Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien – Hensozu : Spéculation immobilière, financière, sur les matières premières, précarisation accrue sur les salaires .... Rien n'est possible sans un système qui les généralise

L'espoir d'une coalition pro-austérité en Grèce ne rassure pas les marchés - Source : Reuters - 18/06/2012 ,  Grèce : la zone euro parée aux pires plans

Fin de la Zone euro" - Citizen Khen, La bombe du prêt étudiant ? _ l' indigné " Les fissures dans la doctrine du système mondialisé actuel sont de plus en plus nombreuses, même si le peuple n’en a pas confiance

Régulièrement j’entends que Marx avait tord, puisque le modèle capitaliste néolibéral est toujours debout. Il n’a pas eu tord, n’a pas su anticipé les moyens technique, une certaine souplesse et l’impression de liberté lors de sa phase ascendante. Mais déjà depuis 30 ans en Europe. Cf. Et si Karl Marx avait raison ?, Les contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1)

 il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

la norvège,les garde fous néolibérale,finance,economie,société,politique,social démocratieCertain garde fous on permit de croire au mirage du capitalisme avec le «  confort lié a la société de consommation » des trente glorieuse

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction.  (….) Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. (….)

Dans   Les fonds pétroliers: des problèmes sous couvert de solutions - IMF : En introduction l’AMF dit «  La forte dépendance à l’égard des recettes pétrolières – qui sont volatiles, imprévisibles et appelés a ce tarir –complique considérablement les politiques budgétaires. Pour y faire face, biens des pays producteurs  de pétrole constituent des fonds pétroliers. Mais est-ce vraiment la solution ». Pourquoi ces fonds ? :  « La gestion publique, la transparence et la responsabilité peuvent être compromises par des fonds pétroliers qui sont généralement en dehors des systèmes budgétaires et ne relève souvent que d’une poignée de responsable du gouvernement ».

J’avais déjà abordé le cas du " Modèle Allemand" : Modele Allemand" : Une Main d’œuvre pas chère suite a la réunification de l’Allemagne et La création du deutschemark se fera dans la douleur

Prenons le cas de la Norvège et du garde fous lié a la rente pétrolière.

Un peu plus d'un demi-siècle s'est passé depuis que la Phillips Petroleum Company (depuis sa fusion avec ConocoPhillips) a découvert le champ pétrolifère Ekofisk en mer du Nord. La production a commencé en 1971 et a été suivie par un grand nombre d'autres découvertes très bénéfiques, concernant à la fois le pétrole et le gaz naturel. Depuis que le premier puits a été foré, le PIB de la Norvège, ajusté par rapport à l'inflation, a plus que quadruplé. Fort heureusement, la Norvège tire également 99% de sa consommation intérieure d'énergie de l'hydroélectrique. C'est une source intéressante, mais qui ne pâlira pas la dépendance aux énergies fossile si cela reste dans ce système ....

le PIB est un indicateur imparfait de la richesse d'un pays : le PIB mesure la production matériel
mais pas la production immatériel (soin, association...) qui sont pourtant des facteurs non-négligeable et il ne compte pas non plus les impact sur la production (pollution, stresse...)

En mars de cette année, la valeur totale du fonds souverain norvégien s'élevait à 3 496 milliards de couronnes (613 milliards de dollars) -- le plus important au monde. De son nom officiel " “Government Pension Fund of Norway » : The Government Pension Fund - regjeringen.no - Traduire cette page " ‘(Recherchez des résultats uniquement en français)., le fonds tire sa richesse non pas des cotisations de retraite mais principalement des revenus ( rente)  du pétrole, y compris les impôts, les dividendes, les revenus liés aux ventes et des droits de licence. Les Norvégiens l'appellent tout simplement le Oljefondet ou " fonds pétrole". Cf Government Pension Fund-Global - Wikipédia,

la norvège,les garde fous néolibérale,finance,economie,société,politique,social démocratie2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois : Or la rente n’est pas de même nature que le profit : elle ne correspond pas à la création d’un surcroît de valeur, d’une plus-value. Elle redistribue la masse totale de le valeur au profit des entreprises rentières et aux dépends des autres ; elle n’augmente pas cette masse

 

Fonds, Pétrole, Norvégien, Actions - 

 

Sociétés : Le «fonds pétrole» norvégien détient 1 % des actions mondiales  : Soit un gain de 32 milliards de dollars en trois mois

 

 

Des fonds qui spéculent sur le pétrole - Le Journal du Net : " Les pays producteurs et les grosses compagnies pétrolières ne sont pas les seules gagnantes de flambée du prix de l'énergie. Il y a bien d'autres moyens pour s'enrichir avec l'or noir"" Plutôt discrets, certains se sont distingués par leurs performances spectaculaires avec des rendements supérieurs à 100% en 2007. Les fonds BP Capital, AAA, Merchant Commodity, Armajaro Commodity sont les plus célèbres

·   Maisons d'expulsés à vendre : Profitant des nombreuses expropriations aux Etats-Unis, une agence du Michigan propose à des investisseurs et des particuliers des visites en bus des demeures à reprendre. Avec de gros rabais et des conseils financiers en prime

·  Fonds immobiliers : Paulson & Co (dirigée ironiquement par un ancien gérant de Bear Stearns, une banque américaine qui a annoncé des pertes records) présente un retour sur investissement de 437% sur les neuf premiers mois de l'année. Ce dernier vient ainsi d'intégrer le top 10 des plus gros hedge fund mondiaux, alors qu'il ne pointait qu'à la 69e place il y a un an. Lahde Capital, un fonds d'investissement basé à Santa Monica en Californie a même réalisé 712% de hausse sur le début de l'année, et même plus de 1000% depuis fin octobre. Du jamais vu sur les marchés financiers

·  Fonds or : C'est là que nous avons constaté des entrées importantes dans notre fonds" témoigne Graham Birch, gérant du fonds BlackRock Gold Find. Il assure ainsi avoir reçu un million de dollars par jour sur son fonds les six dernières semaines, avec un record de 3 millions en un seul jour

·  Fonds pétrole et matières premières : La valeur du fond "agriculture" de Shroders a par exemple augmenté de 20,09% sur un an

·  Fonds agriculture : Mais les rares acteurs du marché se frottent les mains. La valeur du fond "agriculture" de Shroders a par exemple augmenté de 20,09% sur un an. Mais attention : même avec une hausse des cours, le résultat peut être négatif. Car il faut retirer de l'indice de performance le coût de stockage, très important sur les céréales, et l'effet monnaie .


Le fonds pétrolier norvégien, bercé d'éthique | Le Cercle Les Echos : " « LE CERCLE. L'un des fonds les plus grands du monde surveille l'éthique et la morale des entreprises ou il investit. Le pétrole norvégien doit être la propriété des Norvégiens, et respecter l'image du pays : " Le fonds norvégien du pétrole assure :« 1) La transparence sur la contribution du secteur pétrolier.2) La transparence sur le montant de ce fonds qui est utilisé chaque année.

3) Le fonds est intégré dans le processus budgétaire (contrairement par exemple à l’Alaska, où le fonds est exploité indépendamment du budget du gouvernement).

4) La gestion du fonds est basé sur les décisions économiques professionnelles tout en satisfaisant les directives éthiques.

5) Le fonds est mis sous contrôle public démocratique"

 

Conjoncture : Norvège : la bulle immobilière gonfle avec le prix du pétrole : ". Les prix ont doublé en moins de dix ans. China Investment Corporation (CIC) multiplie les initiatives. Les marchés actions sont redevenus plus attrayants et de nombreux fonds sont à la tête d'importantes liquidités, aujourd'hui très mal rémunérées, estime Alain Bokobza. Devenus des acteurs importants de l'économie, les fonds souverains gèrent par exemple deux fois plus d'actifs que les hedge funds mais, à la différence de ces derniers, ils investissent sur le long terme, ce qui entraîne peu de soubresauts sur les marchés au quotidien.  [...]"Sociétés : OPA de 4 milliards de dollars dans le secteur des engrais : "Le norvégien Yara, numéro un mondial du secteur, lance une OPA amicale sur son homologue américain Terra, pour un peu plus de 4 milliards de dollars.  [...] Le secteur de l'engrais minéral est en pleine ébullition". 

 

Les bases fictives du système actuel fragile...
Cette «  grande  richesse fictive » a permis aux Norvégiens de s'offrir un mirage et de retarder l’échéance de la chute tendancielle du taux de profit, bref du modèle actuel : le capitaliste néolibérale, même si ici il prend une forme plus atténué grâce aux pétroles et énergies fossiles. Les adeptes de ce modèle tristement persistant d'Etat-Providence aiment évoquer le "modèle scandinave". Comme d'habitude, ils confondent la cause et l'effet. Les richesses de la Norvège sont le résultat du pétrole, pas d’un capitalisme florissant qui amènerait abondance, égalité et prospérité et la démocratie. Elles proviennent des recettes, et de la formation de capital, autrement dit... pas des dépenses, des travaux publics, de la redistribution et de la finance fictive. Les richesses pétrolières de la Norvège plaident la cause de la social démocratie tout comme les richesses d'Abou Dhabi plaident la cause des émirats médiévaux oppressifs -- c'est-à-dire bien pauvrement, voire pas du tout.

la norvège,les garde fous néolibérale,finance,economie,société,politique,social démocratie Conjoncture : Norvège : la bulle immobilière gonfle avec le prix du pétrole : "En Norvège, l'un des pays les plus riches au monde, la bulle immobilière n'en finit pas de gonfler. Les prix ont doublé en moins de dix ans. China Investment Corporation (CIC) multiplie les initiatives. Les marchés actions sont redevenus plus attrayants et de nombreux fonds sont à la tête d'importantes liquidités, aujourd'hui très mal rémunérées, estime Alain Bokobza. Devenus des acteurs importants de l'économie, les fonds souverains gèrent par exemple deux fois plus d'actifs que les hedge funds mais, à la différence de ces derniers, ils investissent sur le long terme, ce qui entraîne peu de soubresauts sur les marchés au quotidien.  [...]

"La Norvège --  la générosité en hydrocarbures de la mer du Nord ne va pas se tarir du jour au lendemain. Même si la production du plus grand champ de mer du Nord, Statfjord, est en fort déclin depuis le milieu des années 1990, les revenus continuent d'affluer des dépôts plus petits qui l'entourent. Selon des estimations prudentes, le fonds pourrait atteindre 800 à 900 milliards de dollars d'ici 2017 -- environ 200 000 $ pour chaque personne dans le pays.

 

Cela peut mettre a mal le modèle Norvégien, rattraper par la crise du capitalisme

 

Un consensus entre gouvernement, patronat et syndicat : "La puissance accordée aux lobbys me semble une question de volonté politique: le souci d'éthique est présent à tous les niveaux de la société norvégienne, surtout sur les hommes politique. La "Guerre des Classes" est impossible dans ce pays pour une simple raison: il n'y a pas de classes, c'est une structure très plate ou un ouvrier a pratiquement le niveau de vie d'un cadre" cf Social-démocratie - Wikipédia, Le Danemark : un exemple de renouvellement du contrat social ?Les cadres en Europe et leurs syndicats au 21ème siècle (format PDF), 

 

 

L’impossibilité de réformer le système capitaliste :

Comme l’écrivain marxiste Hal Draper l’a succinctement dit :

Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste

 

La stratégie éthique du fonds pétrolier norvégien fait des vagues ... : " Depuis 2004, le gouvernement norvégien a fixé des lignes directrices d'investissement éthique à son fonds pétrolier de plus en plus richement doté (160 milliards d'euros début 2006). Il vient de rendre publique l'exclusion d'entreprises dont l'activité entre en conflit avec ces règles. La vente de ses actions a eu, en France, un retentissement médiatique important. Safran qui travaille pour la Défense nationale est concerné" "Nous n’avons pas avoir honte de travailler pour la Défense nationale. Nous ne fabriquons pas de bombes. On fait de la propulsion de missile balistique ». La chargée de communication du groupe Safran, issu de la fusion entre Sagem et Snecma, est très étonnée de l’emballement médiatique qu’a suscité la décision du fonds pétrolier norvégien de vendre ses actions Safran pour cause éthique. « C’est d’autant plus incompréhensible que cela n’a aucune conséquence économique pour nous. D’après nos estimations, il ne possédait que 0,6 % de notre capital en bourse »


La critique des libéraux et néolibéraux de l’état providence, même en miette après plus de 30 ans de néolibéralisme et de casse social
(

 :« Toutefois, t, l'Etat, toujours et partout, travaille à mal diriger le capital, à déformer les marchés et à accepter la sottise. Ceci est vrai, quel que soit le degré de bonheur de son peuple, la qualité gustative de ses fruits de mer et le pittoresque de ses fjords ».

Conclusion : « Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté ».

En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

 

2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. Ainsi même les modèle du néolibéralisme ( avec des courants a la marge, peuvent ne pas appliqué complètement la logique néolibérale, tant qu'il reste dans le cadre de la défence des intérêts privés maintenant ainsi un "ordre social" ou achetant l'ordre social dominant, dominé) , sont rattraper par la chute du capitalisme ( cf chute tendanciel du taux de profit). Ce système ne peut être réguler, réformer car ces dérives ne sont  pas liées a un ou deux individus comme ils veulent nous le faire croire, mais au fonctionnement de l'ensemble du système. Ce sont ces bases qui sont entrain de se fissurer.

Dessin issus de l'article : 50 articles pour comprendre les crises financières (26/50) : la

 
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